Mondkopf - Hadès
























2014
In Paradisium
Soundcloud | Web

Ha, depuis le temps que je l'attendais celui là ! Bon dieu que c'est bon, bon dieu que c'est français ! Histoire d'être un peu musicalement patriote. Hadès est le quatrième album de Mondkopf, Dj et compositeur parisien de 28 ans répondant  au nom de Paul Régimbeau. Après le succès grand public de Rising Doom, j'avais suivi de loin la suite des événements, la création du label "In Paradisium", véritable  niche de talents, et les quelques EPs et tracks lâchés un peu comme ça chez les copains. 
Mondkopf fait parti de cette nouvelle scène décomplexée  qui assume pleinement son coté intime et si peu grand publique. Loin de tendre la mains vers les majors du disque, il semble au contraire s'en éloigner de plus en plus. Ces mecs là produisent leurs sons dans leurs coins, ils les mettent en ligne sur des plateformes de ventes et d'écoutes privées (soundcloud, bandcamp), et, tout en court circuitant le système, arrivent à se produire dans les clubs en France et à l'étranger en organisant eux même leurs dates, leurs shows. Ainsi, les soirées In Paradisium, même si elles n'attirent que des initiés, ne désemplissent  pas et sont la marque du succès du label et de l'estime qu'un certain publique curieux lui porte. Le Label propose ses disques en vente sur la plateforme bandcamp à des prix toujours honnêtes et abordables, ainsi que de nombreuses éditions limitées en vinyles et disques pour les plus acharnés. Il va s'en dire que j'ai déjà pré commandé ma copie du disque ( 1000 exemplaires uniquement, aucune ré impressions !)

Passé les interrogations liées  à l'artwork du disque (sans doute un tas de cendres, qui donne déjà le ton), on plonge avec curiosité et appréhension dans un monde qu'on devine d'avance glauque et terrifiant. L'aventurier sonore ne sera pas déçu du voyage, car tout au long de ces quarante deux minutes de techno et de dark ambiant, on nous ballade allègrement entre désespoir et obscurité, auquel toutefois on n'oublie pas d'ajouter quelques lumières.
L'album marque un tournant dans la carrière de Mondkopf, c'est à la fois ce qu'il à créer de plus sombre et cryptique, il transcende facilement la frontière entre lumière et ténèbres dans une ambiance religieuse qui prête à penser au jugement dernier. Jusqu'au bout, on espère un revirement de situation, comme dans un film, jusqu'au bout, on à envie de croire qu'une lueur d'espoir va faire son apparition, mais peine perdu. Car les morceaux s’enchaîne, plus beaux les uns que les autres, et enfonce toujours plus loins Dante dans les enfers.
C'est un disque formidable de désespoir, un hymne vibrant aux moments les plus sombres de l'existence, qui donne envie, à part égale, de se battre contre la fatalité et de s'abandonner à elle. A mi chemin entre lumière et ténèbres, comme je disais.


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