Deafheaven - New Bermuda

























2015
Anti/Epitaph
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Enfin ! Deux ans d'attente, et des écoutes répétées de leur précédent opus, au point d'en connaitre chaque mélodies, et un vinyle en surchauffe à la maison.
Plus violent, plus  percutant, plus sombre, tel est le credo de ce nouvel album qui aligne seulement cinq chansons dont la durée varie entre huit et dix minutes, de quoi contenter tout le monde donc.
Après l'espoir porté par un Sunbather déjà énorme, on replonge avec un certain bonheur dans les affres du désespoir le plus sombre, des tourments de l'âme et de la violence physique comme psychologique. J'ignore ce qui a bien pus se passer lors de l'écriture des chansons, mais j'aimerais pas que ça m'arrive à moi.
Le héros de l'album, c'est vous, c'est moi, c'est un type un peu paumé qui sent filer la vie entre ses doigts sans pouvoir y faire quoi que ce soir, c'est un type qui regarde encore en l'air dans l'espoir d'un signe supérieur, mais qui est déçu, c'est un type malheureux en amour et qui souffre d'être rejeté, c'est un type qui essaie de trouver une alternative à son existence en sépia dans la drogue, mais qui ne fait que accélérer sa chute.
C'est l'histoire d'un mec qui vas mourir, qui s'en doute un peu, au fond, et pour qui la vie n'a aucun sens, pour qui chaque sentiments est exacerbé à l’extrême. Il est rejeté en amour, il meurt un peu, il marche seul en se posant des questions, mais il ne veut  pas vraiment connaitre les réponse, il meurt un peu plus, il se drogue et  plonge encore plus vite, il meurt plus vite.
Car c'est bien de la mort et du questionnement  induit dont il est question. Que peut il bien avoir après le grand spectacle ?
Pas de réponse clair encore, finalement, la mort du personnage (quel qu'il soit) n'est qu'un prétexte pour combler le vide qu'elle occasionne avec un peu de divin, soit une musique inspiré extatique.
Inspiré, à n'en pas douté, après plusieurs écoute minutieuses, plus quelques autres pour juste avoir le  plaisir de bouger dans tout les sens et de gueuler un peu trop fort pour les voisins.
On y trouve moins  le coté shoegaze d'avant. L'album, comme je disait, se fait plus nerveux, moins contemplatif, mais est tout de  même très bien rythmé, alternant passages abrasif  à décoller les tympans à d'autres, plus calme, pour rythmer l'histoire.
Performance vocale pour le chanteur George Clarke, qui, s'il ne chante pas beaucoup, compense en puissance d'hurlements et dans d'incessantes mimiques en live, gérant le publique à la façon d'un chef d'orchestre sous ecstasys. Performance du puissant duo de guitares qui se complètent admirablement bien, et qui s'amusent  à jouer avec l'auditeur pour mieux  le  perdre entre nervosité et candeur, et quand à la basse, elle se fait enfin entendre clairement, pour le plus grand plaisir des oreilles. Quand au batteur, il est surement le grand gagnant de l'histoire avec un jeu qui empreinte aux meilleurs du genre sans copier  ni rougir, et qui fait office de rouleau compresseur brutal et aveugle, qui vous laisse les bras ballants et épates avec toute sa technicité.
Album clairement au dessus du lot pour Deafheaven, un de mes groupes favoris depuis que je les aient découverts il y à deux ans, et que j'ai épluché leurs productions avec une oreille attentives, et n'en déplaisent aux autres, qui n'aimeront pas, une critique aussi dithyrambique sur tout l'internet n'est pas forcément le fruit d'un consensus , il peut aussi être le résultat du travail nécessaire  à l'a création d'un excellent album qui fait déjà une entré très remarqué (fracassante vous dites ?) dans tout les top de fin d'années.

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