Stup Virus - Stupeflip



















2017
Etic System
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Il y a quelque années, on à pu entendre King Ju annoncé, lors d'une interview, que "Tout est vrai dans Stupeflip".
Partant de ce constat, on peut ré écouter la discographie du CROU d'une oreille nouvelle, cherchant le sens caché caché. Car il s'agit d'une grande partie de cache cache, qui dure depuis quelques années déjà. Chaque chanson possède ses références occultes, son histoire secrète, le tout distillé au compte goutte par un King Ju dont l'écriture à toujours eu, à mon sens, une vertu thérapeutique, du moins pour lui.
Avec Stup Virus, on peut se demander, avec une légère inquiétude, si King Ju vas mieux. Pas question ici de se livrer à une analyse psychologique, que je ne souhaite pas faire, mais plutôt de constater qu'après trois album, on ressasse toujours les mêmes poncifs chez stupeflip. A croire que King ju, esclave de ses propres démons, tourne en rond, incapable d'aller de l'avant, ou ne voulant pas le faire. Nonobstant cela, on notera une évolution musicale intéressante, avec une utilisation de synthés beaucoup plus marqué, et plutôt talentueuse, donnant à l'album des ambiances plus marqué, profondes. Finalement, King Ju, c'est un peu un type normal au prise avec ses démons mais qui aurait eu accès  à d'autres instruments pour composer sa musique.
On y trouvera la galerie habituel de personnages de stupeflip, protagoniste masqué miroirs des multiples personnalité de l'auteur, qui continue d'égrener sa mythologie avec parcimonie au fil des albums, construisant un univers à la fois glauque, terrifiant et drôle, comme un cauchemars éveillé. Des révélations sur l'origine du CROU sont également distillé au fur et à mesure de l'album. Après un tel album, on se demande bien ou vas aller Stupeflip, qui atteint ici la limite de son concept en tant que groupe avec son histoire. Une page d'histoire se tourne, mis en son et en imagination au fur et à mesure des quatre album, témoin de l'état mentale de leur créateur. A l'écoute, j'ai parfois peur qu'il s'agisse d'un album pour dire au revoir, un testament musical, et j'espère de tout mon cœur avoir tort.


 

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