Alice Dodo - Empty Shelves























2020
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Moins aigu que son prédécesseur, assurément. Ce manque d'attaque, là ou l'autre était clairement inscrit dans la vague, encore vivace, de la new retro wave (hum hum). On en est pas encore à tout jeter au niveau de l'héritage, certains morceaux sont encore clairement genrés , même si c'est un gros mots en 2020. On s'autorise, quand même, quelques extravagance, quelques aventure du coté de l'ambient bittersweet, c'est à dire que selon l'humeur de l'auditeur, on trouveras ça lumineux ou sombre. L'idée de l'album , composé au début de la pandémie, est de mettre en musique ce sentiment, maintenant incongrue, de se retrouver seul avec soi même. Cela fait peur  à pas mal de gens, là ou la fuite en avant ( travail, alcool, drogue, sexe ...) est la norme, dans ne vie rapide, pour justement ne pas avoir à trop penser, à demain, au crédit de la bagnoles, aux courses, aux gosses, et surtout au sens de sa propre existence. 
Une phrase en anglais, sur la page bandcamp de l'album, donne ainsi clairement le ton sans laisser de place à l'interprétation, ou si peu : "We were left at home amidst wandering memories and bitterness"
Que l'on peut traduire presque littéralement par "Nous avions été laissé à la maison au milieu de souvenirs errants et d'amertume".
Dont acte en musique. Une impression  renforcé par un artwork claustro-phobique, une métaphore  pour l'esprit laisser à l’abandon qu'on re découvre soudain à la faveur d'un confinement qui laissera des traces pour certains.


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Ocoeur - Everything
























2020
n5MD
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Album lent et contemplatif, Everything s'apprécie dans la longueur, de celle, qui comme fut la mienne, dura le temps d'une nuit de travail, entre autoroute solitaire et chemins de campagne. Au détour d'un virage et d'une nappe de brouillard, j'y croisais, selon l'heure à laquelle je passais, renard, chevreuil, biche, loir, chouettes et hiboux, et parfois même, je passais au pas, appréciant une famille de sanglier qui creusait la terre sur le bord. Avec le début du printemps, c'est toute une gamme d'odeurs qui s'offre à qui veut bien les sentir. Dans le noir presque total, éclairé devant par les feux de la voiture, une odeur tiède d'humus, de feuilles, d'herbes, de fleurs, porté par une brise légère balaie l'habitacle du véhicule. Si ce n'est, à ces heures indue, quelques rares véhicules, la solitude de la nuit est l'écrin parfait dans laquelle cet album magnifique s'écoute, porté par le ronronnement du moteur, on s'y coule volontiers.
Favorable à quelques introspections, Everything tire vers la langueur dans ces morceaux entre ambient et électronique. Il est plein de choses fugaces, cachées, qui ne se découvre qu'a l'audition attentive des pistes. Il n'en est pas moins beau, très beau, probablement le plus beau que j'ai écouté depuis le début de l'année, car je finis toujours, au fil de mes  nuits, par y revenir au moins  une fois, surtout entre deux et quatre heures du matin. Et pourtant, la musique d'Ocoeur est chargé de lumière. Pas de l'éclat aveuglant de certain disque qui semblent avoir été composés au cœur d'une étoile, mais plutôt d'une lumière douce, qui éclaire suffisamment pour qu'on y vois, mais pas pour éclairé tout le chemin, qui lui reste à découvrir, encore et encore, à l'écoute de ce disque.

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Midnight Cat Meeting - Window City

























2020
SpotifyBandcamp


C'est le disque du confinement avant le confinement. Ceux de mes favoris. C'est un musicien seul dans sa chambre qui enregistre de façon artisanal sur des machines bricolées. C'est largement inspiré par les nouveaux héros du genre, style Sufjan Stevens, mais on pardonnera la ressemblance pour mieux se délecter de la sensibilité d'une voix qui semble venir de derrière notre épaule. Window City parle de la ville qui se voile dans le froid, des formes et des ombres qui émerge d'un matin brumeux, de cette sensation de parfois flotter légèrement au dessus de la réalité. Il le fait de façon très simple, avec une guitare sèche et de très rares arrangements, et c'est tout. Et ça suffit.

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worriedaboutsatan - Crystalline























2020
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This Is It Forever

worriedaboutsatan est le projet de l'anglais Gavin Miller, rejoint plus tard par Thomas Ragsdale afin de former le duo qui officiera sur six album. Quittant le navire, Gavin feras celui ci tout seul, comme un retour aux sources de la solitude.
Crystalline est le le petit dernier, sur lequel on retrouve toujours cette alchimie si particulière entre les différentes orientation sonore. Un mélange délicat entre ambient et post rock, aux ambiances tantôt brumeuse tantôt lumineuse, entrecoupé des vocalise de Sophie Green, qui officie dans Her Name Is Calla. C'est un album lent qui tricote ses mélodies de guitares façon lande hantée, avec de chaude lignes de basses, des percus hypnotique et des élément électroniques. C'est une musique lointaine qui s'invite au voyage, pour laquelle me vient  une affection immédiate sans vraiment savoir pourquoi. Dans une autre langue, on parle de dreamy soundscape, la musique du rêve, ou bien est ce pour mettre en son l'action même de dormir et de rêver ?? Qu'en dise ces synthés, cette basse profonde, et cet mélodie enivrante tout en retenue ?
 

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VVV - Escama

























2020
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Marchand dans la rue, il leva les yeux vers la lumière des réverbères, qui n'étaient plus que des halo orange dans le brouillard. Un petit nuage de brume s'échappait de sa bouche à chaque expiration, alors qu'un froid vif mordait la peau de son visage et ses poumons. Sans réel but, il erre dans la ville, ses  parcs au statues fantomatiques, formes recourbées aux courbes énigmatique, figure antique et anciens dieu fait de pierre. L'herbe crisse sous ses grosses chaussures tandis qu'il coupe en enjambant une clôture, on ne croise guère  plus personne  à cette heure de la soirée, surtout par ce temps. Transit, il allume une cigarette, la main gauche enfouit dans la poche de sa veste, une large écharpe autour du coup. La fatigue lui enfonce des aiguilles dans les yeux, la faim se fait plus  pressante. encore quelque mètres. Un halo bleu  devient finalement une enseigne bon marché, un bar sans prétention, refuge de créature comme lui. Ce soir, il va boire, manger, et chasser les angoisses abjectes qui le ronge depuis la chute des civilisations moderne, peut être, et demain, on recommencera.

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Capricorn One - Capricorn One


























2020
Bandcamp

 Pour un one man band, on va pas se mentir, c'est carrément bien. Et pour cause, Ed Ackerson, puisque c'est son nom, propose une vision somme toute personnel de la digestion d'une multitude d'influence. Du très lourd rock stoner qui apparaît par touche homéopathique au hasard des chanson,  du rock psychédélique qui constitue l'épine dorsale de l'album, ou encore cet univers space rock au synthé chatoyant.  Autant d'invitation qui évoque tour à tour les grand espaces, les routes devant soi ou bien la fournaise d'un réacteur d'une nef fendant l'espace comme un couteau.De pistes longues, qui prennent le temps. Des morceaux qui monte lentement en puissance, alors que la voix d'Ed, le chanteur/musicien/compositeur/producteur, reste égale, calme, presque hypnotique. C'est très talentueux, riche et varié et ça vaut certainement le détour si vous aimez voyager à travers le son et en filtre sépia devant les yeux.

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