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Miya Folick - Erotica Veronica

 











2025
Stop Talking
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J'étais convaincu à la première écoute. À la troisième chanson, "Alaska", je savais que ça allait être un des meilleurs albums de l'année. Si on aime ce mélange entre pop et folk, avec quelques passages plus chargées en guitare saturées, alors la musique de Myia Folick est faite pour vous. Elle l'est pour moi, car il ne s'agit que de moi. C'est le parfait exemple de la perfection que peut atteindre la simplicité. Les compositions ne sont là que pour accompagner la voix de sa chanteuse. Quelques notes posées sur une guitare sèche, quelques notes de synthés, une batterie lente comme le tempo de marcheur, et un talent certain pour la nostalgie et la mélancolie.
C'est avec une voix qui s'éraille parfois, montrant ses imperfections, que Miya raconte des anecdotes du quotidien, et rarement la banalité aura été mise en chanson avec autant de talent et brio. 

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Twenty One Pilots - Clancy











2024
Fueled By Ramen
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D'albums en albums, TOP ne fait que confirmer son talent pour cette chose si particulière qui me tient à cœur. Bien sûr, j'ai conscience que ma subjectivité est sujette à caution et à interprétations moult et variés, mais je crois qu'une seule poignée de groupes et d'artistes ont su capturer avec tant de classe l'atmosphère de leurs époques respectives.
Le terme Zeitgeist demande à lui seul une très longue explication historique, qui varie en fonction de l'époque et des événements, mais s'il fallait le choisir, je ne penserais pas me tromper en disant que Clancy et à l'image de cette première moitié des années 20's. À savoir cette intuition que la vie continue d'aller à la dérive comme dans le film de Kusturica, et que malgré tout, nous continuons à chanter et danser sur un sol de plus en plus instable. Il y a quelque chose d'un nihilisme un peu bas dans cette musique et l'ambiance qu'elle dégage. Comme si on continuait de vivre sans vraiment savoir pourquoi. J'ai trouvé la musique plus mélancolique sur ce dernier opus, plus sombre et plus cynique dans sa joie de vivre.
Mais peut-être que c'est juste moi qui imagine tout ça, peut-être que c'est moi qui suis triste et désabusé, mais n'empêche, quel bel album ce Clancy

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The Reds, Pinks & Purples - Murder, Oral Sex & Cigarettes

 











2023
Bandcamp

Malgré un nom que certains qualifieront de provocateur, ce court album (moins de vingt cinq minutes) n'est pas tant aussi remplie de stupre et de luxure. Ho, l'ironie. Il s'agit plutôt d'une série de chansons tristes, aux accents dream pop, qu'on écoute volontiers d'une traite. Glenn Donaldson au chant est parfait dans l'accompagnement de ces petites pépites pop, à la fois chaleureux et triste quand il le faut, il chante juste sur ces arpèges de guitares et ces rythmes entrainant, bien qu'on devine toujours à l'arrière  plan quelque élans mélancoliques, ou quelques désillusions, qui parsèment les chansons. L’exception vient de la piste cinq "Generator Show", qui tranche avec le reste, puisqu'elle est une longue montée crescendo de plus de sept minutes, qui se termine sur un arrière plan de guitare hyper saturé mais jamais agressive, sorte de long  morceau bruitiste et instrumentale, comme un homme ivre qui marcherait dans une rue la nuit, oublieux du monde. L'album se clôture sur "Late To The Party", probablement le morceaux le  plus triste et le plus  poignant de l'ensemble, véritable déchirement qui donne le coup finale, achevant de convaincre l’auditeur de la très belle qualité d'un album qui se paye le luxe de n'avoir aucune pistes en trop et  ou chaque chanson est à la bonne place et sonne juste, une très belle découverte et  un groupe à suivre à l'avenir.  

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Pale Blue Eyes - This House

 











2023
Full Time Hobby
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Cela parle du deuil et des endroits qui nous semblent hantées par nos souvenirs. Les fantômes seraient ils de simples projections de notre esprit en proie aux affres du chagrin ? Je ne vois pas comment mieux l'expliquer. Même la pochette montre cette maison pleine de souvenir, dont le chanteur dira qu'elle semblait suspendu dans le temps après le décès de sa mère.
Une disparition, tout comme d'autres moments d'émotions intense, est toujours propice à un curieux travail de mémoire solitaire. comme si le refuge dans  nos souvenirs nous semblait alors préférable plutôt que d'affronter le présent nu. Comme si cette soudaine anamnèse, déclencher par cet épisode intense, cherchait à nous conforter, tout en arrivant seulement, et souvent, à juste un peu plus de mélancolie.
Il y a force d'émotion dans la musique de ce trio anglais dont la musique me semble être un des petits enfants de Gary Numan, oui, j'ai mes références je fais ce que je peut. Il y à une tension, une urgence dans cette album, dans cette musique, presque palpable. Les albums cathartique sont parmi mes favoris, non pas que je me réjouisse du malheur des autres, mais leurs émotions sont plus vrais, éclatante et simple, elles saisissent le cœur doucement et sans violence (c'est ici le cas du moins) pour nous montrer tout ce que les compositeurs ont cherché à nous raconté. C'est une vie qui s'étale sous nos oreille, ici, et ça mérite qu'on l'écoute, surtout quand c'est fait avec un tel brio.

Delirious chatter… clinks of warm cans of beer… Cocteau Twins played at full blast. Lively memories of parties and people live on through This House, the new album from Pale Blue Eyes. The house in question is there on the front cover, the childhood home of the trio’s vocalist and guitarist, Matt Board. Defined by closure and moving on, This House is shaken to its rafters as the band navigate the grief of recent parental loss. Alongside uplifting melodies that dance like no-one’s watching, the album is rich in life-affirming human connections, where music-making becomes a means of recovery.

“When Mum died, five years after Dad, there was this charge hanging in the air, connecting each person in the room,” says Matt. “Time stopped. I felt like I momentarily entered an alternative dimension between life and death. Days and weeks later I’d see my family in every corner of the house – all the reminders, ghosts and memories. Then, gradually, it felt like time for a new start, moving on from the house and my amazing parents.”

While the band’s debut LP Souvenirs captured memories and melancholy from around the death of Matt’s father, This House is its next-door neighbour. The new album was finished in the immediate aftermath of the death of Matt’s mum. As soon as the record was completed, PBE were packing up the contents from their self-built Penquit Mill home studio, financed through endless casual work and a bank loan. The location was a dream – in the middle of nowhere, just south of Dartmoor, midway between Plymouth and Totnes.

The studio was where they spent hours recording and self-producing both records, while supporting Matt’s mum through the decline of a long-term illness. Matt and his bandmate and wife Lucy Board (drums/synth/production) have now returned north, to her native Sheffield, with funk-mad bassist Aubrey Simpson living between Devon and London.

“It’s a more sombre and more ecstatic album, with an urgent desire to remember and enjoy every moment,” says Matt of the record’s life-defining “end of era” moments. “We’ve dealt with loss throughout both albums,” says Matt, “but this time there has been rebuilding – appreciating and relishing the things and people still here.” Pertinently, album tracks ‘Sister’ and ‘More’ celebrate the complexities of relationships between family and friends.

“We wanted to turn a shitty situation into something positive,” says Lucy, “ so we put all our energy into making music that was fun to play live and perhaps open up a way out.” Matt concurs: “The album captures moments of elation and joy alongside the grave mood that eventually engulfed our home. During those tough times we played all over the UK and overseas, buoyed by the thrill of people listening to what we’d been working on… knowing two days later we’d be in a hospice saying our final goodbyes to Mum. The ultimate headfuckery.”

PBE say the new album is a “slightly more worldly-wise sibling” to 2022 debut LP Souvenirs. The latter was roundly acclaimed. “Joyous... propulsive… exhilarating”, said Uncut. Magic of France were impressed: “Ultrapuissante... orgasmique... profondeur infinie.” Line Of Best Fit said, “‘Like all great debuts it’s both a culmination of their beginnings as well as a pointer to the wide open road ahead.”

Mixed and mastered by Moonlandingz’s Dean Honer (Róisín Murphy, The Human League, I Monster), with jam sessions its driving force, This House bounces through analogue tape delays and effects pedals to capture life’s oscillating journey. Celebratory ‘Simmering,’ and ‘Hang Out’ offer peaks, highlighting the importance of pressing the ‘off’ switch. “It’s about enjoying simple moments,” says Matt, “the sun on your face, hanging with friends in the pub, looking at the night sky...”

Any threat of troughs are lifted by motorik rhythms from their Moog Little Phatty and Prophet 12 – thanks to Lucy’s fascination for South Yorkshire synth innovation. The dissertation for her music degree was titled “An Investigation into Sheffield's Alternative Music Scene Between 1973 and 1978, with Particular Reference to Cabaret Voltaire.”

With This House, Lucy’s hometown sounds blend with Aubrey’s evangelical interest in Motown and various funk titans. These diverse touchstones comes through in the PBE album’s blend of pop hooks and psych-rock sophistication. ‘Heating’s On’ is a driving anthem, glistening with ’80s guitar and a trumpet part care of Lucy. ‘Sister’ mixes goth-rock guitar with DIY choral grandeur, a tasty mix of The Cult and Joe Meek. ‘Millions Times Over’ takes feelings of hopelessness and then creates a lovely bittersweet feel via shimmering synths and wistful vocals. The album concludes with the widescreen expanse of ‘Underwater’, a moving, meditative set-piece.

“Mum always said she loved hearing the sounds of the recording process as people would come and go from the studio,” Matt remembers.

Making music as a means to go on, Pale Blue Eyes’ two albums bookend other significant moments, such as soundtracking the Atmos arts-and-housing project in Totnes (featuring a sound-and-light installation by Brian Eno). There was also the time PBE’s beloved old Citroën blew up between gigs, reinforcing a valuable lesson. “You have to embrace the Berlingo!” says Lucy, rolling out the band’s new motto.

“Change is inevitable,” Matt adds. “You have to embrace it all, the good and bad, and the horribly ugly.”
 

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H.Hawkline - Milk for Flowers

 











2023
Heavenly Recordings / [PIAS]
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L'album est  sobrement rangé dans la catégorie "pop". Ni plus, ni moins. Cette sobriété dans la désignation m'a plut dès les premières seconde de la premières pistes, car l'adage ne dit il pas less is more ?
Il y à du Bowie chez cet homme. Toute proportion gardé évidemment. Et peut être qu'il se revendique de Bowie, ou pas du tout, je n'ai pas vérifié. 
Quoi qu'il en soit, il y a beaucoup d'imagination dans ce cheminement pop de quarante cinq minutes. C'est calme, c'est très calme, c'est presque reposant, nonobstant la mélancolie des thèmes abordés, très personnel. J'ai cru comprendre qu'il s'agissait pour l'irlandais de son disque le plus personnel et sensible. Et de fait, on y entend bien une fragilité inédite  dans la tessiture.
L'album est d'une lenteur que je trouve bienvenue, après avoir écouter beaucoup de chose rapide, j'étais prêt à ce calme, j'étais réceptif à ce lent balancement de l'âme. C'est parfois juste un piano voix, c'est parfois un peu de saxophone, un peu de claviers, mais ça reste simple et c'est tout à fait bien comme ça.

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DEWAERE - What Is Pop Anyway ?

 











2022
A Tant Rêver Du Roi
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C'est toujours un plaisir d'entendre grincer les guitares comme ça. Je veux dire, c'est pas non plus la panacée, mais chez DEWAERE, on à visiblement le soucis d'essayer d'associer une énergie certaine avec un certain sens de la mélodie. On sent que le groupe s'est investit pour sortit un successeur digne de ce nom à Slot Logic, avec au bout une réussite éclatante. J'aime particulièrement le chant, c'est une marotte. Alors oui, on y entend l'accent français, j'ai déjà lu quelque part qu'on leur reprochait, mais qu'elle surprise que des français aient un accent quand ils chantent en anglais. Putain le niveau d'américanisme mentale...
Ce qui importe, c'est l'intention. Déjà parce que déjà cette voix se permet une large palette harmonique, avec un chant qui n'hésite pas à monter dans les aigus, qui crie, s'éraille même parfois, ici on aime les petites imperfections, on aime pas trop quand c'est lisse.
Les français n'hésite pas à jouer sur les styles,et si l'album commence en fanfare une musique pop punk bien véner, il passe aussi bien par la pop plus calme, puis par un rock teinté de grunge, et puis des fois ça part en mur de son très noisy ou les guitare sont mise à rude épreuve.
Un album très énergique qui tient la distance sur les quarante minutes et onze chansons qui le compose, qui arrive à ne pas perdre l'auditeur, qui se renouvelle de chansons en chansons. On ne s'y ennuie jamais, on s'y recharge en énergie, on en attendait pas moins d'eux.

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Clément Froissart - Nuits Agitées

 











2023
Sister Records
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Difficile de mettre des mots sur cet album, quand on l'a bien écouté, avec attention, les mots vous traversent et imprime en vous, un peu. C'est rudement bien écrit, il est rare que je sois sensible au parole à ce point, c'est de la très très bonne chanson française, de la poésie faite chanson.
C'est de l'or au bout des doigts et de la langue de Clément Froissart, le verbe est haut, les formule sont ciselé, et font mouche de tout bois durant les quarante cinq minutes de ce disque. Elles en paraissent dix.
On à envie d'aimer à l'écoute de chacune des douze gemmes (magique!) qui compose cet album. Il y a trop d'amour chez Clément, il s'évapore par lui, chacun en prendra sa part. C'est beau et triste à la fois, avec un coté très cinématique, l'imagination est stimulé, c'est précieux, en notre temps.
Et ces ritournelles, entre pop et musique électronique, sur laquelle semble planer l'ombre de Daho, inévitable spectre hantant la chanson, de concert avec Bashung. C'est parmi ce panthéon que Clément veux évoluer, bien qu'on se doute, à l'écoute, qu'il préféré tracer sa propre voix.
Le temps est passé, et arrive ce moment ou l'on se retourne, un peut effrayé de ce que l'on va découvrir derrière sois, tendons l'oreille.

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Khai Dreams - ABSOLUTE HEARTBREAK

 











2023
Awal Recordings
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Le petit instant douceur est de Dream Khai, une découverte généreusement désintéressé d'un algorithme d'un site de streaming musical. Et oui ça marche, la machine connait mes gouts, connais mon humeur, avec elle, je suis dans le siège baqué. Khai Dream habille a merveille mon après midi de fatigue, entre lutte pour la vie dehors et repos bien mérité après une semaine de travail.
C'est doux comme une paire de chaussons chaud autour des pieds, c'est triste comme la grisaille qui lèche les collines autour de la ville ce soir, comme une chanson d'amour qui finit mal. Cette petite pop mélodique et mélancolique, c'est un peu comme quand tu penses à la fille (ou le garçon) que tu aimes, mais qu'il ou elle ne le sait pas. L'amour c'est trop pour un seul cœur.

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The Smile - A Light for Attracting Attention

 











2022
XL Recordings / Self Help Tapes
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Pour en finir avec 2022. Décidément ne vas. Dans ma tête, je me fais prophète de l'apocalypse à venir. Heureusement, il y a des gens comme Thom Yorke qui continu d'enchanter le présent. Un peu de folie, un glissement de coté. Après une année, on se sent comme remplit, vidé miraculeusement le premier au matin par une gueule de bois. J'ai une indigestion de 2022, une sale indigestion. avec la certitude que l'année 2023 sera pire encore, et celle d'après, on n'ose pas  y penser. Tout vacille, s’effrite de toute part, et on a seulement envie de danser comme Thom, comme seul lui sait le faire, de cette façon désarticulé et sans rythme, qui se fout du tempo. Thom vie déjà dans son propre tempo, il est déjà un incontournable, il peut faire absolument tout ce qu'il veut, peut lui importe, on l'écoutera, il à crée le désir pour sa musique et pour lui même.
Ho bien sur il n'est pas seul, c'est qu'il est sacrément bien entouré même. The Smile est quand même une grosse moitié de Radiohead. D’ailleurs il est inévitable que la comparaison soir faite, tant la filiation est clair. On ne se refait pas, chasser le naturel il revient au galop. C'est pas Radiohead, c'est The Smile. Le mien est jaune. On s'en tape, dans le fond, l'important c'est la musique, c'est la voix, c'est d'écouter un groupe qui n'a plus rien à prouver et qui effleure la perfection une fois de plus. En finir avec 2022 en écoutant The Smile, quelle douce et délicieuse ironie.

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Maggie Rogers - Surrender

 











2022
Capitol Records
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C'est dans cette veine électro pop hyper léché, une production très soigné, très propre. Malgré Maggie Rogers à une voix. Je dit malgré parce que l'on aurait pu croire que ça allait porter préjudice, la forme global restant tout à fait attendu et sans grande surprise. Mais une voix qui raconte, chaleureuse, sensible, fragile même, ça vous sublime un disque. Dont acte. Pas forcément un disque qui transcende, mais un de ceux qui réchauffe le cœur, sans être une merde feel good. C'est qu'il évite l'écueil de la moralité douteuse et forcé, car j'ai horreur qu'on me fasse la leçon. Le disque est bon parce qu'il est bon sans que j'ai besoin d'y projeter quoi que ce soit. Voilà.

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Arcade Fire - WE

 











2022
Columbia
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J'ai l'image de cette main poussiéreuses et pleine de terre, perçant à l'air libre la couche de terre qui recouvre une tombe. Ressuscité, Arcade Fire a brisé son cercueil, a creusé à la force des poignets et des dents vers la surface, l'air et la lumière. 
C'est peu dire pour moi. Cela faisait des années que je pensait le groupes finit, en panne totale d'inspiration après deux album au mieux très moyen (Reflektor) et au pire très mauvais (Everything Now). Ces deux dernier venant après l'incroyable The Suburbs qui est pour moi un des meilleurs album des années dix, et d'ailleurs peut être le meilleur dans son genre. 
On peut pas reprocher à un groupe d'être parfois moins inspiré d'un album à l'autre, c'est normal. C'est normal quand  on prend des risques, mais aussi quand on essaie absolument de coller à l'air du temps. N'en déplaise, Muse  par exemple, ne produit plus que des albums de merde depuis quinze ans.
A la faveur d'un single, j'avais sentit en moi palpiter un mince espoir pour WE, avec la réserve qu'il faut  pour un groupe qui à déçu. Mais je suis bon et généreux, je pardonne.
Je pardonne pour cet œil qui à vu la lumière au bout du tunnel. Arcade Fire à repris les éléments qui avaient fait son succès, une pop cristalline, bricolé accompagné par un duo de voix sensible. Il l'a fait sans refaire la même musique du début. Ainsi il est certain que Age Of Anxiety I et II  sont calibrées pour faire danser les foules en festival, et c'est ce qui arrivera à cout sûr. Arcade Fire est revenu à ses vielles marottes, quand ses chansons commençaient timidement avant d'éclater en fins grandiose, dansante et lumineuses, ou les violons, les basses, les pianos et les guitares provoquaient d'incontrôlable trémoussement du bassin. On y est.
Et oui, probablement un des meilleur album de l'année puisque c'est comme ça.

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Lesneu - Ce qui ne vient jamais vraiment

 











2022
Bad Seeds Records / Music From The Masses Records
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Lesneu raconte toujours la même histoire, avec force de variation, mais dans le fond, il est toujours question de lui. A effectuer cette catharsis, il se risque à la répétition, à trop saigner pour écrire, il risque de se vider. C'est que c'est plus compliqué que ça en à l'air. Ces questions, elles nous apparaissent toutes  à un moment dans notre vie, pour peu qu'on se fasse parfois bousculer par elle justement. De la difficulté de gérer ses sentiments, de l'interrogation du sens. En se questionnant, il fait œuvre de philosophie.
C'est toujours  un peu triste et lent chez Lesneu, c'est qu'il faut le prendre, le temps, de se poser ces questions. L'amour, c'est aussi une brise marine, un rayon de soleil, le sourire de l'autre, une inconnue croisé dans la rue qui vous bouleverse pour quelques secondes. Ici on trouve dans la mélancolie la matière à ritournelles poétique.
Alors c'est vrai que cette pop fragile peut parfois sembler se répéter, mais pas moyen de ne pas aimer ce disque beau et lumineux, sentimental et fleurit. Pas moyen que je ne l'écoute pas une fois par jour depuis sa sortie, ça passera, mais on reviendra.

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Thomas Méreur - The Dystopian Thing

 











2021
Shimmering Moods Records
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Non, toujours pas si joyeux, Thomas, toujours pas. D'autant que c'est pas le projet. Le précédent album, plus contemplatif et intime, avait été composé à l'occasion d'un voyage en Islande. Ici, on revient au réel, puisqu'il s'agit d'une variation autour du changement climatique. Si le piano est toujours maitre en sa demeure, désormais, il cohabite de façon harmonieuse avec quelques effets, quelques guitares et basses sourde. Wake up, the world is dying , et tout ou presque est dit sur l'ambiance de l'album. 
C'est qu'il faut imaginer ces paysage morne et gris, rouille et brun. Ici nulle trace de vie, pas un son, rien. Il faut imaginer la course folle se finissant dans le mur indestructible du réel. C'est ce qui arrivera, c'est ce qui est en train d'arriver. The Dystopian Thing est le constat froid et amer mis en musique douce, et le contraste entre la violence de la fin de la vie et cette musique porte en elle pourtant encore un peu de lumière est saisissant. La voix de Thomas est une fois de plus au plus juste, harmonieuse et en parfait accord avec son sujet. Voici un disque qui procure des sentiments contrasté, dont on fait parfois semblant, avec nihilisme, de ne pas comprendre les paroles pour mieux profiter de la musique. Et pourtant, il faut se réveiller, le monde meurt, là, sous tes pieds.

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The War On Drugs - Live Drugs

 











2020
Super High Quality
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Oui, on était complètement passé à coté de ce live incroyable de The War On Drugs. C'est pourtant un groupe qui à ma plus sincère appréciation. J'aime leur pop/rock un peu planant. Toutes leurs chansons semblent ciselées, comme s'il s'agissait d'un travail d'orfèvre. Et d'autant plus en live, que je trouve vraiment brillant et excellent. Les membres du groupe y sont au sommet de leur art. C'est d'une simplicité et d'un dépouillement admirable, et on ne serait resté insensible à l'audition d'une tel sobriété. Tout y est juste. La force de ce live réside bien sûr dans son format du best of du groupe, sa quintessence, le meilleur d'un des meilleur groupe de pop du début de ce siècle.

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Andy Shauf - Wilds

 











2021
Anti/Epitaph
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Etonnant, ces neuf chansons, puisqu'elles ont trois ans, mais ne sont révélé que cette année pour le plaisir de l'écoute. Le canadien Andy Shauf à, je le soupçonne, eu un chagrin d'amour en 2018. Et d'abords pourquoi cette furieuse envie d'écrire ces chansons dans un laps de temps si court (trois mois). Pourquoi avoir attendu trois ans ? 
Il y a dans la musique du canadien une façon de parler des choses les plus banale, mais vue sous le filtre de cette douce mélancolie qui fait vagabonder les pensées, lorsque s'impose sans arrêt à vous l'image de l'être aimé. L'album est une enfilade de perles pop / folk,  toute plus brillante les unes que les autres, et dont le fil directeur est cette mystérieuse Judy, personnage centrale omniprésent dans la périphérie du récit, cette Judy dont il est douloureux de parler, celle qui provoque à la fois un sourire triste et un pincement au cœur. A moins que tout ne soit inventé, et comme le dit Mark dans les commentaires, le "Judyverse" continu, mais où commence l'histoire,  où s'arrête t'elle ?

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Ducks Ltd. - Modern Fiction

 











2021
Carpark Records
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Il y à quelque chose qui tient de l'immédiateté à l'écoute de ces albums. Une musique pop facile d'accès qui percute directement les sentiments de l'auditeur. Avec beaucoup d'appelés et peu d'élus, le genre connait le même destin que la musique Chillwave à la fin des années 10, une explosion de l'offre mais une dilution de la qualité, moins quelques mieux inspiré. Modern Fiction arrive à me faire dodeliner gentiment, il est tout à fait entrainant, à l'instar des production d'un groupe comme Motorama par exemple.

C'est dans cette immédiateté qu'il ne faut pas se tromper, là ou beaucoup offre un one shot satisfaisant, Ducks Ltd. cisèle des mélodies lumineuse qui demande qu'on y revienne de temps à autre. C'est un album chargé de soleil et de bonne humeur, qui donne immédiatement la pèche et qui survole au dessus de la concurrence. A bon entendeur...

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Rover - Eiskeller

 











2021
Cinq 7/Wagram
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Dans son ouvrage "Mythologies", Roland Barthes dit qu'il y a deux ressorts principaux en critique d'art : Dire que l'œuvre est tellement génial qu'on à pas les mots pour la décrire, ou alors dire que, finalement, on a rien compris à ce que l'on écoute, ce que l'on à lu ou vue. Ce dernier ressort peut être inconscient, il s'exprime alors de la façon suivante : l'auteur de la critique y avoue à mot couvert, ou sans même en avoir conscience qu'il n'y comprend rien, et ainsi il se rapproche de son lectorat en disant en somme "je n'ai pas compris, vous n'allez pas comprendre, je suis intelligent et je n'ai rien compris, si vous n'y comprenez rien, c'est que vous êtes aussi intelligent que moi, en somme".
Bien sur j'ai résumé les trois pages de son cheminement intellectuel pour essayer de vous en livrez la moelle, mais dans le principe, je suis entièrement d'accord. Le premier ressort est un acte facile, presque fainéant, et le second est une panique exprimer en mot face à une œuvre dont on ne comprend rien, ou alors que l'on feint de ne pas comprendre, quand elle revêt des atours politique ou philosophique.
Il m'est arrivé, souvent, d'utiliser l'une et l'autre.
Quand à Rover ? Et bien le troisième album est très bien, comme ceux d'avant, un peu différent pour ne pas être ennuyé mais suffisamment reconnaissable pour ne pas effrayer les fans de longues dates. C'est toujours ce délicieux mélange de pop et de rock, avec cette vois grave et suave qui fait le petit plus du chanteur. J'ai dit qu'il était très bien, ni plus ni moins, alors suis je dans la facilité ou bien dans l'incompréhension inconsciente et/ou feinte ?   

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Halsey - If I Can't Have Love, I Want Power

 











2021
Capitol / UMG
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Très sincèrement, je ne m'y serais pas autant intéressé s'il n'avait pas été produit par Trent Reznor et Atticus Ross, deux musiciens pour lesquels j'ai un très grand respect.
 On y sent la pattes des deux musiciens dans le travail de compositions, même si le coté pop de la chanteuse Halsey y est respecté. C'est très surprenant, d'entendre ces tics de compositions qu'on attends plus à retrouver  sur un album de Nine Inch Nails, de l'usage des claviers électroniques dans les chansons. On y passe du rock à une chanson voix piano dans la plus grande simplicité. Il est indéniable que Halsey possède une voix de chanteuse, même si elle n'est pas la voix la plus originale qui soit. Ce qui frappe c'est qu'en regardant des interviews, on sent bien qu'il y a une vrai alchimie entre l'auteure et ses deux producteurs, qui ont chacun amené leurs marottes sur ce disque, car j'ai parfois l'impression d'entendre NIN chanté par une femme, c'est pas du tout désagréable, Trent viens donner de la voix sur l'avant dernière piste, sur the lighthouse, histoire de marquer le coup .
Une curiosité pour moi, qui m'a fait sortir de ma zone de confort, c'est pas plus mal de temps à autre.

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The Death Of Pop - Seconds

 











2021
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Que des bonnes vibrations sur le dernier albums de The Death Of Pop. Passé l'ironie mordante du nom du groupe, on atterrît dans cet univers très feutré qui constitue l'architecture de l'album. Ici c'est doux, c'est entrainant et entêtant. Un rythmique lente permet aux claviers, pièces maitresse de l'album, de s'exprimer avec force mélancolie des années 80. Voilà deux frères anglais qui bidouille leurs musiques depuis leur studio à la maison, et qui accouche d'un feel good album. 
Soyons clair, Seconds, c'est une couette chaude en hivers, c'est un plaid sur le canapé, c'est une tasse de thé le soir, c'est doux, c'est cotonneux, bordel! Et j'adore ! L'album fonctionne bien, très bien même ! Des mélodies accrocheuses, qui se renouvellent sans cessent  sans perdre le fil directeur de l'album. Quel plaisir ces petites  pépites d'inspirations shoegaze et dream pop, cette lointaine parenté de The Cure au loin, mais heureux (vous suivez ?) Alors sans hésiter une seconde, je vous recommande ces dix  petites chansons pop chaleureuse et imaginative en guise de traitement à la morosité ambiante, a renouveler dès que ça va pas.

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Danger - Haven OST

 











2020
G4F Records
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Une heure et demi, c'est la durée cette bande originale. C'est très long, une heure et demi, sur une journée qui n'en compte que vingt quatre. Et en même temps, quelle nostalgie, à l'écoute, se remémorer la grande pyramide noire surplombant la jungle, inquiétante et mystérieuse. C'est que Danger cultive le secret, via une imagerie hyper travaillé, partie intégrante du spectacle dont sa musique n'est finalement que la bande son. Il est intéressant de le retrouver sur une bande originale, un exercice de style bien plus délicat que la conception d'un album, cahier des charges oblige. 
Et pourtant quel pied putain. La musique est juste parfaite, elle est dosé aux petits oignons. Elle possède ce juste équilibre entre passages languissants et moments purement épique, tendance électro funk.  On sent la patte du compositeur dans chaque morceaux, dans chaque instrumentations, on est en terrain presque connue. Presque, bien sur, car il ne s'agit pas à proprement parler d'un vrai album, mais d'explorer une autre facette musicale du DJ, plus lumineuse, plus tendre. De quoi attendre les  prochaines productions de Danger avec sérénité, le mec est juste au top de créativité là.

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