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Futur Island - People Who Aren’t There Anymore

 











2024
4AD
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Seize ans de carrière et sept albums, on ne peut pas dire que le quatuor de Baltimore se la coule douce. Une carrière plutôt linéaire ou l'album bon est la moindre des choses, côtoyant des météores. J'ai beaucoup de respect pour un groupe qui musicalement, même s'il a évolué depuis ses débuts, reste sur la même ligne raide sans dévier.
Moi, j'aime bien quand il n'y a pas de guitares aussi, j'aime bien quand ce sont d'autres instruments qui prennent la place et tire la couette à eux. Ici, hormis la batterie, tout est assuré par un duo très bien rodé et très organique, entre la basse et les synthés.
Ici, il fait beau, mais froid, et chez moi ça sent la lessive sortie de machine, et je suis fatigué. Non pas de cette fatigue qui vous assomme et vous rend incapable de quoi que ce soit d'élaborer, mais de cette douce torpeur induite par l'absorption d'une tisane, puis d'une écoute silencieuse de cet album, avec cette lumière rasante par les fenêtres, avec cette sensation de cocooning. Aujourd'hui, je ne suis que plaid, chausson et tisane, comme cet album, qu'il est bien, et moi-même, je me sens un peu mieux.

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Fontaine D.C - Romance

 











2024
County Love Train / XL Recordings
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Après aussi, je l'ai bien cherché. J'ai écouté ça le soir, posé tranquillement dans mon fauteuil en regardant la nuit tombé par la fenêtre de mon bureau. On peut bien voir le soleil et le ciel, car j'ai peu de vis-à-vis.
Je sais bien qu'il m'a fallu presque un mois pour l'apprivoiser cet album, mais il m'a fallu un an pour apprivoiser Nine Inch Nails quand j'avais dix-sept ans, donc bon.
J'ai plus dix-sept ans, j'évite de compter depuis quand, je digère les choses lentement comme dans un aphorisme de Nietzsche. Ce Romance est d'une tristesse qui m'a saisi physiquement. C'est même parfois lugubre, juste ce qu'il faut pour surenchérir à la mélancolie induite à l'écoute de ces trente-six minutes et onze pistes.
Vous qui entrez ici abandonner tout espoir.
Comme un long trip halluciné sous des stroboscopes multicolores, comme une longue descente qui se termine sur une note douce-amère dont je tairai la substance et ne puis que vous inviter à tremper votre cœur dans cette mélancolie, c'est de la bonne.

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Spanish Love Song - No Joy

 











2023
Pure noise Records
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Pop punk ou bien power pop ? La limite est parfois mince, et on ré écouteras les performance du boss pour s'en convaincre. Rien à voir là, on est en face d'une collection de chansons d'amour triste. Et encore, peut être pas clairement que d'amour, mais disons qu'il serait comme un spectre planant sur l'écriture de ce disque. Après, c'est seulement  une impression, mais vous qui vous vous apprêtez à écouter ce disque, abandonnés tout espoir, comme lisait l'autre. Les personnages de Spanish Love Song sont au prise  avec la vie, ils ont perdues pied, ils sombrent doucement, dans l’abîme. C'est confronté à la mort que l'esprit parait le plus aigus et le  plus cinglant. C'est face à la perte de sens que l'esprit part à la dérive. C'est face à un un désespoir sans forme que l'esprit se rebiffe et nous pousse à faire des choses que l'on ne se serait pas cru capable de faire, voir même d'y penser.
No Joy n'est pas un titre racoleur. Il est parfait dans sa simplicité. Toute la musique, et les paroles du groupe californien sont exempt de joie, cette émotion qui était si chère à ce petit prussien de Friedrich Nietzsche. No Joy, tout simplement, et ne la chercher pas, elle n'est ni caché sous divers degré d'écoute, ni même métaphorique, et si l'on la mentionne, c'est bien pour dire qu'elle n'est pas là. La musique n'est pas tant triste quand à  elle, elle est power pop, dans toute sa quintessence, le rythme du duo de guitares acoustique / électrique est soutenue par une section rythmique basse / batterie au top, et le chant est parfaitement calibré pour cette musique.
Chaque piste est une petite histoire triste, ont y évoque la vie, la mort, et tout ce qui se situe entre les deux. Pas de doute, c'est l'automne.  

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JW Francis - Dream House

 











2023
Sunday Best Recordings
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Chaque années, quelques semaines avant la saint Valentin , JW Francis demande  à ses fans de lui envoyer le nom de leur Valentin.e et la raison pour laquelle il ou elle l'aime. Il sélectionne ceux qui lui paraissent intéressante et en fait une chanson. Après trois ans de travail et près de trois cent messages, douze chansons ont été enregistré certaine en une fois, certaine demandant des semaine de travail.
C'est en tout cas un bien beau mélange. On reste bien sur dans la veine de ce que le new-yorkais nous a habitué. Un savant dosage pop rock, tirant vers l'indie, parfois vers ce genre cotonneux et doux qu'on appelle le bedroom pop. Douze chansons d'amour pas toute heureuse, car le musicien y a insufflé un peu de lui, lui qui ne parle que de lui. N’empêche que l'on chanta rarement si bien l'amour. Facile d'imaginer deux amants éperdus d'amour, se regardant dans les yeux, et à contrario, la tristesse de deux corps s'éloignant inexorablement sur leurs orbites respectives. Parfois c'est pour la vie, parfois, on ne fait que se croiser. Alors JW Francis, de sa voix un peu blasé, avec ce son pas tout à fait propre, chante avec  justesse et tendresse une séparation.
C'est en explorant sa propre  histoire qu'il met le mieux en relief celles des autres, et rarement l'on chanta mieux l'amour, et s'il n’existe qu'une seconde, au moins aura t-il existé.

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Jadu Heart - Derealised

 











2023
VLF Records
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Difficile de ne pas abuser des superlatifs quand on essaie de parler de musique. On dira que la musique de Jadu Heart est tantôt extrêmement mélancolique, tour à tour solaire, vaporeuse, évanescente. elle évoque avec force tranquille ces instants, moments de nos vies ou, tournés en nous, nous ne sommes plus que frêles esquifs sur la mer des émotions. C'est un regard qui saisit, sur le vif, cette mélancolie à la vue d'une forêt prise par le gel et le brouillard, ou bien la chaleur du sourire d'une femme ou d'un homme que l'on croise brièvement, l'espace d'une fraction, et après, on y pense plus, mais l'impression reste un peu.
Loin d'être ce qu'il semble être bêtement,  l'album oscille entre bedroom pop, shoegaze et rock indé. On y frise l'excellence (oui), les voix des deux protagonistes de l'album s'y brisent, fragiles et évocatrices, sur des arpèges aérien et des lignes de basses métronomique. C'est du cristal pour les oreilles, pas moins.

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Belle and Sebastian - Late Developers

 











2023
Matador
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Moi ça me va de commencer l'année avec un album de Belle and Sebastian, j'en veux un comme ça tout les janviers et on dit qu'on est bon ?
L'album est super, évidemment, les écossais ils savant ce qu'ils font, depuis près de trente ans. Non pas qu'il détonne particulièrement, il est le rythme de croisière du groupe, entre ballades, chandelles power pop et rock alternatif, c'est un vrai bonheur  à l'oreille, qui cache plein de belles surprise, mais aussi quelques questions tel que pourquoi ce "I dont know what you in me" ? Cette chanson m'a presque fait arrêter la lecture, persuadé qu'une chanson perdu de Pet Shop Boy s'était glissé dans la fête comme un invité gênant, celui dont on espérait secrètement qu'il ne viendrais pas.
Mais franchement, hormis ça, on bouge ses hanches, la tête se balance, le corps se meut sur cette musique, et quoi d'autre ?

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Fireworks - Higher Lonely Power

 











2023
Funeral Plant Collective
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Est ce que l'on continuera d'écrire des chansons d'amours triste jusqu’à la fin du monde ? J'espère bien que oui personnellement. Entre dépit amoureux et rejet de dieu, Fireworks anime le début de l'année 2023 avec un album qui zappe entre petites balles punk, ballades rock et un post rock plus froid, en accord avec les thème abordés dans l'album, qui sont, sans surprise, dieu, l'amour et la mort.
L'album se veut comme les réflexions d'un homme perdu, en pleine introspection, et alterne les périodes d'apathie puis de violence, dans un maelstrom d'émotions contradictoire, comme le ferait quelqu'un en pleine crise. Et c'est une recette qu'on connais bien, mais on ne demande pas à un groupe de ré inventer la roue. Force est de constaté que ça fonctionne. Le groupe comporte six membres, ce qui lui  permet d'agrémenter sa musique d'effets électroniques et de chœurs par exemple, avec pour résultat qu'on ne s'ennuie jamais en écoutant ce deuxième album qu'on qualifiera sans trembler de très bon, au mieux brillant. La mélancolie n'est jamais loin ici, entre un piano fragile d’où survient un mur de guitares explosif, voilà un album pour les perdus, dont je fus. Et bien évidemment, meilleurs vœux à vous, soyez bon.

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Belle and Sebastian - A Bit of Previous

 











2022
Matador Records
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Je n'ai jamais écouté de disque de Belle and Sebastian avant celui ci. Aussi je serais bien emmerdé si je devais, comme un pigiste ou un homme  politique, écrire dans une langue de bois qui ne dit rien mais qui cacherait mon ignorance et mon embarras. J'ai adoré le disque, il m'a foutu une pèche incroyable, il me donne envie de danser. Je vais écouter ce qu'ils ont fait avant, je suis positivement hameçonné. 
Belle And Sebastian pledge all income from “If They’re Shooting At You” earned on Bandcamp to the Red Cross: redcross.org.uk/ukraine

A Bit of Previous is a classic Belle and Sebastian album preoccupied with songs and melodies that won’t leave your head and lyrics that can make you smile and ponder and sometimes be melancholic. It’s an album self-produced and recorded by Belle and Sebastian (with contributions from Brian McNeil, Matt Wiggins, Kevin Burleigh and Shawn Everett) and their most hands-on since The Boy With The Arab Strap.

So what is a A Bit of Previous? It’s a bit of everything, and a lot of what makes Belle and Sebastian so special and enduring. It’s a band tackling the insight, experience and responsibility that come with getting older with humour and irreverence andlyrical exactitude and musical bravado. It’s one of the UK’s most beloved pop portraitists asserting themselves as an infallible source of energy and fun.

PLEASE NOTE: Physical products have alternate covers

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Lesneu - Ce qui ne vient jamais vraiment

 











2022
Bad Seeds Records / Music From The Masses Records
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Lesneu raconte toujours la même histoire, avec force de variation, mais dans le fond, il est toujours question de lui. A effectuer cette catharsis, il se risque à la répétition, à trop saigner pour écrire, il risque de se vider. C'est que c'est plus compliqué que ça en à l'air. Ces questions, elles nous apparaissent toutes  à un moment dans notre vie, pour peu qu'on se fasse parfois bousculer par elle justement. De la difficulté de gérer ses sentiments, de l'interrogation du sens. En se questionnant, il fait œuvre de philosophie.
C'est toujours  un peu triste et lent chez Lesneu, c'est qu'il faut le prendre, le temps, de se poser ces questions. L'amour, c'est aussi une brise marine, un rayon de soleil, le sourire de l'autre, une inconnue croisé dans la rue qui vous bouleverse pour quelques secondes. Ici on trouve dans la mélancolie la matière à ritournelles poétique.
Alors c'est vrai que cette pop fragile peut parfois sembler se répéter, mais pas moyen de ne pas aimer ce disque beau et lumineux, sentimental et fleurit. Pas moyen que je ne l'écoute pas une fois par jour depuis sa sortie, ça passera, mais on reviendra.

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Parquet Courts - Sympathy For Life

 











2021
Rough Trade Records
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Il est long cet album de Parquet Courts, quarante cinq minutes tout de même, on est bien au dessus de la moyenne. Mais que l'on se rassure, on est aussi très loin de l'ennuie. C'est qu'ils ont le sens de la mélodie, ces quatre new yorkais là, avec leurs musique millimétré, percutante. Et ça remue, et sa bouge, ça donne, immanquablement, l'envie de danser cette musique, ou tout du moins, de bouger sa tête en rythme. 
On passe par tout les genres, la musique semble s'hybrider au rythme (géniaux)  d'une batterie qui puise autant dans le disco et encore plus loin dans  une certaine musique afro.
Pourtant loin de quitter les guitares, le groupe se pare de quelques touche électronique qui font de ces album une cocote minute au point d'implosion. Donnez moi un concert de Parquet Courts, un public pour que le sol tremble sous l'impact de milliers de pieds ensorcelés par ce mélange de rock, de Punk, de Dub ou d'électronique, vraiment un album qu'il fallait écouter en 2021!
Le groupe a réaliser un film pour la sortie de l'album, qui est en fait une série de clip mis bout à bout pour quand même une durée de près d'une heure, et c'est franchement pas mal du tout.

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Bantam Lyons - Mardell

 











2021
Music From The Masses / Gazeling Records
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Celui là a été en compétition pour être mon album favoris de l'année, disons qu'il arrive bon second. Il y une classe mémorable dans Mardell, c'est l'album que les habitants de la perfide Albion appelleraient une masterclass. En huit titre tout est dit, en huit titre tout est bu jusqu'à la lie. 
Alors disons juste que niveau inspiration ça vole très très haut, disons que cet album à dangereusement été écouté au volant et qu'il à la fâcheuse tendance à faire bouger le corps contre son gré. Et que dire de ces deux mains saisissant vos trips à plein doigts pour mieux les triturés, faire des nœuds et faire sauter le coeur. Ce dernier au bord des lèvres comme les larmes aux bords des yeux quand  on écoute une  à une les pistes de ce bijoux, ce diamant brute géniale qui arrache autant de sourire que de larme. Car très honnêtement, j'ai pu sourire, j'ai pu écrasé l'humidité au coins des yeux tandis que déroulais la partition de ces cinq bretons de Brest, le cul entre l'ancien et le nouveau monde, regards vague perdu sur l'horizon, le visage trempé d'embruns mais dansant toujours, c'est important.
J'ai toujours eu un faible pour les groupes qui avait les couilles de finir leurs albums par une longue chanson de dix minutes ou plus. Putain quel pied.

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PUBLIC SERVICE BROADCASTING - Bright Magic

 











2021
Test Card Recordings / Play It Again Sam
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Peut être le disque le moins incisif et aussi celui qui me parle le moins, pourtant il n'est pas inintéressant. C'est du coté de l'Allemagne que s'est porté l'attention du groupe, toujours prompt à explorer les archives sonores. Exit donc, l'exubérance funky ou la moelle post rock sur base anglaise. Ici, les claviers règnes en maitres sur la compositions dans une ambiance années 80. Et je pense que c'est bien là que le bat blesse. Non qu'aucunes chansons ne soit tellement mal composée, mais il y à un comme un air de déjà entendu à l'écoute de Bright Magic. Si une chanson comme Der Rhythmus der Maschinen ou Blue Heaven rappelle ce dont le grouper est capable quand il le veut, en portant ses thématiques fétiches comme l'évolution de la technologie, il est à regretter que l'album, en générale, sonne moins bon que ses prédécesseurs. Moins imaginatif, Bright Magic n'est pas sans intérêt, surtout que cette fois, pléthore d'invitées  se presse sur la moitié des chansons, toute des femmes, ce qui donne à l'album une saveur particulière, et décidemment une place à part dans la discographie d'un groupe qui était jusqu'à présent assez cohérente. 
On peut parier que PSB à voulu bousculer ses propres habitudes, c'est un réflexe que je salue et que je trouve salvateur. Gageons que cet album est le début un peu brouillon d'une nouvelle période pour le groupe et ne boudons pas trop notre plaisir, en concert, c'est toujours aussi bon.

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Low - HEY WHAT

 











2021
Sub Pop Records
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D'abord en l'écoutant, dès les premières secondes, j'ai cru que ma carte son avait pris feu, avant de comprendre que c'était, en fait la musique. Je ne suis pas familier de la discographie de Low, c'est un groupe que je vois passer régulièrement, aussi bien sur internet que dans la presse, mais il reste toujours dans ma vision périphérique. Alors aussi à l'occasion de la sortie de HEY WHAT, j'ai pris l'album à bras le corps et taché de l'écouter afin d'entrer enfin dans l'univers de ce groupe qu'on cite quand même assez souvent.
Alors comme il s'agit du dernier en date, je ne saurais dire s'il s'inscrit dans un courant particulier, ni même s'il s'agit d'une suite ou d'un prequel. Je note quand même, en néophyte, une quasi absence de percutions, ce qui peut paraitre déroutant. Pourtant, à l'écoute on sens que le propos n'as pas été de faire danser les foules. Exit la batterie certes, mais place toute particulière est faite aux voix d'Alan Sparhauk et de Mimi Carter, dernier membres du groupe devenu duo depuis peu. Qu'importe, ces deux là ont décider de faire la part belle au chant et à l'expérimentation. C'est peut être ce dernier point qui rebutera les néophytes peu habitué à de tels détours sonores. Ici, le sont est trituré, bidouillé, tordu, amplifier et souvent saturé, et surtout, toujours en arrière plan des voix. Le pari d'une musique qui s'efface dans une rafale de saturation est intéressant et nouveau pour moi, et je ne suis pas insensible à l'effort et à l'envie qui en découle. Maintenant que j'ai passer ce cap, je vais, un jour, prendre le temps d'écouter plus de Low, celui ci m'a donné envie d'en savoir plus.

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The Black Keys - Delta Kream

 











2021
Nonesuch
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Au cas ou vous seriez passé à coté comme moi.
Les Black Keys ont  ils encore quelques choses à dire ? S'il est clair qu'ils not plus rien à prouver, on pourrait s'interroger, au terme d'une carrière riche et productive, si l'habitude, ce grand mal, ne se serait pas métastasé dans la musique du duo. A mon avis il n'en est rien. Certes, on est moins incisif qu'au début, le son n'est plus aussi rugueux, moins tranchant. Pourtant cette rondeur n'a pas affecté la qualité des albums des deux natifs de l'Ohio. 
Car au fond, chez The black Keys, ont ré écrit toujours la même histoire. C'est bien de l'Amérique qu'il est question. Mais pas de celle des chaines de télévisons en continue, tant le groupe semble indifférent aux transformations autours d'eux (du moins n'en font ils pas tant cas dans leur musique). C'est bien d'une Amérique intemporelle, née de la modernité, fantasmer même, qu'il est  encore et toujours question. C'est ce grand pays continent aux histoires innombrable, au folklore bariolés dont il est encore et toujours question. Et moi, encore et toujours, j'écoute les histoires qu'on me raconte. Le groupe est devenus ce copain qui fait toujours plaisir à avoir avec soi, dont la compagnie est agréable et dont la parole hypnotise et fais rêver. Go Down South, avec plaisir.

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Wavves - Hideaway

 











2021
Fat Possum Records
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Voilà un album qui à fait le choix de la concision, ce que je salut. Une demi heure, c'est suffisant pour développer une idée sans devenir ennuyeux. Vingt neuf minutes et neuf chansons suffisent à évoquer le malaise d'un jeune homme qui s'ouvre petit à petit sur le monde et qui se rend compte que la vie peut être parfois merdique, que personne ne vous tendra la main, et que si quelqu'un le fait tout même, il y à un prix à payer. Je digresse mais c'est l'idée. Un joyeux mélange entre pop, punk rock enregistré avec les moyens du bords, et surtout la voix de Nathan Williams pour donner corps à ce sentiment diffus qui mêle déception, amertume et arrière gout de trahison. Vraiment très sympathique album d'un groupe qui n'a plus besoin qu'on le présente.

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Clap Your Hands Say Yeah - New Fragility

 











2021
CYHSY
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Voilà un groupe qui détonne, et ceux depuis des années, avec son chant nasillard et fragile. Vue en concert en 2007, ils ne m'avaient pas laisser un souvenir très vivace, probablement parce que je n'étais pas prêt à apprécier leurs musique. Aujourd'hui je crois l'être, et l'écoute de ce New Fragility m'a ravi de bout en bout. Je crois être plus mature, sans doute, plus ouvert donc. 
Musicalement, c'est le triomphe de ce rock alternatif américain comme eux seul savent le faire, à l'instar d'un Sufjan Stevens, par exemple. Alors quoi, des guitares bien sur, sèche ou électrique, une section rythmique classique basse batterie qui fait honnêtement le travail, et puis alors, des claviers, un piano, un harmonica, quelques cuivres, des cordes. C'est un disque bigarré et légèrement foutraque, qui malgré sa tristesse, par dans de nombreuse directions. Un disque qui ne s'impose pas de limites, donc, sinon celle de son auteur compositeur, qui est désormais seul au commande. Alec Ounsworth  prouve encore que l'on à pas besoin d'être plusieurs pour composer, on le savait, mais surtout, il sort son disque le plus intime, le  plus personnel, puisant la matière dans sa propre vie, certes romancée, mais pas pour autant contrefaite. 
C'est un disque magnifique et éclatant de vie que ce New Fragility , le meilleur du groupe, rendu à son plus petit dénominateur commun, son chant sensible unique en son genre, et c'est donc le meilleur.

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The Raft - Summerheads And Winter Beds

 











2021
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Voilà une touche de douceur typique du genre dreampop et/ou shoegaze. Si je me débarrasse aussi vite des mots valises, c'est pour que ceux qui n'aiment pas particulièrement ce genre, ou qui ne se sente pas l'âme aventureuse aujourd'hui, puissent passer leurs chemins. Notons quand même qu'on est pas en face de quelque chose de particulièrement violent. Mais il faut trouver le temps pour ce disque d'un peu plus d'une heure. 
Cotonneux est un adjectif que je trouve assez justifié pour un tel disque. En effet, loin de brusquer l'auditeur, c'est tout en douceur qu'on l'introduit à l'écoute de l'album, avec tendresse, avec précaution, avec le soucis de l'installer confortablement. Alors je me doute bien que personne, ou disons peu de monde, trouvera le temps de se poser une heure pour écouter un disque de musique, mais si jamais vous faites  un long trajet en voiture, en train, ou dans quelques moyens de  locomotion, peut être trouverez vous le temps de jeter une oreille curieuse sur ces treize pistes. Si vous aimez les choses légères, ces rythmes entrainant mais pas trop, ces instrumentations à la fois mélancolique et positive, vous aimerez. 
Et ne serait ce que pour le mélange des vois de Phil Wilson, le compositeur et instrumentiste de l'album, qui est en duo sur l'intégralité des chansons avec différentes chanteuses. L'alchimie complexe fonctionne entre eux, et on aimera regarder le matin gris par la fenêtre en buvant un thé chaud, prenant le temps avant d'attaquer la journée.  

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Shana Falana - Darkest Light

























2019
Arrowhauk Records
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Encore plus loin dans le mélange des genres. Imaginons, un rock genré shoegaze nimbé de lourdes guitares grasses et qui flirteraient avec un chant et des ambiances carrément gothique ? C'est le parti pris de cet album qui régale avec son de cloches et autres petits détails caché ici et là au seins des compositions. Le résultat est résolument triste, voir dépressif. La musique de Shana Falana porte en elle la marque de la douleur, hautement porte  par un chant habité et hanté, c'est selon. Une pointe de psychédélisme pour finir en beauté, sur quelques grosses basses et des  percussion tribale, il n'en fallait pas plus pour me séduire. Sachez quand même que tout n'est pas si noir, l'album apporte son lot de lumière avec quelques pistes résolument dans le halo lumineux d'un trip sous acide.

Pays/territoire : New York, État de New York, États-Unis
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Lightning Bug - October Song

























2019
Marbled Arm Records
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A l'autre extrémité du spectre de rayonnement, Lightning Bug propose une musique chaude, cotonneuse, cosy même. Quelque chose de lent et tiède qui vous englobe. C'est aussi agréable que de regarder tomber la neige depuis son fauteuil bien au chaud, avec son corollaire contemplatif et parfois triste. A l'image de "The Luminous Plane" piste sans vitesse enregistré, semble t-il, avec un vieux truc à cassette qui crépite, piste mélancolique par excellence. "The Roundness Of Days" , à la structure plus classique, avec sa guitare sèche en boucle, se noie dans une vague de synthés à la fin du morceau. Il y à deux forces dans cet album, celle de la voix de la chanteuse, d'une douceur et d'une fragilité abyssal, souvent ténue et derrière l'instrumentation, mais qui résonne comme du cristal, et l'autre vient clairement de la structures des morceaux eux même. Exit les codes, exit le rythmes, chaque chansons vie selon son tempo. Peu ou pas de batterie, sauf sur des titres comme "Visions Scraps" ou "The Lotus Eater" qui flirt du coté du shoegaze et du grunge. C'est un très beau disque pop, fragile, et qui prend son temps, sans prétentions, ce qui le rend encore plus agréable.
J'en fait des caisses, probablement, comme d'habitude, mais s'il y avait un truc à écouter en ce début de mois, c'est bien celui là.

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Lightning Dust - Spectre

























2019
Western Vinyl
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En voilà un qui traîne dans la liste depuis sa sortie, écouter plusieurs fois sans jamais vraiment savoir quoi en faire. Spectre est un album classieux mais inclassable d'ou découle une liste de tag longue comme un bras. Est ce Folk ? Oui sans aucun doute, avec "Led Astray" et  sa musique façon Jefferson Airplane / White Rabbit. C'est Rock si l'on considère les guitares sur le refrain de "When It Rains" ou bien le duo électrique/folk sur une chanson comme "Run Away" . Toutefois, l’intérêt de spectre réside dans la voix de sa chanteuse Amber Webber. Une voix polymorphe qui peut aussi bien se faire grave et pleine de solennité sur une chanson comme "Joanna" ( piano plaqué sur une batterie martiale). Une voix qui sait se faire spectrale, douce et sensible sur un titre comme "More". L'album reste cohérent de bout en bout, alors même qu'on passe du Folk au Rock, puis à des titres presque krautrock ("3AM/100 Degrees") du moins sur la première moitié de ce titre de sept minutes. C'est très riche d'orchestrations, les compositions sont belles, les genres variés, c'est sensible et beau. En revanche si vous avez une explication pour la pochette je suis preneur.

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The Black Box 2010 - 2023. Fourni par Blogger.

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