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Slift - Ilion

 










 

2024
Sub Pop / Le Bosquet
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Gageons qu'à l'écoute d'Ilion, on entrevoie enfin le début de la fin. Non pas du groupe ni de leur musique, bien sûr, c'est excellent, nous en reparlerons, mais plutôt pour l'auditeur troublé que j'ai été. Comme le disque arrive au pic d'une période quasi dépressive suite à une rupture sentimentale, il m'accompagna plusieurs semaines, au travail, sur la route ou en ballade, comme un compagnon, un ami juché sur l'épaule.
Ce qui séduit d'abords, c'est la longueur. J'ai envie d'écouter de longs albums, de plus d'une heure, j'ai envie que ça ne s'arrête pas, ça tombait donc à pic sur la période. Et puis, quelle virtuosité quand on y repense, cette basse folle sur "Nimh" par exemple, j'en suis encore tout chose.
Je n'ai pas eu d'animosité, no de colère, c'est une chose dont je m'enorgueillis, je n'avais pas eu l'impression d'agir en adulte depuis longtemps.
Je n'ai peut-être rien compris, mais j'ai fini par déceler de la lumière dans cette musique. Peut-être que j'ai tout imaginé, après tout, une heure, quand on se balade au pif dans les rues de la ville dans laquelle vous habitez, ça vous met dans une sorte d'état de transe. Ce n'est pas non plus un trip, mais un entre deux, auquel la musique de Slift se prête particulièrement, ce mélange très cohérent de rock, de kraut, de doom, de psychédélisme, ça fait son petit effet. Peut-être que mon état émotionnel me rendait plus réceptif à la musique du groupe, peut-être que que j'ai tout imaginé, peut-être que j'ai fait un report sur ce disque, mais est ce que j'ai vraiment envie de le savoir ? Rien à foutre.

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Temples - Exotico

 











2023
ATO Records / [PIAS]
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La première fois que j'ai voyagé sous des latitudes équatoriales, j'ai quitté la France au printemps, pour passé quatre mois sur une îles tropicale. La première impression dont j'ai souvenir, c'est que l'avion étais agréablement climatisé, de même que l'aéroport. Sortie dehors, j'ai suffoqué.
Il faut s'imaginer passer de ce climat artificielle clos ou l'humidité et la chaleur sont contrôlés à une fournaise humide et suffocante. Dès les premières secondes, les poumons cherches l'air. Il est là bien sur, mais il est chaud et sirupeux, il colle. La faute à une température avoisinant les trente cinq degrés et un taux d'humidité de cent pour cent.
Le souffle court, il est nécessaire de s'assoir pour reprendre ses esprits. Il faudra plusieurs jours, deux semaine, pour que le corps s'habitue enfin à la saison des pluies. Et déjà le soleil frappes la tête perpendiculairement, projetant l'ombre sous ses pieds. L'odeur de la terre humide est partout, elle percute le nez avec plus de force que le reste. La peau transpire, mon t shirt est imbibé de sueur en vingt minute. J'ai terriblement envie de fumé après un vol de huit heures, mais j'ai peur de ne plus arrivé à respirer si j'en grille une trop tôt. Le ciel semble  plus bleu, les eau du récif sont comme sur les cartes postal, mais je découvrirais assez vite qu'elle  à le même goût qu’ailleurs lors de ma première séance de plongée en solitaire sur les récifs de coraux. Il y a dans le ciel des chauves souris aussi large que des albatros. Des termitières grosse comme des sacs à patates pendant des branches des arbres, les fourmis sont orange sur le sol, les araignée sont rayé de noir, de rouge, de bleu et de jaunes. Une nuit, en marchant dans une forêt tropicale, j'ai vu sur le sol un ver, il brillait en bleu pale, bioluminescent comme un lampion, c'était non loin d'un cratère d'un ancien volcan, l'eau qui le remplissait était verte, et terriblement acide à  cause du souffre.
J'ai mangé des bananes directement sur l'arbre, des papaye, des figues, des mangues. J'ai cueillit des piments comme des fleurs, de la vanille à pleine main sur la liane, j'ai vue des poissons de toute les couleur, des crabes gros comme des soupières, j'ai marché toujours de nuit dans les champs d'Ylang, entêtant.
C'est un peu tout ça Exotico.

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Hyper Tension - Sick Soother

 











2023
Let's Pretend Records
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Quarante minutes de trip. C'est facile à écrire comme ça. Ça le sera moins pour mettre des mots sur ces quarante minutes. Il y a des basse, et ça se répète en boucle, en boucle, en boucle, en boucle. On dodeline volontiers, oublieux de toute coercition. A un moment c'est plus vénère, c'est punk, c'est rapide, avec  une guitare solo qui gratte le tympans méchamment. On à envie de se défouler, de s'agiter frénétiquement pour évacuer la tension. On transpire même. Mais quand même, on sent une note positive dans cette musique, comme une lueur, même faible, même trouble, et nous, qui sommes des papillons, nous aimons cela, les lueurs, fussent elles métaphoriques.
Et puis, il y à l'expression d'une puissance dans cette musique. Quelque chose de sexuel. Ne serait ce que par l’ambiguïté de cette pochette, à moins que ça ne soit moi qui vois des cons partout, remarque, mieux vaut ça... C'est chaud, on vois bien les corps moites danser ensemble, sexes confondu en une masse aux mouvements erratique sur cette musique. Qu’este que c'est au fond, ce mélange de punk, de psychédélisme, de son de garage, sinon une invitation à l'intime, aux emmêlement des membres, à la fusion brûlante. Et sous le ciel, nous dansâmes.

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Peel - Peel

 











2021
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Ce n'est qu'un EP, et pourtant, les australiens de PEEL porte la marque des grands, des très grands. En cinq titres et vingt cinq minutes, tout est dit, tout est plié. Faisant parti de ces innombrables albums composé pendant le confinement  mondiale, il porte l'empreinte de cette période si particulière, sans précédent. A savoir cette pattes à la fois déprimé et optimiste (je me comprend). Murs de guitares saturé, basse hypnotique et chant psychédélique, une recette qui goûte et date dans l'oreille. Un mini album qui commence très fort et très lourd pour petit à petit dévoiler une patte plus intimiste, plus personnel, ou se mêlent de discrets mais efficaces claviers, ou chante le désespoir et les guitares fuzz.
C'est pour un premier EP ce que les anglo saxons appellent une masterclasse, tout y est concis, efficace à l'extrême et sans fioriture. Droit dans le tympans comme dans le coeur.

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Superdrone - ▽

 











2021
Bandcamp

Quand on croit qu'on à entendu le meilleur d'un groupe, on est pris en traitre par le dernier album, sorti presque en catimini, sans trompette ni annonces. Onze diamants, autant de gemmes précieuse. Rarement si grande fut la qualité des compositions, si haute les orchestrations, si forte la mélancolie, cette force qui vous attache à l'arrière de vous même. Rarement l'émotions suscitée a été aussi forte, et le travail de l'imaginaire si fécond. ▽ est triste, c'est presque le fil directeur, celui qui dicte les conditions de son existence, mais pourtant...
Pourtant il y à de la lumière dans cet album, que ce soit celle du soleil, des étoiles ou bien qu'elle soit métaphorique. C'est le lever du soleil un matin de  paix, c'est les étoiles une nuit sans lune et sans  nuages, c'est celle qui éclaire le cœur, celle qui émane des amoureux. Les amateurs de dreamp pop et/ou bedroom pop y trouveront dix fois leurs bonheurs, tant ce disque part dans tout les sens, tant les chansons sont riches, et laissent découvrir une  petite facette de plus au fil des écoutes, nombreuses, que provoque le fait de cliquer sur play sur cet album. Déjà dans mes meilleurs disques de l'année, c'est dit.

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Jindoss - Rendez-Vous

 











2021
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Il y a dans ces cinq titres quelque chose; un je ne sais quoi, qui attire et qui oblige à rester. Est ce le fait qu'on puisse y saisir, à la volée,  quelques mots de français dans les paroles ? Elle sont si évanescente qu'il est difficile de statuer là dessus. Ou alors est ce pour cette musique qui semble raconter  une histoire ? Dans les rares interview de la compositrice (je prend le pari pour que ça soit une femme, mais ça se trouve je me plante carrément?) Et de toute façon, on s'en fout. Puisque le fil directeur de cet EP est volontairement vague, il laisse libre cours à l'interprétation.
Pour moi, "Rendez-vous" est exactement ce qu'il semble être. Le récit d'une relation amoureuse, avec en toile de fond l'angoisse transpirante de vivre dans un monde de plus en plus agressif.

"Duel" est le récit d'une fuite en avant suivi d'une rencontre fortuite (peut être sur cette jetée bretonne, au comble du désespoir ?) "Intrigue Me" évoque directement la phase d'approche entre deux être humain, celle ou l'on se jauge, celle ou l'on cherche à s'apprivoiser, seulement ces deux la on l'air fort de caractère, ça fait des étincelles. Pour "Liaison", je crois qu'il est inutile de faire un dessin, imaginons plutôt ces deux corps, entremêler, le souffle courts, la peau couverte d'une pellicule de sueur, alors qu'on s'approche de la volupté. C'est une piste que je trouve très sensuelle, avec son tempo lent et métronomique, elle est surement  la  plus chargé en émotion brut. "Rendez-Vous" est juste le récit de ces deux personnes, c'est le moment heureux, c'est les mains l'une dans l'autre, c'est le vent marins qui caresse les visages, qui fait voler les  mèches de cheveux, c'est le soleil qui se reflète dans les yeux brillant, et le sont carillonnant des éclats de rires dans l'air froid. 
La conclusion même de cet EP est laissé ouverte à notre jugement. Est ce que ce "Saturday Night" évoque la fin d'une histoire, ou alors est ce juste ces étapes qui jalonnent le cours d'une histoire ? Il arrive qu'un couple s'engueulent, sans pour autant se séparer, on se réconcilie, on fait des compromis, de toute façon j'arrive pas à comprendre les  paroles, et moi j'aime les histoire triste qui se termine quand même bien.
C'était mon histoire tirée de l'écoute de cet EP superbe que je ne saurais trop vous conseillez d'écouter. Foncez sans hésiter! 

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Jesse and Forever - I Was Electrocuted Seven Times and Now I Can See the Future


 










2021
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Allez, un peu de calme, un peu de détente. Ce duo originaire New York City, dont l'album au nom évocateur, va vous permettre de vous laisser couler un peu de bon temps. Ho pas bien longtemps, à peine une demi heure, mais c'est justifier. Voici l'album simple et imaginatif, original qui sonne comme un hymne  à la lenteur. On y causera d'amour, d'ennuie, de weed et il me semble  un peu, de sexe en sous texte, bref, tout ce qui fait le sel de la vie. Un album cozy enregistré avec pleins d'amis, sans prétention qui s'écoute d'une traite, comme dans un état second, et qui laisse, une fois terminé, un sentiment chaleureux et probablement un léger sourire mélancolique au coin du visage.

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Andy Bell - The View From Halfway Down

 











2020
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Quelque chose d'un peu kraut sur cet album d'Andy Bell. Le londonien s'y laisse aller à quelques exploration sur une poignée de titres (huit , pour quarante et  une minutes au totale). Ainsi l'on penche bien assez vite vers le shoegaze et le psychédélique dès l'excellent et introductif "Love Comes In Waves" , peut  être la meilleur chanson de cet album, mais le reste n'est  pas en reste loin de là. Si dès fois on s'en l'improvisation et la recherche, comme sur "Aubrey Drylands Gladwell" , l'album reste solidement charpenté avec des titres comme "Skywalker" à la production impeccable. La vois douce d'Andy vient habiller une basse  omniprésente, qui joue et rejoue les même motifs comme un mantra, alors que les clavier et la guitares viennent habiller les morceaux plus finement, pas avares d'arpèges et de petites cachoteries sympathique. Un très bon album.

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Capricorn One - Capricorn One


























2020
Bandcamp

 Pour un one man band, on va pas se mentir, c'est carrément bien. Et pour cause, Ed Ackerson, puisque c'est son nom, propose une vision somme toute personnel de la digestion d'une multitude d'influence. Du très lourd rock stoner qui apparaît par touche homéopathique au hasard des chanson,  du rock psychédélique qui constitue l'épine dorsale de l'album, ou encore cet univers space rock au synthé chatoyant.  Autant d'invitation qui évoque tour à tour les grand espaces, les routes devant soi ou bien la fournaise d'un réacteur d'une nef fendant l'espace comme un couteau.De pistes longues, qui prennent le temps. Des morceaux qui monte lentement en puissance, alors que la voix d'Ed, le chanteur/musicien/compositeur/producteur, reste égale, calme, presque hypnotique. C'est très talentueux, riche et varié et ça vaut certainement le détour si vous aimez voyager à travers le son et en filtre sépia devant les yeux.

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KARKARA - Crystal Gazer

























2019
Stolen Body Records
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J'ai pas toutes les références pour comprendre comment  on aboutit  à un tel résultat.  Attention non pas que ça soit mauvais, au contraire. Je lisait quelques avis sur internet et devant cette avalanche de name dropping, j'avoue me sentir un peu perdu. Sans doute que le trio toulousain à ses références et ses inspirations bien à lui, et que de leurs point de vue, tout ça est très logique, mais pour moi il n'en ai rien. Aussi je me contenterais de quelques phrases. Si vous aimez ce rock mi psychédélique mi raisin mi oriental, les pistes qui tirent en longueurs façons krautrock et les duo basses/batterie métronomique, c'est tout bon pour vous. Ami de la fuzz, prenez un siège, cet album vous ravira. N'oublions pas la voix, noyé sous la musique, qui ressemble à un écho presque inaudible, ajoutant  une note foutrement inquiétante à un disque qui l'était déjà, de toute façon, un peu.
Globalement, ça m'évoque la moiteur tropicale d'une forêt primaire d’Amérique du sud , la sueur qui dégouline sur la peau, et plus prosaïquement, un bon gros trip à l'ayahuasca, le tout très bien illustré par cet artwork magnifique de Dead Flag, d’ailleurs allez visiter son site, ça vaut le détour. On m'objectera qu'il n'y à pas de chameau en Amérique du sud, mais c'est oublier bien vite le pouvoir de Crystal Gazer, celui de faire voyager l'auditeur aussi bien dans le temps et  l'espace (ce qui est la même chose en astrophysique, mais c'est un autre débat). Qu'on nous laisse donc triper à l'écoute de ce disque, même si on ne le comprend pas tout à fait, chacun son niveau de conscience.

Pays/territoire : Toulouse, France
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Lightning Dust - Spectre

























2019
Western Vinyl
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En voilà un qui traîne dans la liste depuis sa sortie, écouter plusieurs fois sans jamais vraiment savoir quoi en faire. Spectre est un album classieux mais inclassable d'ou découle une liste de tag longue comme un bras. Est ce Folk ? Oui sans aucun doute, avec "Led Astray" et  sa musique façon Jefferson Airplane / White Rabbit. C'est Rock si l'on considère les guitares sur le refrain de "When It Rains" ou bien le duo électrique/folk sur une chanson comme "Run Away" . Toutefois, l’intérêt de spectre réside dans la voix de sa chanteuse Amber Webber. Une voix polymorphe qui peut aussi bien se faire grave et pleine de solennité sur une chanson comme "Joanna" ( piano plaqué sur une batterie martiale). Une voix qui sait se faire spectrale, douce et sensible sur un titre comme "More". L'album reste cohérent de bout en bout, alors même qu'on passe du Folk au Rock, puis à des titres presque krautrock ("3AM/100 Degrees") du moins sur la première moitié de ce titre de sept minutes. C'est très riche d'orchestrations, les compositions sont belles, les genres variés, c'est sensible et beau. En revanche si vous avez une explication pour la pochette je suis preneur.

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Psychic Lemon - Freak Mammal

























2019
Lemon Records
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En voilà un disque bizarrement inclassable. Et par inclassable, je ne veux pas dire qu'il entre  pas des des cases, c'est que justement, il rentre dans trop de cases. Incasable devrait on dire. Imaginer un long tripe halluciné, chaud et lumineux. Un tunnel de lumière et de musique noisy. Imaginons une basse et une batterie qui répéteraient les mêmes motifs musicaux en boucles, comme des mantras. Une guitare folle à lier, possédée, qui hurle et tantôt murmure, mais qui broderait à l'infini sur la colonne de sa section rythmique ? Une musique étrange qui côtoie krautrock, space rock, rock progressif, rock psychédélique et même, oui, du drone rock, car ça existe. Tout ça en cinq pistes et quarante six minutes lascive, sexuelle, agonisantes, les yeux vides et l'esprit trop plein de drogues. Impossible de ne pas imaginer écouter cette musique à minima allongé dans un canapé, ivre, mais juste assez pour ouvrir les limites de la conscience, d'avoir l'intuition de l’existence, et évidemment, de tout oublier.
Freak Mammal est un disque riche, dense, qui se laisse apprivoiser au fil des écoutes, qui se découvre par petit coup de reins. C'est un disque univers qui  mérite de s'écouter au moins une fois. Vous aimerez ou bien vous détesterez, mais il ne laisse pas indifférent, c'est à minima ce qu'on peut attendre d'un disque aussi brillant.

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Paint Thinner - Hagioscope to the Heart

























2019
OBLEK
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L'idée, c'était de mélanger du rock psychédélique avec un chant froid post punk, en jouant avec une qualité garage rock, et ajouté quelques éléments emprunté au shoegaze. Voilà pour les superlatifs. Evidemment, cette éjaculations de dictionnaire ne suffit pas à rendre hommage  à la musique que Paint Thinner nous propose. Et ça fonctionne. Ça fonctionne d'autant plus avec cet orgue qu'on peut entendre sur certains morceaux, ça fonctionne même avec cette ambiance noisy, quand on étire les morceaux au delà de cinq minutes et que les guitares deviennent folles et se mettent  à hurler. Aidée par un duo basse guitare métronomique, le chant peut se faire métallique et froid, ou bien chaud et chargé de colère.  Le groupe s'amuse à nous perdre avec maints changements de rythmes, déviation, et pirouettes. Pour autant, ce n'est pas qu'un disque qui plane  à dix mille, tantôt triste, tantôt plus lumineux, la palette des émotions est passé en revue, et l'on se surprend à écouter avec attention chaque morceaux, pressé d'être surpris par un énième retournement. C'est ce qui arrive quand on joue avec les tripes et le cœur.

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Dirty Sound Magnet - Transgenic

























2019
Hummus Records
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Après la demi déception du troisième album de Temples, j'ai pu largement me consoler avec l'écoute de cet incroyable groupe qu'est Dirty Sound Magnet. Imaginé d'invoquer le vieux rock psychédélique des années 1970, d'y accoler, avec inventivité et brio, des éléments très récent de math rock, avec un son un peu sale qui rappelle du garage rock. J'ai sans doute donné assez d'étiquettes pour que vous vous fassiez votre avis. Si le coté psychédélique est omni présent et fait figure de colonne vertébrale, on a à faire  à un groupe qui ne se laisse visiblement aucune limite dans l'exploration et le bidouillage. Un coté foutraque qui plait dès les première note de l'introductif "Organic Sacrifice" et son rouleau compresseur de basse/guitare qui met la barre très haut.
L'interet ici, c'est d'utiliser une musique déjà bien codé et connue, pour aborder des thèmes très récent, et rien que le nom de l'album, "Transgenic" devrait mettre la puce à l'oreille.
On y parlera du futur, de notre rapport avec la technologie, des réseaux sociaux, avec le triptyque "Social Media Girl", "Social Media Boy", et la balade "Hastag Love" qui alterne entre inquiétude et désillusion. "The Death Of Beauty", la dernière piste de l'album, est une dernière ballade en forme d'épitaphe très triste, comme son nom l'indique, elle laisse, à la fin de l'écoute, l'impression d'une vie gaché, d'un réveil matinal ou la réalité vous impact un peu fort dans la gueule et ou vous passez une heure à regarder le plafond, coller au lit, pour réfléchir. Le chant est assuré par un duo guitare/basse en totale osmose et dont le timbre fais furieusement pensé à Damon albarn, s'il avait fait ce genre de musique.
C'est sans doute l'un des meilleurs albums de l'année, j'annonce qu'il est d'ors et déjà dans mon top de l'année.



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Temples - Hot Motion

























2019
Fat Possum Records
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J'aurais adoré l'adorer, cet album, le troisième si je ne m'abuse. Mais l'évolution des goûts et des couleurs étant ce qu'elle est, j'ai petit à petit décroché. Attention, qu'on se le dise, Hot Motion n'est pas mauvais, loin de là. Seulement, il est pour moi, dans la ligne directe des deux précédents. On ne vas pas reprocher  à un groupe qui fait du rock psychédélique qu'il fait du rock psychédélique. C'est juste que j'ai eu l'impression d'entendre la suite de Volcano (2017). Qu'ils n'aient pas changé la recette ne me dérange pas, d'habitude, mais je n'y peut rien. Hormis quelques morceaux de bravoure dilués dans l'ensemble, le troisième album de Temples est une copie de son prédécesseur. Il n'est pas sans saveur, il à exactement le même gout, il s'écoute pareillement. On sent bien sur, que les mélodies ont gagné à être plus travaillées, et à n'en pas douter, il seras très bon sur scène. Certaines pistes ont le groove contagieux. 
Un plaisir égale ou mon seul regret est que le groupe soit resté dans sa zone de confort, malgré, je le répète, un album très bon dans l'ensemble, mais identique, j'espère que vous me suivez, au précédent.
Ça s'écoute quand même d'une oreille curieuse, et les fans du genre vont aimé, c'est certain, mais pour moi c'est quand même un dispensable. Temples garde quand même ma confiance et j'attend déjà le quatrième pour me faire regretter cette chronique.


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Vision 3D - Vision 3D
























2019
Six Tonnes De Chair Records
Bandcamp

C'est agréable d'écouter un disque dans sa langue natale (au réveil, comme une bonne paire de claque dans la gueule) , d’autant plus si celui ci est monté sur deux piles lithium ions et un ressort. Délicieusement énergique, ce trio au deux tiers français et un tiers belge déroule son petit univers en l'espace de neuf titres et un peu plus d'une demi heure de musique, qui fait la part belle au garage (à la fois style, lieu d'enregistrement et qualité de son), ainsi qu'au genre post punk, quand le tout ne flirt pas luxurieusement avec un certain son psychédélique (mais léger). Un album concis, tout en efficacité, en promptitude, en urgence et, l'ais je déjà dit, en énergie.
Qui à dit que le français était ringard ? Pas eux putain !

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Wand - Laughing Matter

























2019
Drag City Records
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Commençons Juillet en douceur avec Wand, un groupe que je découvre par la fin, par son dernier album. Un petit tour sur la blogosphère française m'a montré qu'on en avait déjà abondamment parler un peu partout. C'est le cinquième album du groupe, plutôt prolifique (cinq albums depuis 2013), qui à commencé en officiant dans la mouvance du rock garage. Rien à voir ici ou presque avec les début donc, et une simple écoute vous le confirmera. L'album, malgré quelques moments de bravoures gavé de disto, fait la belle part à une musique presque pop, rafraîchissante, aux accents digne de radiohead, parfois. Ici et là, un violon introductif, ou encore une chanson uniquement en guitare sèche.
Personnellement, c'était un bonheur à écouter, un diamant comme "Airplane" l'avant dernière chanson de l'album, et la meilleur, est un écrin pour la voix de Cory Hanson, touchant de sensibilité et transpirant d'émotions. C'est donc une belle découverte et je vais de ce pas écouter toute cette discographie !



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Vennart - To Cure A Blizzard Upon A Plastic Sea

























2018
Vennart Limited
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Dans l'interminable série des disques qu'on à pas eu le temps ou l'énergie d'écouter en 2018, figure celui ci en bonne place. Mike Vennart est l'ancien chanteur du groupe Oceansize, dont l'album "Everyone Into Position" figure parmi mes dix albums préféré de tout les temps. Après l'implosion du groupe en 2013, Mike Vennart se lance dans une carrière solo plutôt réussis après un premier album en 2015. "The Demon Joke" semble réussit, même s'il semble se chercher  un peu, comme le cul entre deux chose. Comme il s'agit d'un album de transition, je me permet d'être magnanime avec ce dernier, il contient de très bonnes chansons et de très bonnes  idées.
Mais c'est bien le dernier qui nous intéresse. "To Cure A Blizzard Upon A plastic Sea" sort fin 2018 après un long processus d'enregistrement abondamment informé par Mike Vennart qui fait son auto promotion en utilisant la force des réseaux sociaux tout au long de  l'enregistrement. Il accouchera de ces dix chansons pour presque une heure de durée.
Il m'est impossible de ne pas faire le parallèle entre Oceansize et cet album. "Everyone Into Position" est un disque que j'écoute au moins une fois par mois depuis dix ans. L'idée est là, de même que la patte de Vennart. On est sur un disque plus abouti, varié mais cohérent qui louvoie entre rock progressif, math rock et quelques étincelles psychédélique. C'est un album équilibré qui ré utilise tout ce qui à fait  le succès d'Oceansize avec  beaucoup d'intelligence et sans tomber dans le pastiche mou (n'est ce pas les frères Gallagher ?)  En fait, cela ferait même un excellent disque d'Oceansize, si ce n'étais malgré tout un je ne sais trop quoi de différent qui le sauve et le sublime. On recommande donc vivement l'écoute de ce disque et on supportera volontiers Mike Vennart dans le futur si ces prochains disques sont de la même fibre que celui ci. 


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Still Parade - Soon Enought

























2018
Feel Flows Records
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Il fallait bien ça pour regarder la neige tomber dans le jardin. Still Parade le groupe allemand de langue anglaise qui a su merveilleusement bien marier à la fois : une pop délicate, quelques accents folk cotonneux, une ambiance chillwave tout en y apportant une touche emprunté de musique psychédélique qui n'est pas sans rappeler un groupe comme Temples ou Tame Impala. Fort de cette créature tentaculaire, l'album propose une petite invitation au calme. C'est de cet album qui doivent  impérativement s'écouter dans le calme, de préférence au chaud. C'est l'album des jours gris et morne légèrement triste mais de façon mesuré. C'est un petit bijoux qui se laisse facilement apprivoisé par l'oreille avec lequel on passe un excellent moment. 

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Melody's Echo Chamber - Bon Voyage

























2018
Domino Recording
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Cet été qui n'en finit plus de chauffer mes chats dans la pelouse me donne envie d'écouter des albums comme celui de Melody's Echo Chamber. Parce qu'il est léger, délicieusement foutraque et divers, d'une richesse sonore incroyable. Soit sept pépites de pop/rock psychédélique qui se marieront d'une façon plus que parfaite avec l'air du temps, surtout si comme moi, vous l'aviez loupé au mois de juin. Vous aimerez cette voix enchanteresse, douce et sensible, qui raconte des histoires qui font voyager, des histoires qui font aimer.

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