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Nala Sinephro - Endlesness



2024

Warp Records
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Jazz, probablement le style de musique que j'écoute le moins. Ce n'est pas ma culture, c'est ainsi, j'ai été déterminé pour aimer le rock, plus que les autres genres, mais voilà. Et j'en parle au sens très large de ce mot valise. Alors par contre, je peux tout à fait écouter, avec délice, le dernier album de Nala Sinephro, que je découvre un peu par hasard.
Tout comme les enfants, il aura fallu que le Jazz soit mélangé avec autre chose pour que je daigne y laisser une oreille curieuse, et puis passer une initiale réticence, je me suis laissé couler dans l'album comme dans un bain très chaud. C'est que ce mélange très bien fait de musique ambient, d'électronique, couplé à des instruments typique du jazz, comme la trompette, le saxophone, le flugelhorn, ou même une incroyable harpe jouée de mains de maître, m'a fait décoller sur un petit nuage.
L'album est d'une douceur incroyable, très cosy, on s'y sent très vite chez soi, la composition est suffisamment variée pour un album de musique ambient pour qu'on ne s'y ennuie pas. Le tout est un appel au calme, à la rêverie au clair de lune, à la paix. Vraiment très bien.

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Beak - >>>>

 











2024
Invada Records
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Au regard de l'inquiétude ténue qui flotte dans l'air du temps, je crois qu'on n'avait pas mieux que Beak pour illustrer ce, je ne sais quoi de glaçant, comme une petite goutte d'eau qui coule le long du dos. Cela faisait longtemps que je n'avais pas entendu un album commencer aussi longuement avec cet orgue électrique qui pose son ambiance d'église en ruine. Quel plaisir de retrouver un son aussi pur et simple. Ce krautrock porté par un trio de musicien au sommet de sa forme, n'en déplaise. Ces mélodies tristes et cette voix hantée, littéralement, avec en écho ces claviers sépulcraux et ainsi y passerait tout mon lexique du cimetière. Ce quatrième album pourrait bien être celui de la messe noire au clair de lune. Répétant les boucles sonores encore et encore, dans un motif sonore hypnotique, alternant entre passage lumineux et nuit noire au niveau de l'ambiance. Il se fait chamanique, tribale même, sur certaines chansons et passages, dans un style brut évoquant ces processions dansantes, arythmique. Les yeux révulsés, les cheveux mouillés de sueur et collés au front, le corps lancé dans une chorégraphie impossible si ce n'est notre limite  physique. C'est peut-être la seule façon correcte de profiter pleinement de cet album incroyable.

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Activity - Spirit in the Room

 











2023
Western Vinyl
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Le meilleur album de Radiohead jamais réalisé ? Ho c'est que j'aime la musique des anglais, et d'un attachement sincère et indéfectible. Tu vois cette sensation quand tu apprend un truc à ta petite sœur ou ton petit frère, à jouer aux cartes, ou à n'importe quoi d'autre, et que il ou elle se met à te battre systématiquement et sans vergogne ? C'est un peu ça ce Spirit In The Room, si ça peut aider à situer musicalement, on se trouve plutôt sur la période Kid A/Amnésiac.
Mais passer cette première impression, on aurait bien tort de les considérer comme les derniers née d'une longue  lignée de groupe se réclamant du groupe anglais. L'ont ils fait ? Je l'ignore, et pour dire vrai, je  m'en fout.
Il est de ces albums à l'ambiance tranquille, feutré, dont les bruissement de soie ne sont que des  leurres pour cacher une plus grande détresse, une plus grande souffrance.
Composer pendant la pandémie, il a obligé les musiciens  à travailler de chez eux, avec pas mal de matos électronique, de samples, de boucles. Il n’empêche pas l'apparition délicieuse d'une section rythmique très solide, qui répète sans arrêt ou presque de ces boucles hypnotiques de basse sur un tempo de sabbat de sorcière.  C'est sur ces mantras assénés nonchalamment par un chant hanté que le disque passe de l'angoisse la plus saisissante à la joie lumineuse dans des compositions qui reflètent le talent de ce quatuor new-yorkais et qui en fait, sans doute pour moi, un des meilleurs album de l'année, ne serait ce parce qu'il est dur de s'en défaire et qu'on se surprend  à le ré écouter plusieurs fois de suite, c'est bon présage.

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Moray - The Natural World

 











2023
Fiadh Productions
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Oui, j'étais arrivé  à la conclusion, après réflexions, que plus je me radicalisais politiquement, plus j'écoutais des choses extrêmes. On s'entendra bien sur sur l'emploi du mot extrême; qui est totalement subjectif, car certains considéreront Moray comme un groupe de pop. 
N’empêche qu'a la lecture des statistiques, on se rend compte que le nombres d'album de métal et ses penchant  plus sombre à fortement augmenté ces dernières années. C'est en parallèle que je découvrais l'histoire du mouvement ouvrier (qu'on fait commencer vers 1830 par commodité) ainsi que l'épisode de la Commune de Paris, qui me passionna frénétiquement pendant un ans. 
Je sais que c'est très empirique tout ça, mais j'ai fais cette constatation , et je suis persuadé que ce que nous écoutons peut  être aussi le reflet de notre personnalité, que ce que nous lisons ou écoutons affecte notre corps, et peut  être aussi nos idées.
Si cela fonctionne pour moi, je suis bien conscient qu'il n'en serait rien pour les autres. Certains sont presque totalement dépolitisé, d'autre plus que  moi, et  pourtant  ils aimeront peut être autant cet album, qui lui pour le coup n'est pas tant politique, même si on ramène parfois tout à celle ci.

Puisqu'il s'agit d'un très bon disque, à mon avis, de black métal. Il est de ceux que j'aime, qui ne sont pas juste une brutal claque au tympans. A cette violence on vient greffer, couturer même une certaine musicalité, quelques ambiances, comme ces pistes entièrement musicale, plus courtes, qui sont des pauses dans l'album, et lui donne une structure en chapitre. Elles permettent aussi d'exprimer  une plus large palette de talent du groupe, comme on sait, dans ces genres, les musiciens sont souvent excellent et aime composer autre chose, parfois, de  leurs dix doigts.
Et pour ceux qui se demanderait:

The Natural World is a story woven through drawings on paper, a solar eclipse, the printing press, dreams of a dead artist, the birth of a litter of cats, a religious man's crops dying, empty night skies and the lives held beneath them.

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Oxbow - Love's Holiday

 











2023
Ipecac Recordings
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Il faut imaginer un disque faussement remplit d'ingénuité, qui dissimulerais ses autours les plus sombre sous un voile de maya. Un disque qui sous couvert d'une musique arty, aux dimension post punk marqué, noisy quand même pour les amateurs, serait en fait bien plus sombre qu'il ne voudrait qu'on le remarque.
N'en déplaise les signes sont évident, à commencer par ce chant rocailleux, parfois guttural, teinté de souffrances, de colère et de frustration, ce qui le rend bien plus vivant.
Un album aux ambiances parfois angoissantes dont les digressions peuvent se terminer en nappes grinçantes. Ont noteras l'inventivité d'une musique qui, sans perdre son fil conducteur, explore toute une vaste gamme d'émotions et de style, arrivant aussi bien à tirer des larmes qu'a; parfois, faire sourire à l'arrivée d'un rayon de pure soleil entre deux nuages. Il y a de très belles chansons sur ce disque, n'en déplaise, comme ce "1000 hours"  aux accents pink floydesque dans les chœurs. Mais Love's Holiday reste surtout et avant tout un disque déchirant, sombre, appelant la mort de ses vœux, et ceux malgré quelques moments lumineux que j'évoquais plus tôt, mais les mourants n'ont ils pas parfois le sourire aux lèvres, avant une dernière seconde d’éternité ?

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Chaz Knapp & Mariel Roberts - Setting Fire to These Dark Times

 











2023
Figureight Records
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Pour un peu on en pleurerait. Non pas que ça ne soit pas le but, non avoué, caché, secret ? Car quel douce mélancolie ne manquera pas de saisir le cœur de l'auditeur, avant de le plongé dans un abîme vide et froid.
C'est un voyage au cœur du Tartare qui hante ce disque. Le violoncelle semble parfois devenir une voix humaine que déchire un cri, tandis qu'a d'autres moments, c'est à grand renfort de vif attaque sur l'instrument qu'instille un pur climat d'angoisse, surtout triplé par ces bourdonnement en fond sonore qui ne laisse aucun répit. Le disque ne veux pas que l'on se sente  à l’aise, et même quand tout semble aller pour le mieux, et bien il pleut sur nos gueules.c Il y à bien quelques rayons de soleil pour caresser une joue froide, mais ils sont rares, ont les apprécie d'autant plus.
L'osmose entre Chaz Knapp et ses claviers électroniques, et Mariel Roberts et son violoncelle est totale. Les deux semblent dialoguer, échanger, se renvoyant sans cesse la balle dans un jeux de création fécond.
Un album à l'ambiance inquiétante qui laisse libre cours à l'imagination, avec une dimension cinématographique évidente, ne reste plus qu'à se jouer le film dans sa tête.

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Seabuckthorn - Inlandscape

 











2023
Fluid audio
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La lenteur de cette musique est fascinante. Andy Cartwright compose seul, principalement, armé de quelques guitares dont ils aime pousser les limites, il enregistre sur des cassettes audio, fait des boucles, et  puis il invite  un tas de copain à venir jouer avec lui. Qui vient avec son saxophone, son violon, son tuba, sa clarinette ou son trombone. Des guitares dont on caresse les cordes avec un archer, ont ce son caractéristique, comme un gémissement déchirant, ou bien un cri de joie.
La musique de Seabuckthorn s'inscrit dans la longueur, regardant explicitement vers le lointain. C'est le genre de composition qui ne manqueras jamais d'évoquer des grands espaces naturels, du genre dont on sait bien.
N'avons nous pas , à l'écoute, imaginé ces plaines où ondoient l'herbe sous le vent ? N'avons nous pas marché sur cette plage constellé de galets, n'avons nous pas regarder notre reflet dans une flaque ou se cachait des crabes et quelques tout petit poisson, n'avons nous pas glissé sur ces algues bruns et épais, et au détour de notre pérégrination, n'avons nous pas ramasser ce fossile, témoin de plusieurs  millions d'années de changement ? N'avons nous pas regardé la ville de loin, à la fois dégouté et fasciné, alors que la bruine nous cinglait le visage ? Ces odeurs et ces sons humain ne nous ont ils pas fait peur ? N'avons nous pas blêmit dans le crépuscule, et pleurer  à l'aurore ? Oui, tous.

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BRUIT ≤ - Apologie du temps perdu, Vol. 1


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2023
Bandcamp

Le vieil homme me regarda droit dans les yeux, un regard sans crainte apaisé, pas résigné, y brulait encore, on le sentait, une flamme, ou une braise sous les cendres, qui ne s(éteindrait qu'a sa mort. Simplement, il y avait un age  ou même les plus résolu se sentent gagné par la lassitude. Certains vivent le calvaire de Sisyphe, d'autres arrêtent tout simplement, la flamme baisse en intensité, devient une flammèche, une étincelle, une scorie. 
"C'est que dès l'école on éduque les gens à être de bons citoyens qui ne renâcleront pas trop, qui gueuleront pas trop." Il rit en prononçant ces derniers mots, comme gêné par ses propres paroles. Il reprit.
"Mais vivre c'est pas bosser comme un dingue, métro boulot dodo ... C'est pas vrai ça c'est pas vivre, c'est être esclave, mais pas vivre.
Pour moi j'ai qu'une vie, c'qui m'importe c'est de la vivre.Si je la vie mal ça regarde personne que moi, la vivre bien c'est pas avoir de l'argent, la vivre bien c'est vivre !"
Un éclat nouveau brillait dans le regard de l'homme, quelque chose d'ancien semblait palpiter, irriguer ce corps marqué et usé par une vie de labeur, plus vif, le teint plus rouge, comme un printemps de cœur. 
"Prendre son temps, boire un verre, discuter comme on fait  maintenant, rien foutre ! Perdre son temps c'est la plus merveilleuse façon de le gagner ! Alors les gens qui disent que le temps c'est de l'argent c'est pas vrai ça ! Mais perdre son temps c'est fabuleux tu rêves, tu te laisse allez ..."
Et son regard se perdit dans le rêve, et je n'osais pas le réveiller.

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Powers / Pulice / Rolin - Prism

 











2023
cached.media
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Elle est là, la nouvelle symphonie lumineuse. Ou bien pastorale ? Ou bien est ce la prière d'un obscure culte joyeux au panthéisme solaire ? A la seconde  ou ces trois musiciens américains ont joué dans mes écouteur, j'étais transporté quelque part, dans un grand espace découvert, une prairie peut être, ou quelques cotes désolé australe ? Mais transporté ainsi hors de moi même, j'étais sur le point d'assister à une chose si banale, que le simple fait de s'y arrêter était presque incongru. Car face à  moi , sur l'horizon rougeoyant, j'allais assister dans un matin frais à un lever de soleil.
Qu'est ce que ça pouvait être d'autre ? Je l'ignore, mais ces arpèges de guitares folk là, et ce piano à l'arrière, et ce saxo, punaise ce saxo envoutant !
Cela ne pouvait pas  être autres chose qu'un lever de soleil aussi banal qu'extraordinaire. Une explosion de couleur embrase la ligne d'horizon et, comme dans une détente fantastique, j'ai remplit mes poumons d'air pur et frais, j'ai levé mes mains, paumes ouverte vers l'astre, et j'ai souris en cris intérieur. Ce disque m'a rendu un peu de bonheur.

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Ambalek - Lull

 











2023

Seil Records
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Chaque disque de Seil Records mérite qu'on s’arrête sur lui, qu’on lui prête une oreille curieuse et naïve. Et si l'on aime pas, et bien passons juste notre chemin, au moins aurons nous fait l'effort de la curiosité simple et sans apriori. Car pour qui sait apprécier cette musique là, c'est une mine d'or. Seil Records le sait, eux qui ne font guère que des formats physique en K7 audio (!) , leur public est une niche musicale. Une petite niche.
Mais  pour qui sait chercher, pour qui sait apprécier le hasard de la découverte, ce petit intervalle qu'est la musique ambient n'est ni plus ni moins qu'un des écosystèmes les plus riches qui existe. A l'instar de ces explorateur qui, croyant les les grands fonds  marins morts et stériles, furent stupéfaits d'y trouver la vie, une vie riche et exubérante, singulière et varié, inconnue et bizarre.
C'est avec cette gaité simple, presque enfantine, qu'il faut entreprendre les disque de ce label. La vie moderne ne laisse plus guère le temps d'écouter un disque, à moins d'être tout  à fait passionné comme peu le sont, dont j'estime faire parti. Et il ne s'agit pas  là de juger  ou de critiquer. Nos vies sont ce qu'elles sont, entre nos choix et nos déterminismes, nous marchons sur un fil tendu au dessus de l'abîme. Moi qui prend ce temps nécessaire à l'écoute, je conçoit que d'autres ne l'aient pas, ou qu'ils n'en aient pas envie.
Ambalek dit que ce disque à été enregistré sur une année, et que les morceaux qui le compose sont des intermèdes entre deux moments plus significatif, "Des histoires glanées de la césure de la vie". C'est tout son talent d'avoir mis en musique ces moments de l’existence qui compose la majorité de la vie, ou il ne se passe rien. C'est sa nature contemplative qui se met en musique, et par écho, la mienne.

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Jogging House - Danger

 










 

2023
Bandcamp

S'abstraire du réel est l'un des pouvoir de cette musique. Non pas qu'elle même soit une abstraction, mais elle est bien un chemin, un passage vers quelque chose. On aurait de la peine d'en décrire toutes les ramifications. Après tout, de quoi Danger est il le nom ? Je ne me suis jamais senti en danger à son écoute, bien au contraire. Alors, l'ais je compris, cette musique, ou bien l'ais je loupé ? "A common language, a whisper throught fears". Telle est l'inscription cryptique gravée au fronton de Jogging House pour cet album. Alors peut être s'agit il d'un jeu entre le compositeur et l'auditeur, pour joué sur la contradiction entre le contenant et le contenu, peut être n'est ce qu'une blague de l'auteur, peut être qu'il n'est pas toujours nécessaire de chercher un sens à ce que l'on perçoit, comme nous y enjoint Nietzsche ? Peut être que la vérité se trouve entre les deux, si jamais la vérité est un concept qui à encore du sens.

J'ai pris mon parti d'y voir une illustration de la pochette de l'album. Cette forêt lumineuse me parait une bien meilleur illustration de cette musique que ce nom vaguement menaçant. Armé de quelques synthés analogiques et d'un kalimba, Jogging House délivre près de cinquante minutes de musique éthéré et aérienne. Je n'ai pas eu peur à l'écoute de cet album, ou enregistrements se mêlent aux nappes de synthétiseurs, petit ruisseau, forêt, voix d'enfants.

Peut être s'agit il, dans le fond, du danger, de la peur, de la crainte de  perdre ce sens du merveilleux que procure la musique, ou bien tout ça m'échappe complètement. J'ai aimé ne pas comprendre, il faut savoir ne pas tout comprendre, juste l'apprécier.

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Paperbark - Breathable Changes

 











2022
Seil Records
Bandcamp

Je coule. Je coule depuis le fond de mon lit. Je tend les mains vers le plafond dans un geste pathétique pour saisir la surface, le plafond de ma chambre. Nuit, c'est déjà là nuit, un trait orange zèbre le mur blanc et nu. Froid, il fait froid, la chaudière s'allume toute les demi heure pour maintenir une température supportable, mais je suis immobile et ne produit pas de chaleur.
Nue, je suis nue, l’insupportable corset de mes vêtements gît au pied du lit, épars sur le sol en lino. Seul la couette semble une armure.
J'ai tant de mal à dormir ces dernier temps, je reste éveillé, et mon esprit ne connait aucun repos. Mon cerveau est une machine folle lancer au cœur des ténèbres.
Il n'y à plus de rites de passage à l'age adulte, la frontière semble si flou à présent. J'ai grandis, j'ai échangé des peurs contre des angoisses, des angoisses contre de nouvelles peurs. Rien n'a changé, on est toujours cet enfant. L'enfance est une ancre, un boulet qu'il faut trancher, l'enfance n'est que névrose, les mêmes deviendront nécrose ds l’esprit quand, à l'age adulte, du moins quand notre croissance se termine.
Mes yeux fixe le noir, en fœtus sur le matelas, enroulée maternellement dans la couette épaisse et chaude, je recréé chaque nuit le dernier endroit ou je connus la paix véritablement.

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Swans - The Glowing Man

 











2016
Mute Records/ YOUNG GOD RECORDS
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J'étais prêt. Ce fut un long cheminement, mais j'étais prêt. J'ai sacrifié Trent Reznor sur l'autel de la curiosité. Je lui garde une tendresse sincère, comptant que NIN reste le groupe que j'ai le plus écouté de toute ma vie, à l'exception de ces deux dernières années. La dérive des continents me perdit, j'arrivais chez Tool et ses thuriféraires, sa communauté un peu trop impliqué. Bien sur que j'ai lu le livre sur JMK, co écrit avec son amie journaliste, mais alors il fallait voir les sectateurs du groupe. J'entend qu'on aime, parfois trop intensément, et Tool est surement un de ces groupes qui brille comme une bougie dans la nuit noir, attirant le regards, et maquant le reste. D'une niche à l'autre, j'ai fais des sauts de  puces de groupes en groupes, avec la méthode habituelle : Qu'elle sont les  influences de ce groupes, et ses descendants. Et ainsi, me perdant, surnageant, est venu à moi Swans. J'ai immédiatement aimer ces chansons longues de presque trente minutes, cette ambiance qui me fait penser à "A Tombeau Ouvert" de Martin Scorsese. Il y à des fantômes qui habitent dans ce disque. Il y à de la souffrance, un chien qui lèche ses plaies, apeuré, un peu, mais pas vaincu, méfiant, alerte. Il me semble qu'il fait toujours nuit sur ce disque. J'étais prêt pour une nouvelle aventure, mais je n'ai pas la moindre idée de sa durée et son but. Nous verrons.

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Yoo Doo Right - A Murmur, Boundless to the East

 











2022
Mothland
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C'est beau, l'écho de l'infinie. Il y à dans ce disque une vive tension qui court le long du disque. Très peu de paroles, ont elle du sens ? Ou bien seul celui qui les à écrient en connais la signification profonde. Ou bien lui même n'est il, comme le croyait Socrate parlant des poètes, que l'instrument des dieux et des muses par lequel s'exprime ainsi autre chose, après tout un devin ne connais pas forcément la signification de ses oracles. Paraboles enmétaphorés, pour mieux laisser la place à une musique tendue, presque inquiète, qui s'arme du meilleur du krautrock et du post rock. Un rythme métronomique, d'aériens claviers électronique, des guitares ciselé qui s'aventure du coté du math rock et enfin une basse condamner à répéter les même lignes de basses comme un mantra, choeur vibrant de ce trio montréalais. De longues mélopés qui prennent leurs temps pour monter en puissance, avant de jaillir parfois en orgasme, parfois juste en paroxysmes lent attendus avec appréhension. Tout un voyage brulant.

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A lake by the mõõn - Life In Warp

 











2021
Eco Futurism Corporation
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Nous avons perdu, la sixième extinction de masse est en train d'advenir alors qu'on encule les mouches en créant des pistes cyclable dans cette putain de nécropole qui pue la merde qu'on appelle Paris. Dommage.
J'étais enfant il y à vingt cinq ans. Dans le jardins de la maison de mes parents, on trouvait alors plusieurs espèces de fourmis, il suffisait de soulever une pierre dans les plates bandes pour voir détaler les araignées, les cloportes et les milles pates. Des papillons butinaient les fleurs que ma mère plantait autour de la maison, les abeilles envahissaient les plants de lavandes dans un bourdonnement permanent. Il y avait des campagnols, des musaraignes, des taupes, des chauves souris. Il y avait des mantes religieuse en chasse dans un énormes plant de pivoines roses. Les fourmis allait traire les cochenilles et les pucerons qui paissaient sur les branches d'un boulot au milieu du jardin. Ces même fourmis était noires, rousses, jaune, rouges, avec des formes différentes que j'observais à la loupe. On leurs donnait à chasser de petite chenille vertes que l'on trouvait parfois sous les feuilles. il y en avait tellement que les mésange n'arrivaient pas à toute les manger. Il y avait des scarabée qui parfois poussait jusqu'à ce jardin depuis la forêt voisine, il était noir, vert émeraude, brun. L'été, les hannetons volaient en masse autour du grand tilleul, dont le parfum des fleurs remontait jusque dans ma chambre au premier étages, par la fenêtre ouverte. La nuit, sauterelles et grillons donnaient à entendre un concert amoureux.
Une diversité incroyable dont je ne soupçonnait pas la richesse.
Aujourd'hui il n'y a plus rien, ou presque.
Les fourmis sont partis, tout comme les petits mammifères, presque plus de papillons, presque plus d'abeille, les plates bandes sont devenu le terrain de vie des gendarmes, ces punaises rouges qui prolifèrent en occupant les niches laisser vacante par les autres insectes. Plus de sauterelles et de grillons depuis très longtemps, plus de scarabées. Il y à moins d'oiseau dans le jardin, il n'y a presque plus de lézards, les bourdons butinent encore, les abeilles ne sont plus.
La nuit est silencieuse, à présent.

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Electric Sound Bath - Of This World + Remixes

 











2021
Moon Glyph Records
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Quel calme, et pour aussi dire, quel sérénité dans la musique de ESB... C'est que malgré une légère tension, les morceaux de l'album évoque plus la lumière que son contraire. J'ai l'évocation, à l'écoute de Of This World, deux choses. L'une étant lumineuse, comme l'observation d'un lever de soleil après une fêtes, l'autre plus lointaine est comme un vaisseau qui s'éloignerais de la Terre à grande vitesse, mais qui nous laisserais le temps d'observer une dernière fois par le hublot cette petite boule de poussière et d'eau si fragile et malmenée. 
Bien sur, chacun y trouveras son image, tant la puissance évocatrice de la musique ambient de ESB est forte et inspiratrice, ces longs morceaux de drones lumineux qui ondulent au bords des ténèbres ne devraient pas laisser personne indifférents.

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Genghhis Tron - Dream Weapon











2021
Relapse Records
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Après des semaines d'attente, il est là enfin, on peut le tenir antre nos oreilles. Genghis Tron sort Dream Weapon après une longue pause, et un enregistrement plus long du à la pandémie, car les membres du groupes vivent entre les Etats Unis et le Canada. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette attente ne fut pas vaine tant  il y, dans ce  nouvel album, de choses à explorer pour une oreille attentive et ouverte. 
Il y à dans ce nouvel opus  une imagination folle. il faut se le représenter comme ça. Le disque n'est qu'expérimentations, questionnement, créativité. Les premières seconde de Pyrocene suffisent à s'en convaincre. Une batterie industriel martèle son rythme guerrier sur un fond de bruit blanc distordu. Puis la voix vient se poser dessus, lointaine, travaillé, pleine d'effet, avant que les guitares et la basses ne viennent enfin compléter un ensemble qui file à la vitesse d'un missile. Et puis Dream Weapon qui suit, avec son cortège de violence. La batterie devenue folle cavale en roue libre, la voie se noie dans un mur de guitare saturée, entouré de mantras électronique répétés en boucle jusqu'à l'hypnose.
Et on touche à au point fort de l'album, son incroyable variété de genre. Il est protéiforme, indéfinis, tantôt métal, tantôt math rock, expérimentale, mais aussi bardé d'électronique. Il est un fou mélange de tout ce qui le précède. 
Il parle cet album, il parle de la planète terre, qui continueras à vivre bien après notre disparition. Il est triste, mélancolique, au chants de la Terre perdus, mais plein d'espoir, si tant est que l'espoir soit une notion qui existe encore après notre extinction ? 
Rarement un groupe aura fait preuve d'autant de créativité, rarement j'ai eu cette sensation indéfinissable dans le corps, comme une envie de bouger, le sang qui se réchauffe à l'écoute de la musique, le cerveau en ébullition, presque comme un état de transe chamanique. Les tympans ballotés aux vents entre les passage hyper agressifs puis le calme relatif d'une section du morceau qui devient sans prévenir du krautrock. Genghis Tron s'amure a surprendre sans cesse ses auditeurs, il les ballades et les amènent là ou il le voulait dans un bouillonnement créatif rare qui m'a laissé, à chaque écoute, pantois et émerveillé.

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Samuel Sharp - Patterns Various












2021
Boot Cycle audio
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Très intéressant, ce disque. Moi, de base, je ne suis pas très connaisseur de musiques jazz, encore moins d'improvisation au saxophone. Pas mon univers habituel, et il m'aura fallut  plusieurs écoute pour commencer à apprécier, au delà de l'apparente simplicité des boucles répétitives, la complexité caché des ces neufs morceaux.
Le compositeur anglais joue sur les loops et les réverbs, dans une simplicité trompeuse. C'est vrai que pour cet album, il fit le pari de se dépouiller de son arsenal de claviers et d'ordinateurs, laissant les morceaux venir, parfois en totale improvisation, parfois juste un peu plus travailler, suivant une vague ligne directrice.
Et ça fonctionne. Neuf morceaux pour autant d'ambiance différentes, tantôt joyeuse, tantôt mélancolique, c'est une large palette de sensations et de sentiments que le compositeur explore. Un unique saxo et pas une seule seconde d'ennuie ou de déjà entendu, preuve du talent de Samuel Sharp, que je remercie, sans qu'il ne le sache jamais, d'élargir encore un peu mon horizon musicale.

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Lorn & Dolor - Zero Bounce

 











2020
Wednesday Sound
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L'association de Lorn, ambianceur maintenant bien connue pour son univers sombre et étrange, mêlant la chair la plus flasque et la machine la plus froide, et Dolor, l'expérimentateur, pouvait difficilement accoucher d'autre chose que d'un disque toxique, épais et moite. C'est un peu comme explorer une planète sans soleil poursuivit par quelque chose. L'angoisse suinte  à chaque notes, dans cet entremêla organique suppurant. On est loin des épopées douces amers auquel Lorn nous avait habituer, Zero Bounce donne  juste envie de se cacher, transpirant d'une peur presque panique, au limite de la folie, et quel est donc cette chose qui sans cesse, me suit et se rapproche tandis que j'essaie, en vain, de courir ?
Peut être qu'on lui reprochera sa longueur, un peu court, peut être qu'on pourrais dire qu'il se complait dans la facilité, musique de film d'horreur qui n'existe pas. Cela serait mesquin, plus, il deviendrait ennuyeux, moins, il ne serait que l'ébauche du cauchemar dont il est la substance.

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