Affichage des articles dont le libellé est Math Rock. Afficher tous les articles

Pennydog - Never Ready

 











2024
Oliver Moscow Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Revenir, ce n'est jamais anodin. Il s'agit bien de revenir de là d'où l'on vient physiquement, et non pas d'un retour en soi. Je renvoie le lecteur curieux vers la "Poétique de l'Espace" de Gaston Bachelard, ce grand philosophe français qui sut, mieux que quiconque, inscrire l'homme dans son environnement et son rapport à ce dernier.
Les données immédiates de notre conscience change lorsque l'on retrouve les lieux de notre enfance. Se déploie alors une autre mappemonde. La carte et le territoire de cet univers est farci de choses cachées, de chemins de traverse, de sentiers, de détours, de perspective déformée.
Moi, j'ai l'impression qu'à l'écoute de ce brûlot pop punk, teinté d'une touche d'émo et d'autres choses, qu'il ne s'agit que d'un album qui parle de là où vivent ces quatre jeunes hommes.
Cette musique qu'ils nomment eux-mêmes "mid-west emo" n'est que le reflet de cette Pennsylvanie ou ils vivent, et dont ils ont peut-être le rêve de s'extraire, et le désir secret d'un éternel retour avec tout ce que cela implique. Car il ne s'agit, ici, que d'émotions violentes qui s'affronte dans le cœur d'un jeune homme, quand il repasse dans ce minuscule endroit d'un si grand continent, et qu'il redécouvre ce petit espace rassurant, connu, secret, sa forteresse intérieure.

Posted in , , , , , , | Leave a comment

After-Math - Pathétique

 











2024
Lawrie Welsby
Spotify | Deezer | Bandcamp

À L'aube ou tout semble plus beau et lumineux, ou les sentiments étreignent le cœur, j'ai regardé vers l'or et le pourpre. J'ai brûlé mes yeux dans une veine tentative, j'ai senti les larmes couler sur mes joues et j'ai détourné le regard. Je souriais malgré tout du moindre de tes frémissements. J'étais probablement stupide, je ne l'ignorais pas, cependant, comme une force irrépressible, j'avais envie d'une seconde d'éternité partagé avec toi.
Ni plus, ni moins.
Et si After-Math était juste ce qu'il fallait pour ces moments contrasté  ou le spleen le dispute à l'espoir ? Rien n'est moins sûr, rien ne saurait être plus exacte. Ce disque est trop court comme la joie qui étreint deux vieux amis qui se revoient après une longue séparation, ou deux amants que chaque minute brulent.

Posted in , , , , , | Leave a comment

Moshi Moshi & The Moist Boys - Skooma and Deathrolls

 











2023
Backpack Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Il y a une joie simple à l'écoute d'un groupe comme Moshi Moshi. C'est de l'expression d'une énergie canalisé en musique. Elle à cette musique, le bon gout de jouer juste. Le punk n'est pas ce bruit qu'on imagine lorsque l'on mouille un orteil, c'est un continent de la musique rock cette bande de joyeux norvégiens le fait avec une bonne humeur contagieuse. Ils font parti de ces groupes capable de composer, d'écrire, d'enregistrer deux albums par ans, un peu comme certains australiens que l'on évoque souvent sur ces pages. J'ai un faible pour cette musique instantanément transformé en flot de dopamine. Nietzsche nous dit de nous méfier de ce qui nous plait. Lui qui était fin mélomane, mais très piètre musicien, avait poussé la réflexion très loin sur la musique dont il disait en substance que sans elle, la vie ne vaudrait pas d'être vécu.
J'aime Moshi Moshi parce qu'ils me plaisent instantanément. C'est peut être un argument de peu, mais certains albums nous percute et nous habite instantanément, sans digestion possible. Cette musique qui oscille entre garage punk, saupoudré de quelques discrets claviers, et une discrète note de quelque chose qui aurait à voir avec le genre hardcore, dans le chant parfois.
Je suis percuté et habité par ce très court album (vingt trois minutes) dont pas une seconde n'est superflu, qui fait preuve d'inventivité, de bonne humeur, c'est quand même bien parfois de lâcher un peu prise.

Posted in , , , , , , | 1 Comment

Nwar - Beyond The Sun

 











2023
Head Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

A des fins esthétiques, c'est subjectif mais la pochette de cet album aurait été magnifique sans le logo et le texte. On perd en mystère, la photo choisi est superbe, c'est dommage.
Certains diront que je joue les esprit chagrin mais c'est la première chose qu'on voit quand on tombe dessus, je suis intimement persuadé (je peut me tromper) que beaucoup d'album sont acheté (à minima écoutés) uniquement grave à leurs pochettes. J'y suis pour ma part assez sensible, une belle musique comme celle de Nwar devrait avoir une belle pochette. On dira que si elle à plut à leurs auteurs, c'est l'essentiel, on aurait raison de le dire, effectivement.
Dans cette veine, disons, je ne sais trop, math métal, progressive ? On se pose là. Énormément d'énergie tout au long de cet album en forme de long tripe spatial comme seuls ces sous genre savent le faire. Disons qu'ici, on semble moins au désespoir que sur, par exemple, Wordless de The sun's Journey Through The Night. Sans être un voyage en pays de cocagne, c'est un peu de lumière qui filtre tout de même à travers ces riffs lourds et rapides et cette batterie tantôt mitrailleuse tantôt marteau pilon. Et surtout c'est que j'ai eu à chaque écoute l'impression que les musiciens se sont vraiment éclaté à le faire. Jusque dans chaque détail j'ai ressenti une forme d’enthousiasme porté par des musiciens talentueux. Le disque est assez organique  à l'écoute, tout s'enchaine très naturellement, et même la reprise de "I'm Afraid Of America" ne rompt pas le rythme, rendant l'album un peu plus angoissant. Pour le moment dans le genre c'est ce que j'ai entendu de mieux cette année, et quoi qu'il advienne, il est déjà dans mon top annuel, c'est dit.

Posted in , , , , , | Leave a comment

Blackshape - Blackshape

 











2023
Spotify | Deezer | Bandcamp

Le Gouffre

Pascal avait son gouffre, avec lui se mouvant.
— Hélas ! tout est abîme, — action, désir, rêve,
Parole ! et sur mon poil qui tout droit se relève
Mainte fois de la Peur je sens passer le vent.

En haut, en bas, partout, la profondeur, la grève,
Le silence, l’espace affreux et captivant…
Sur le fond de mes nuits Dieu de son doigt savant
Dessine un cauchemar multiforme et sans trêve.

J’ai peur du sommeil comme on a peur d’un grand trou,
Tout plein de vague horreur, menant on ne sait où ;
Je ne vois qu’infini par toutes les fenêtres,

Et mon esprit, toujours du vertige hanté,
Jalouse du néant l’insensibilité.
— Ah ! ne jamais sortir des Nombres et des Êtres ! 

Baudelaire.

Posted in , , , , , , , | Leave a comment

And So I Watch You From Afar - Jettison

 











2022
Velocity Records
Spotify | Deezer 

Peut être l'album le plus ambitieux, le plus aboutis du groupe. D'autre penseront qu'il ne s'agit que d'un délire arty et prétentieux. Qui aurait raison. Mais s'il divise c'est bien à un intérêt, le consensus hors la médecine sans humanisme est chiant  à mourir. Mais qu'on se rassure, le math rock des origines est bien là, tapis dans l'ombre, il se sert de ces voix off, de ces violons et cordes comme d'une cape pour mieux évoluer dans l'obscurité. Et la violence sans cadre d'une explosions de guitares et de basse n'est jamais loin, au détour d'une chanson. Surtout, clivant ou pas, il faut pour en juger, ne serait ce qu'écouter l'histoire qui se joue dans cet enchainement de morceaux, ou là tendresse suit la peur qui suit la tristesse avant la  joie. Une joie vibrante, vivante, solaire au bout du compte qui termine tout dans un déchainement de lumière aveuglante.

Posted in , , , , | Leave a comment

Maybeshewill - No Feeling Is Final

 











2021
Bird's Robe / The robots Need Home collective
Spotify | Deezer | Bandcamp

‘No Feeling is Final’ was born from a place of weary exasperation. From the knowledge that we’re living in a world hurtling towards self-destruction. We watch as forests burn and seas rise. As the worst tendencies of humanity are championed by those in power; rage, fear, greed and apathy. We see every injustice, every conflict, every catastrophe flash up on our screens. We stay complacent and consume to forget our complicity in the structures and systems that sustain that behaviour. As the world teeters on the edge of disaster, we sigh and keep scrolling, the uneasy feeling in our stomachs eating away at us a little more each day.

Ou pour le dire plus simplement : C'est terminé. Foutu. Il n'y guère d'espoir pour ceux qui restent. La fin est proche. C'est fou comme en écoutant ce album, on imagine volontiers l'enchainement des images  insoutenable, un peu comme le documentaire "Earthling" l'avait fait en son temps. C'est la mort qui s'annonce en musique, qui viendra faucher au son des violons sa moisson sanglante.
Et le pire dans tout ça, c'est que c'est sans doute l'un des meilleur album de l'année, ainsi qu'un des plus beau clip vidéo pour "Refuturing".

Posted in , , , , , , | Leave a comment

Genghhis Tron - Dream Weapon











2021
Relapse Records
Spotify | Deezer | Bandcamp


Après des semaines d'attente, il est là enfin, on peut le tenir antre nos oreilles. Genghis Tron sort Dream Weapon après une longue pause, et un enregistrement plus long du à la pandémie, car les membres du groupes vivent entre les Etats Unis et le Canada. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette attente ne fut pas vaine tant  il y, dans ce  nouvel album, de choses à explorer pour une oreille attentive et ouverte. 
Il y à dans ce nouvel opus  une imagination folle. il faut se le représenter comme ça. Le disque n'est qu'expérimentations, questionnement, créativité. Les premières seconde de Pyrocene suffisent à s'en convaincre. Une batterie industriel martèle son rythme guerrier sur un fond de bruit blanc distordu. Puis la voix vient se poser dessus, lointaine, travaillé, pleine d'effet, avant que les guitares et la basses ne viennent enfin compléter un ensemble qui file à la vitesse d'un missile. Et puis Dream Weapon qui suit, avec son cortège de violence. La batterie devenue folle cavale en roue libre, la voie se noie dans un mur de guitare saturée, entouré de mantras électronique répétés en boucle jusqu'à l'hypnose.
Et on touche à au point fort de l'album, son incroyable variété de genre. Il est protéiforme, indéfinis, tantôt métal, tantôt math rock, expérimentale, mais aussi bardé d'électronique. Il est un fou mélange de tout ce qui le précède. 
Il parle cet album, il parle de la planète terre, qui continueras à vivre bien après notre disparition. Il est triste, mélancolique, au chants de la Terre perdus, mais plein d'espoir, si tant est que l'espoir soit une notion qui existe encore après notre extinction ? 
Rarement un groupe aura fait preuve d'autant de créativité, rarement j'ai eu cette sensation indéfinissable dans le corps, comme une envie de bouger, le sang qui se réchauffe à l'écoute de la musique, le cerveau en ébullition, presque comme un état de transe chamanique. Les tympans ballotés aux vents entre les passage hyper agressifs puis le calme relatif d'une section du morceau qui devient sans prévenir du krautrock. Genghis Tron s'amure a surprendre sans cesse ses auditeurs, il les ballades et les amènent là ou il le voulait dans un bouillonnement créatif rare qui m'a laissé, à chaque écoute, pantois et émerveillé.

Posted in , , , , , , | Leave a comment

Dirty Sound Magnet - Transgenic

























2019
Hummus Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Après la demi déception du troisième album de Temples, j'ai pu largement me consoler avec l'écoute de cet incroyable groupe qu'est Dirty Sound Magnet. Imaginé d'invoquer le vieux rock psychédélique des années 1970, d'y accoler, avec inventivité et brio, des éléments très récent de math rock, avec un son un peu sale qui rappelle du garage rock. J'ai sans doute donné assez d'étiquettes pour que vous vous fassiez votre avis. Si le coté psychédélique est omni présent et fait figure de colonne vertébrale, on a à faire  à un groupe qui ne se laisse visiblement aucune limite dans l'exploration et le bidouillage. Un coté foutraque qui plait dès les première note de l'introductif "Organic Sacrifice" et son rouleau compresseur de basse/guitare qui met la barre très haut.
L'interet ici, c'est d'utiliser une musique déjà bien codé et connue, pour aborder des thèmes très récent, et rien que le nom de l'album, "Transgenic" devrait mettre la puce à l'oreille.
On y parlera du futur, de notre rapport avec la technologie, des réseaux sociaux, avec le triptyque "Social Media Girl", "Social Media Boy", et la balade "Hastag Love" qui alterne entre inquiétude et désillusion. "The Death Of Beauty", la dernière piste de l'album, est une dernière ballade en forme d'épitaphe très triste, comme son nom l'indique, elle laisse, à la fin de l'écoute, l'impression d'une vie gaché, d'un réveil matinal ou la réalité vous impact un peu fort dans la gueule et ou vous passez une heure à regarder le plafond, coller au lit, pour réfléchir. Le chant est assuré par un duo guitare/basse en totale osmose et dont le timbre fais furieusement pensé à Damon albarn, s'il avait fait ce genre de musique.
C'est sans doute l'un des meilleurs albums de l'année, j'annonce qu'il est d'ors et déjà dans mon top de l'année.



Posted in , , , , , | Leave a comment

Proper. - I Spent The Winter Writing Songs About Getting Better

























2019
Big Scary Monster Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Suite et fin de notre exploration du catalogue récent de Big Scary Monster REcords, un de mes labels favoris. Nous allons nous essayer à la musique de Proper. , un groupe anglais à deux voix qui joue dans cette veine Emo/Garage/Math. Ici, toujours pas d'espoir à l'horizon, et je dirais même qu'on est dans la même parenté que Cultdreams. C'est à dire qu'on marche, sans trop savoir  ou, dans une grande rue pleine d'inconnue avec la sensation que l'univers est vaguement hostile. Les espors et les rêves vous serviront de bouer pour ne pas couler, tandis que les assauts d'un quotidien vague et gris ne cesseront d'éroder vos certitudes. Vous voilà prévenue , mais sachez que même dans les pires moment, il est de bon ton de garder le sourire, l'illusion du bonheur vaut parfois mieux que rien du tout. Un disque triste, sans aucun doute, mais qui se paye le luxe du plus bel artwork de l'année, alors disons que sa compense. Un peu.


Posted in , , , , , , , | Leave a comment

Cultdreams - Things That Hurt

























2019
Big Scary Monsters Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Avec un nom pareil, on s'attend certes pas à quelque chose de joyeux ou bien charnu en espoir. Et pour cause. Things That Hurt est de ces albums qui n'essaie pas de faire passer des vessies pour des lanternes. Ici justement, tout est lumineux, mais dans le spectre de l'ultraviolet. La violence n'est pas physique, elle est psychique, elle est quotidienne, c'est une armée de kids et de moins jeunes qui n'arrivent plus à trouver leurs places dans un monde dont l'absurdité confine à l'art dans certain cas. C'est une éclatante démonstration de désespoir latent, une vie de déceptions et de frustrations mis en musique avec quelques talents.
Pour tout ceux qui aime le chant emo, mâtiné de shoegaze, de post punk, et d'un poil de grunge. Servis sur une gigantesque tartine de désillusion.
Une fois de plus, c'est chez l'incroyable Big Scary Monster Records, un label qui n'en finit plus de me pourvoir en musique, puisse t-il continuer longtemps.

 

Posted in , , , , | Leave a comment

JojoBeam - Albeam

























2019
JojoBeam
Spotify | Deezer | Bandcamp

Évidemment, ce que je vais dire n'engage que moi. J'ai toujours eu un peu de mal avec les groupes français de rock qui chante en anglais. Je les trouve toujours un peu faux, comme s'ils essayaient de copier les groupes de langue anglaise dont ils s'inspirent. Je dis ça, ce n'est évidemment pas une généralité, bien heureusement. Aujourd'hui, faite moi écouter des albums en aveugle, je suis sur de vous dire lequel est français, lequel est anglais. Et cela aurait parfaitement fonctionné avec JojoBeam, néanmoins ...
Attiré de prime abord par cette pochette multicolore du plus belle effet, j'entrais dans cet Albeam en sachant fort bien que j'allais écouter des compatriotes. Les groupes français de rock on ceci de plus ou de moins par rapport à leurs homologues anglais : Ils sont alambiqué. Et par alambiqué, j'entend qu'ils en font des caisses avec des effets et des pistes par dizaines. C'est souvent désastreux et très chauvin, et parfois, rarement, ça fonctionne, comme ici. Jojobeam n'échappe pas à cette règles. Les pistes d'Albeam semblent partir dans tout les sens, intègres de nombreuses fioritures et effets, cachent des gimmicks dans le fond des chansons. Là ou ce genre de pratique me donne envie de dire à de nombreux groupes d'aller se faire foutre, j'ai envie de crier aux mecs de JojoBeam OUI ! Parce que tout est une question de dosage putain de merde, inutiles d'en faire des tonnes et de rendre la musique imbuvable. On part sur une base de Noise Rock et de Math Rock et on y greffe sa personnalité, et pas un motherfucker d'orchestre symphonique.
C'est juste une question de dosage, c'est aussi con que ça. Déjà les mecs, tu sent qu'ils maitrisent leurs  instruments, c'est pas des guignols, ensuite, tu sent qu'ils ont voulu paraitre originaux et faire une musique qu'ils aiment sans pour autant devenir cryptique, et ça marche. Il n'y à pas une seule chanson qui ressemble à l'autre, on se fait jamais chier, bref, ça s'écoute avec plaisir et ça laisse présager le meilleur pour les lives.

Posted in , , , , , | Leave a comment

Vennart - To Cure A Blizzard Upon A Plastic Sea

























2018
Vennart Limited
Spotify | Deezer | Bandcamp | Web

Dans l'interminable série des disques qu'on à pas eu le temps ou l'énergie d'écouter en 2018, figure celui ci en bonne place. Mike Vennart est l'ancien chanteur du groupe Oceansize, dont l'album "Everyone Into Position" figure parmi mes dix albums préféré de tout les temps. Après l'implosion du groupe en 2013, Mike Vennart se lance dans une carrière solo plutôt réussis après un premier album en 2015. "The Demon Joke" semble réussit, même s'il semble se chercher  un peu, comme le cul entre deux chose. Comme il s'agit d'un album de transition, je me permet d'être magnanime avec ce dernier, il contient de très bonnes chansons et de très bonnes  idées.
Mais c'est bien le dernier qui nous intéresse. "To Cure A Blizzard Upon A plastic Sea" sort fin 2018 après un long processus d'enregistrement abondamment informé par Mike Vennart qui fait son auto promotion en utilisant la force des réseaux sociaux tout au long de  l'enregistrement. Il accouchera de ces dix chansons pour presque une heure de durée.
Il m'est impossible de ne pas faire le parallèle entre Oceansize et cet album. "Everyone Into Position" est un disque que j'écoute au moins une fois par mois depuis dix ans. L'idée est là, de même que la patte de Vennart. On est sur un disque plus abouti, varié mais cohérent qui louvoie entre rock progressif, math rock et quelques étincelles psychédélique. C'est un album équilibré qui ré utilise tout ce qui à fait  le succès d'Oceansize avec  beaucoup d'intelligence et sans tomber dans le pastiche mou (n'est ce pas les frères Gallagher ?)  En fait, cela ferait même un excellent disque d'Oceansize, si ce n'étais malgré tout un je ne sais trop quoi de différent qui le sauve et le sublime. On recommande donc vivement l'écoute de ce disque et on supportera volontiers Mike Vennart dans le futur si ces prochains disques sont de la même fibre que celui ci. 


Posted in , , , , , , | Leave a comment

Chocolat Billy - Délicat Déni























2018
Khytibong
Spotify | Deezer | Bandcamp 

Déjà, en tout premier, je dirais que c'est la plus belle pochette de disque de l'année. Ensuite, comme une belle pochette invite au voyage, on partira volontiers dans l'univers de ce quatuor français qui  fleure bon une liberté créatrice rare. Entre math rock et rythmes tribaux avec une belle part d'improvisation, l'album est une invitation au voyage, avec des accents parfois post punk, parfois psychédéliques, mais certainement jamais, jamais, jamais ennuyeux ne serait-ce qu'une seconde. Déjà dans mes favoris de l'année !

Posted in , , , , , , | Leave a comment

And So I Watch You From Afar - The Endless Shimmering



























2017
Sargent House
Spotify | Deezer | Bandcamp | Web

La pochette annonce pas du tout la couleur. Qui est ce bébé ? Qui est ce chien ? Quel est le rapport  entre ces deux protagoniste que tout oppose ? L'enfant qui pleure à coté de ce chien à l'allure placide est il une tentative de métaphore obscure ? Ou bien est ce  pour nous rappeler notre propre animalité ? Qui ? Pourquoi ?
Aucune réponse ne provient de l'album. Le groupe au nom trop long pour être écrit délivre comme à son habitude un cocktail bien rodé et hyper efficace. Guitare en arpège répéter à l'infinie, batterie dont on brutalise la caisse claire sur des rythmes en décalé qui s'acoquine avec une basse lourde et puissante. La force de ce genre de groupe qui ne s'embarrasse pas de chant c'est de raconté une histoire sans paroles, donc qui laisse part à une  interprétation toute personnel de l'œuvre La palette d'émotion brasse dans  un large spectre. Est ce une conversation ces deux guitares qui semblent dialoguées sous la direction toute militaire de la batterie ? Est ce l'angoisse ces longues introductions.
qui explosent violemment ? Est ce la violence dans cette batterie qui marche au pas ? Et cette basse rauque, qui laisse trainer ses notes lorsque les guitares se perdent en distorsion ?
Est ce beau ? Oui, et très réussit. Sans innover, le groupe réussit à perfectionner sa formule pour  un  rendu toujours plus  percutant et immersif, à écouter sans tarder.

Posted in , , , , , , , | Leave a comment

Jean Jean - Froidepierre


























2018
Head Records
Deezer | Bandcamp | Spotify | Web

Belle ambiance, belles ambiances chez Jean Jean, le groupe de math rock au nom énigmatique.
Un second album magnifique, plus abouti que le précédent, ou chaque instruments est porté à son pinacle. Le tout pour accoucher de cette recette unique, ce mélange entre math rock et punk rock. Qui emprunte au premier la vitesse et la technique, l'hyper efficace combo guitare basse batterie, et au second ces nappes de brouillard aux synthé et ces ambiances d'hiver un peu désespérante. J'ai l'impression d'être tiraillé entre mélancolie et espoir à chaque instant, mais sans que la balance ne  penche jamais vraiment en faveur d'un des deux. Un album très réussit, équilibré, ou rien n'est jamais en trop ou en moins. Je recommande fortement l'écoute.


Posted in , , , , , , | Leave a comment

And So I Watch You From Afar - Heirs

























2015
Sargent House
Deezer | Bandcamp | Web

Rendons grâce au retour de ASIWYFA (fichtre!) avec la sortie toute récente de leurs dernier album, le tonitruant et profond HEIRS. Faisons fi du nom à rallonge pour nous concentrer sur la musique. J'avais déjà parler du groupe au moment de leur précédent album, une belle découverte oscillant dans l'équilibre entre math rock et post rock, avec ce chant crié dans un déluge d'échos. Et bien la même. et par la même, j'entend : c'est la même chose qu'avant. Noter que je vais pas me  plaindre, je suis  un grand fan du genre. Les titres de tout l'albums sont déconstruit, les changements de rythmes très  nombreux, les guitares complètement folles, la basse lourde et grasse.
Même recette et même succès. On notera  un petit coté  un peu plus accessible que précédemment, moins d’expérimentations, plus de techniques, plus de chant, même quand il s'agit juste de suivre la  musique avec des chœurs. Retour gagnant  pour le trio anglais qui à déjà booké une grosse tournée en Europe jusqu’à la fin de l'été.


Posted in , , , , | Leave a comment

Vessels - Dilate

























2015
Cuckundoo
Bandcamp | Spotify | Web

Imaginez un vaisseau spatial lancé à plusieurs milliers de kilomètres par seconde dans l'espace et vous aurez une idée de ce que peut évoquer ce nouvel album de Vessels. Soit l'impression de planer sous emprise dans l’immensité du cosmos en état cryogénique, rêvant à l'infini avant d'arriver, peut être, à destination. Imaginez passer à coté de nébuleuses multi millénaire, fendant les nuages de gazs surchauffé et de poussières en croisant les doigt pour ne pas que le bouclier anti radiation vous lâche.
C'est à la fois tout cela et bien plus.
Dilate, c'est le mélange savamment dosé musique électronique à tendance techno/house posé sur des basé de post rock voir de math rock. Des beats syncopés et des nappes de synthés toujours en douceur, car il n'est jamais question de violence, sinon symbolique, tout au long de l'enregistrement.
 Bien sur, on est loin de défricher des territoires vierges (il en reste peu) mais on est quand même en face d'un superbe album d'IDM, foutrement bien composé et arrangé, et pour peu qu'on soit dans l'ambiance, on ne pourra qu'applaudir un groupe qui continu de tracer son chemin au mépris des modes et des idées reçus en tentant de redéfinir la limite entre électronique, IDM et post rock.

Posted in , , , , , , , , , | Leave a comment

Pneu - Destination Qualité

























2015
Head Records
Deezer | Spotify | Bandcamp

Jeune formation de de Montpellier, Pneu dévoile son premier album depuis peu et l'on est forcé de faire quelques constats. Il y à tout d'abord les qualités, à savoir une pèche d'enfer et un rythme syncopé, un batteur possédé par le démon qui martèle ses fûts jusqu'au sang et aux larmes. Une rage qui suinte, qui transpire, voir qui coule tout au long des trente six minutes de  pure nitroglycérine surchauffé qui défile à la vitesse d'une Triumph lancé à bloc sur  la hightway to hell . C'est putain sauvage, c'est brut, c'est basique, bruitiste, presque tribal, c'est un cris de rage qui s'élève pour vriller les tympans de l'auditeur et répandre le sang et  la violence. Dieu des enfers, qu'est ce que c'est bon pour se défouler ! Et justement, il convient d'être dans le bon état d'esprit  pour écouter ce mélange liquide et lubrique de Death From Above 1979 sans le chant et les inspirations de Marvin dans ses moments de gloire. Ça claque, pour sur, même si on pourrait trouver le temps long, vu que certains morceaux utilisent les même ficelles de composition, d'ou ressemblance.
Hey, mais, je chipote, parce que sérieux, on boude pas notre plaisir tant la tension est grande, tant  la corde est tendu jusqu’à rompre, dans un orgasme auditif, à chaque morceau.
Prenant à contrepied les codes du math rock, en y foutant  quelques touches de blues bien sale et une bonne doses de couilles (volume à 11 partout), et bien ils finissent  par se placer en outsider très sérieux sur la scène francophone en matière de rock bétonné aux hormones de guerres.

Posted in , , , , | 1 Comment

Adebisi Shank - This Is The Third album Of A Band Called Adebisi Shank


























2014
Sargent House
Deezer | Spotify | Bandcamp | Web

Adebisi shank, c'est quand même une des figure de proue du mouvement math rock actuel. Trois album et puis s'en vont. Comme annoncé un peu partout, puis confirmé par la suite, le groupe irlandais se sépare. Quelqu'un a dit que trois albums, c'est la meilleur durée de vie d'un groupe, après on fais de la merde. Je suis pas entièrement d'accord, mais il faut admettre que parfois...
Enfin bon, alors ce troisième album, ce testament musical, il dit quoi ? Et bien déjà il te dit merde. Tu t'attendais à quoi aussi ? Qu'on te ressorte la même formule que le deuxième album. non, très peu pour eux. Si c'est la fin , autant tout envoyé chier, et ça, Adebisi Shank le fait bien. Moins de guitares, un peu de place pour des synthés, des rythmes complètement différends, un album foutraque aux voix trafiquées, une putain de d'énergie, une patate à fendre la terre en deux, et un album définitif, la bande son héroïque et épique de la fin d'un groupe qui ne s'est jamais pris la tête et dont la devise claque aux vents comme un étendard fédérateur : 


" Play music you love, with people you love, for the people you love. "

Tout est dit.

Posted in , , , | Leave a comment
The Black Box 2010 - 2023. Fourni par Blogger.

Search

Swedish Greys - a WordPress theme from Nordic Themepark. Converted by LiteThemes.com.