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WhoMadeWho - Kiss & Forget

 











2024
The Moment
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L'album de l'amour, assurément, dans sa composante la plus charnelle. Encore qu'il y ait toujours eu un côté organique dans la musique du trio. Quelque chose de la caresse, du souffle, du frisson qui parcourt le corps, une lèvre qui se mord, des paupières closes. Mais probablement que je me plante complètement, allez savoir.
Peut-être que je projette dans cette musique électronique ma propre frustration, mon propre désir d'intimité contrarié. Il n'y a pas à dire, ces gars-là savent jouer comme personnes des claviers et de ces plages de synthétiseur. Ces rythmes à demi entre la techno, la house, sont juste assez lents pour qu'on puisse les danser de façon sensuelle, façon corps contre corps, peau contre peau, ambiance stroboscopique et taux d'hormones qui crèvent littéralement le plafond. C'est à la fois érotique et sensible, c'est l'amour comme j'ai envie de le faire et de le ressentir.
Et si j'arrête ici les paraboles, c'est pour mieux insister sur le fait que Kiss & forget est l'un des grands disques de cette année, déjà l'un des meilleurs de cet automne et la concurrence est rude. Tout l'album est un long tunnel de flash stroboscopique multicolore de près d'une heure où s'exprime toute la maestria de ce groupe qui a toujours proposé une musique de qualité avec ce je ne sais quoi en plus dans la composition.
C'est un banger et il faut l'écouter parce que dans mon état, j'alterne entre l'euphorie et la mélancolie à la vitesse de la lumière quand je l'écoute.

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Godford - III

 











2023

Headroom Records / Unity Records
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Du haut du passage, Jonas avait une vue plongeante sur la piste de dance. Les stroboscopes brulaient en rythmes avec la musique qui alternait entre instant survolté et downtempo, offrant aux danseurs  une pause pour reprendre leurs souffle. Tout juste leur souffle, avant que la musique ne reparte de plus belle. Quand l'intensité baissait, des couples se formaient au hasard,partageant  un instant de sensualité, avant de se défaire pour faire trembler le sol sous leurs pieds. Beaucoup étaient pieds nus, la chaleur moite de ces corps les uns contre les autres laissait les courageux guerriers avec le moins de tissus possible. Short, t-shirt, maillot de corps. Homme et femme dansaient, les bars et les mains levé en l'air, la tête saisit de mouvement syncopé. Leurs peaux étaient luisante. Il étaient dans un état d'oubli presque totale, et c'est ce qu'ils voulaient. La guerre s'éloignait l'instant d'une danse, de deux corps serré bougeant en rythme, d'un regard échangé, d'un sourire sensuel esquissé dans la pénombre.
Anna le rejoignit, deux verre à la mains.

"Je t'ai prit ton poison préféré, un vieux bourbon de Lahar. A ta santé mon général"

Il se contenta d'un sourire en saisissant le verre avant de boire une gorgé. Tout comme lui, elle se perdit dans la contemplation de la masse des danseurs en contrebas.Elle repéra Elisabeth, au sourire si chaud, faussement ingénue, qui dansait serré contre les autres, tout à leurs transe collective. Le jeune femme riait, semblait heureuse. Du coin de l’œil, elle observa Jonas. Il souriait, et c'était si rare qu'elle se sentit saisit sans savoir pourquoi, mais elle en fut heureuse à son tour.

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Petrichor - Enfant Sauvage

 











2021
Animal63 Records
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Le regard perdu dans le vague, Sile regardait l'extérieur depuis l'intérieur de la salle de classe. Non pas que le cours fut inintéressant, mais il lui arrivait fréquemment de se perdre, entre deux phrases. Non pas que la vue depuis cette fenêtre fut particulièrement attrayante, mais c'était dehors, et elle était dedans. Rien que  pour cette raison, elle aurait voulu être autre part. Enfant, avant d'être adolescente, elle était de ces natures heureuses loin de tout et surtout de tous. Elle de détestait pas ses semblables, mais ces moments de rêveries arrachés la routine morne lui étaient aussi essentielle que de respirer. Dehors, le ciel était d'un gris d'acier, strié de lignes plus sombres. L'air était humide, une légère brise soufflait sur les champs en contrebas, et les ondulations des blés vert l'hypnotisait. Un moment , elle s'imagina marcher entre ces cultures. Marcher, pas courir, répétait elle à ses parents, à ses amis. Marcher, pas courir pour prendre le temps. Le temps de quoi, elle ne le savait pas, mais elle savait qu'il fallait qu'elle le prenne. Un vol de corneille perturbe le tableau avant de disparaitre derrière la lisière d'un bois. Parfois, même de jour, on peut apercevoir des chevreuils dans les champs, au loin. Elle s'imagine volontiers chevreuil, petit cervidé craintif, qui se fais force autour de la cellule familiale. Il y à de lapins, il y a des coquelicots et des pissenlits au printemps, des insectes, des oiseaux. 
Il y à une grenouille devant elle, crucifier sur une planche, le ventre ouverte. Les organes ont été retiré, numéroté, nommé. La grenouille la laisse indifférente. Elle les préfère autours des mares, avec, elle les aime verte comme des bouteilles, brune comme la terre ou verte encore, mais comme des feuilles.
Dehors il se met à pleuvoir, et le parfum du béton humide pénètre par la fenêtre entrouverte. Elle ferme les yeux et respire ce parfum comme s'il contenait de la vie. Au béton se mélange les effluves de la terre, elle pose son menton sur ses bras croisé sur la table.
Quelqu'un ferme la fenêtre, le moment est passé. Sile est contente, cette journée n'aura pas été vaine.

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John Lord Fonda - Walk Again

 











2021
Citizen Records
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Bon et bien, il y à une sorte d'ironie dans l'enchainement d'évènements qui m'a amener  à écouter cet album, la plus intéressante étant que Supersonique , son précédent album sortit en 2011 faisait partie des premiers disques que j'ai chroniquer il y à dix ans, et que je l'ai pas mal ré écouter, au fil du temps. Alors voyez, dix ans plus tard, nouvel album...
Paf.
Le destin, le karma.
Non c'est de la merde, je n'y croit pas. 
Mais je suis certain en revanche que l'album Walk Again est un excellent disque. Il est l'un des rares disques électronique genré techno que j'ai écouté cet année, dans ce sens ou, potentiellement, ça peut se danser, si on aime ce type de musique. 
Alors pour appréhender cet album, quittons donc la terre, foutu d'avance (c'est factuel) pour les noir abimes de l'espace, comme le suggère cette pochette aguicheuse qui n'est pas sans rappeler un certain film que je ne citerais pas pour ne pas digresser, bien que j'en meurt d'envie.
La variété de la palette sonore de JLF est impressionnant, l'utilisation des voix particulièrement, sorte de mélopées envoutante, sur chaque pistes, permet de crée le fil directeur de l'album. En plus de ses références évidente à l'espace, qui demeure une source d'inspiration féconde pour nombres de talentueux musiciens, pas d'exception ici. 
A dans dix piges.

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Eomac - Bedouin Trax II

 











2021
Eotrax
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Ca fait du gros boum boum dans les basses et ça fait vibrer le tympan et le reste du corps, mais pas que. Ces sons syncopés, arythmiques, brise toute tentative de danse si ce n'est celle qui déconstruit les membres entre eux. Autant dire qu'on risque pas de l'entendre dans ta boite de nuit, ni a Ibiza de merde ni dans la province de merde ni à Paris de merde.
Qui n'a jamais rêver d'une version snuff movie des milles et une nuits ? Ca pourrait en être la bande originale dérangeante, qui gratte pas franchement l'oreille dans le sens du poil, avec ses samples de chants arabe collé sur une musique électronique sous influence. 
Et pourtant parfois, une accalmie qui permet à cette petite guitare orientale de terminer une chanson dans une presque normalité, avant que la chanson suivante ne voit une psalmodie torturé sur fond de musique ambient sombre. Qu'on se le dise, c'est glaçant à souhait, violent, et absolument un des meilleur disque électronique de cette année, j'ose et je m'en branle, personne ne vient jamais me lire ici haha.

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Blanck Mass - In Ferneaux

 











2021
Sacred Bones Records
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In Ferneaux fait partie de ces milliers d'albums, de bande dessinées et de romans écrits durant le confinement de 2020. Il est donc par conséquent le reflet d'une époque, et c'est important de le signaler, mais pas que. Ce temps libre à permis a Blanck Mass de fouiller dans dix années d'archives sonores, enregistré sur le terrain, des brouillons de chansons, de morceaux, des sons juste même. Voici la génèse de cet album.

Il contient deux longue pistes d'environs vingt minutes chacune et s'articule en deux temps. L'album est hanté par les voix enregistrées au fil du temps, vague souvenirs mélancolique dans l'esprit du compositeur, sur fond bruitiste, noisy. On y alterne les moment de pure grâce musicale ou la musique parait baignée de  lumière, et d'autre au contraire très dur à l'écoute douloureux. Car c'est bien de douleur qu'il s'agit un peu, selon les explications même du compositeur. Celle d'être enfermé avec soit même, qui se rapporte à une vision personnel de l'enfer, mais aussi un processus de deuil qui entache la composition musicale, les morceaux alternant entre passage presque zen et rage pure ou l'on entendrait presque la destruction et l'impuissance en arrière plan. 

In Ferneaux est très déconstruit, et ne suis presque aucun plan logique sinon celui du compositeur, qui se garde bien de nous communiquez le chemin. C'est un album dure d'accès qui m'a laissé dubitatif. encore aujourd'hui, je ne saurais dire si j'aime  ou si je déteste. Ce qui est sur, c'est que c'est le genre d'album qui ne laissera personne indifférent.

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VAIIOU - Un message du coeur

 











2021
Mindspring Music
Bandcamp

Que le compositeur me pardonne si j'invoque le patronage spirituel de Thylacine pour parler de cet album, tant leurs musiques semble connectées par l'esprit. bien sur on le dit surtout pour donné un ordre d'idée, pour rangé le premier album de VAIIOU (français lui aussi) dans une grande case. Il y a de l'inspiration dans ce disque de techno minimaliste, mais, et c'est ce qui ressort à l'écoute, quelque chose d'incroyablement contemplatif et calme. C'est une musique électronique qui prend son temps pour s'installer, chaque piste étire sa longueur et sa langueur au fil des sept pistes qui compose cet album. Le compositeur laisse un message a destination des auditeurs sur la page bandcamp de l'album : "Life is a great adventure, full of challenging moments that we must face and accept. We must continually move forward to realize our dreams. This is the result and the message of this album. This work is dedicated to my friend, Chloé, who was always the first to hear these songs and support me. This is my praise for her, may she hear it on the other side.
Et malgré la mélancolie qui transpire en arrière plan sur l'album, il est porteur dans ses intentions d'un peu d'espoir, d'un peu de lumière, et d'une catharsis pour son compositeur. C'est une réussite sur les deux premiers, et je l'espère de tout mon cœur, pour le troisième point. Assurément un grand disque de cette année.

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Bicep - Isles

 











2021
Ninja Tune
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On peut penser ce que l'on en veux de cette musique, elle à le mérite d'exister. Et pourtant je sais que ce n'est pas  ma tasse de thé, un coup d'œil aux statistiques par genres sur la durée de vie du blog suffit  à s'en rendre compte, j'écoute majoritairement du rock, toute nuance confondus, une majorité écrasante. Néanmoins de temps en à autre, un disque comme celui là se glisse dans ma tête un moment et y fait son nid. Un album électro et techno de facture classique mais cohérents et efficaces, avec une utilisations des voix intéressantes et une ambiances dérangeante, comme un sentiment diffus mais présent d'insécurité, comme un voile gris ou bien une forme intangible et légèrement menaçante en périphérie du champs visuel. C'est également froid, à l'écoute, sans qu'on puisse bien comprendre pourquoi la chaleur semble s'être dissiper à la conception du disque, à moins que ça soit le fait qu'il sorte en hiver, dans le contexte qu'on sait, et que moi, auditeurs, j'y reporte mais propre névroses ? Ce qui en ferait, pour le coup, un très bon disque.

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Alessandro Cortini - Ritmo I & II

 












2020
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Une sortie des plus inattendue pour un artiste qu'on attendais pas forcément dans le domaine de la techno pur jus. Alessandro Cortini ne cesse jamais d'évoluer, d'explorer de nouveau univers et de se remettre en question. En filigrane, on y retrouve son amour inconditionnel des synthétiseurs modulaire, notamment des Buchlas, pour lesquels il fut l'un des vulgarisateur les plus assidu. Pour ce double album, on sort des sentiers battus de l'ambient, et même du dark ambient  ou le compositeur avait ses habitudes pour de la techno pur jus. Ici on peut danser, sur des rythmes évanescent, sur un clavier stakhanoviste qui joue en boucle des même notes pendant plusieurs minutes en boucle hypnotiques. Ici on peut se laisser aller à la mélancolie tant tout est absolue. Nul lumière à l'horizon au bout de la nuit, juste l'imminence de la musique et des corps en sueurs qui se meuvent sous les stroboscopes, la sueurs et l'alcool qui coulent sous les néons. Danser c'est transcender la vie, c'est être un peut plus que vivant tout en étant plus proche de la mort.

Pas loin d'être ce qu'a fait de mieux Alessandro Cortini depuis longtemps, on s'y laisse perdre volontiers. D'autant plus que ce double album possède une cohérence et  une cohésion qui fait sens  à l'auditeur, avec une filiation évidente entre les morceaux et les deux disques. Si jamais il ne fallait qu'en retenir deux cette année, on prendrait sans hésiter ces deux là. 

 

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Alice Dodo - Empty Shelves























2020
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Moins aigu que son prédécesseur, assurément. Ce manque d'attaque, là ou l'autre était clairement inscrit dans la vague, encore vivace, de la new retro wave (hum hum). On en est pas encore à tout jeter au niveau de l'héritage, certains morceaux sont encore clairement genrés , même si c'est un gros mots en 2020. On s'autorise, quand même, quelques extravagance, quelques aventure du coté de l'ambient bittersweet, c'est à dire que selon l'humeur de l'auditeur, on trouveras ça lumineux ou sombre. L'idée de l'album , composé au début de la pandémie, est de mettre en musique ce sentiment, maintenant incongrue, de se retrouver seul avec soi même. Cela fait peur  à pas mal de gens, là ou la fuite en avant ( travail, alcool, drogue, sexe ...) est la norme, dans ne vie rapide, pour justement ne pas avoir à trop penser, à demain, au crédit de la bagnoles, aux courses, aux gosses, et surtout au sens de sa propre existence. 
Une phrase en anglais, sur la page bandcamp de l'album, donne ainsi clairement le ton sans laisser de place à l'interprétation, ou si peu : "We were left at home amidst wandering memories and bitterness"
Que l'on peut traduire presque littéralement par "Nous avions été laissé à la maison au milieu de souvenirs errants et d'amertume".
Dont acte en musique. Une impression  renforcé par un artwork claustro-phobique, une métaphore  pour l'esprit laisser à l’abandon qu'on re découvre soudain à la faveur d'un confinement qui laissera des traces pour certains.


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UVB76 - SĀN

























2019
Teenage Menopause Records
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C'est deux amis qui partent en voyage en Asie et qui en ramènent un disque complètement dingue. Evidemment, Le duo breton/parisien (choisissez la moitié que vous préférez) n'en ai pas à son premier coup d'essaie et passe régulièrement dans mon radar via articles, blogs, vidéo etc etc, mais c'est la première fois que je m’intéresse vraiment à un de leurs disques.
Cette techno, puisqu'il s'agit de cela, s'arc-boute sur des rythmes martiaux très lourd, très sec et froid. Viennent ensuite différents collages sonore (field recording), parfois très subtil, parfois évident, puisqu'on parle d'un disque qui goûte l'air de son temps. On y convie donc les voix des gens rencontré ssur place, les ambiances sonores du moment, sur une urgence punk.
C'est assez compliqué à décrire, ça me fait l'effet d'un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage. Les beats sont ultra véner, mais ce qui est autour ne l'est pas vraiment. Ce qui ressort à l'écoute c'est une impression d'urgence et de truc parfois un peu malsain, comme une ombre indiscernable en permanence sur votre épaule. 
C'est un disque curieux, taillé pour le live, qui avance sans se pré-occuper de ce qui se trouve devant lui. Un disque étrange, qui dérange presque, malaisant à certains égards et qui pourtant s’écoute avec une sorte de fascination. Le mieux reste encore de le  voir en live avec les visuels du duo, pour expérience totale et immersive.

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Blanck Mass - Animated Violence Mild

























2019
Sacred Bones Records
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On dira de cet album qu'il est peut être un poil plus hardcore que ses prédécesseurs, qu'il est plus orienté dans cette veine techno dérangeante, un peu bruitiste, un peu punk dans l'esprit mais aussi teinté d'IDM. Las de tout ces superlatif, vous écouterez donc  le dernier Blanck Mass qui se paye le luxe d'être de loin le meilleur du compositeur, l'écossais Benjamin John Power. Rythmique ultra, rapide, martelé comme sur des tambours de guerre, claviers puissant, mélodique et violents, chants syncopé à la limite de l'audible. Ici, tout est rapide, tout est fort, le volume est à fond et le bouton ne répond plus. C'est une charge violente contre le consumérisme qui détruit civilisation et planète, c'est tout un mode de vie qui est passé au hachoir à viande pour mieux en extraire l’insupportable.
A l'image de la pomme ensanglanté dans une main propre, d'une société d'apparence propre mais ultra violente dès qu'on qu'on gratte le vernis (haha), une société égoïste ou la survie passe par la mort, ou à minima la souffrance de l'autre, bref, un cauchemars de société mais une utopie du libéralisme dans toute sa splendeur.
Un autre niveau de lecture existe, plus simple, moins politisé, plus lumineux, qui reste toujours un peu en retrait, preuve qu'il reste quand même un peu d'espoir derrière la musique, malgré la rage qui transpire par tout les pores de ces huit pistes.
Désolé pour les autres, mais une fois de plus, Blanck Mass écrase la concurrence, à coup sur dans les meilleurs sortie de cette incroyable année 2019.


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Aihio - Outlands

























2019
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Un intéressant duo de compositeurs/musiciens venu de Finlnde qui s'amuse  à mélanger la musique électronique de chez eux (entendez par là, quelques chose d'assez froid, lent et contemplatif) avec des sonorité venue d'Afrique , mixés à des bruits de machines, dans des boucles obsédantes. Mais le résumé ne rend pas honneur  à un disque qui est une curiosité musicale.
Une rythmique machinique étrange semble soutenir l'album, comme les ronflement d'un moteur, ou le cadencement d'une machine outil. Pourtant, derrière, c'est bien de longue plages de synthé, organique, qui façonne le reste des morceaux.  Cette dualité est présente durant tout l'album ou presque, obligeant l'auditeur à prendre son mal en patience, à écouter attentivement la musique pour y déceler tout ce qui s'y cache, à savoir un univers. Alors simple album ? musique de film ? De jeu vidéo ? C'est un peu tout à la fois, et plus encore.

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Temple Volant - Fairy Tales

























2019
Bandcamp

Je sais mon amour pour les albums de techno un peu alambiqué comme celui là. Cela part un peu dans tout les sens, ça expérimente, ça évolue. Avec pas moins de 10 chansons pour plus d'une heure de musique, Sami Blanco, alias Temple Volant, est un voyageur du son qui embarque tout le monde au voyage. Quasiment musique de train, ses créations se placent dans le temps à la façon des étoiles dans le ciel. Des tracks très longues, qui monte en puissance de façon jouissive et qui aime exploser dans une agréable cacophonie d'effet, de loops bizarre et de son inconnues. Imbriqués les uns dans les autres, triturés par traitement et clavier, on écoute volontiers entièrement, et d'une traite, cet album qui surprend sans cesse et ou l'on ne s'ennuie jamais.

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Water Knive - Contents Hidden

























2018
Kame'a
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Bah, ça se danse. C'est sur que ça se danse, c'est même penser pour  être danser. Sinon comment expliquer ces beats disco funky une chanson sur deux, cette basse omniprésente et ces arrangements subtiles ? Rajoutons y un peu de clavier rétro, mais pas trop et alors là vous faite carton plein.
Non que ce soit un bête album de tecnho qui danse boum boum. sous ses airs parfois putassier, ce disque cache de petites merveilles de compositions, d'arrangements et de sampling que je vous  invite à découvrir au plus vite.
Mention spéciale à l'enchainement des trois dernières pistes, un coup de maitre et l'équivalent d'un bombardement au napalm dans les oreilles et sur la piste de danse. Hautement recommandé !

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Wanderwelle - Gathering of the Ancient Spirits

























2018
Silent Season
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Incroyable. Inspiré par le voyage du peintre Paul Gauguin à Tahiti, voici un album conceptuel tout bonnement époustouflant. Leurs imaginations travaillant à la découverte de cette histoire, les deux musiciens originaire d'Amsterdam ont tenté de recréer la bande son de ce voyage qui prendra des allures d'initiation. Gauguin arrive  à Tahiti car il est la recherche de territoire vierge de la présence de la civilisation. Il va parcourir l'île de long en large, partageant le quotidien de ses habitants, écoutera leurs légendes ancestrale et s'en inspirera pour ses toiles qui marqueront l'histoire de l'art.
C'est en se basant sur ce décalage entre l'homme débarqué de la France moderne et la polynésie traditionnelle, que Wanderwelle a composé son album. Le résultat est superbe, il suffit réellement de fermer les  yeux pour imaginer le faune et la flore sauvage, la chaleur moite, le soleil écrasant, et un millier d'autres petits détails. Une techno contemplative ou se mêlent  parfois les piaillements des oiseaux et les cris du singe hurleur, ou les rythmes tribaux se superposent aux longues plages d'ambient. C'est fou. Et ça fonctionne. Afin de ne pas tirer inutilement sur ma réserve de synonymes, j'affirmerais donc que c'est mon album de musique électronique préféré de l'année, et qu'il rentre directement dans mon panthéon personnel du genre. Alors par pitié, écoutez le, fermez les yeux et détendez vous, vous en reviendrez changé.

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Dorian Gray - Gliese Systems

























2018
The Gods Planets Records
Bandcamp

Pour les oiseaux de nuit, je ne saurais trop conseiller l'écoute de Gliese Systems de Dorian Gray. Sous ce pseudonyme se cache un Dj et compositeur italien au nom qui met inconnu, et dont j'ai la flemme de chercher l'identité. L'important à sovoir est que ce dernier est passionné par l'espace. C'est avec ce biais qu'il faut écouter ensuite l'album et ses huit pistes. Huit morceaux qui finissent par n'en former qu'un seul et qui évoqueront tour à tour la vitesse de la lumière, les espaces infinis, des amas d'étoiles et des supernovas irradiant l'immensité. Il s'agit d'un disque de techno spatial qui fait la part belle à des boucles entêtantes et propose un voyage clef en main à travers l'insondable vide de l'éther, mais aussi de votre âme. Bon voyage.

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Gui Boratto - Pentagram

























2018
Kompakt
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Non, point de sorcellerie à l'œuvre ici, juste un peu de talent. On peu dire qu'il y a une patte Boratto, un son même. C'est reconnaissable, c'est comme un fil rouge entre tout les albums. C'est un subtil mélange de rythmique afro beat et de claviers au tons métallique. Le tout brodé sur des compositions toujours très recherchées, subtiles et originales ( ça peut même se danser parfois !). Gui Boratto est aussi un maitre de l'ambiance, toute sa musique pointe et oriente les humeurs là ou il le veut, c'est à la fois mélancolique mais le plus souvent vaguement inquiétant. Le brésilien n'avait plus besoin de prouver qu'il faisait déjà parti des grands de la techno de cette décennie, y apportant sa petite touche idm, mais malgré tout, on ne vas l'empêcher de sortir un disque comme celui là, et autant de fois qu'il voudra. 

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Selling - On Reflection

























2018
City Slang
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Qu'est ce qui aurait pu mal se passer, franchement, lorsque les moitiés de Gold Panda et Simian Mobile Disco décide de collaborer  pour composer un album ?
On connait le premier  pour animer la scène berlinoise depuis le début des années 10, tandis que le second est juste membre d'un des groupes les plus important de la musique électronique de ses dernières années. Résultat, une musique électronique qui penche vers une techno intelligente, aux sonorités variées et chaudes, mélange de claviers et de nappes synthétiques empilées pour le bonheur de l'auditeur. En neuf pistes riches et éclectiques, Selling fait le tour de la question et impose sa patte, très clairement. Reste à  espérer que ce premier efforts fera des petits, j'ai l'impression que les deux hommes en ont encore sous le coude. 

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Chris Liebing - Burn Slow

























2018
Mute Records
Hypem | Spotify | Deezer | Web

Un album tout en profondeur qui relève sacrément le niveau. Voici un album d'ambiances très réussi, qui se permet diverses digressions de genre en ratissant techno, house, mais pratiquant allègrement le mélange des genres. C'est sombre, les partis où s'entendent des voix humaines parler sont assez anxiogènes pour qu'on se concentre sur les paroles afin d'en saisir le sens. 
De même, un sentiment diffus d'inquiétude et de malaise suinte tout au long de l'écoute de l'album, ce dernier n'étant clairement pas fait pour remuer les foules, il illustrera à la perfection ces froides et mornes journées de novembre humides et grises, où chaque instant prend une teinte fantomatique et éthérée, où le temps lui même ralentit. De là à voir des fantômes...

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