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WhoMadeWho - Kiss & Forget

 











2024
The Moment
Spotify | Deezer | Bandcamp

L'album de l'amour, assurément, dans sa composante la plus charnelle. Encore qu'il y ait toujours eu un côté organique dans la musique du trio. Quelque chose de la caresse, du souffle, du frisson qui parcourt le corps, une lèvre qui se mord, des paupières closes. Mais probablement que je me plante complètement, allez savoir.
Peut-être que je projette dans cette musique électronique ma propre frustration, mon propre désir d'intimité contrarié. Il n'y a pas à dire, ces gars-là savent jouer comme personnes des claviers et de ces plages de synthétiseur. Ces rythmes à demi entre la techno, la house, sont juste assez lents pour qu'on puisse les danser de façon sensuelle, façon corps contre corps, peau contre peau, ambiance stroboscopique et taux d'hormones qui crèvent littéralement le plafond. C'est à la fois érotique et sensible, c'est l'amour comme j'ai envie de le faire et de le ressentir.
Et si j'arrête ici les paraboles, c'est pour mieux insister sur le fait que Kiss & forget est l'un des grands disques de cette année, déjà l'un des meilleurs de cet automne et la concurrence est rude. Tout l'album est un long tunnel de flash stroboscopique multicolore de près d'une heure où s'exprime toute la maestria de ce groupe qui a toujours proposé une musique de qualité avec ce je ne sais quoi en plus dans la composition.
C'est un banger et il faut l'écouter parce que dans mon état, j'alterne entre l'euphorie et la mélancolie à la vitesse de la lumière quand je l'écoute.

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Bicep - Isles

 











2021
Ninja Tune
Spotify | Deezer | Bandcamp | Web


On peut penser ce que l'on en veux de cette musique, elle à le mérite d'exister. Et pourtant je sais que ce n'est pas  ma tasse de thé, un coup d'œil aux statistiques par genres sur la durée de vie du blog suffit  à s'en rendre compte, j'écoute majoritairement du rock, toute nuance confondus, une majorité écrasante. Néanmoins de temps en à autre, un disque comme celui là se glisse dans ma tête un moment et y fait son nid. Un album électro et techno de facture classique mais cohérents et efficaces, avec une utilisations des voix intéressantes et une ambiances dérangeante, comme un sentiment diffus mais présent d'insécurité, comme un voile gris ou bien une forme intangible et légèrement menaçante en périphérie du champs visuel. C'est également froid, à l'écoute, sans qu'on puisse bien comprendre pourquoi la chaleur semble s'être dissiper à la conception du disque, à moins que ça soit le fait qu'il sorte en hiver, dans le contexte qu'on sait, et que moi, auditeurs, j'y reporte mais propre névroses ? Ce qui en ferait, pour le coup, un très bon disque.

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Selling - On Reflection

























2018
City Slang
Spotify | Deezer | Bandcamp


Qu'est ce qui aurait pu mal se passer, franchement, lorsque les moitiés de Gold Panda et Simian Mobile Disco décide de collaborer  pour composer un album ?
On connait le premier  pour animer la scène berlinoise depuis le début des années 10, tandis que le second est juste membre d'un des groupes les plus important de la musique électronique de ses dernières années. Résultat, une musique électronique qui penche vers une techno intelligente, aux sonorités variées et chaudes, mélange de claviers et de nappes synthétiques empilées pour le bonheur de l'auditeur. En neuf pistes riches et éclectiques, Selling fait le tour de la question et impose sa patte, très clairement. Reste à  espérer que ce premier efforts fera des petits, j'ai l'impression que les deux hommes en ont encore sous le coude. 

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Chris Liebing - Burn Slow

























2018
Mute Records
Hypem | Spotify | Deezer | Web

Un album tout en profondeur qui relève sacrément le niveau. Voici un album d'ambiances très réussi, qui se permet diverses digressions de genre en ratissant techno, house, mais pratiquant allègrement le mélange des genres. C'est sombre, les partis où s'entendent des voix humaines parler sont assez anxiogènes pour qu'on se concentre sur les paroles afin d'en saisir le sens. 
De même, un sentiment diffus d'inquiétude et de malaise suinte tout au long de l'écoute de l'album, ce dernier n'étant clairement pas fait pour remuer les foules, il illustrera à la perfection ces froides et mornes journées de novembre humides et grises, où chaque instant prend une teinte fantomatique et éthérée, où le temps lui même ralentit. De là à voir des fantômes...

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Kölsch - 1983

























2015
Kompakt
Deezer | Spotify

Ha qu'il est bon le danois de Kölsh. J'avais adoré son précédent album 1977, preuve déjà, s'il en fallait d'autre, de l'immense talent du compositeur. Passionné par une  musique flirtant avec une techno classieuse et une house music racée, l'homme n'a rien changé à son concept ni à sa recette secrète pour pondre, aussi peu de temps après son prédécesseur, une suite.
Puisque c'est bien d'une suite qu'il s'agit. 1983 , le titre fait un peu peur, et j'imaginait déjà le genre de musique rétro/futuriste à la Kavinsky. Après tout, on est jamais à l'abris d'un dérapage. Mais j'avais vraisemblablement perdu la fois durant quelques secondes avant de cliquer sur play et de prendre ma claque.
Pas d'inquiétude à avoir ici, on est bien dans le haut du panier, on est bien en face d'un grand disque de musique électronique qui claquera aussi bien en ambiance de soirée que sur  un dance floor.
Difficile de mettre des mots pour décrire un son, c'est vraiment le disque qui s'écoute plus qu'il peut se lire, tandis que j'enfile mes gants pour rouler la nuit jusqu'au petit jour avec cet album à fond de balle dans la voiture.  On le dit moins riche que son prédécesseur, je ne suis pas d'accord. Légèrement différent, il l'est, moins aérien peut être, plus ancré et taillé pour la piste, plus aérodynamique et nerveux, mais toujours tellement bon !

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Vessels - Dilate

























2015
Cuckundoo
Bandcamp | Spotify | Web

Imaginez un vaisseau spatial lancé à plusieurs milliers de kilomètres par seconde dans l'espace et vous aurez une idée de ce que peut évoquer ce nouvel album de Vessels. Soit l'impression de planer sous emprise dans l’immensité du cosmos en état cryogénique, rêvant à l'infini avant d'arriver, peut être, à destination. Imaginez passer à coté de nébuleuses multi millénaire, fendant les nuages de gazs surchauffé et de poussières en croisant les doigt pour ne pas que le bouclier anti radiation vous lâche.
C'est à la fois tout cela et bien plus.
Dilate, c'est le mélange savamment dosé musique électronique à tendance techno/house posé sur des basé de post rock voir de math rock. Des beats syncopés et des nappes de synthés toujours en douceur, car il n'est jamais question de violence, sinon symbolique, tout au long de l'enregistrement.
 Bien sur, on est loin de défricher des territoires vierges (il en reste peu) mais on est quand même en face d'un superbe album d'IDM, foutrement bien composé et arrangé, et pour peu qu'on soit dans l'ambiance, on ne pourra qu'applaudir un groupe qui continu de tracer son chemin au mépris des modes et des idées reçus en tentant de redéfinir la limite entre électronique, IDM et post rock.

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John Talabot - Fin



2012 
Permanent Vacation 
Spotify / Soundcloud 

C'est une chose rare que d'écouter un album aussi frais et original que celui du DJ barcelonnais John Talabot, c'est encore plus rare qu'il s'agit d'un premier album et que la barre est placé très très très haut. Tout du long des cinquante deux minutes de l'album, Johan Talabot n'aura de cesse de  nous convaincre de son talent certain pour créer des plages sonores angoissantes, aériennes, étrange. Cet album est  un peu la rencontre de l'hiver avec l'été espagnol. Si les  plages de synthés sont froide, façon cold wave, les choeurs  et les samples vocaux, que je soupçonne d'être en espagnol, apporte la touche organique chaude à des compositions recherchés ou aucunes pistes ne ressemblent  à celle qui les précèdes.  Un exercice de style trans genre qui passe par l'ambiant, l'électronica,  le disco et la house music.  Je ne ferais pas de chroniques tracks by tracks, je vous invite par contre chaudement à découvrir cet album, ce n'est pas du temps perdu. Ciao
The Guardian : 5/5 Pitchfork : 8.5/10 Sputnik Music : 4.5/5 
9/10






Pays/territoire : Barcelone, Espagne
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Overwerk - The Nth Ep


2012 
Paradigm Records 
Bandcamp / Soundcloud /




Bandcamp n'en finit plus d'offrir aux internautes d’excellents albums qui ne devront jamais connaitre le succès qu'ils méritent, tout genres confondus. C'est donc le cas avec Overwerk et son superbe The Nth Ep . Qu'avons nous là ? Six morceaux et autant de bombes taillées pour le dance floor. Un savant mélange de style entre musique éléctro, house, dubstep et même un peu de trance ! Ha oui, ça me revient, ça vient de Londres, ceci expliquant cela, sans doute. 
The Nth, première chanson éponyme commence sur les quelques notes de claviers récurrentes du film "Rencontre du troisième type"  avant de monter en puissance doucement durant près de deux minutes, une introduction à base de cuivres et de synthés très catchy très à la mode, de samples de piano , on notera la similitude avec le dernier  album du français Data, au niveau du son et de l'ambiance. "Alive", second morceau, est un morceau à la structure hyper classique et donc très efficace, encore une fois, monté en puissance, silences savamment orchestrés et beats façon Justice (période Cross) pour notre plus grand plaisir. "Odyssey" troisième morceau central flirt avec le dubstep, fait penser au travail de Noisia ou Kill The Noise , sans allez jusqu’à citer Skrillex mais presque. Il en va de même pour le reste de l'Ep, véritable turbine pour les clubs qui envoie du steack en live.  En résumé donc, un album hyper efficace à la hauteur de ce qu'on attend de lui, à savoir faire bouger, avec un vrai son bien putassier. On notera quand même un certain travail de recherche au niveau mélodique, qui permet  à l'album d'éviter toute comparaison avec un certain David Guetta, ouf !
8/10



Pays/territoire : Londres, Royaume-Uni
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8GB - Live in Tokyo (2011)


Le dj (Argentin ?) 8GB offre en téléchargement gratuit une partie de son concert à Tokyo de 2010 sur la plateforme Bandcamp.com. C'est foutraque, c'est noisy, c'est un peu n'importe quoi, mais ça passe bien , ça bouge bien, c'est électro, ça pourrait même se danser en boite de  nuit ou en soirée. C'est fun dans tout les cas si on aime bien les rythmes a 180 bpm. Ça fait un peu penser aux mixes de Mr.Oizo ou de Moby ( quand il mixe, pas quand il joue).








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