Chaque années, quelques semaines avant la saint Valentin , JW Francis demande à ses fans de lui envoyer le nom de leur Valentin.e et la raison pour laquelle il ou elle l'aime. Il sélectionne ceux qui lui paraissent intéressante et en fait une chanson. Après trois ans de travail et près de trois cent messages, douze chansons ont été enregistré certaine en une fois, certaine demandant des semaine de travail. C'est en tout cas un bien beau mélange. On reste bien sur dans la veine de ce que le new-yorkais nous a habitué. Un savant dosage pop rock, tirant vers l'indie, parfois vers ce genre cotonneux et doux qu'on appelle le bedroom pop. Douze chansons d'amour pas toute heureuse, car le musicien y a insufflé un peu de lui, lui qui ne parle que de lui. N’empêche que l'on chanta rarement si bien l'amour. Facile d'imaginer deux amants éperdus d'amour, se regardant dans les yeux, et à contrario, la tristesse de deux corps s'éloignant inexorablement sur leurs orbites respectives. Parfois c'est pour la vie, parfois, on ne fait que se croiser. Alors JW Francis, de sa voix un peu blasé, avec ce son pas tout à fait propre, chante avec justesse et tendresse une séparation. C'est en explorant sa propre histoire qu'il met le mieux en relief celles des autres, et rarement l'on chanta mieux l'amour, et s'il n’existe qu'une seconde, au moins aura t-il existé.
La messe est dites en vingt deux minutes, douche comprise. Vingt deux minutes et dix chansons tout de même, parce que on a pas le temps. Il règne une urgence sur ce disque, qui non content d'être un des oublié de l'année précédente pour moi, se paye le luxe de me le faire payer par un talent à peine croyable. Aime t-on le post punk ? Le surf rock ? Oui et oui dans le fond, à gauche (toujours). Ce disque est d'une concision et d'une précision de joaillier. Il n'y a pas une seconde en superflu. C'est à la fois un disque d'une grande tristesse, d'une mélancolie douce amère, et qui portant possède cette lueur en bout de tunnel, cette parcelle d'espoir inextinguible, celle qui subsiste en filigrane, même quand il s'agit d'une douce naïveté d'adolescent. Tant d'émotion parfaitement concentré en si peu de temps, dans un disque que j'ose qualifier de parfait, il n'en fallait pas plus pour assombrir mon humeur et éclairer ma soirée.
Notre frêle esquif essaie tant bien que mal de ne pas tombé dans l’écueil de la comparaison hasardeuse. Personne n'a le monopole des émotions, fussent elles si mélancolique mais agréable, comme ce bourbon qui coule et qui réchauffe sur son passage une gorge avide. C'est de l'indie folk, faut l'admettre au plus vite pour mieux l'évacuer. J'ai un faible pour les musiciens solo qui bricole dans leur coin, et qui compose, interprète et arrange du début à la fin. C'est folk, mais avec ce génie de composition qui fait ajouter ici et là, quelques claviers électronique, en nappes brumeuse d'orgues, un peu de piano, un peu de trompette parfois, quelques voix additionnel et qui sait, du banjo? Quoi de plus banal. Quelle surprise, car c'est un ravisement à chaque fois, que l'on découvre qu'avec les mêmes matériaux, certains semble toucher la grâce, tandis que d'autres se vautre lamentablement. Quelle sourire béa apparait sur les visages à l'écoute de ces chansons d'amour triste, qui sont autant de gemmes ? Le mien.
Le petit instant douceur est de Dream Khai, une découverte généreusement désintéressé d'un algorithme d'un site de streaming musical. Et oui ça marche, la machine connait mes gouts, connais mon humeur, avec elle, je suis dans le siège baqué. Khai Dream habille a merveille mon après midi de fatigue, entre lutte pour la vie dehors et repos bien mérité après une semaine de travail. C'est doux comme une paire de chaussons chaud autour des pieds, c'est triste comme la grisaille qui lèche les collines autour de la ville ce soir, comme une chanson d'amour qui finit mal. Cette petite pop mélodique et mélancolique, c'est un peu comme quand tu penses à la fille (ou le garçon) que tu aimes, mais qu'il ou elle ne le sait pas. L'amour c'est trop pour un seul cœur.
Énorme. Comme l'océan,dont j'ignore s'il s'agit d'un sujet de fond ou bien d'un personnage présent à l'arrière plan. Il en est de même de la musique de Death Engine. Il suffit de regarder un moment cette pochette, et en écoutant l'album, on imagine sans problème une houle lourde s'abattre sur quelque rivage assaillit par une tempête d'hiver. Si c'était le but, l'album est une totale réussite. Avec un son d'une lourdeur qui tend les épaules, gras, rauque, d'une décharge de guitare secondé d'une basse en filigrane hyper efficace.Quand à la batterie, elle ne bat jamais plus vite et fort qu'un cœur humain, la musique de Death Engine est organique. Pas de cette moiteur qu'on imagine, ici , tout est froid et engourdis. Et pourtant, la mélodie ne semble jamais loin, on y enchaine ce chant guttural et rauque vers quelques lignes chanté, comme un assaisonnement, et c'est juste parfait, délicieux. Allez simple dans le best of de l'année.
Encore aujourd'hui, près de vingt ans après, un frisson me parcours l'échine. Mais il faut remonter dans le temps. Car c'est au début des années 2000 que j'ai commencé à écouter de la musique curieusement, et plus seulement à la radio. C'est vers cette période que le rock en général à connue un regain de popularité et peut être sa dernière vague d'inventivité, avec en chef de file le succès d'un groupe comme les Strokes. Moi, je n'ai jamais aimer tant les Strokes. Bien sur j'aime quelques chansons, mais comment dire...meh. Aussi vers cette période, le rock belge et monté avec la vague comme les autres, et donc Ghinzu. En contextualisant, il faut bien admettre que beaucoup de médias étais en recherche de groupes de rock, télévision, radio, presse écumait alors Myspace et d'autre moins connu pour remplir la grille. A cette époque, Ghinzu avait déjà sorti un album en 1999, l'oubliable Electronic Jacuzzi, et allait déferler sur l'Europe avec son premier single "Do You Read Me", écouter ad nauseam absolument partout. Passer cette introduction, on comprend pourquoi cette chanson fut choisit pour être un single, elle est de loin la plus classique dans sa conception, et bénéficia d'un radio edit de trois minutes parfait pour les ondes, les passages télé, et le streaming balbutiant. Moi qui ai eu la chance de les voir en concert , je peut témoigner qu'a la seconde ou l'on démarrait cette chanson pour clore un set, la foule devenait hystérique, et pourtant, je m'en souvient encore, on transpirait, beaucoup, et nos dents crissaient dans nos bouches a force d'aspirer la poussière. Les corps serré se serraient encore, on ne sentait plus rien, il fallait sauter jusqu’à que le cœur nous soit en dehors de la bouche. Pour celui qui, un peu curieux, écoute l'album en entier, il trouvera qu'a la lumière d'un single, un peu simple quoique militairement efficace, le reste de l'album mérite une écoute attentive, et même qu'on pourrait se dire qu'on a bien sous estimé les talents de ces belges.. Notons que l'album est très mélancolique dans sa manière d'aborder la musique, un peu de tristesse perce toujours ici et là. Je m'en voudrais de faire une description chansons par chansons, car personne ne les lis jamais (personne ne lis ce blog), aussi j'aimerais vous communiquer, essayer du moins, mon enthousiasme pour cet album éclectique ou se mêle rock pour crooner, post rock, ballade au piano, déchainement de guitares et petite pépite pop dans un ensemble d'une cohérence rare. C'est ici que Ghinzu à atteint son apogée. Un troisième plus tard, ils cesseront d'être, laissant à la postérité un album de ce qui se fit de mieux durant cette période. A la fin on reste les bras ballants, secoué, et puis on rejoint ses amis, le sourire aux lèvres, et on va boire des bières pour s'enlever la poussière de la bouche.
Putain mais c'est ça qu'on veut ! C'est ce mélange détonnant de post dépression, d'enthousiasme et d'espoir douché, de mélancolie et de hurlement primaire contre la tempête. Tout juste si je décollerais pas mon cul de ma chaise pour m'agiter jusqu’à en suer un bon coup, le souffle court et le cœur au bord des lèvres. J'ai des envies de poing de coté, de corps humides qui s'entrechoque dans une joyeuse danse bordélique. J'ai envie de boire des litres de bières, alors que je sais très bien que ça me rend malade le lendemain. J'ai envie de courir dans la forêt, j'ai envie de tant et tant de chose. C'est que je ne peut rester insensible quand j'écoute ça. Ce truc là, cette musique. Dès les premières secondes du premier titre, j'ai su que ça allait me plaire, je suis fait pour écouter ça en ce moment. Cette musique qui est à la fois du punk, pour l'énergie primal, hardcore pour le chant, mais ayant le courage de frayer des chose s plus calme, alternatives. C'est aussi bien que leurs cousin de Touché Amoré. Et tout à mon enthousiasme, j'étais près à mettre Fucked Up devant eux et puis je me suis ravisé. il faudrait que je ré écoute Lament, le dernier des américains, pour le mettre en miroir avec One Day . Comme je pressent que je les aimerais aussi fort l'un et l'autre, je les serrerais aussi fort contre mes oreilles, car après tout, j'ai deux bras et deux oreilles.
Rien n'est absolu.
A est A.
J'écris seul, je test des trucs.
Tout ce que je dis ne concerne que moi, il n'est question que de moi.
Ce que la musique fait au corps avant tout le reste. Cultiver notre joie.
The Rainy Afternoons - Book of Dreams (2026)
-
Book of Dreams by The Rainy Afternoons
The best of shoegaze, dreampop, shoegazing (indie with shoegaze influence)
and dreamy (indie with dreampop influence)
Un autre résumé plus "boardgame" du Mahabharata
-
C'est l'histoire d'un Prince qui au début perd tout dans un jeu avec trop
de hasard (et avec un tricheur).
Alors il décide de se consacrer à des warg...
Calacas - Ten Tiger Trax
-
J’aime bien ça. Partir à la découverte de nouveautés musicales en mode
commando, me plonger dans l’inconnu : le top 100 des meilleurs disques du
premier s...
Morgue : Herald the Dawn
-
Il y a beau temps maintenant que Morgue, ce félin sauvage féroce, ne se
cantonne plus dans les canons d'aucun style, pas même ceux par lui-même
établis. ...
The Kids are alright !
-
*2 octobre, près de Déodat de Séverac, Toulouse*
*Jeudi 1er octobre*
J'ai d'abord cru à des grenades.
Mais non, c'étaient pétards et mortiers maniés par...
End Of Abyss "Escape to a New Empire"
-
Country: Finland Genre(s): Progressive Metal Label: Inverse Records Format:
CD,digital Release date: October 23, 2026 Tracklist 01. Vultures02. Astral
Drea...
Girls In Hawaï 2026
-
Modesto en pleine Wallonie, un angle bizarre et je ne pensais pas un jour
replonger de ce côté-là. Grandaddy donc "*Angles*", en plus féminin, ça
devr...
Now - Wheel Sea (album)
-
*Wheel Sea*, un titre un peu énigmatique que j'interprète comme un "on
verra" ("we'll see"), tant les morceaux de ce nouvel album de now semblent
s'amuse...
Matthieu Malon – La poudre aux yeux
-
Matthieu Malon revient avec un album mélancolique où guitares, spoken word
et chanson française accompagnent les blessures et les souvenirs. (7.0)
NDA – Low Ton
-
*NDA – Low Ton*
*Autoproduction*
Ce vent frais et ensoleillé, celui qui fleure bon le punk rock mélodique de
la fin des années 90, souffle à nouveau...
Weekly Releases: 10.02.2026
-
[image: logo]
Hard to believe we’re now in Q4 2026, where pumpkin spice, Uggs, and spooky
season are all around us. Feel free to jam the playlist below, ...
ROCK – POP (07) … autres souvenirs … se souvenir …
-
ROCK – POP (07) … autres souvenirs … se souvenir …
Je reprends le fil des playlists.
Le versant rock-pop en élargissant le spectre reste toujours sympa à...
Benny Sings – 22 Durnham Dew
-
Le crooner néerlandais Benny Sings fait son retour avec un tout nouvel
album sobrement intitulé 22 Durnham Dew.
L’article Benny Sings – 22 Durnham Dew es...
GURL – Gurl (2026)
-
Après deux EP prometteurs, les Français de GURL dévoilent enfin toute
l’étendue de leur talent avec un premier opus éponyme qui conjugue
post-punk fiévreux...
Arrière-Salles & Espaces Luminaires (1)
-
« Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »
Blaise Pascal, juste après avoir vu Backrooms
Cela fait un moment que je n'ai pas déposé ici quelque...
Rock en Seine, 28, 29 et 30 Août 2026
-
(c) Marina Viguier
Kurt Vile (c) Emilie Bardalou
The Black Keys (c) Olivier Hoffschir
Wilco (c) Olivier Hoffschir
La diversité de la programmation fa...
Fatoumata Diawara Live report
-
Concert extraordinaire de Fatoumata Diawara dont je suis un grand fan,
c'était le 19/06/26 à La Riche, concert gratuit en plein air. C'était
génial par...
Changement de site
-
Bon, ça fait un petit moment que le site n’est plus actif. Inoui, le
webmaster, s’en est allé vers de nouvelles contrées et franchement, je lui
tire mon ...
ROSEAUX - III (Fanon Records/Idol/BigWax)
-
ROSEAUX - III (Fanon Records/Idol/BigWax)
Mais quel plaisir de retrouver le sobre et rafraichissant *Roseaux*, de
recroiser ses sonorités acoustiques si...
The Blog Is Done
-
I've made the decision to stop updating the blog. It's served a purpose for
a long time, but I've decided it's no longer needed. Thanks to all of you
that ...
Fin ou début?
-
Bonjour à tous,
Vous pouvez désormais me retrouver sur Le Blog De Chris à cette adresse:
https://leblogdechrismb.blogspot.com/
où il ne sera plus exclu...