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Dawn Treader - Bloom & Decay

@welderwings











2024
Liminal Dread Productions
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Des coins les plus obscurs peut surgir une lumière inattendue. Ici même, le londonien et one man band qui constitue Dawn Treader, un groupe au nom prophétique. Non qu'on soit en présence d'un disque foncièrement original, mais à celui qui veut sans cesse réinventer la roue, nous disons qu'il se trompe.
Après une introduction en forme de longs crescendo, le ton est donné. Il s'agit de ces albums qui font la part belle aux envolés lyrique inspiré du shoegaze, aux cavalcades du black métal, et leur chant torturé. Le rythme se fait tantôt lourd de menace, tantôt léger, l'ambiance oscille entre le lever de soleil en majesté, et la noirceur d'un "on ne sait quoi" d'inquiétant.
N'empêche, il me semble à moi que cet album est plus plein d'espoir que d'autre chose, c'est pour cela que je l'ai aimé. Les mélodies sont puissantes, évocatrices, on est aussi bien face à une éruption volcanique dans un paysage glaciaire, qu'un vaisseau se glissant dans l'orbite de Jupiter, prenant garde à ne pas se faire avaler par la colossale planète gazeuse.
La qualité de cet album est absolument incroyable, tant en quantité qu'en qualité, et quand on sait qu'il s'agit de son premier, on ne peut que tomber mâchoires et ouvrir grand les yeux face au talent de composition et d'écriture de cet anglais qui vient de faire sa rentrée fracassante, les deux pieds en avant dans nos bouches, dans la cour des grands du genre. Déjà dans ma liste d'albums favoris de cette année.

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Ostraca - Disaster

 











2023
I Corrupt Records
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Cela commençait comme un simple album de punk hardcore, ou le contraire. C'était violent, ça hurlait rageusement, c'était teinté de désespoir. La toile était noire, en nuances de gris, on y était, c'était la fin du monde. Dans un sens ça l'est encore. Il y a des déflagrations dans cet album qui ne laisse pas indemne, des changement de rythmes vicieusement placé pour décontenancé, à minima, l'auditeur qui s'aventurerait sur cette route sanglante.
C'est là que réside la talent d'Ostraca, dans la surprise qui feint le classique avant de tout péter au sol en miette. Impossible d'avoir une vague idée de ce que l'avenir nous réserve quand le groupe s'amuse à déconstruire ces morceaux, à placer ici un passage lent batterie basse suivis d'un impact déchirant de hurlements. Je ne me sens pas en sécurité dans ce disque, je ne sais pas à quoi à m'attendre, je suis bousculé par la violence des morceaux, c'est leurs but, et, comble du vice, j'ai finit par aimé ça, avec en prime la sensation que j'avais entre les oreilles l'un des meilleurs album de l'année.

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Blackshape - Blackshape

 











2023
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Le Gouffre

Pascal avait son gouffre, avec lui se mouvant.
— Hélas ! tout est abîme, — action, désir, rêve,
Parole ! et sur mon poil qui tout droit se relève
Mainte fois de la Peur je sens passer le vent.

En haut, en bas, partout, la profondeur, la grève,
Le silence, l’espace affreux et captivant…
Sur le fond de mes nuits Dieu de son doigt savant
Dessine un cauchemar multiforme et sans trêve.

J’ai peur du sommeil comme on a peur d’un grand trou,
Tout plein de vague horreur, menant on ne sait où ;
Je ne vois qu’infini par toutes les fenêtres,

Et mon esprit, toujours du vertige hanté,
Jalouse du néant l’insensibilité.
— Ah ! ne jamais sortir des Nombres et des Êtres ! 

Baudelaire.

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Glassing - Spotted Horse

 











2019
Brutal Panda Records
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Wow! On à pas finit d'en entendre parler de celui la. Correction, je n'ai pas finit d'en parler, parce que ça fait un moment que je regarde plus les statistiques. Je prêche dans le désert, là ou sont les vrais croyants et/ou amateurs de musique. ET non il ne s'agit pas d'élitisme, je vous vois venir. Je n'étais pas encore dans le désert quand ce disque est sorti, je n'étais pas prêt, mon esprit n'était pas prêt. Je marchais encore pieds nus dans l'herbes tendre et grasse, mon corps étais gorgé d'eau, je n'avais pas connu la soif.
A présent je suis assoiffé, horriblement assoiffé, d'une soif inextinguible que rien ne peut ou semble rassasié. Je vais par crêtes et dunes, marchand sous un soleil implacable, ma peau me brûle, la sueur me brule les yeux et irrite un milliers de petites plaie sur mon corps. J'ai tant soif, je cherche péniblement la musique qui pourra m'étancher un instant, et dans cet instant pourtant, j'ai en esprit la soif qui arrivera, aussi sur que le jour succède à la nuit et que ma quête est sans fin.
Ainsi donc il m'a fallut entrer dans le désert comme en sois même, il m'a fallut me discipliner. Au début je courrais, je trébuchais, je tombais. Maintenant mon esprit est plus discipliné, plus calme, même s'il m'arrive encore que mon cœur s'emballe à l'écoute des premières mesures d'un disque. Maintenant je marche, calmement, lentement, je progresse d'un pas serein et tranquille, et ainsi j'arpente le désert avec mesure. 

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Woods of Desolation - The Falling Tide

 











2023
Season of Mist
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J'aurais tout essayer aujourd'hui, il n'y eu que celui ci qui trouva grâce à mes oreilles parce que pourquoi pas. J'ignore quels affects souterrains me poussèrent dans sa direction, même si je sens bien que récemment mes gouts semblent me pousser vers ce genre de productions. Balloter par mes affects comme Ulysse par le caprice de dieux mesquins,  il me semble que j'incline vers une forme de musique un peu plus extrême. Le moi du lycée avait fixé sa limite à Gojira dans l'audible, et  pour longtemps, et sans doute à l'époque aurais je vomi une telle musique. Et nous déroulons le fil de l'histoire, la généalogie musicale se fait, parfois clair, parfois brumeuse. C'est peut  être la claque Deafheaven pour moi en 2013 qui ouvrit la porte ? Il faut bien commencer par un bout. Après tout, je suis venu à Philip.K.Dick par Bernard Werber. Aujourd'hui j'ai l'intégrale de K.Dick chez moi et j'ai vendu ou donné tout mes Werber, je ne peut plus lire  une ligne du français sans souffler très fort par le nez d’exaspération.  J'aime toujours Gojira pour autant, mais me sens plus proche de Deafheaven.
Bon il s'agit quand même de Woods of Desolation, un groupe qui à un peu d'expérience, et comme qui beaucoup, je découvre seulement maintenant via son dernier album.
The Falling Tide vogue vers la ou le vent souffle. La production est impeccable, l'orchestration est efficace et puissante et le chant est émotionnellement chargé, on est quand même sur une nuance de black métal. J'emmerde les puristes, j'en ai été un, j'en suis revenu.
Franchement, j'aime. J'ai pu écouter que ça aujourd'hui. J'ai du supprimer une quinzaine d'album de bandcamp en tentant d'écouter des choses que j'avais mis de cotés, et  lui je l'avais déjà sous l'oreille, et j'ai pu écouter que ça. La vérité ne m’intéresse pas, je veut juste encore trainer les tympans sur ces murs de guitares, sur ce duo basse batterie fusionnel et sur ma laisser émouvoir par le chant dans cet assemble de cathédrale sonore traversé de lumière.

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The Ocean - Holocene

 











2023
Pelagic Records
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Tout le concept tient dans peu : écrire de la musique sur ces époque géologiques, en inventer une ambiance, un son, une idée. Avec un nom pareil, probablement le plus post rock possible qu'il soit, The Ocean ne pouvait faire que du post rock. Ou plutôt son penchant métal, progressif.
Mais pas bêtement post non plus. Pas simplement consommable. Avec un supplément d'âme, comme le vin que mon caviste arrive toujours à me faire acheter (il est très bon, mais pas donné). Sont ce des trompettes ? Oui. Et pourquoi pas après tout. Et parlons en de ces introductions de chansons, sur lesquelles plane l'esprit de Trent Reznor, on est pas dupe. On à reconnu ce son en arrière plan, ce synthé langoureux, et là ces petites notes de pianos, c'est signé, allez j’accorde le bénéfice du doute. Quand à cette façon de chanter, de la à dire que ça s'inspire du frontman de NIN, il n'y à qu'un pas que je franchis allègrement. J'ai des marottes, je me soigne, j'essaye.
Mais putain ce "Atlantic" si c'est pas des chutes de NIN merdes.
J’arrête. Quand je veux.
J'ai peut  être visé complètement  à coté de l'album, et suis passé  à coté de l'essentiel.
L'album est une masterclass. De l'écriture, à la composition et  à la production, c'est du Gucci. Tout y est très travaillé. Les six musiciens du groupe allemand vont trainer les morceaux en longueur sans y perdre en intensité. La musique y monte en lent crescendo avant d'éclater comme un orage qui se libère. La tension est palpable sur certain morceaux, avec un sentiment d'urgence mis en valeur par la les alternance de tempo, ou quand s’arrête la violence, on sent qu'elle rampe en sous texte derrière quelques notes anodines. S'il est prévisible, je salut chaudement la diversité des compositions, le travail sur le chant qui explore une vaste palette de nuances, secondé par des backing vocals qui n'hésitent pas  à donner de la profondeur à certains passages. Jamais loin le hurlement, jamais loin le murmure. Jamais loin le mur de guitares et une double pédale d'artillerie lourde, et jamais loin l'angoissante introduction avec ces bruites de machines étrange.
Holocene fait parti de ces innombrables albums sur lesquels plane l'ombre du covid et du confinement, on à pas encore idée de l'impact de cet événement sur la production artistique, cette période restera toujours un peu particulière, à lire, à écouter, à voir , à regarder.

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Liongeist - S/T

 











2023
Liongeist
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Enfin l'eau, venue lécher une terre sèche et craquante sous les chaussure. Enfin le répit, nous ne mourrons pas de soif, pas cette années. L'odeur de la terre humide remonte depuis le petit parcs en bas de chez moi. On appelle cela le pétrichor, l'odeur après l'averse. Cela  peut aussi bien être l'odeur du béton humide, qui recèle aussi en son seins mille senteurs des villes, du poissonnier du marché de la place à celle de la pisse de chien, rincé par un écoulement bienvenu. La pluie lave ma rue et ma mélancolie. Le gris égalise la lumière venu du ciel. A peine y distingue on quelques mouettes et  pigeons qui volent ici et là en quête de nourriture. Dans le petit théâtre de ma rue, le décor se pare de belle fleur blanche en éclosion sur les magnolias, les bourgeon vert explose sous les coup de boutoir de la vie qui renait, et déjà, on peut de nouveau sentir les parfums de la rôtisserie qui vole jusqu’à moi, les cris des écoliers à l'heure de la récréation, les invective des étudiants qui mangent en bas de chez moi entre midi et deux. Comme il est bon de ressentir  à nouveau tout les parfums de l'existence, fussent ils désagréable.

Il y à chez Liongeist comme cette ambiance  un peu grise, entre deux, qui caractérise le printemps. C'est une période propice aux mélancolies les plus dures comme aux étincelles les plus forte. Entièrement instrumental, l'album permet qu'on veuille bien y coller nos propres émotions sur la musique, comme dans les bandes dessinées de Jason (les personnages on de grands yeux blanc inexpressif, et c'est au lecteur d'y coller les émotions qu'il veux que les personnages aient). C'est tout pareil ici. Musicalement, c'est du lourd, on est dans une vibration heavy post rock, avec tout ce que cela  implique. Deux guitares se partage la rythmique et les arpèges, une batterie lente et puissante et une basse tout en lourdeur, au son gras qui prend aux tripes. Les morceaux de bravoure s'y enchaine sans jamais être ennuyeux, le disque est juste, la longueur est bonne, la musique y change l'âme juste ce qu'il faut pour qu'après l'écoute, on reste un instant saisit, immobile, à se demander si on le ré écoute ou bien si l'on ne sortirait pas respirer le pétrichor.

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Death Engine - Ocean

 











2023
Code Records
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Énorme. Comme l'océan,dont j'ignore s'il s'agit d'un sujet de fond ou  bien d'un personnage présent à l'arrière plan. Il en est de même de la musique de Death Engine. Il suffit de regarder un moment cette pochette, et en écoutant l'album, on imagine sans  problème une houle lourde s'abattre sur quelque rivage assaillit par une tempête d'hiver. Si c'était le but, l'album est une totale réussite. Avec un son d'une lourdeur qui tend les épaules, gras, rauque, d'une décharge de guitare secondé d'une basse en filigrane hyper efficace.Quand à la batterie, elle ne bat jamais plus vite et fort qu'un cœur humain, la musique de Death Engine est organique. Pas de cette moiteur qu'on imagine, ici , tout est froid et engourdis. Et pourtant, la mélodie ne semble jamais loin, on y enchaine ce chant guttural et rauque vers quelques lignes chanté, comme un assaisonnement, et c'est juste parfait, délicieux.
Allez simple dans le best of de l'année.

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Astronoid - Radiant Bloom

 











2022
Century Media Records
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C'est qu'il contient quand même son lot de gemmes. Après au moins une vingtaine d'écoute, je suis presque prêt. C'est qu'Astronoid est l'un de mes groupe préféré. J'aime leur musique, j'ignore tout d'eux, jusqu'à leurs noms, mais j'aime leur musique. Un lente évolution opéré depuis leur second album éponyme Astronoid à mis dans ce métal aérien de plus en plus de brouillard, ou alors un voile de poussière d'étoile. Si l'album accuse parfois une baisse de régime sur certain morceaux, il reste innovant, dans cette veine de post métalgaze, avec cette voix, incroyable, unique, douce, qui me susurre sur la violence. J'ai ma dose, j'ai la tête dans le guidon et les yeux pleins d'étoiles.
Oui, même si l'album n'est qu'une repompe de leur précédent, et même s'il n'est pas à la hauteur du chaotique AIR , à la fois virevoltant, léger mais bien lourd sur la double pédale, il reste bon, mais je tique un peu. J'espère que le groupe va réussir son quatrième album parce que à  trop se contenter de faire la même chose, on risquerait de s'y perdre, et d'y perdre en route tout un tas de gens.

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Maybeshewill - No Feeling Is Final

 











2021
Bird's Robe / The robots Need Home collective
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‘No Feeling is Final’ was born from a place of weary exasperation. From the knowledge that we’re living in a world hurtling towards self-destruction. We watch as forests burn and seas rise. As the worst tendencies of humanity are championed by those in power; rage, fear, greed and apathy. We see every injustice, every conflict, every catastrophe flash up on our screens. We stay complacent and consume to forget our complicity in the structures and systems that sustain that behaviour. As the world teeters on the edge of disaster, we sigh and keep scrolling, the uneasy feeling in our stomachs eating away at us a little more each day.

Ou pour le dire plus simplement : C'est terminé. Foutu. Il n'y guère d'espoir pour ceux qui restent. La fin est proche. C'est fou comme en écoutant ce album, on imagine volontiers l'enchainement des images  insoutenable, un peu comme le documentaire "Earthling" l'avait fait en son temps. C'est la mort qui s'annonce en musique, qui viendra faucher au son des violons sa moisson sanglante.
Et le pire dans tout ça, c'est que c'est sans doute l'un des meilleur album de l'année, ainsi qu'un des plus beau clip vidéo pour "Refuturing".

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a spark in the v(*)id - The Journey

 











2021
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 Voilà un album structuré dont chaque chansons est une étape de plus dans  la plongé vers les abysses. Un album créer presque exclusivement pour restituer de l'ambiance, comme le post rock sait si bien le faire. Et j'englobe large, puisqu'il s'agit bien de métal ici. Et encore, que dire de la matière dont sont fait les vaisseaux d'exploration, qu'ils soient submersibles ou spatiaux ? Parce que comme dit plus haut, c'est une histoire qu'on vous invite à suivre, celle d'un ou de plusieurs personnes qui trouvent le courage de passer le cap, ou bien comme le dit la chanson, de sauter à pied joint vers le vide et l'inconnu. C'est une saga musicale sur le courage et sur la fois dont je ne dévoile pas la fin, il va falloir s'y jeter, justement.

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The Lumberjack Feedback - Mere Mortals

























2019
Deadlight Entertainment
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Un son lourd, puissant, tout en pesanteur, qui roule, écrase, broie l'auditeur. Une puissance à peine contenue dans sept morceaux aux proportions épiques. C'est la bande son de quelque chose de violent, de sale, de démangeant, à minima.
Un groupe qui se permet de faire monter certain morceaux en tension pendant plus de cinq minutes. Des morceaux composés avec un tempo de mitrailleuse, tandis que d'autres sont l'écho du pas de charge de quelque animal préhistorique monstrueux, lent, mais inexorable. L'auditeur, broyé par deux batterie, de lourdes guitares et d'encore plus lourde basse, se laissera volontiers couler dans l'ambiance sonore du disque (simple question de survie). Une musique propice à l'imagination, ou chacun se fera son propre film de la fin du monde. Enjoy !


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Cave In - Final Transmission
























2019
Hydra Head Records
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Impossible de ne pas écouter l'album au regard de la tragédie qui l'a engendré. Le 28 Mars 2018, Caleb Scofield, le bassiste du groupe, se tue dans un accident de la route en rentrant de répétition. C'était la première fois que les membres du groupe étaient réunis pour jouer ensemble depuis sept ans, c'est aussi la dernière. 
De cette sessions, ce rehearsal, ils garderont la moindre ligne de basse, et enregistreront avec ce matériel brute un album, que voici. Assez court dans la durée (trente et une minute), mais sans aucun temps mort. Des lignes de basse lourdes, trempées heavy, stoner, qui claquent et résonnent, sur lesquelles viennent s'ajouter tout un arsenal de violence contenue, presque silencieuse. Résolument triste, emprunt de la tragédie qui imprime dans chaque notes, chaque phrases, le souvenir douloureux d'un amis, d'un père de famille. 
L'album est résolument cathartique, et doit s'écouter comme tel, une thérapie de deuil en musique, mais aussi un hommage brillant et vibrant dans un écrin musicale riche en émotion qui fera date, j'en suis certain.  Le mot du groupe, enfin , pour terminer, car après tout ils sont bien les mieux placés pour en parler, mais quand même, repose en paix Caleb.

In February of 2018, the members of Cave In gathered at their rehearsal space in Boston to work on material for their next record. It had been nearly seven years since their previous album, White Silence, had been released. But they’d been writing and rehearsing methodically, off and on, to craft a worthy follow-up. In that time, guitarist/vocalist Steve Brodsky had started prog-metal power trio Mutoid Man, drummer J.R. Conners and guitarist Adam McGrath started psych-punk outfit Nomad Stones, and bassist Caleb Scofield was busy with simian rock supergroup Old Man Gloom and his own band, Zozobra. After jamming all weekend with Cave In, Caleb got in his truck and drove home to New Hampshire. It was the last time his bandmates would ever see him.

On March 28th, 2018, Caleb was killed in an auto accident. There are no words to describe what a devastating blow this was to his wife and children, his friends, family and bandmates—not to mention his countless fans around the world. A light had gone out—a light with a monstrous bass tone and a feral roar. An occasionally stubborn light with a million-dollar smile who loved his family and music above all else. To describe his death as a tragedy would be a colossal understatement. Caleb didn’t live to see 40.

Originally intended as demos, Final Transmission marks the first Cave In album in eight years and the band’s last with Caleb, who performs on all of the songs. Caleb’s voice—musical and physical—are everywhere on Final Transmission. The opening title track is a voice memo of a song idea he sent to his bandmates the last time they saw each other. “Hearing his voice fucks you up a little bit,” Adam says today. “We were surprised to get it from him, actually, but we thought it was great. And that was it. In a weird way, it’s the end of the story as far as our relationship together.”

Caleb plays bass on six of the album’s remaining eight songs, and guitar on the other two. Even a cursory listen of Final Transmission will offer glimpses of past Cave In eras, from the scintillating space rock of their 2000 breakthrough opus Jupiter to the ripping metal melodies of White Silence. All told, it’s a direction that was largely spearheaded by Caleb. “When I look back at our email correspondence about the demos, Caleb had a really crystallized view of how to navigate the whole thing,” Steve reveals. “He was really digging the stuff that was spacey, heavy, a little bit weird, but with very pretty melodies and hooks. I think he was encouraging us to embrace what we’ve always been good at and what sets us apart from our contemporaries.”

Half the proceeds from Final Transmission will be given to Caleb’s wife and children. “I feel really lucky to have this record,” Adam concludes. “I love it, but I don’t like listening to it. I’m sure I’ll listen to it eventually, but right now it’s difficult. Just hearing him play kills me. I’ll miss him forever.”
 

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Pelican - Nighttime Story

























2019
Southern Lords Recordings Inc
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Il y a quelque chose de foutrement inspiré chez Pelican. Il y a un coté déjà vue, avec une musique qui tient du métal des  origine, proto métal même à la Fuzz mais en plus tragique, un peu de Led Zeppelin aussi, en cherchant  un peu. Si la comparaison s'arrête  là ( déja, c'est de l'instrumental), on est quand même tenter de se poser la seule question qui vaille : pourquoi j'écoute ce disque depuis presque deux semaine tout les jours sans arriver à me décider à enfin le chroniquer ? Et surtout pourquoi ? Pourquoi est ce que j'y revient toujours ?
Quelques chose de sale colle à la peau de cette musique, quelque chose de triste et de brutal, froid et chaud  à la fois. Quelque chose qui cherche  à exprimer des émotions au travers de l'interface de  notre cerveau, mais en balbutiant, trop fort ou trop convenu.
C'est dire qu'il me fait perdre la tête, pour mon plus grand plaisir.
L'explication la plus simple, c'est surtout qu'il est foutrement bon, autant qu'un bon whisky bu dans de bonne conditions, accompagné d'un cigare, vous voyez le délire. Je vous en ressert un ?


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Scintilla - Catacombe

























2019
iMD downtonerecords
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Avant tout.
Tout le parti prix de l'album est un voyage dans le temps. Ou comme le défini lui même le groupe, avant toute les révolution, humaine ou technique, avant l'avènement des premières civilisations, au moment primordial de la découverte du feu, et du bond en avant que ce fut pour les premiers hominidés, découvrant ces étincelles scintillantes. C'est dans cette perspective que le groupe portugais à composé ce "Scintilla", huit titres orientés post-rock et post-métal tachant de mettre en musique cet instant primordiale ou l'évolution à basculé de façon irrémédiable vers ce que l'on est maintenant.
Un album puissant, tout en boucles hypnotiques et riffs accrocheurs / ravageurs. Profond et intense, d'un force évocatrice certaine, il est de ces album qui nourrissent l'imagination par le biais de l'émotion. Composé avec brio par un quatuor qui n'en est pas à son premier coup d'éclat, "Scintilla" est sans aucun doute un grand album, très réussit, qui fera date dans le genre. il est déjà dans ma liste de favoris pour cette années 2019.

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Pillars - CAVUM

























2019
Post.Recordings
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C'est sombre comme la pochette le laisse entrevoir. Sombre comme dans une grotte, mais une grotte immense, à l'immensité écrasante, si vaste que l'esprit humain ne pourrait le représenter. Servis par un quatuor d'américain que j'espère plus heureux que leur musique, CAVUM est le second album du groupe Pillars . Et même si parfois la lumière perce à travers le voile ténébreux, c'est pour mieux jouer au yoyo avec les sentiments de l'auditeur. Avec un son grave, profond et mélancolique, Pillars ne ré invente pas les codes du genre, mais s'en sert pour proposer un album réussit, homogène, au son lourd et rond, chaud. Alternant bravoure métallique et ambient salutaire, CAVUM est l'album des explorateur sonore qui n'ont pas froid au yeux et pas peur du noir, qui n'ont pas peur de se prendre la décharge sonore en plein visage et qui n'ont pas peur d'affronter leurs mélancolie tentaculaire.
Il y à quand même de l'espoir chez Pillars, mais il vous faudra écouter l'album pour le comprendre, alors en avant.

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Gold - Why Aren't You Laughing?

























2019
Artoffact Records
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D'inspiration métal, sans doute, de la à lui coller toutes les étiquettes en post quelque chose, il n'y qu'un pas. Disons que pour un album d'inspiration métal, on retiendra ces morceaux tout en retenue, comme s'ils cherchaient absolument  à ne jamais sonner trop violent et énervé. Ou bien encore cette voix calme et atmosphérique, féminine et hanté, qui ajoute du sérieux à un album qui l'est peu être un peu trop. J'ai du mal à me l'expliquer, mais j'ai trouvé ça presque prétentieux dans la démarche. non pas que la musique soit bonne bien au contraire, l'album est bien, très bien même, il est cohérent, il ne s'éparpille jamais, en fait, il est presque trop propre pour moi, et c'est bien le seul reproche que j'ai à faire à cet album qui, s'il ne m'a pas emballé comme l'aurait fait Astronoid ou Mondkopf, n'en n'ait pas moins bon et passe le temps agréablement.


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