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Dawn Treader - Bloom & Decay

@welderwings











2024
Liminal Dread Productions
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Des coins les plus obscurs peut surgir une lumière inattendue. Ici même, le londonien et one man band qui constitue Dawn Treader, un groupe au nom prophétique. Non qu'on soit en présence d'un disque foncièrement original, mais à celui qui veut sans cesse réinventer la roue, nous disons qu'il se trompe.
Après une introduction en forme de longs crescendo, le ton est donné. Il s'agit de ces albums qui font la part belle aux envolés lyrique inspiré du shoegaze, aux cavalcades du black métal, et leur chant torturé. Le rythme se fait tantôt lourd de menace, tantôt léger, l'ambiance oscille entre le lever de soleil en majesté, et la noirceur d'un "on ne sait quoi" d'inquiétant.
N'empêche, il me semble à moi que cet album est plus plein d'espoir que d'autre chose, c'est pour cela que je l'ai aimé. Les mélodies sont puissantes, évocatrices, on est aussi bien face à une éruption volcanique dans un paysage glaciaire, qu'un vaisseau se glissant dans l'orbite de Jupiter, prenant garde à ne pas se faire avaler par la colossale planète gazeuse.
La qualité de cet album est absolument incroyable, tant en quantité qu'en qualité, et quand on sait qu'il s'agit de son premier, on ne peut que tomber mâchoires et ouvrir grand les yeux face au talent de composition et d'écriture de cet anglais qui vient de faire sa rentrée fracassante, les deux pieds en avant dans nos bouches, dans la cour des grands du genre. Déjà dans ma liste d'albums favoris de cette année.

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Besna - Zverstvá

 











2023
Fiadh Production / Vita Detestabilis
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Que dire, c'est ce que j'aime écouter en ce moment, quand les jours raccourcissement, quand le froid saisit les visages que l'on cache dans des écharpes et des bonnets, quand ça sent le bois qui brulent dans les cheminées. C'est ainsi, chaque saison, et quand la fin de l'année arrive, je me sens plus mélancolique, plus sensible, c'est la période, c'est ainsi.
Qu'il ait fallu aller jusqu'en Slovaquie pour y dénicher Besna, quatuor post black métal, n'y change rien. Ils sont capables de m'emmener, moi, avec eux. Non pas que la musique du groupe soit particulière, c'est une bonne chose bien faite. Capables de violences comme des élans les plus doux, jouant avec les rythmes, les harmonies, le chant sait s'effacer au profit de la mélodie quand il le faut.
Je n'ai pas grand-chose à dire sur ce disque, il parle à mon humeur, sa musique du moins, tout en tensions et relâchement salvateur, tout en lumière, on y sent poindre l'espoir parfois.
Mais surtout quel talent de composition, une chanson comme Margita (Marguerite), qui passe par tant de phase, est une vraie réjouissance à l'écoute, un ravissement de l'instant qu'il faut encourager. Que l'on se rassure, le reste n'en est pas moins aussi bon. Ça fait des semaines que je n'avais pas écouté un album de métal aussi bon que celui-ci, et non vraiment, c'est un ravissement.

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Starer - Wind, Breeze, or Breath

 











2023
Folkvangr Records/Fiadh Productions/Adirondack Black Mass
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Après une relecture de Philip K Dick, notamment sa "Trilogie Divine", je me suis laissé convaincre de lire enfin pour de bon et sérieusement la bible. J'ai commandé à cet heure, sir mon site favoris de livre d'occasion, deux volumes contenant l'ancien testament, et un volume de l'ancien testament, soit près de cinq mille pages si mon compte est bon. Nous verrons bien ou cela nous mène. La musique de Starer en revanche, m'a emmené parmi les étoiles, en imagination, enfin , je n'en suis plus tout à fait sur, je ne suis plus sur de rien en ce moment. J'ai parfois l'impression que ma vie semble en pause, comme hors du temps, comme en décalage avec le reste du monde. Mais je ne m'inquiète guère, Dick a souvent cet effet sur ses lecteurs, lui qui sait si bien faire douter sur le principe de réalité lui même, et qu'est ce que la réalité ? Si ce  n'est ce qui reste quand on cesse d'y croire ? Il faut lire ou relire avec des yeux vieux les nouvelles et les romans de cet écrivains, dont sont innombrable les filiations assumées ou cachées, tel des secret. Dick est peut être un prophète après tout, peut être cette époque n'est pas en capacité de le recevoir comme il se doit, peut être que j'imagine tout cela, peut être suis je complètement fou, mais seriez vous capable de seulement décrire la folie ? Ou même la réalité ? Entendons nous d’abord sur les prémisses avant de poursuivre ce voyage à  travers les montagnes hallucinées et les étoiles pâles de Fomalhaut. L'ivresse que me procure l'alcool semble bien réel, quoi que j'ai l'intime conviction d'être bientôt en adjacence avec le monde, comme si, d'un pas de coté, je pouvais pénétrer un nouvel univers exempt de moi. Il me semble que le vent souffle depuis le désert ces temps ci, et cette lumière, ce phosphène qui imprime la pupille...

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Raat - Nocturne

 











2023
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She walks in beauty, like the night
Of cloudless climes and starry skies;
And all that’s best of dark and bright
Meet in her aspect and her eyes;
Thus mellowed to that tender light
Which heaven to gaudy day denies.

One shade the more, one ray the less,

Had half impaired the nameless grace
Which waves in every raven tress,
Or softly lightens o’er her face;
Where thoughts serenely sweet express,
How pure, how dear their dwelling-place.

And on that cheek, and o’er that brow,

So soft, so calm, yet eloquent,
The smiles that win, the tints that glow,
But tell of days in goodness spent,
A mind at peace with all below,
A heart whose love is innocent!

- Lord Byron (George Gordon)

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Oculi Melancholiarum - Euphorbia

 











2023
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Et elle l'a fait seule. Ou peu s'en faut. J'ai une passion pour les albums fait de A à Z par la même personne. Moi même d'un tempérament solitaire, j'ai du respect pour ces bourreaux de travail qui écrivent, composent, et enregistrent eux même leurs musiques du début à la fin.
Victoria Carmilla Hazemaze (VCH) est une auteure compositrice mexicaine qui n'en n'est pas à son premier coup d’essai dans la musique métal, et plutôt black métal, et plutôt cette nuance qu'on appelle le dépressive black métal, ou blackgaze. VCH est  donc à l'intersection de plusieurs chose que j'apprécie.  La somme de travail pour accoucher d'un tel album semble colossale. Avec presque une heure de musique, Euphorbia prend largement le temps d'explorer les nombreuses facettes de cette musique si riche. C'est bien du coté de ces sous genres que la créativité semble s'orienter aujourd'hui.
Si l'essence demeure, une musique sombre, au chant torturé, rapide et bruyante, l'addition de la nuances permet à toute une palette musicale de s'exprimer. Ainsi il n'est pas rare que quelques claviers viennent s'inviter en filigrane dans les  morceaux.
Les introductions des morceaux peuvent aussi être très douce, avec un chant féminin comme susurré derrière l'oreille. Quelques arpèges de guitares solitairee sont aussi une pause bienvenue dans certains morceaux, une respiration nécessaire  pour apprécier  toute la justesse et toute la richesse de cette musique. Qu'on se rassure, l'essentiel est là.
Euphorbia semble quand même plus lumineux que ses prédécesseurs, plus apaisé, moins en proie aux doutes, même s'il contient son lot d'errance solitaire de l'âme. Tout transpire la classe dans cet album qui mérite qu'on s'y attarde.
Vous pouvez soutenir VCH sur sa page Patreon, elle n'a ni label ni maison de disque, ou alors en achetant la version cassette audio pour les collectionneurs.

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Astronoid - Radiant Bloom

 











2022
Century Media Records
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C'est qu'il contient quand même son lot de gemmes. Après au moins une vingtaine d'écoute, je suis presque prêt. C'est qu'Astronoid est l'un de mes groupe préféré. J'aime leur musique, j'ignore tout d'eux, jusqu'à leurs noms, mais j'aime leur musique. Un lente évolution opéré depuis leur second album éponyme Astronoid à mis dans ce métal aérien de plus en plus de brouillard, ou alors un voile de poussière d'étoile. Si l'album accuse parfois une baisse de régime sur certain morceaux, il reste innovant, dans cette veine de post métalgaze, avec cette voix, incroyable, unique, douce, qui me susurre sur la violence. J'ai ma dose, j'ai la tête dans le guidon et les yeux pleins d'étoiles.
Oui, même si l'album n'est qu'une repompe de leur précédent, et même s'il n'est pas à la hauteur du chaotique AIR , à la fois virevoltant, léger mais bien lourd sur la double pédale, il reste bon, mais je tique un peu. J'espère que le groupe va réussir son quatrième album parce que à  trop se contenter de faire la même chose, on risquerait de s'y perdre, et d'y perdre en route tout un tas de gens.

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Sol Sistere - Sol Sistere

 











2021
Cult Of Parthenope Records
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Soit en somme, l'arrêt du soleil, ou plus poétiquement, si le soleil stoppait sa course. Mais alors, ferait il éternellement jour ou bien nuit ? Ou bien alors, nuance oblige, le ciel ne serait il qu'un éternel crépuscule ? La pochette de l'album semble dire une terre stérile et brulée, aride et impropre à la vie, ou les être humains s'accroche pathétiquement à l'ombre des branches nues. Pourtant il y en à des nuances dans ce très bel album de Sol Sistere. quand il est tout en puissance, en murs de guitares shoegaze, il sait se faire douceur et retenue. A l'inverse, quand il est presque tendre, c'est qu'il n'est pas loin d'exploser. 
C'est qu'il est black, de cette trempe dépressive qui aime jouer sur la mélodie et les accords plutôt que d'être brutale, même s'il sait, quand il le faut, être brutale. Il s'écoute comme un opéra, avec un chant rageur hurlé presque douloureux.
Il fait parti de ces album ou je rentre avec plaisir et qui emporte véritablement l'auditeur, c'est assez rare pour être noté, en somme, je le met comme l'une des plus belle découverte de cette année. Vivement la suite.

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Raat - Eternity

 











2021
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Il y a comme une facilité coupable à l'écoute, et comme il est court, il à l'arrière gout du pop corn. Ou encore du plus pur des fan service. Comprendre : Un EP n'est pas une chose que j'aime beaucoup en générale, et je préfère les temps longs. Mais je plaide coupable de temps à autre quand on vient  jouer des cordes les plus sensibles. Ce genre de musique, qui oscille entre black métal, rock progressif ou ambient est tout à fait ma came, et je m'en envoie volontiers une dose facile de temps en temps. Alors j'avoue qu'il est court ce petit album, mais quand bien même, les ambiances y sont pénétrantes, le travail de composition honnête fait le travail et franchement je ne boude pas mon plaisir. Mur de guitares saturées, double pédale stroboscopique, chant voilé qui s'efface derrière la musique et ambiance de fin du monde sont un cocktail qui me sied particulièrement, et si c'est aussi le cas pour vous...

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THE FIFTH ALLIANCE - The Depths Of The Darkness

 











2019
Init Records
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J'étais partagé et puis finalement, le chant à finis par l'emporté. Ce qui commence comme un disque de black métal de facture classique réussit finalement à sortir des sentiers battu de temps à autres et à proposer  quelques envolées lyriques des plus appréciable. La structure reste par contre assez déjà vue, alternant montées en puissance, chant clair, puis explosions, violences et hurlements, pour le plus grand bonheur des initiés. Il se permet même de devenir énorme au fil des chansons, guitares énorme, basse et batterie énorme, j'ai peine à trouver un autre adjectif, et on se demande quand ça s'arrêtera.
Il est bien entendu extrêmement sombre et sans espoir. Le genre humain est consumé par sa connerie dans un grand raout de feu et d'eau sale qui balaie la terre de gauche à droite, emportant tout sur son passage. Il est parfait dans son genre, certain l'oublieront, d'autre non, mais assurément, il vaut bien le temps passé à l'écouter, une bonne claque !

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Gold - Why Aren't You Laughing?

























2019
Artoffact Records
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D'inspiration métal, sans doute, de la à lui coller toutes les étiquettes en post quelque chose, il n'y qu'un pas. Disons que pour un album d'inspiration métal, on retiendra ces morceaux tout en retenue, comme s'ils cherchaient absolument  à ne jamais sonner trop violent et énervé. Ou bien encore cette voix calme et atmosphérique, féminine et hanté, qui ajoute du sérieux à un album qui l'est peu être un peu trop. J'ai du mal à me l'expliquer, mais j'ai trouvé ça presque prétentieux dans la démarche. non pas que la musique soit bonne bien au contraire, l'album est bien, très bien même, il est cohérent, il ne s'éparpille jamais, en fait, il est presque trop propre pour moi, et c'est bien le seul reproche que j'ai à faire à cet album qui, s'il ne m'a pas emballé comme l'aurait fait Astronoid ou Mondkopf, n'en n'ait pas moins bon et passe le temps agréablement.


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Deadly Carnage - Through the Void, Above the Suns

























2018
ATMF
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Hey, quoi de mieux  pour tuer la fin de semaine que de s'écouter un bon album. Et par bon j'entend , ni excellent, ni mauvais, juste un album d'honnête facture qui fait exactement ce pourquoi on l'a créer. en l'occurrence, ici, c'est ni plus ni moins qu'un voyage à travers les étoiles qui vous est proposé, à moins que cela ne soit  un prétexte pour parler d'autres choses, métaphores oblige. Pour ce voyage musicale, il faudra vous armez de votre gout pour le black métal, le métal atmosphérique, progressif, et je pense qu'ils ne prendront pas  ombrage que je les comparent à Mesarthim, un autre groupe qui est aussi un de mes favoris. On notera  la petite  influence shoegaze qui ne sera pas sans rappeler Deafheaven, dans un autre genre. 
Quoi qu'il en soit, musicalement, c'est très réussit. La voix d'Alexios (chant/guitare) se fait tantôt  hurler, tantôt murmurer dans un contraste saisissant, trahissant  une large palette vocale mis à l'œuvre ici. Le quatuor de musicien sert dans le meilleur de son genre, passages aériens saturés, double pédale de circonstance. L'impression de désespoir ressentit est bien réelle, l'angoisse qui suinte parfois accroche l'oreille, parfois balayé par un morceau de bravoure ou pointe une légère aura d'espoir : C'est tout le sens d'une chanson comme "Divide", de loin la plus belle et la plus réussit de l'album, une apothéose magnifique  à un album qui arrive parfois à l'être tout autant, malgré quelques inégalités sans gravité. 
Un album complet, solidement composé par des musiciens que l'on sent inspirés et motivés, et c'est bien ce qui compte. Je recommande chaudement. 

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Deafheaven - New Bermuda

























2015
Anti/Epitaph
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Enfin ! Deux ans d'attente, et des écoutes répétées de leur précédent opus, au point d'en connaitre chaque mélodies, et un vinyle en surchauffe à la maison.
Plus violent, plus  percutant, plus sombre, tel est le credo de ce nouvel album qui aligne seulement cinq chansons dont la durée varie entre huit et dix minutes, de quoi contenter tout le monde donc.
Après l'espoir porté par un Sunbather déjà énorme, on replonge avec un certain bonheur dans les affres du désespoir le plus sombre, des tourments de l'âme et de la violence physique comme psychologique. J'ignore ce qui a bien pus se passer lors de l'écriture des chansons, mais j'aimerais pas que ça m'arrive à moi.
Le héros de l'album, c'est vous, c'est moi, c'est un type un peu paumé qui sent filer la vie entre ses doigts sans pouvoir y faire quoi que ce soir, c'est un type qui regarde encore en l'air dans l'espoir d'un signe supérieur, mais qui est déçu, c'est un type malheureux en amour et qui souffre d'être rejeté, c'est un type qui essaie de trouver une alternative à son existence en sépia dans la drogue, mais qui ne fait que accélérer sa chute.
C'est l'histoire d'un mec qui vas mourir, qui s'en doute un peu, au fond, et pour qui la vie n'a aucun sens, pour qui chaque sentiments est exacerbé à l’extrême. Il est rejeté en amour, il meurt un peu, il marche seul en se posant des questions, mais il ne veut  pas vraiment connaitre les réponse, il meurt un peu plus, il se drogue et  plonge encore plus vite, il meurt plus vite.
Car c'est bien de la mort et du questionnement  induit dont il est question. Que peut il bien avoir après le grand spectacle ?
Pas de réponse clair encore, finalement, la mort du personnage (quel qu'il soit) n'est qu'un prétexte pour combler le vide qu'elle occasionne avec un peu de divin, soit une musique inspiré extatique.
Inspiré, à n'en pas douté, après plusieurs écoute minutieuses, plus quelques autres pour juste avoir le  plaisir de bouger dans tout les sens et de gueuler un peu trop fort pour les voisins.
On y trouve moins  le coté shoegaze d'avant. L'album, comme je disait, se fait plus nerveux, moins contemplatif, mais est tout de  même très bien rythmé, alternant passages abrasif  à décoller les tympans à d'autres, plus calme, pour rythmer l'histoire.
Performance vocale pour le chanteur George Clarke, qui, s'il ne chante pas beaucoup, compense en puissance d'hurlements et dans d'incessantes mimiques en live, gérant le publique à la façon d'un chef d'orchestre sous ecstasys. Performance du puissant duo de guitares qui se complètent admirablement bien, et qui s'amusent  à jouer avec l'auditeur pour mieux  le  perdre entre nervosité et candeur, et quand à la basse, elle se fait enfin entendre clairement, pour le plus grand plaisir des oreilles. Quand au batteur, il est surement le grand gagnant de l'histoire avec un jeu qui empreinte aux meilleurs du genre sans copier  ni rougir, et qui fait office de rouleau compresseur brutal et aveugle, qui vous laisse les bras ballants et épates avec toute sa technicité.
Album clairement au dessus du lot pour Deafheaven, un de mes groupes favoris depuis que je les aient découverts il y à deux ans, et que j'ai épluché leurs productions avec une oreille attentives, et n'en déplaisent aux autres, qui n'aimeront pas, une critique aussi dithyrambique sur tout l'internet n'est pas forcément le fruit d'un consensus , il peut aussi être le résultat du travail nécessaire  à l'a création d'un excellent album qui fait déjà une entré très remarqué (fracassante vous dites ?) dans tout les top de fin d'années.

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So Hideous - Laurestine

























2015
PROSTHETIC RECORDS
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Comme un petit air d'univers sur cet album de So Hideous. L'album semble y décrire le trajet d'un triangle inclue dans un cercle.
La musique y est  redoutablement belle et  puissante, savant mélange de black métal, de classique et de shoegaze. Définitivement enterré, Deafheaven, malgré un dernier album très bon (on en reparlera bientôt). Ici, un chant hurlé à s'en faire péter la nuque et les poumons, des guitares hyper saturés emprunte de lyrisme, un fond de classique avec pianos, chœurs, cordes, une batterie qui tabasse aussi bien la double pédale que que les rythmes plus doux, et surtout, une grandiloquence, une morgue, et un talent de composition absolument bluffant  pour un groupe de ce style.
Evidemment, on est dans l'extrémité épique du black métal (voir  plutôt du post black métal), et on est plus dans un instrumental ou planent quelques voix habitées par un fantôme furieux plutôt que dans un vrai disque plus traditionnel. N’empêche, il est rare de ces albums qu'ont qualifient presque de "cinématographique" qui ne me laisse jamais sur ma faim, et qui me passionne de bout en bout. De ces disques qui brosse un spectre de sentiments et d'émotions à trois cent soixante degrés et qui raconte une histoire. Pour moi, ce dernier point sera toujours le plus important.


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Sannhet - Revisionist

























2015
Flenser Records
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Décidemment, il n'y à guère que les guitares sombres qui trouve grâce à mes yeux en ce moment. Faute peu être à un printemps qui semble enfin sortir de sa tanière, à un soleil bien présent, et pour la première fois depuis fort longtemps, je suis sortis fumer de chez moi en t-shit, dieu que j'aime le soleil. La logique voudrais que je sois transis d'émotion devant la nouvelle fournée de disques alternatif et/ou folk, folktronica, psych qui va de pair avec cette période, mais il n'en ai rien.
Revisionist (déjà rien que le titre interpelle), n'est pas non plus un grand disque, mais il a plusieurs qualités que j'apprécie dans le genre métal instrumental : Une basse puissante, une batterie death métal, des guitares grasses couplées à d'autres plus harmonieuses.
La durée des morceaux est peu être un des points négatifs  à soulever, certaines chansons (You Thy __ , par exemple)  auraient méritées d'être étirées sur cinq ou six minutes pour exploiter pleinement le potentiel des morceaux.
On est certes pas au même niveau que Ghost Bath, mais on véhicule quand même toujours cette impression de désolation, de violence et de début de fin du monde caractéristique, et on boude pas non plus son plaisir à écouter le disque, dernier bon point.
Au final, un condensé de violence en presque quarante minutes qui auraient pu allègrement en faire une heure sans qu'on s'ennuie une seul seconde. De bonnes ambiances bien travaillées et bien amené par une composition très réussit et minutieuse. Un réel effort fait dans la variété des sons et des ambiances et dans les introductions des morceaux.
Un bon coup de pieds au cul et le chant du signe de l'hiver mourant.



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Ghost Bath - Moonlover

























2015
Northern Silence Productions
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Quand on est en face d'un 10/10, ou plutôt, que celui ci vous perfore les tympans puis le cerveau avec la force d'un missile balistique inter continental, et bien on le sait, on le sent, et on saigne (et dans une  moindre mesure, on massacre la souris à force de cliqué sur play). Peu importe ce qu'on peut écouter avant, après, ce dernier va collé au cerveau comme un vieux bout de gras brûlé dans une poile, ça parait indécrottable, ça l'est, carrément.
C'est comme si toute la misère, toute la douleur, toute la noirceur du monde, tout ce qui est triste, vieux, usé, déprimé, sale, collant, visqueux, rugueux, abrasif s'était donné rendez vous pour faire un album. L'écoute laisse pantois, limite catatonique, l'écume au lèvres, les yeux vide de toute vie, et on en redemande encore, parce plus de douleur, plus de plaisir.

Composé et arrangé par Satan lui même, c'est le genre de disque dont on aime qu'ils nous bouscule, qu'il nous écorche les genoux, qu'il nous transmette cet état de lassitude et d’abandon face à la vie, une vie qui ne vaut la peine d'être vécut que  pour souffrir et écouter ce disque, ce qui revient au même. La quintessence des cœurs brisés, des dépressif, la crème de toute la souffrance en un disque et sept morceau sublime à en pleurer qui enterre toute concurrence, tout genre confondu, mais très très profondément. Si Rimbaud avait eu un groupe de Black Metal, il aurait surement accoucher (dans la douleur) ce disque là, et pas un autre.
Masterpiece !


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