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Mogwai - The Bad Fire












2025
Rock Action Records
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Je connais peu Mogwai. Et The Bad Fire est leur onzième album, c'est dire si j'accuse un retard béant. C'est beaucoup pour un groupe dont je sais tout de même qu'il fait autorité dans le Landerneau de ce genre si particulier que j'affectionne tant. Il s'agit bien sûr de ce mélange flou et opaque entre rock progressif et shoegaze, et parfois même un peu de musique électronique s'invite par effraction par la fenêtre.
Comme souvent avec Mogwai (et je n'ai pas tout écouté) On est là toujours entre la mélancolie un peu amère, les moments de contemplation, et carrément la tristesse confinant au désespoir. Ces crescendos de guitares qui se terminent en déluges sentent la pluie qui bat le visage et les cœurs blessés par la vie. Peu de paroles, une fois de plus, quelques phrases ici et là, ce n'est pas par le logos que ça se passe. C'est une musique qui parait presque douloureuse à l'audition, tant elle semble en être le fruit.
Heureusement, un disque déprimant peut aussi être un bon disque, voir un très bon disque.
Pas sûr qu'on le réécoute quand les beaux jours reviendront, mais en attendant, il reste quelques mois de froid et de pluies grise pour le savourer jusqu'à l'excès. 

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sleepmakeswaves - It's Here, But I Have No Names











2024
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Je n'ai pas le souvenir d'un hiver sans toi. Ma mélancolie revient en rampant et s'étire en même temps que les ombres quand le soleil descend avec l'automne qui se profile. Pourtant j'aime tant ces odeurs d'humidité, de feu de bois, on a l'impression que l'air devient plus dense, tout semble plus lent. Je n'ai peu ou pas de mémoire ce qui s'est passé il y a un an, après ton départ, comme si à l'époque j'avais fait le choix inconscient d'occulter tout ça au fond de moi-même. Ma solitude me saute au visage comme un diable cette fois et il n'y aura pas moyen de mettre la tête dans le sable. Je veux t'affronter cette fois-ci, je veux te regarder par la fenêtre, je veux t'entendre, tu ne m'échapperas pas.
Et comme à chaque hiver possède son album de sleepmakeswaves, le dernier sera-t-il à l'image de ce qui se passe dans ma tête et du bordel qui s'y agite ? En un mot comme en cent, disons que déjà le titre de l'album m'a fait plisser les yeux de méfiance. Quand un groupe appelle son album avec un titre qui dit qu'ils n'ont pas trouvé de nom, ça pue la fainéantise. D'ailleurs, c'est probablement le moins bon album des australiens. Il n'est pas mauvais, qu'on s'entende, mais c'est le moins original, j'y ai la désagréable impression qu'ils tournent en rond, que l'envie n'y ait plus, et malgré quelques moments de gloire au détour des morceaux, difficile pour moi de m'enthousiasmer pendant l'écoute. Il reste quand même cette basse lourde et omniprésente qui n'échoue pas à me ravir quand elle fait jeu égal avec la guitare, et la rythmique est très bonne, très technique, très entrainante. Pour le reste, il est malheureusement assez oubliable, on va espérer que les prochaines sorties soit au-dessus cet album plutôt médiocre.

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After-Math - Pathétique

 











2024
Lawrie Welsby
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À L'aube ou tout semble plus beau et lumineux, ou les sentiments étreignent le cœur, j'ai regardé vers l'or et le pourpre. J'ai brûlé mes yeux dans une veine tentative, j'ai senti les larmes couler sur mes joues et j'ai détourné le regard. Je souriais malgré tout du moindre de tes frémissements. J'étais probablement stupide, je ne l'ignorais pas, cependant, comme une force irrépressible, j'avais envie d'une seconde d'éternité partagé avec toi.
Ni plus, ni moins.
Et si After-Math était juste ce qu'il fallait pour ces moments contrasté  ou le spleen le dispute à l'espoir ? Rien n'est moins sûr, rien ne saurait être plus exacte. Ce disque est trop court comme la joie qui étreint deux vieux amis qui se revoient après une longue séparation, ou deux amants que chaque minute brulent.

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Blackshape - Blackshape

 











2023
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Le Gouffre

Pascal avait son gouffre, avec lui se mouvant.
— Hélas ! tout est abîme, — action, désir, rêve,
Parole ! et sur mon poil qui tout droit se relève
Mainte fois de la Peur je sens passer le vent.

En haut, en bas, partout, la profondeur, la grève,
Le silence, l’espace affreux et captivant…
Sur le fond de mes nuits Dieu de son doigt savant
Dessine un cauchemar multiforme et sans trêve.

J’ai peur du sommeil comme on a peur d’un grand trou,
Tout plein de vague horreur, menant on ne sait où ;
Je ne vois qu’infini par toutes les fenêtres,

Et mon esprit, toujours du vertige hanté,
Jalouse du néant l’insensibilité.
— Ah ! ne jamais sortir des Nombres et des Êtres ! 

Baudelaire.

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Seabuckthorn - Inlandscape

 











2023
Fluid audio
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La lenteur de cette musique est fascinante. Andy Cartwright compose seul, principalement, armé de quelques guitares dont ils aime pousser les limites, il enregistre sur des cassettes audio, fait des boucles, et  puis il invite  un tas de copain à venir jouer avec lui. Qui vient avec son saxophone, son violon, son tuba, sa clarinette ou son trombone. Des guitares dont on caresse les cordes avec un archer, ont ce son caractéristique, comme un gémissement déchirant, ou bien un cri de joie.
La musique de Seabuckthorn s'inscrit dans la longueur, regardant explicitement vers le lointain. C'est le genre de composition qui ne manqueras jamais d'évoquer des grands espaces naturels, du genre dont on sait bien.
N'avons nous pas , à l'écoute, imaginé ces plaines où ondoient l'herbe sous le vent ? N'avons nous pas marché sur cette plage constellé de galets, n'avons nous pas regarder notre reflet dans une flaque ou se cachait des crabes et quelques tout petit poisson, n'avons nous pas glissé sur ces algues bruns et épais, et au détour de notre pérégrination, n'avons nous pas ramasser ce fossile, témoin de plusieurs  millions d'années de changement ? N'avons nous pas regardé la ville de loin, à la fois dégouté et fasciné, alors que la bruine nous cinglait le visage ? Ces odeurs et ces sons humain ne nous ont ils pas fait peur ? N'avons nous pas blêmit dans le crépuscule, et pleurer  à l'aurore ? Oui, tous.

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BRUIT ≤ - Apologie du temps perdu, Vol. 1


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2023
Bandcamp

Le vieil homme me regarda droit dans les yeux, un regard sans crainte apaisé, pas résigné, y brulait encore, on le sentait, une flamme, ou une braise sous les cendres, qui ne s(éteindrait qu'a sa mort. Simplement, il y avait un age  ou même les plus résolu se sentent gagné par la lassitude. Certains vivent le calvaire de Sisyphe, d'autres arrêtent tout simplement, la flamme baisse en intensité, devient une flammèche, une étincelle, une scorie. 
"C'est que dès l'école on éduque les gens à être de bons citoyens qui ne renâcleront pas trop, qui gueuleront pas trop." Il rit en prononçant ces derniers mots, comme gêné par ses propres paroles. Il reprit.
"Mais vivre c'est pas bosser comme un dingue, métro boulot dodo ... C'est pas vrai ça c'est pas vivre, c'est être esclave, mais pas vivre.
Pour moi j'ai qu'une vie, c'qui m'importe c'est de la vivre.Si je la vie mal ça regarde personne que moi, la vivre bien c'est pas avoir de l'argent, la vivre bien c'est vivre !"
Un éclat nouveau brillait dans le regard de l'homme, quelque chose d'ancien semblait palpiter, irriguer ce corps marqué et usé par une vie de labeur, plus vif, le teint plus rouge, comme un printemps de cœur. 
"Prendre son temps, boire un verre, discuter comme on fait  maintenant, rien foutre ! Perdre son temps c'est la plus merveilleuse façon de le gagner ! Alors les gens qui disent que le temps c'est de l'argent c'est pas vrai ça ! Mais perdre son temps c'est fabuleux tu rêves, tu te laisse allez ..."
Et son regard se perdit dans le rêve, et je n'osais pas le réveiller.

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How To Disappear Completely - Seraphim II

 











2023
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Stefan Sweig est d'une limpidité que je n'ai jamais rencontré encore dans ma vie littéraire. Sans sacrifier au style ni à la hauteur, il débarrasse sa prose d'absolument tout le superflu, allant droit au but. C'est ce qui en fait un auteur si agréable et fluide à lire. Son talent s'exprime à chaque ligne, jamais vulgaire, jamais pédant, mais toujours juste. "Le Monde D'hier" est son ouvrage testament, le dernier écrit avant son suicide. On y traverse le vieil empire austro hongrois d'avant la première guerre mondiale, l’Autriche d’après la guerre, ruiné en proie  à l'inflation. On y croise, éblouit, Auguste Rodin, Hoffmanstal, Paul Valéry, James Joyce, Richard Strauss ou Rainer Maria Rilke.
Lucide et froid, la dernière partie du livre fait l'histoire de la montée du nazisme en Allemagne vu par Sweig, avant l'exil et la mort. On reste pensif  à la lecture d'une vie si complète et riche. Le lecteur curieux comme moi aura rajouté, en fin de compte, une dizaine d'auteurs et de poètes à sa liste déjà si longue et infini de chose à lire


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Ambalek - Lull

 











2023

Seil Records
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Chaque disque de Seil Records mérite qu'on s’arrête sur lui, qu’on lui prête une oreille curieuse et naïve. Et si l'on aime pas, et bien passons juste notre chemin, au moins aurons nous fait l'effort de la curiosité simple et sans apriori. Car pour qui sait apprécier cette musique là, c'est une mine d'or. Seil Records le sait, eux qui ne font guère que des formats physique en K7 audio (!) , leur public est une niche musicale. Une petite niche.
Mais  pour qui sait chercher, pour qui sait apprécier le hasard de la découverte, ce petit intervalle qu'est la musique ambient n'est ni plus ni moins qu'un des écosystèmes les plus riches qui existe. A l'instar de ces explorateur qui, croyant les les grands fonds  marins morts et stériles, furent stupéfaits d'y trouver la vie, une vie riche et exubérante, singulière et varié, inconnue et bizarre.
C'est avec cette gaité simple, presque enfantine, qu'il faut entreprendre les disque de ce label. La vie moderne ne laisse plus guère le temps d'écouter un disque, à moins d'être tout  à fait passionné comme peu le sont, dont j'estime faire parti. Et il ne s'agit pas  là de juger  ou de critiquer. Nos vies sont ce qu'elles sont, entre nos choix et nos déterminismes, nous marchons sur un fil tendu au dessus de l'abîme. Moi qui prend ce temps nécessaire à l'écoute, je conçoit que d'autres ne l'aient pas, ou qu'ils n'en aient pas envie.
Ambalek dit que ce disque à été enregistré sur une année, et que les morceaux qui le compose sont des intermèdes entre deux moments plus significatif, "Des histoires glanées de la césure de la vie". C'est tout son talent d'avoir mis en musique ces moments de l’existence qui compose la majorité de la vie, ou il ne se passe rien. C'est sa nature contemplative qui se met en musique, et par écho, la mienne.

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Paperbark - Breathable Changes

 











2022
Seil Records
Bandcamp

Je coule. Je coule depuis le fond de mon lit. Je tend les mains vers le plafond dans un geste pathétique pour saisir la surface, le plafond de ma chambre. Nuit, c'est déjà là nuit, un trait orange zèbre le mur blanc et nu. Froid, il fait froid, la chaudière s'allume toute les demi heure pour maintenir une température supportable, mais je suis immobile et ne produit pas de chaleur.
Nue, je suis nue, l’insupportable corset de mes vêtements gît au pied du lit, épars sur le sol en lino. Seul la couette semble une armure.
J'ai tant de mal à dormir ces dernier temps, je reste éveillé, et mon esprit ne connait aucun repos. Mon cerveau est une machine folle lancer au cœur des ténèbres.
Il n'y à plus de rites de passage à l'age adulte, la frontière semble si flou à présent. J'ai grandis, j'ai échangé des peurs contre des angoisses, des angoisses contre de nouvelles peurs. Rien n'a changé, on est toujours cet enfant. L'enfance est une ancre, un boulet qu'il faut trancher, l'enfance n'est que névrose, les mêmes deviendront nécrose ds l’esprit quand, à l'age adulte, du moins quand notre croissance se termine.
Mes yeux fixe le noir, en fœtus sur le matelas, enroulée maternellement dans la couette épaisse et chaude, je recréé chaque nuit le dernier endroit ou je connus la paix véritablement.

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Khruangbin - Mordechai

 










 

2020
Dead Oceans Inc / Night Time Stories Inc
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Comme on est bien là, posé, détendu. On chill, comme disent les jeunes. Enfin quoi, ces lignes de basses funky, ce rythme lent, presque sexuel, cette petite guitare qui brode ses fils d'or sur la trame. Quand même  un grand disque, même pour  moi dont c'est vraiment pas la cam à la base. Pourtant une fois de temps à autre, un album déboule (du passé pour celui ci) et qui vous force la main pour le meilleur. J'ai écouté celui là sur la route, alternant soleil et orage violent, dans un camailleu de gris, de bleu et de feu solaire. Et ça bouge, gauche, droite gauche droite, le corps balance sur le métronome, la tête suis à contre courant, et le corps ondule, lentement, les yeux dans les yeux d'un autre corps miroir, alors...

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Russian Circles - Gnosis

 























2022

Sargent House
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Pas familier avec l’œuvre de Russian Circles, j'ignore bien si ce dernier opus est leur meilleur, leur pire, ou bien un album moyen (ce qui revient  à être un des pire). Il y à quand même tout ce que j'aime dans cet album. Une lourdeur évidente, mais pas suffocante, avec cette musique rauque et grave, tout en basse et en tremblement de viscères. Un batterie lente qui martèle, sur fond de noirceur. La musique du trio de l'Illinois n'est pas toujours lumineuse, comme à l'image de ce morceau éponyme, Gnosis, rouleau compresseur heavy sombre qui étire son ombre crépusculaire sur presque huit minute. Mais on pourrait en dire autant pour le reste de l'album, qui délivre sa musique aux relents acres de doom sans avarice.
Voilà un disque qui prend son temps, sans s'étaler, à la manière des pas lent des grands animaux. Avec son tempo éléphantesque, viscérale, Gnosis est lent, même lorsqu'un morceau comme Betrayal explose, il reste fondamentalement dans le temps imposé, comme ramené après une course folle. Allez, il y a quand même un peu de lumière, à la fin, comme après, je ne sais trop, le passage d'une tempête ? Parce que Bloom, quand même, c'est l'aurore, c'est enfin le calme, la lumière, l'humidité dans l'air après après la pluie, l'arc en ciel, le chant des oiseaux, la chaleur, l'amour d'une mère. Tout en même temps.

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Λ - Vere Modus

 











2022
Ambit 1084 Studio
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Ah! Quel bonheur ce petit retour du printemps, j'espère en avoir profité avant que l'hiver ne viennent déclencher son offensive des Ardennes début avril. Λ, ou lambda en grec, est un groupe de post rock instrumental à tendance stoner/doom. Voilà normalement assez d'adjectif pour définir la musique du quatuor tchèque qui évolue depuis 2014 dans cette veine assez peu visible. L'album ressemble à une cosmogonie mis en musique, s'ouvrant sur le chaos primordial froid et sombre. en témoigne les deux premières pistes qui se veulent le reflet de cet énergie colossal en sommeil, ou le chaos fait peu à peu place aux dieux primordiaux. On y sent la lecture de la mythologie grec à plein nez, surement même Hésiode, le poète grec référence pour s'en rapporter à ces éons oublié du temps. Le chaos se termine sur le bruit de la mer, l'océans primordiale lui aussi, là ou Pontus, uni à sa mère Gaia, engendrèrent Nérée, Thaumas, Phorcys, Céto et Eurybie, les premiers dieux marins de l'origine, ainsi que toutes les espèces de poissons et créatures qui peuplent l'océans d'alors.
Quoiqu'inquiétante, Pontos, la seconde piste de l'album se veut assez rassurante et moins anxiogène que la précédente. Ici c'est la vie qui se meut, qui colonise la terre nouvelle.
D'autant plus que dans la troisième piste est l'occasion d'apporter de la lumière à l'album. Héméra est la déesse du jour, c'est la sœur d'Ether, la lumière céleste, elle est une personnification du jour. 
Et il n'en manque pas de la lumière dans cette piste, clairement planante. il faut s'imaginer alors survoler la terre immaculée, vierge de la présence de l'homme, pur, simple. Une terre fantasmée qui déroulent sous nos pieds son lot de contradictions, en proie  à la lutte violente et sans merci des dieux, elle semble fragile.
L'apparition de la vie  à la dernière piste de l'album laisse interrogateur, musique parfaitement maitrisé, marchant sur le fil au dessus de l'abime. Cette vie qui germe, incontrôlable, chaotique, serait elle une bonne chose ou alors le début de la fin. L'histoire moderne pousserait vers la seconde hypothèse mais Vere Modus marque le temps. A ce point, on en savait rien, et comme dit la chanson, imaginons ce qui aurait pu être.
Vere Modus se rapproche de près de l'album parfait, ni trop court ni trop long, et surtout il se ré invente assez pour planer au dessus de  la mêler des dizaines d'album de stoner de merde qui sont mis en ligne quotidiennement sur bandcamp. C'est bien la preuve qu'une bonne inspiration de base et qu'un peu de culture  peuvent faire la différence.
Attention l'inverse n'est pas forcément mauvais non plus hein, les ramones, pris  un par  un, étaient des pauvres types, mais tout  à coup, en groupe de musique, ils sont devenus ce pilier du punk. Fin de la parenthèse. 
J'ai adorer, de la première  à la dernière note de cet album majestueux qui convoque ces divinité anciennes, mettant en musique la cosmogonie grec avec talent, personne n'en doutera. L'alchimie entre les quatre membres du groupe s'entend directement dans leurs musique. Les pistes prennent peut à peut de l'ampleur, dans un long crescendo rock avec à peine quelques arrangements pour polir le aspérités. Conçus presque comme une musique de film, le pouvoir évocateur de Vere Modus pénètre facilement les têtes, installe le décor, et se laisse jouer sans interruption, et à la fin, de remettre au début pour un nouveau cycle millénaire. Allez, déjà dans les meilleurs disques de l'années, et de loin !

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sleepmakeswaves - Live at the Metro

























2021
Bird's Robe Records
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C'est un plaisir coupable, et je n'ai jamais prétendu être objectif. sleepmakeswaves est l'un de mes groupe de rock progressif favoris entre tous, si ce n'est mon préféré dans son genre. Live at the Metro à été enregistré en 2015, et il aura fallut attendre six ans pour être livré de cet album. Dans le fond, il n'apporte rien à la discographie des australiens, il est plutôt comme la quintessence de la musique du quatuor, un best off non officiel sur lequel s'applique la puissance de morceaux joué sur scène avec une précision chirurgical et une lourde force de frappe. L'univers du groupe défile au long de ces neuf pistes, hautement cinématique et évocateur, pour le plus grand plaisir des amateurs déjà convaincus.  Mais c'est encore Otto, le guitariste, qui en parle le mieux.

"This show at the Metro in 2015, in some ways, was the culmination of a series of journeys.

The first, and most clear, was that it was the end of 3 months of solid, solid, worldwide touring. The kind of touring where you don't have much clue what time it is, what day it is, just whether or not your strings need changing. The kind where you're more tired than you've ever been, because you've fallen in between the cracks of three different time zones. The kind that you'd have once have given anything to do, and you are all at once exposed to the clear, and sometimes harsh and unromantic reality of your dreams.

55 shows. 22 countries.

We started with 28 shows in Europe and the UK, went through Greece, had some interesting experiences crossing borders in the deep east of Europe, disappeared into the transylvanian wormhole and emerged in China, where we played shows around a slew of high speed rail and high spice noodles, before crashing back into Aus, via sweaty club gigs in Singapore and Hong Kong.

This all exists in my memory in a series of blurry moments. And in this uneasy truce, as somehow both one of the best and most challenging times of my life. The love/hate of cartography.

June 13, 2015. The Metro Theatre.

This was the biggest headline show we had ever played and was the result of 7 years of DIY work in and around the periphery of the aus music scene. It meant a lot to us to be headlining the Metro, a venue we'd all been to many times to see other touring bands. It was difficult not to get caught up in the sheer optics of the thing. It was clear in that moment our little band had graduated to something more. We are all familiar with the fever dream of showing up for a consequential event entirely unprepared, but here the immensity of the occasion met perfectly with the musical readiness and preparation of 12 weeks on the road, and the result was pure and big and heavy.

Finally, and most importantly, it was also the end result of a lifetime of love of rock and guitar music. A decade or two of obsessing over hammer ons and pull offs, of tube overdrive and delay pedals.

We are in this band because we love the immensity of loud guitars and booming drums over glitches and beeps. It genuinely makes us happy. And we were so happy, because we were all together, in this familiar room, in this familiar way, but entirely differently, because it was our noise pumping through the speakers, and our joy reflected in the smiles of the faces in the room.

I want to thank everyone that attended this show, and our hardworking crew who saw us through this tour, particularly Brett and Wojtek.

Hope to see you at the next one."

- Otto 

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Yasmin Williams - Urban Driftwood

 











2021
Spinster Sounds
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Le bois flotté est issue de l'usure de branche ou de tronc soumis à l'eau de mer pendant une longue période. Il en résulte des morceaux de bois sculptés, aux formes rondes et polies. On l'utilise généralement pour la décoration d'intérieur. Avec Urban Driftwood, Yasmin Williams à voulu évoquer la beauté naturelle qui persiste dans le milieu urbain. Alors moi qui pas forcément un urbain dur, j'ai tendance à hausser les sourcils quand j'entend les intentions du compositeur... Néanmoins, dire que ça serait qu'un délire bobo urbain serait au mieux réducteur au pire complètement faux. Prenons plutôt l'album pour ce qu'il me semble être : Un rappel à ne pas perdre le, naturel de vue quand  l'horizon se résume à le la verticalité artificielle. Oui, la nature  peut être partout si l'on ouvre les yeux, mais même la pochette de l'album est sans équivoque, la nature, la vraie, ne se trouve pas dans l'urbain, il faut en sortir. Ce bois flotté urbain dont il est question, c'est le rappel par l'échouage d'artefacts que la nature est là, un peu, dehors, qu'elle se mérite et qu'il ne suffit pas de faire pousser des carottes sur ses fenêtres pour se sentir bien. A bon entendeur !

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a spark in the v(*)id - The Journey

 











2021
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 Voilà un album structuré dont chaque chansons est une étape de plus dans  la plongé vers les abysses. Un album créer presque exclusivement pour restituer de l'ambiance, comme le post rock sait si bien le faire. Et j'englobe large, puisqu'il s'agit bien de métal ici. Et encore, que dire de la matière dont sont fait les vaisseaux d'exploration, qu'ils soient submersibles ou spatiaux ? Parce que comme dit plus haut, c'est une histoire qu'on vous invite à suivre, celle d'un ou de plusieurs personnes qui trouvent le courage de passer le cap, ou bien comme le dit la chanson, de sauter à pied joint vers le vide et l'inconnu. C'est une saga musicale sur le courage et sur la fois dont je ne dévoile pas la fin, il va falloir s'y jeter, justement.

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Cloudkicker - Unending

























2019
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C'est un petit peu l'album qui fait frémir les sourcils et les tympans de la communauté métal progressif ce mois de décembre  (toute proportions gardées) : Ben Sharp, le one man band connu sous le nom de Cloudkicker sort un album, le dernier datait déjà de 2015. Presque cinq ans après "Woum" (2015) et l'excellent "Live with An Intronaut" (2014).
J'ai voulu commencer l'avalanche de métaphores et puis je me suis aperçut que ça m'emmerdait de me relire. Alors que dire.
Un album extrêmement dense, riche, qui caresse toute une palette d'émotions et qui ose approcher même une certaine dimension épique dans la réalisation de sa musique. Les fans de rock progressifs auront compris, les autres comprendront vite. Ça monte en puissance tout au long des morceaux, c'est presque putassier dans la réalisation, sans jamais être bêtement cliché. Avec ces petits interludes électronique/ambient , l'album reprend son souffle, tout comme nous, car il y à  assez d'énergie dans le disque pour vous faire headbanger sur votre chaise. Des rythmique martiales, de lourdes guitares, une basse grasse dont les cordes claquent contre le corps de l'instrument et quelques synthés pour faire bon genre composent  un disque qui est surement ce que l'américain à fait de mieux et de plus aboutit à ce  jour, depuis ses début en 2007.

Pays/territoire : Columbus, Ohio, États-Unis
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Alice Dodo - VOLGINA

























2019
Bandcamp

Impossible mais pourtant. Je suis passé à coté de cet album qui est sorti le 1 Janvier 2019. Pour ma défense, je ne suis jamais frai un premier du mois. Mais quand même. Passons sur la mystérieuse pochette, ambiguë au possible. S'agit il au moins du ou de la compositrice ? Est ce un homme , une femme ? Est ce juste  une personne random mise là pour semer le trouble encore plus ? Est ce qu'on s'en fout pas un peu ? On ne sait rien sur Alice Dodo, une rapide recherche google vous confirmera qu'en dehors de sa page bandcamp, il ou elle ne semble exister nulle part ailleurs.  Et une fois de plus, est ce qu'on s'en tape pas un peu ?
Mais si carrément, alors  il semblerais quand même que  ça nous vienne de Russie, mais c'est peut être aussi pour encore mieux brouiller les pistes. J’arrête ici mes digressions pour vous parler en quelques lignes d'un des meilleurs albums de musique électronique de l'année. J'assume totalement le fait qu'il est l'un des meilleurs en ce qui me concerne, que j'ai faillit passer  à coté et que je suis particulièrement heureux de l'écouter.
On a donc à faire à un album assez court, de sept titres pour un peu plus d'une demi heure.
Si les deux première chansons vous induise en erreur à la première écoute, c'est normal, on pense  partir à l'écoute d'un album de synthwave assez classique et puis ... Et puis difficile de le catégoriser en fait. C'est un disque qui mêle autant des éléments de synthwave, de vaporwave même, puis de l'ambient, et même de la techno. l’éclectisme des genres, toutefois, n'en fait pas un puzzle. L'ambiance est clairement le ciment qui va lier ensemble toutes les compositions. Et là on entre au cœur de cet album.
Putain ce que c'est triste. Comment le dire autrement ? On est sur une ligne entre la mélancolie forte et la dépression en terme de ressentie. Pour le dire avec mon propre ressenti , si vous étiez le dernier être humain sur terre, et que vous contempliez les ruines brûlantes de la civilisation, vous ressentiriez surement cet apaisement, en vous disant que bon, ça y est, c'est finit, l'être humain est mort, place au reste. Là, vous vous poseriez quelques part en attendant que les radiations aient finis de vous tuez, ou bien vous vous tireriez une balle dans la tête. Mais à aucun moment vous ne seriez triste, juste soulagé que tout soit finis.
Si vous pensez que je suis fou, je vous laisse juge.


Pays/territoire : République de Carélie, Russie
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The Lumberjack Feedback - Mere Mortals

























2019
Deadlight Entertainment
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Un son lourd, puissant, tout en pesanteur, qui roule, écrase, broie l'auditeur. Une puissance à peine contenue dans sept morceaux aux proportions épiques. C'est la bande son de quelque chose de violent, de sale, de démangeant, à minima.
Un groupe qui se permet de faire monter certain morceaux en tension pendant plus de cinq minutes. Des morceaux composés avec un tempo de mitrailleuse, tandis que d'autres sont l'écho du pas de charge de quelque animal préhistorique monstrueux, lent, mais inexorable. L'auditeur, broyé par deux batterie, de lourdes guitares et d'encore plus lourde basse, se laissera volontiers couler dans l'ambiance sonore du disque (simple question de survie). Une musique propice à l'imagination, ou chacun se fera son propre film de la fin du monde. Enjoy !


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Donarhall - Helvegr

























2019
Symbol of Domination Records
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Amis du silence, au revoir .. Ou plutôt non, restez donc un peu, vous n'êtes peut être pas au mauvais endroit après tout. Helvegr, du groupe allemand Donarhall est construit, selon l'aveu des compositeurs, comme la lecture de huit poèmes ( en huit pistes cqfd) ou le chant s’efface pour laisser place à une musique total faites dans le but avoué de stimuler l'imagination de l'auditeur.
Cela évoquera selon les personnes bien des choses différentes, tant la palette musical est riche. Certain y verront les grands espaces naturels, immaculés, préservés de la souillure de l'homme, et d'autre peut être y verront de la violence, du désespoir, vue que le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est parfois loin d'être joyeux.
Finalement, là ou Donarhall aurait pu sortir un énième disque  de black métal, honnête, correcte mais oubliable, le fait de laisser le chant s’effacer permet de laisser un blanc que doit combler l'auditeur, ce qui est la force de l'album. En stimulant l'imaginaire, on touche à ce qu'il y a de plus noble dans ce type de musique, offrir une main tendu à l'interprétation.
Helvegr  est sortit sur le label Symbol Of Domination, pour les amateurs de ce genre de musique, je vous conseil d'aller fouiller dans leur catalogue.

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Pelican - Nighttime Story

























2019
Southern Lords Recordings Inc
Spotify | Deezer | Bandcamp

Il y a quelque chose de foutrement inspiré chez Pelican. Il y a un coté déjà vue, avec une musique qui tient du métal des  origine, proto métal même à la Fuzz mais en plus tragique, un peu de Led Zeppelin aussi, en cherchant  un peu. Si la comparaison s'arrête  là ( déja, c'est de l'instrumental), on est quand même tenter de se poser la seule question qui vaille : pourquoi j'écoute ce disque depuis presque deux semaine tout les jours sans arriver à me décider à enfin le chroniquer ? Et surtout pourquoi ? Pourquoi est ce que j'y revient toujours ?
Quelques chose de sale colle à la peau de cette musique, quelque chose de triste et de brutal, froid et chaud  à la fois. Quelque chose qui cherche  à exprimer des émotions au travers de l'interface de  notre cerveau, mais en balbutiant, trop fort ou trop convenu.
C'est dire qu'il me fait perdre la tête, pour mon plus grand plaisir.
L'explication la plus simple, c'est surtout qu'il est foutrement bon, autant qu'un bon whisky bu dans de bonne conditions, accompagné d'un cigare, vous voyez le délire. Je vous en ressert un ?


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