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Saint Malo - Saint Malo

 











2023
Lovemonk Discos buenos
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Il avait plu, à verse, une averse torrentielle. L'air était chargé de pétrichor mêlé d'embruns. Une pâle lueur jaune était sur l'horizon de la mer, le ciel était gris, la mer haute et agitée, les crêtes des vagues couvertes d'écume s'écrasaient sur la jetée de pierre.
- Tu crois que nous sommes, comment dire, hanté ? Par les endroits, les gens qu'on a connus ?

J'ai réfléchi un instant, assis sur les remparts de la vielle ville, au mépris de la sécurité.

- Je crois que les gens plus que les endroits nous hantes. Si j'étais venu seul ici même, je n'aurais pas eu ces sentiments, les endroits ne sont que des endroits, des positions dans l'espace, on y est à un moment donné, et puis on y est plus, on s'est déplacé. Mais les gens que l'on a connus, il marque ces endroits. Si demain, je vais dans une ville où je n'ai jamais mis les pieds, sans doute ne m'y sentirais-je pas hanté, comme tu dis. Mais les personnes sont tous, et c'est tout ce qui compte.
Notre mémoire est peuplé de fantômes, d'amis oubliés, de connaissance vagues, d'ex-copines ou copains. La mémoire elle-même est surtout faite de vide, comme l'univers. Nous oublions, il ne nous reste que des impressions, des souvenirs, des images, des sensations, des odeurs, des gouts. Nietzsche dit que l'oubli est une bonne chose, qu'il permet de digérer une information et de l'assimiler. Il a peut-être raison. L'amour vient, et parfois repart, les peines, les chagrins, les deuils s'estompent avec le temps. Les joies et les rires sont intenses et bref. Tout ça laisse des cicatrices dans l'âme de la même façon qu'une blessure. Des cicatrices peuvent de temps en temps être plus légèrement sensibles que le reste de la peau, un souvenir est ainsi, pour la mémoire, une trace qui reste, qui parfois reste endormi pendant une décennie avant de ressurgir tout à fait fortuitement, par un stimulus, à la manière de la madeleine très célèbre. Comme nous n'avons pas les mêmes souvenirs que nos semblables, notre mémoire est le témoin de notre singularité, puisque nous ne réagirons pas pareillement aux mêmes événements de la mémoire.
Alors oui, d'une façon, nous sommes hantés par les gens que nous avons connus, et leurs ombres nous accompagne. J'ai connu une fille à qui il m'arrive de repenser, je me demande ce qu'elle devient, ce qu'est sa vie. Et puis je n'y pense plus après. J'ai eu un ami pendant des années, de la primaire au collège. Nous étions très proches, et puis au lycée, nous avons rencontré d'autres personnes, nous nous sommes éloignés, et il m'arrive de repenser à lui. Je me demande ce que devient la première fille avec qui j'ai fait l'amour, j'y repense parfois. Je repense à mon ex et je me demande ce qu'elle va devenir, et ce que moi, je vais devenir, alors que tant d'objet qu'elle a touché sont encore présents dans ma vie. J'ai retrouvé un chouchou lui appartenant sous le lit, et j'y ai repensé, et puis, j'espère, tout cela s'estompera probablement, le temps fera son œuvre de tri.
Parfois, je voudrais ne jamais oublier certaines choses, je suis très mélancolique, parfois, j'aime la souffrance que procure la remémoration, parce que quand on souffre, tout semble si simple. C'est facile de se laisser happer par la souffrance, c'est si simple. Je ne blâmerai jamais les gens malheureux de leur mémoire, traumatisé par un événement, ou juste par la vie même, parce que d'une certaine manière, j'en suis. J'ai pour remède les joies du passé et leurs éclats est comme une étoile luisant faiblement dans le ciel, mais elles ont là, et au final, c'est ce que l'on voit le mieux la nuit.
Quel malheur cela serait de ne jamais oublier, on n'y survivrait pas, pas longtemps.
Je ne trinque jamais à la santé, mais à la joie, c'est bien mieux.

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BRUIT ≤ - Apologie du temps perdu, Vol. 1


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2023
Bandcamp

Le vieil homme me regarda droit dans les yeux, un regard sans crainte apaisé, pas résigné, y brulait encore, on le sentait, une flamme, ou une braise sous les cendres, qui ne s(éteindrait qu'a sa mort. Simplement, il y avait un age  ou même les plus résolu se sentent gagné par la lassitude. Certains vivent le calvaire de Sisyphe, d'autres arrêtent tout simplement, la flamme baisse en intensité, devient une flammèche, une étincelle, une scorie. 
"C'est que dès l'école on éduque les gens à être de bons citoyens qui ne renâcleront pas trop, qui gueuleront pas trop." Il rit en prononçant ces derniers mots, comme gêné par ses propres paroles. Il reprit.
"Mais vivre c'est pas bosser comme un dingue, métro boulot dodo ... C'est pas vrai ça c'est pas vivre, c'est être esclave, mais pas vivre.
Pour moi j'ai qu'une vie, c'qui m'importe c'est de la vivre.Si je la vie mal ça regarde personne que moi, la vivre bien c'est pas avoir de l'argent, la vivre bien c'est vivre !"
Un éclat nouveau brillait dans le regard de l'homme, quelque chose d'ancien semblait palpiter, irriguer ce corps marqué et usé par une vie de labeur, plus vif, le teint plus rouge, comme un printemps de cœur. 
"Prendre son temps, boire un verre, discuter comme on fait  maintenant, rien foutre ! Perdre son temps c'est la plus merveilleuse façon de le gagner ! Alors les gens qui disent que le temps c'est de l'argent c'est pas vrai ça ! Mais perdre son temps c'est fabuleux tu rêves, tu te laisse allez ..."
Et son regard se perdit dans le rêve, et je n'osais pas le réveiller.

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Blanck Mass - Animated Violence Mild

























2019
Sacred Bones Records
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On dira de cet album qu'il est peut être un poil plus hardcore que ses prédécesseurs, qu'il est plus orienté dans cette veine techno dérangeante, un peu bruitiste, un peu punk dans l'esprit mais aussi teinté d'IDM. Las de tout ces superlatif, vous écouterez donc  le dernier Blanck Mass qui se paye le luxe d'être de loin le meilleur du compositeur, l'écossais Benjamin John Power. Rythmique ultra, rapide, martelé comme sur des tambours de guerre, claviers puissant, mélodique et violents, chants syncopé à la limite de l'audible. Ici, tout est rapide, tout est fort, le volume est à fond et le bouton ne répond plus. C'est une charge violente contre le consumérisme qui détruit civilisation et planète, c'est tout un mode de vie qui est passé au hachoir à viande pour mieux en extraire l’insupportable.
A l'image de la pomme ensanglanté dans une main propre, d'une société d'apparence propre mais ultra violente dès qu'on qu'on gratte le vernis (haha), une société égoïste ou la survie passe par la mort, ou à minima la souffrance de l'autre, bref, un cauchemars de société mais une utopie du libéralisme dans toute sa splendeur.
Un autre niveau de lecture existe, plus simple, moins politisé, plus lumineux, qui reste toujours un peu en retrait, preuve qu'il reste quand même un peu d'espoir derrière la musique, malgré la rage qui transpire par tout les pores de ces huit pistes.
Désolé pour les autres, mais une fois de plus, Blanck Mass écrase la concurrence, à coup sur dans les meilleurs sortie de cette incroyable année 2019.


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Haythem Mahbouli - Catching Moments in Time

























2019
Schole Records
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Cet album incroyable est passé sous la plupart des radars, hormis quelques sites et blogs pointus aux goûts affutés. Hormis cela, silence. Pourtant, il y à quelque chose de présent ici, quelque chose habite cet album et lui donne ce plus qui le fait passer au dessus du lot. alors à quoi à t on à faire ici ? Un album neo classique mélangé avec de l'ambient, pour faire au plus simple. Mais s'il ne s'agissait que de cela... Haytem Mahbouli, l'homme derrière ce joyaux, fait ressortir le meilleur de chaque instruments, de chaque plage de synthés, de chaque note, pour mieux la sublimer. Impossible de ne pas ressentir une  profonde tristesse  à l'écoute ce piano fou, de ces cordes lancinantes ou bien de ces voix discrète, mais pure et cristalline qui jalonnent tout le long du disque. De la tristesse, il en est question, de mélancolie, encore plus. Rarement un disque m'a serré autant le cœur que celui à l'écoute, et pour peu que vous soyez sensible à ce genre de chose, il est à peu prêt certain qu'il vous tirera les larmes, mais soyez sans honte, vous n'êtes pas seul. S'il est mélancolique, il n'en n'est pas moins éblouissant de lumière. Car cet hymne au vivant (c'est mon point de vue) marche sur le fil entre émotions, ou chacune faisant échos  à l'autre. S'il est parfois triste, la lumière n'est jamais très loin dans chaque chanson, c'est d'espoir dont il s'agit, mais aussi d'amour, de fragilité et de beauté, le tout entremêlé.
D'ors et déjà dans mes favoris de l'année, et de très loin.

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Victor Novak - From Dusk To Dawn

























2018
Pitch The Noise Records
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Victor Novak est un musicien de formation classique, joueur de violon, dont le désir est de marier ses influences classiques à une musique électronique riche en émotion. Si ce n'est guère le premier à entamer cette démarche, il convient de se pencher sur ce disque justement pour ce fameux violon. C'est une musique très expressive, qui prend son temps, presque narrative. Une ambiance brumeuse de musique ambient sublimé par un violon qui semble raconté une histoire. C'est presque de la techno, avec des rythmes synthétiques très marqués, à l'instar de ce "Wrecking" métronomique et martelé comme le pas d'un régiment qui défile, ou bien encore "Near Dark" qui m'évoque sans trop savoir pourquoi le fait de regarder un paysage depuis l'intérieur d'un train en marche. C'est très beau, propice à l'imaginaire et ça s'écoute assez rapidement pour ne pas en avoir marre. A écouter si vous êtes passés à coté en 2018.

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Hoshiko Yamane - Threads


























2018
1631 Recordings
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Fantastique, cet album, une pure merveille. Un moment hors du temps, porté par la violoniste japonaise qui arrive  à tirer de son instruments des sons cristallins qui résonnent longtemps à l'oreille. Une ballade pour s'oublier, ou bien une bande originale d'un film qui n'existe pas encore. L'imagination est bien la dernière chose qui vous manquera à l'écoute de  ce petit bijoux de musique classique. Un album qui réconciliera ceux qui sont fâché à la fois avec la musique classique et la musique ambient. Un album à écouter absolument, de préférence au calme.

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Marketa Irglovan - Muna
























2014
Anti/Epitaph
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Digne d'une bande originale de film, le deuxième album solo de la jeune musicienne et soliste tchèque se démarque du lot par  une sensibilité et une douceur exacerbés. Tout au long des cinquante et une minutes de l'album, les talents de la pianiste ne cesse de m'étonner, cette force tranquille et cette capacité à émouvoir l'auditeur me laisse pantois. Et même si certaines chansons traîne parfois en longueurs, on ne saurai critiquer la voix unique et les harmonies, arrangement et composition qui parsèment l'album du début à la fin. C'est beau, c'est souvent triste, mais c'est presque tout le temps réussi et ça augure le meilleur pour la suite de la carrière de Marketa Irglovan. A suivre.

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Tuomas Holopainen - The Life And Time Of Scroodge
























2014
Nuclear Blast
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Dans le milieu, c'est ce qu'on appelle un OMNI (objet musical non identifié), ou la lubie de Tuomas Holopaienen, la tête pensante et claviériste de Nightwish, de créer une bande son à la bande dessiné de Don Rosa, l'un des mes auteurs préféré de d, qui publia dans les années 90 une histoire en douze chapitres intitulée "The Life And Time Of Scroodge Mc Duck". Traduit en français sous le titre "La grande épopée de Picsou". Soyons honnête, j'ai cru à un fake, et j'étais  particulièrement suspicieux qu'on tripote  l'une de mes bd favorites. N'étant pas non plus, à la base, un grand fan de Nightwish, mais sachant reconnaître le travail de composition et le niveau des musiciens, tout de même.
Sauf que, sauf que, une fois l'album lancé, j'ai pris une claque, puis une autre quand  j'ai cliqué sur replay, puis une à chaque fois que j'ai écouter l'album. On est en présence d'une vrai BO, honnête et puissante, vision certes personnel de l'auteur, mais qui dénote un vrai travail, une vrai passion et qui fut adoubé par Don Rosa himself, qui dessina  la pochette de l'album à la demande du musicien.
















Les pistes se concentre sur les moments marquant de la bd. La première chanson, avec ses sonorités écossaises, traite bien sur de la jeunesse de Picsou à Glasgow, tandis qu'il vivait pauvrement avec sa famille, chassé de ses terres par un clan rival. Le chant même se veut un hommage car  il est chanté en gaélique, une langue écossaise ancienne, qui sonne délicieusement vrai et authentique. Et l'histoire déroule à nos oreilles ravis. "Into The West" et son gimmick de banjo traite ainsi la période américaine de Picsou, qui, jeune, débarque en Amérique pour faire fortune, multipliant les rencontres avec des personnages insolites et fort en gueules qui vont petit à petit construire la grande  imagerie de Picsou et rajouté des pierres à cette mythologie. Et il en vas ainsi de tout l'album, jusqu’à cette liberté prise par l'auteur d'imaginé Piscou, dans son lit, à la veille de sa mort, se remémorant sa vie et son oeuvre, dans un "Go Slowly Now, Sands  Of Times"  poignant, un final à la hauteur du personnage. Et sacré personnage, Picsou à vécu mille vies, il à voyagé à travers tout le globe, ces aventures l'ont marqué, usé, il est passez dans l'age adulte d'une façon aussi rapide qu'il le fallait pour survivre dans un monde encore sauvage et impitoyable. Aussi l'album est il à la hauteur, les morceaux possèdent un coté épique qui sied parfaitement à l'aventure hors norme qu'il illustre, d’ailleurs avec brio.
Si la vision de TH reste avant tout personnel, elle n'en est pas moins excellente, et mérite qu'on s'y attarde, ou qu'on  y plonge les yeux fermés, mais elle vaut, dans tout les cas, un détour curieux. Cela étant dis, je ne serais trop vous conseiller de l'écouter, quand à moi, je vais relire, pour la centième fois, les aventures du jeune Balthazar Picsou.

Lire une interview de Tuomas Holopaienen par l'équipe de Nightwish Webzine Fr Ici.

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Oskar Schuster - Sneewland


























2014
Autoproduit
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Il y à un peu de Yann Tiersen chez ce berlinois, période Amélie Poulain, et pour un peu, on les confondraient presque. Reste quand même que ce disque, résultat d'une campagne de fonds par crowdfunding, possède toute les qualités requise pour me plaire. Une bien jolie collection de morceaux, toujours au piano, parfois accompagné de quelques synthé ou effets, autant de berceuse, autant de petites scénettes de l'enfance, quelle soit perdue, retrouvée ou enfuie. il y à  quelque chose de fondamentalement triste et mélancolique là dedans, c'est sans doute pour ça que ce disque me plait énormément. Le genre de musique qui fait réfléchir, qui vous tire les émotions du coeur et vous les balances en pleine gueule.
Quand au featuring avec Possimiste, jeune chanteuse islandaise de 20 ans, si l'écoute de ce morceau (et du reste)  vous laisse de marbre, c'est que vous êtes sans doute  mort à l'intérieur.

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Shane Carruth - Upstream Color (Original Motion Picture Score)

























2013
Soundcloud

Magnifique travail de Shane Carruth sur cette bande originale qui mérite bien les adjectifs les plus élogieux. Une  immersion comtemplative qui n'est pas sans rappeler le travail de Cliff Martinez sur un film comme Solaris. Un travail d'une qualité rare, qui s'écoute d'un bout  à l'autre. On accepte volontiers de se laisser immerger pas la noirceur des ambiances, la mélancolie et la tristesse omniprésente, et l'on en ressort grandis. A écouter absolument.



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Masayoshi Fujita - Stories


























2013
flau
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On va se détendre, fermez les  yeux et se laisser emportez dans un autres univers par la musique de ce japonnais  adepte du vibraphone et d'instruments à cordes. Stories est un disque bien nommé, puisque la parti pris de l'auteur/compositeur est de nous faire voyagé dans son univers tranquille. Bien orchestré et interprété, Stories dévoile un panel de sensations riche, entre ambiant et musique traditionnel. Le disque à un rapport particulier à la nature. Ainsi, le titre des morceaux en lui même favorise l'imagination de l'auditeur sans trop l'influencer.



"Cloud" est long morceau  contemplatif, aérien, qui évoque parfaitement le vol lent d'un nuage dans le ciel. "Snow Fall" se suffit  à lui même, je crois, si il est question de chute de neige, je n'ai qu'a fermé les yeux pour la voir tombée, dans un silence religieux, recouvrant  petit à petit le monde d'une chape virginale. " Story of Forest " est un morceau plus abouti, dans un sens ou son titre évoque quelques chose de plus animé qu'un nuage ou une chute de neige, c'est là que les cordes font leurs apparitions pour enrichir la texture des morceaux, évoquant avec justesse cette vie exubérante qui peuple les forêts.
 Et ainsi de suite, chaque morceaux évoquant à son tour un élément naturel et reposant. Il invitera volontiers  à la réflexion et au repos, un disque parfait pour l'hiver froid, brumeux, impénétrable.
Certain le trouverons chiant, je ne leurs en voudraient pas, ce n'est pas un disque facile d'accès, il demande  un peu de temps et de calme, choses bien rare de nos jours. Si ce n'est pas le disque de l'année, cela n'en reste pas moins  un très beau voyage dans lequel on remettra les  oreilles avec grand plaisir. A dévorer pour les fans de Nils Frahm ou Olafur Arnalds.





Pays/territoire : Japon
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Olafur Arnalds - Living Room Songs


2011
DeezerSpotify / Myspace / Website  
Grace soit rendue au site Spotinews, sans qui je ne serais jamais tombé sur cette pépite. C'est je crois, la  première fois que je présente un album de musique classique dans les colonnes de ce blog. Si j'éprouve une admiration sincère et une certaine passion pour le classique, surtout les compositeurs allemands, je suis toujours un peu déçu de constater la pauvreté des sorties de disques classiques. Ce n'est pas  à proprement parler un disque classique, ni même  un opéra ou que sais-je encore. Le disque du compositeur islandais fait  27 petites minutes, possède sept pistes courtes, autant de magnifiques ballades. Un piano triste omniprésent, un quatuor  à corde et vous voilà plongé en plein film. Ce recueil de chansons enregistrées dans un living room est accompagné de sept vidéos live chez le compositeur, chacune comprenant  une brève note explicative, vous  pouvez regarder les dites vidéos sur http://livingroomsongs.olafurarnalds.com/.  Attention, ce disque risque d’entraîner des accès de mélancolie, de morosité et de tristesse chez l'auditeur, mais c'est le prix  à payer pour pouvoir savourer cette musique un peu particulière qui semble sortie d'un film. Asseyez vous devant une fenêtre, un café ou un chocolat dans une main et regardez la neige tomber.
8/10 







Pays/territoire : Islande
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England in 1819 - Three Cheers For Bertie (2009) [8/10]


Pas grand chose sur cet album sur le net. De ce que j'en sais, il s'agit d'un groupe dont le nom vient du poète anglais Percy Bysshe Shelley dont l'ambition est de réconcilier musique classique et musique populaire. L'album Three Cheers For Bertie démare par la chanson Trophy sixty one, une batterie discrète accompagne un orgue tout aussi discret, pour laisser la place à la voix. Ce n'est pas sans rappeler le premier Arcade Fire, Funerals. Mais surtout, ça marche, les deux voix, une féminine et masculine, s'accorde parfaitement. C'est plein de nostalgie, c'est sans prétention, la chanson monte en pression pour laisser place au guitare, toujours sur ce tempo lent.  L'album commence très fort. Tout  au long du reste , les chansons vont s’enchaîner sans temps mort. Cela ne ressemble à rien de connue tant  les influences peuvent être nombreuse, ainsi la chanson Blue Ribbon fais penser à Ginzhu (Dragster Wave) . Cet album aurait surement mérité une meilleure reconnaissance de la part du monde musical. Certe, il est triste, mais tellement mélodieux, certes on a déjà entendu ça, mais avec autant de talent ? Ce piano sur Parks , une ballade entre tristesse et espoir, accompagné de ces cuivres en sourdine, c'est Radiohead que j'entend. Bref, un premier album très éclectique et très réussis on toute leurs influences ont été bien digéré, même si cela reste des fois assez évident.




Pays/territoire : Angleterre, Royaume-Uni
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