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Maxime Dangles - Les Delivrés

 











2023
Lifeguards
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Allez moi aussi je peut oser les superlatifs ? On dit que Maxime Dangles vient de délivrer (haha) le meilleur album électronique de l'année ? Ou bien on tergiverse, on pinaille et on disserte sur le sexe des anges ? Je n'ai pas été accroché par un disque de ce calibre depuis très longtemps. Il me vient sans cesse la comparaison avec Mondkopf, mais comparaison n'est pas raison. Mais c'est un fait, je n'ai pas été aussi sur le cul à l'écoute d'un disque depuis longtemps. Quel talent dans ce disque, loin des poncifs et des modes, traçant son chemin musicale tout seul comme un grand.
Voilà un disque éclectique qui oscille entre ambient, IDM ou electronica. La par belle va à une batterie de synthétiseurs modulaire, colonne vertébrale du disque, qui foisonnent en cathédrales sonore. Ici et là, quelques cuivres, quelques cordes et un pianos discret, pour habiller ces structures émotives. On est instantanément capté, transporté même, par ce grand album dont l'essence même fut, à la base, de retranscrire en musique la vie de galère de livreurs d'une grande plate forme connue pour ses méthodes illégale, pour ne pas dire inhumaine.
Les délivrées, c'est un disque intense, ou la tension est palpable  à chaque seconde. C'est un disque mouillé par une pluie glaciale d'hiver, c'est un disque perclus de fatigue, aux membres douloureux, c'est un disque qui regarde l'aurore de ses  yeux fatigués, c'est un disque d'aliénés ou le bonheur transperce le sens. C'est le meilleur disque.

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Jóhann Jóhannsson & Jonas Colstrup - Blind Massage

 











2022
Bandcamp

Ces quelques notes porte en elles une charge mélancolique pareille à nulle autres. C'est que Ces deux là savent s'y entendre quand il s'agit de composer ces plages sonores tristes et sobre. La musique est toute en retenue, quelques notes de pianos, quelques violons, violoncelles discret, et la lenteur. C'est important la lenteur, on prend plus le temps d'écouter un album de musique en entier, personne ne le prend ce temps. Et mieux encore, il s'agirait de l'écouter dans le noir complet.
C'est que Blind Massage, le film ou se joue la musique, nous raconte la vie d'un salon de massage en Chine ou tout les masseurs ont un point commun, ils sont tous aveugle. 
Et c'est une véritable bonne idée, une histoire pareille. 
Quand on ne voit pas, les mains peuvent devenir des yeux. L'ouïe se développe plus, de même que les autres sens. Le sens tyran empêche le développement des autre. La cécité empêche les protagonistes de lire le langage corporel de leurs  interlocuteurs, ce qui rajoute au pathétique, et au tragique des scènes qui nous paraissent surréaliste.  C'est l'histoire de gens légèrement décalé par rapport aux autres. C'est d'une beauté simple qui séduit immédiatement.

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Thomas Méreur - The Dystopian Thing

 











2021
Shimmering Moods Records
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Non, toujours pas si joyeux, Thomas, toujours pas. D'autant que c'est pas le projet. Le précédent album, plus contemplatif et intime, avait été composé à l'occasion d'un voyage en Islande. Ici, on revient au réel, puisqu'il s'agit d'une variation autour du changement climatique. Si le piano est toujours maitre en sa demeure, désormais, il cohabite de façon harmonieuse avec quelques effets, quelques guitares et basses sourde. Wake up, the world is dying , et tout ou presque est dit sur l'ambiance de l'album. 
C'est qu'il faut imaginer ces paysage morne et gris, rouille et brun. Ici nulle trace de vie, pas un son, rien. Il faut imaginer la course folle se finissant dans le mur indestructible du réel. C'est ce qui arrivera, c'est ce qui est en train d'arriver. The Dystopian Thing est le constat froid et amer mis en musique douce, et le contraste entre la violence de la fin de la vie et cette musique porte en elle pourtant encore un peu de lumière est saisissant. La voix de Thomas est une fois de plus au plus juste, harmonieuse et en parfait accord avec son sujet. Voici un disque qui procure des sentiments contrasté, dont on fait parfois semblant, avec nihilisme, de ne pas comprendre les paroles pour mieux profiter de la musique. Et pourtant, il faut se réveiller, le monde meurt, là, sous tes pieds.

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Slow Meadow - Happy Occident

























2019
Hammock Music
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Allez j'exagère, il y à bien sur plein de disques encore notable parut cette année, mais comme je n'ai que deux oreilles, et qu'une  journée fait vingt quatre heure, il y en à surement beaucoup que je rate, et que je n'écouterais jamais, genre jamais.
Trop de disque, trop peu de temps.
Du coup, si vous vous sentez le courage de restez quarante et une minute tranquille pour écouter ce disque, surtout, ne vous gênez pas, il ne s'agit pas de temps perdu. Il est important de ne rien faire, dans un monde ou chaque seconde de votre vie doit être optimisé à l'absolue, ou le concept même de ralentir est mal vue, synonyme de baisse de productivité, de rendements. Alors si comme moi vous vous fichez bien de courir, de marcher, ou de glisser, si jamais vous pensez qu'il est important de ne rien faire parfois, pour laissez l'esprit se mettre en pause, écouter ce album.
Niveau musique, on se situe sur une veine neo classique, piano et violoncelle notamment, mais bien plus marqué électronique que l'album d'avant, plages de synthé, ambiance calme, quelques bribes de voix mixé au vocodeur, voilà. Ce n'est pas sans rappeler, parfois, le travail de Radiohead sur des album comme Kid A , par exemple. Donc si c'est votre truc...


Pays/territoire : Houston, Texas, États-Unis
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Thomas Méreur - Dyrholaey

























2019
Preserved Sound
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Entre vos mains, ou vos oreilles, peut être une des plus belles voix de l'année. Thomas Méreur, albigeois et amoureux des vastes espaces islandais, se fend d'un album qui mérite amplement une avalanche de superlatifs, dont acte.
Quand on invoque à la fois Erik Satie, Sigur Ros ou bien Olafur Arnalds, et qu'on à Agnès Obel ou Radiohead dans ses groupes favoris, on est forcément bien parti.
Dyrholaey est le nom d'une péninsule islandaise, ou le compositeur fit un voyage dont il revint inspiré. Quelques notes de piano, quelques cordes, composent ces dix pistes d'un album introspectif, cathartique, et magnifique. La vois de Thomas, fragile et pleine de grâce, glisse comme de l'eau sur la musique. Impossible de ne pas se sentir plus serein, plus calme même, à l'écoute de ce disque incroyable. Ça défile sous mes yeux et mes oreilles comme une suite de plage verte et noir, de paysages de landes de pierres et de lichens. Pour un peu, connaissant le contexte, et avec de l'imagination, on perçoit les embruns, l'odeur d'algues et d'iodes et le chant des oiseaux.
Je suis allé vers cet album sans vraiment espérer quoi que ce soit. La première écoute ma m'y à genoux. Par sa simplicité même, l'album séduit, preuve en est qu'il n'est pas nécessaire de dégainer  un arsenal d'effet pour faire mouche. Simple mais pas simplissime, c'est un album qui s'apprécie dans la durée, au fil des écoutes, que je vous conseil nombreuses. Déjà dans mes disques favoris de l'année. Merci pour le voyage.

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Rob Burger - The Grid

























2019
Western Vinyl
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Un album découvert grâce au défricheur qu'est Nova Express, je vous conseil vivement d'allez fureter parmi ces pages là. Ses chroniques tiennent souvent en une phrase, parfois juste trois mots, mais son bon gout, lui, est indéniable, je vous le recommande.
Un disques qui rappellera peut être à certain les errances du groupe comme Arandel, dans l'esprit comme dans la forme. On est toutefois en présence d'un disque voyageurs, unique dans le style. Alliant composition néo classique, utilisations de synthés en plages brumeuses, piano triste et ambiance de paysage extra terrestre. Un disque foutraque,  qui se permet de partir dans tout les sens malgré un fil rouge qui permet d'amples largesses. Mais avant tout un disque univers dans lequel on plonge et replonge bien volontiers, ne serait ce parce qu'aujourd'hui, rien ne sonne comme la musique de Rob Burger, vraiment rien.

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Tom Adams - Particles

























2019
Moderna Records
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Un travail de composition toujours aussi intéressant pour le musicien canadien Tom Adams qui signe avec ce "Particles" un point de rencontre entre travail au piano classique et musique électronique à tendance ambient. Si certains lui reprocherons peut être une certaine monotonie, on est pas tous fait pour écouter ce genre de  musique, les autres apprécierons ces variations spatiale et infinie et ses ambiances de voyages à travers l'immensité. Porté par de triste notes de piano, imbibé et mélancolique, "Particles" s'écoute d'une traite, sa durée de trente minutes en fait un compagnon idéal dans la lecture des romans de Laurent Genefort, Alain Damasio ou James S. A. Corey. Un album peut être anecdotique mais qui vaut bien qu'on s'y arrête, ne serait ce qu'une fois.

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Oskar Schuster - Sneewland


























2014
Autoproduit
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Il y à un peu de Yann Tiersen chez ce berlinois, période Amélie Poulain, et pour un peu, on les confondraient presque. Reste quand même que ce disque, résultat d'une campagne de fonds par crowdfunding, possède toute les qualités requise pour me plaire. Une bien jolie collection de morceaux, toujours au piano, parfois accompagné de quelques synthé ou effets, autant de berceuse, autant de petites scénettes de l'enfance, quelle soit perdue, retrouvée ou enfuie. il y à  quelque chose de fondamentalement triste et mélancolique là dedans, c'est sans doute pour ça que ce disque me plait énormément. Le genre de musique qui fait réfléchir, qui vous tire les émotions du coeur et vous les balances en pleine gueule.
Quand au featuring avec Possimiste, jeune chanteuse islandaise de 20 ans, si l'écoute de ce morceau (et du reste)  vous laisse de marbre, c'est que vous êtes sans doute  mort à l'intérieur.

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England in 1819 - Three Cheers For Bertie (2009) [8/10]


Pas grand chose sur cet album sur le net. De ce que j'en sais, il s'agit d'un groupe dont le nom vient du poète anglais Percy Bysshe Shelley dont l'ambition est de réconcilier musique classique et musique populaire. L'album Three Cheers For Bertie démare par la chanson Trophy sixty one, une batterie discrète accompagne un orgue tout aussi discret, pour laisser la place à la voix. Ce n'est pas sans rappeler le premier Arcade Fire, Funerals. Mais surtout, ça marche, les deux voix, une féminine et masculine, s'accorde parfaitement. C'est plein de nostalgie, c'est sans prétention, la chanson monte en pression pour laisser place au guitare, toujours sur ce tempo lent.  L'album commence très fort. Tout  au long du reste , les chansons vont s’enchaîner sans temps mort. Cela ne ressemble à rien de connue tant  les influences peuvent être nombreuse, ainsi la chanson Blue Ribbon fais penser à Ginzhu (Dragster Wave) . Cet album aurait surement mérité une meilleure reconnaissance de la part du monde musical. Certe, il est triste, mais tellement mélodieux, certes on a déjà entendu ça, mais avec autant de talent ? Ce piano sur Parks , une ballade entre tristesse et espoir, accompagné de ces cuivres en sourdine, c'est Radiohead que j'entend. Bref, un premier album très éclectique et très réussis on toute leurs influences ont été bien digéré, même si cela reste des fois assez évident.




Pays/territoire : Angleterre, Royaume-Uni
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