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††† (Crosses) - PERMANENT.RADIANT

 











2023
Warner Records
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On étais resté sur notre faim depuis 2014 avec ce side project de Chino Moreno, vocaliste émérite du non moins émérite Deftones, facilement un de mes groupes préférés de tout les temps, c'est dit. A peine une mise en bouche et déjà, tenaillé par la faim, je jette un œil vers octobre 2023, mois de sorti d'un véritable second album. Parce que ces vingt deux minutes qui nous sont jeté et que nous dépeçons avec avidité laisse une impression contrasté.
Si les vielles sensations sont là des l'ouverture (coucou crystal castle), avec des titres comme "Sensations" ou "Vivien", j'ai vraiment levé un sourcil interrogateur à partir de "Cadavre Exquis". Le groupe s'aventure dans un style  plus calme, moins angoissant, et même si tout n'est pas tout rose dans l'ambiance, ces percutions électroniques emprunté au rap me laisse un gout perplexe. La surprise arrive toutefois avec "Day One" et je n'arrive pas  à m'enlever l'idée que cette chanson aurait sa place dans un film de Disney. Ces rythmes afro, ces chœurs, ce chant, tout me laisse perplexe et désemparé. On hoche la tête gentiment mais un titre  pareil aurait tout à fait sa place sur un disque de Passion Pit, c'est dire le décalage. "Holier" ne rattrape pas le sentiment qui monte en moi, a savoir d'être en face d'un demi EP de chutes du prochains album, ou l'ont  à mis tout ce qui restait  à des fin de promotion. J'espère me trompé, mais cette avant dernière chanson me conforte dans mon impression d'un tournant. Si Chino n'est plus  le même qu'il y a dix ans, c'est logique. Mais musicalement, je trouve ça faible, et dommage. Et Mou même .
Là ou le premier album avait un coté cru et de très bonne composition, il explorait beaucoup de style avec intelligence. "Procession" vient sauver la fin de cet EP mais en demi teinte tout de même, car cette demi ballade   ne fait pas mouche, alors que pourtant, on sait que Chino, il sait faire des ballades, et des très bonnes même.
On va attendre Octobre et le prochain album Goodnight, God Bless, I Love U, Delete qui doit paraitre le treize octobre 2023, et dont le premier titre disponible, "Invisible Hand" me laisse une  impression en demi teinte.

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Clément Froissart - Nuits Agitées

 











2023
Sister Records
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Difficile de mettre des mots sur cet album, quand on l'a bien écouté, avec attention, les mots vous traversent et imprime en vous, un peu. C'est rudement bien écrit, il est rare que je sois sensible au parole à ce point, c'est de la très très bonne chanson française, de la poésie faite chanson.
C'est de l'or au bout des doigts et de la langue de Clément Froissart, le verbe est haut, les formule sont ciselé, et font mouche de tout bois durant les quarante cinq minutes de ce disque. Elles en paraissent dix.
On à envie d'aimer à l'écoute de chacune des douze gemmes (magique!) qui compose cet album. Il y a trop d'amour chez Clément, il s'évapore par lui, chacun en prendra sa part. C'est beau et triste à la fois, avec un coté très cinématique, l'imagination est stimulé, c'est précieux, en notre temps.
Et ces ritournelles, entre pop et musique électronique, sur laquelle semble planer l'ombre de Daho, inévitable spectre hantant la chanson, de concert avec Bashung. C'est parmi ce panthéon que Clément veux évoluer, bien qu'on se doute, à l'écoute, qu'il préféré tracer sa propre voix.
Le temps est passé, et arrive ce moment ou l'on se retourne, un peut effrayé de ce que l'on va découvrir derrière sois, tendons l'oreille.

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Swans - The Glowing Man

 











2016
Mute Records/ YOUNG GOD RECORDS
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J'étais prêt. Ce fut un long cheminement, mais j'étais prêt. J'ai sacrifié Trent Reznor sur l'autel de la curiosité. Je lui garde une tendresse sincère, comptant que NIN reste le groupe que j'ai le plus écouté de toute ma vie, à l'exception de ces deux dernières années. La dérive des continents me perdit, j'arrivais chez Tool et ses thuriféraires, sa communauté un peu trop impliqué. Bien sur que j'ai lu le livre sur JMK, co écrit avec son amie journaliste, mais alors il fallait voir les sectateurs du groupe. J'entend qu'on aime, parfois trop intensément, et Tool est surement un de ces groupes qui brille comme une bougie dans la nuit noir, attirant le regards, et maquant le reste. D'une niche à l'autre, j'ai fais des sauts de  puces de groupes en groupes, avec la méthode habituelle : Qu'elle sont les  influences de ce groupes, et ses descendants. Et ainsi, me perdant, surnageant, est venu à moi Swans. J'ai immédiatement aimer ces chansons longues de presque trente minutes, cette ambiance qui me fait penser à "A Tombeau Ouvert" de Martin Scorsese. Il y à des fantômes qui habitent dans ce disque. Il y à de la souffrance, un chien qui lèche ses plaies, apeuré, un peu, mais pas vaincu, méfiant, alerte. Il me semble qu'il fait toujours nuit sur ce disque. J'étais prêt pour une nouvelle aventure, mais je n'ai pas la moindre idée de sa durée et son but. Nous verrons.

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Petrichor - Enfant Sauvage

 











2021
Animal63 Records
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Le regard perdu dans le vague, Sile regardait l'extérieur depuis l'intérieur de la salle de classe. Non pas que le cours fut inintéressant, mais il lui arrivait fréquemment de se perdre, entre deux phrases. Non pas que la vue depuis cette fenêtre fut particulièrement attrayante, mais c'était dehors, et elle était dedans. Rien que  pour cette raison, elle aurait voulu être autre part. Enfant, avant d'être adolescente, elle était de ces natures heureuses loin de tout et surtout de tous. Elle de détestait pas ses semblables, mais ces moments de rêveries arrachés la routine morne lui étaient aussi essentielle que de respirer. Dehors, le ciel était d'un gris d'acier, strié de lignes plus sombres. L'air était humide, une légère brise soufflait sur les champs en contrebas, et les ondulations des blés vert l'hypnotisait. Un moment , elle s'imagina marcher entre ces cultures. Marcher, pas courir, répétait elle à ses parents, à ses amis. Marcher, pas courir pour prendre le temps. Le temps de quoi, elle ne le savait pas, mais elle savait qu'il fallait qu'elle le prenne. Un vol de corneille perturbe le tableau avant de disparaitre derrière la lisière d'un bois. Parfois, même de jour, on peut apercevoir des chevreuils dans les champs, au loin. Elle s'imagine volontiers chevreuil, petit cervidé craintif, qui se fais force autour de la cellule familiale. Il y à de lapins, il y a des coquelicots et des pissenlits au printemps, des insectes, des oiseaux. 
Il y à une grenouille devant elle, crucifier sur une planche, le ventre ouverte. Les organes ont été retiré, numéroté, nommé. La grenouille la laisse indifférente. Elle les préfère autours des mares, avec, elle les aime verte comme des bouteilles, brune comme la terre ou verte encore, mais comme des feuilles.
Dehors il se met à pleuvoir, et le parfum du béton humide pénètre par la fenêtre entrouverte. Elle ferme les yeux et respire ce parfum comme s'il contenait de la vie. Au béton se mélange les effluves de la terre, elle pose son menton sur ses bras croisé sur la table.
Quelqu'un ferme la fenêtre, le moment est passé. Sile est contente, cette journée n'aura pas été vaine.

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Thomas Méreur - The Dystopian Thing

 











2021
Shimmering Moods Records
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Non, toujours pas si joyeux, Thomas, toujours pas. D'autant que c'est pas le projet. Le précédent album, plus contemplatif et intime, avait été composé à l'occasion d'un voyage en Islande. Ici, on revient au réel, puisqu'il s'agit d'une variation autour du changement climatique. Si le piano est toujours maitre en sa demeure, désormais, il cohabite de façon harmonieuse avec quelques effets, quelques guitares et basses sourde. Wake up, the world is dying , et tout ou presque est dit sur l'ambiance de l'album. 
C'est qu'il faut imaginer ces paysage morne et gris, rouille et brun. Ici nulle trace de vie, pas un son, rien. Il faut imaginer la course folle se finissant dans le mur indestructible du réel. C'est ce qui arrivera, c'est ce qui est en train d'arriver. The Dystopian Thing est le constat froid et amer mis en musique douce, et le contraste entre la violence de la fin de la vie et cette musique porte en elle pourtant encore un peu de lumière est saisissant. La voix de Thomas est une fois de plus au plus juste, harmonieuse et en parfait accord avec son sujet. Voici un disque qui procure des sentiments contrasté, dont on fait parfois semblant, avec nihilisme, de ne pas comprendre les paroles pour mieux profiter de la musique. Et pourtant, il faut se réveiller, le monde meurt, là, sous tes pieds.

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Jon Hopkins - Music For Psychedelic Therapy

 











2021
Domino Recordings Co
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Tout un programme pour le voyageur et son ombre dans cet album de Jon Hopkins. Partis, de nul part, pour arrivée à l'entrée de cette immense cavernes. Cachées, secrète, elle est sous vos yeux, mais on y tombe souvent que par erreur. 
C'est sous cet auvent de roches, d'où pendent paresseusement lianes et plantes folles, que se situe l'entrée de la caverne. On y accède difficilement, à force d'escalade, de piqure d'insecte et de coupure de plantes. Dans ce grand cirque de calcaire, caché, secret, la grotte est en son centre, secret dans le secret.
Quand l'aube se lève, les rayon du soleil viennent alors éclairé, un bref  moment, directement dans la vacuité qui marque l'entaille dans la peau de la terre.
Alors le voyageur hardis, luttant contre la raison, pénètrera dans l'ouverture, armée du courage pur de l'enfant qui explore le jardin. Descendant toujours  plus bas, il découvrira les merveilles qui ravissent les sens, les cavernes d'émeraudes, puis encore celles-qui-brillent en permanence, couverte de champignons luminescent. La brise de mers descend profond également, et au centre de la caverne, mers et terres se mêlent dans l'aube qui brule.  

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John Lord Fonda - Walk Again

 











2021
Citizen Records
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Bon et bien, il y à une sorte d'ironie dans l'enchainement d'évènements qui m'a amener  à écouter cet album, la plus intéressante étant que Supersonique , son précédent album sortit en 2011 faisait partie des premiers disques que j'ai chroniquer il y à dix ans, et que je l'ai pas mal ré écouter, au fil du temps. Alors voyez, dix ans plus tard, nouvel album...
Paf.
Le destin, le karma.
Non c'est de la merde, je n'y croit pas. 
Mais je suis certain en revanche que l'album Walk Again est un excellent disque. Il est l'un des rares disques électronique genré techno que j'ai écouté cet année, dans ce sens ou, potentiellement, ça peut se danser, si on aime ce type de musique. 
Alors pour appréhender cet album, quittons donc la terre, foutu d'avance (c'est factuel) pour les noir abimes de l'espace, comme le suggère cette pochette aguicheuse qui n'est pas sans rappeler un certain film que je ne citerais pas pour ne pas digresser, bien que j'en meurt d'envie.
La variété de la palette sonore de JLF est impressionnant, l'utilisation des voix particulièrement, sorte de mélopées envoutante, sur chaque pistes, permet de crée le fil directeur de l'album. En plus de ses références évidente à l'espace, qui demeure une source d'inspiration féconde pour nombres de talentueux musiciens, pas d'exception ici. 
A dans dix piges.

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Memorex Memories - The Life Of Riley

 











2020
Stratford Ct.
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C'est encore les compositeurs qui parle le mieux de leurs musiques. Quelques mots quand même sur cet album. Je dis souvent de certains qu'ils sont lumineux, mais ce n'est pas juste un adjectif en vain. Certaine musique sont tel un rayon de soleil, alors cet album, pour moi, il est solaire, il brille très fort, il m'inspire, il réchauffe et j'assume de ne pas avoir du tout le mesure du temps qui passe quand je lance sa lecture. Mais je laisse son auteur vous en parler bien mieux que moi.

"My previous release “Pictures of Purple Skies” was written during a transitional and transformative stage in my life. Without going into too much detail, I spent a majority of my adult life being plagued by insecurities, self doubt, social anxiety and later depression. I felt aimless, demotivated and seemingly trapped in a sequence of entry level day jobs that consumed my life and sapped up any and all creative influence.
I started a new data entry position in the summer of 2018. I had hopes that this job would be a lot more manageable and significantly less laborious than my previous roles. Sadly this was not the case. Over the months that followed, my frustration and tedium built to an all time high. Funnily enough, a few of my closest friends where feeling equally burned out at this time. So we drunkenly decided to book a holiday to Barcelona. I was unaware at the time but this trip would become a catalyst and provide me with some much needed direction towards the positive change I desperately needed.

In the months following my return there where many peaks and troughs, the latter of which where particularly severe. But as a friend once told me “Rock bottoms will teach you more than mountain tops ever will”. In February of 2019 I began my road to recovery and through a combination of treatment and therapy my quality of life began to change exponentially. For the first time in my life I felt comfortable in my own skin.
With my head in a better place I began writing “Pictures Of Purple Skies”. The idea was to revisit all of the significant moments that occurred during my time in Barcelona and attempt to score them. Arriving in that beautiful city, breathing in that atmosphere, dreading the inevitable return to the grind and finally my optimism for change. I wanted to take that concept and encase it in an almost tropical, Synthetic haze.

In August of 2019 “Pictures Of Purple Skies” was released. At this point my mental health was at an all time high. I was a few months into my new career in social work, my relationships with friends and family had only gotten better and before the dust had time to settle, I was back in the studio writing again.
One day I was out walking with one of the guys under my care. Seemingly out of nowhere he began to list off some of the things that he was grateful for in life. After completing this incredibly wholesome list He followed it up by saying “I’m living the life of Riley”. I was unfamiliar with this phrase and asked him what he meant. He replied “I’m carefree, Everything is good”. It was Autumn at the time and we happened to be walking down a park pathway. The sky at this moment was indescribable, so many different shades of purple and orange that where backed by huge opposing clouds. Inspired by my friends optimism, I decided to take a photo. I’m still not exactly sure what happened. But in that instant I became very reflective. I began thinking about my pursuit of personal growth over the years, comparing how I felt in that moment versus how I had felt at almost any other time in my life. I felt truly contented.

This mood stayed with me for the remainder of the evening. On my walk home my mind was buzzing. I became overwhelmed with images of Super 8, dusk drenched wheat fields and saturated flowers in the wind. I began thinking about the fleeting moments in my life where I felt equally contented. Sitting beneath the pine tree in my parents backyard during the summertime. Watching the breeze zip through the grass as the sun goes down and the sky fades to dusk. Something had clicked and I knew I wanted to soundtrack that moment.
I got home from work, dumped my shit and began writing what would become the first track on my 2nd album “Under The Tree”

In a nutshell. That’s what this album is about. To quote The Shawshank Redemption “I crawled through 500 yards of shit and came out clean on the other side”. That concept may seem somewhat self indulgent and to a certain extent I would say that’s accurate. But I feel that this album is more than that. I receive so many truly breathtaking messages from so many beautiful people on a daily basis. They share their trepidation and tribulations as well as their optimisms and how my music has in some way alleviated their stresses or enhanced the vibe of a pleasant evening. Even If I had the most expansive vocabulary on the planet, I doubt I could express how surreal and truly overwhelming that is to hear. I can never prepare for it. I always feel so privileged that people feel comfortable enough to confide so deeply.
So in many ways, this album is my way of returning the favour to the people who have supported me. I’ve been wading in a river of shit for many years and If it weren’t for my fans I doubt I’d be feeling so clean. These people have provided a platform for my outlet and the reception for which leaves me speechless. I often engage in discussions with family, friends and fans about mental health. I understand the physicality of depression and anxiety all too well. But I feel that too often, particularly with the cynicism of the Internet. You only hear about the struggle and never the resolve. From my perspective the last thing you want to hear when you’re in an emotionally acute state is how futile any affirmative action put towards change is. No one likes to feel trapped. I’ve been there and it fucking sucks! We all need to know there’s light at the end of the tunnel and if I can use what little influence I have to express that to the people who need to hear it. You better believe I’m going to try.

It will get easier.
It does get better.

My head is clear, my heart is full and everyday I’m grateful I never threw in the towel. I’m living The Life Of Riley - “A carefree existence”

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Halsey - If I Can't Have Love, I Want Power

 











2021
Capitol / UMG
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Très sincèrement, je ne m'y serais pas autant intéressé s'il n'avait pas été produit par Trent Reznor et Atticus Ross, deux musiciens pour lesquels j'ai un très grand respect.
 On y sent la pattes des deux musiciens dans le travail de compositions, même si le coté pop de la chanteuse Halsey y est respecté. C'est très surprenant, d'entendre ces tics de compositions qu'on attends plus à retrouver  sur un album de Nine Inch Nails, de l'usage des claviers électroniques dans les chansons. On y passe du rock à une chanson voix piano dans la plus grande simplicité. Il est indéniable que Halsey possède une voix de chanteuse, même si elle n'est pas la voix la plus originale qui soit. Ce qui frappe c'est qu'en regardant des interviews, on sent bien qu'il y a une vrai alchimie entre l'auteure et ses deux producteurs, qui ont chacun amené leurs marottes sur ce disque, car j'ai parfois l'impression d'entendre NIN chanté par une femme, c'est pas du tout désagréable, Trent viens donner de la voix sur l'avant dernière piste, sur the lighthouse, histoire de marquer le coup .
Une curiosité pour moi, qui m'a fait sortir de ma zone de confort, c'est pas plus mal de temps à autre.

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Danger - Haven OST

 











2020
G4F Records
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Une heure et demi, c'est la durée cette bande originale. C'est très long, une heure et demi, sur une journée qui n'en compte que vingt quatre. Et en même temps, quelle nostalgie, à l'écoute, se remémorer la grande pyramide noire surplombant la jungle, inquiétante et mystérieuse. C'est que Danger cultive le secret, via une imagerie hyper travaillé, partie intégrante du spectacle dont sa musique n'est finalement que la bande son. Il est intéressant de le retrouver sur une bande originale, un exercice de style bien plus délicat que la conception d'un album, cahier des charges oblige. 
Et pourtant quel pied putain. La musique est juste parfaite, elle est dosé aux petits oignons. Elle possède ce juste équilibre entre passages languissants et moments purement épique, tendance électro funk.  On sent la patte du compositeur dans chaque morceaux, dans chaque instrumentations, on est en terrain presque connue. Presque, bien sur, car il ne s'agit pas à proprement parler d'un vrai album, mais d'explorer une autre facette musicale du DJ, plus lumineuse, plus tendre. De quoi attendre les  prochaines productions de Danger avec sérénité, le mec est juste au top de créativité là.

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Ocoeur - Everything
























2020
n5MD
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Album lent et contemplatif, Everything s'apprécie dans la longueur, de celle, qui comme fut la mienne, dura le temps d'une nuit de travail, entre autoroute solitaire et chemins de campagne. Au détour d'un virage et d'une nappe de brouillard, j'y croisais, selon l'heure à laquelle je passais, renard, chevreuil, biche, loir, chouettes et hiboux, et parfois même, je passais au pas, appréciant une famille de sanglier qui creusait la terre sur le bord. Avec le début du printemps, c'est toute une gamme d'odeurs qui s'offre à qui veut bien les sentir. Dans le noir presque total, éclairé devant par les feux de la voiture, une odeur tiède d'humus, de feuilles, d'herbes, de fleurs, porté par une brise légère balaie l'habitacle du véhicule. Si ce n'est, à ces heures indue, quelques rares véhicules, la solitude de la nuit est l'écrin parfait dans laquelle cet album magnifique s'écoute, porté par le ronronnement du moteur, on s'y coule volontiers.
Favorable à quelques introspections, Everything tire vers la langueur dans ces morceaux entre ambient et électronique. Il est plein de choses fugaces, cachées, qui ne se découvre qu'a l'audition attentive des pistes. Il n'en est pas moins beau, très beau, probablement le plus beau que j'ai écouté depuis le début de l'année, car je finis toujours, au fil de mes  nuits, par y revenir au moins  une fois, surtout entre deux et quatre heures du matin. Et pourtant, la musique d'Ocoeur est chargé de lumière. Pas de l'éclat aveuglant de certain disque qui semblent avoir été composés au cœur d'une étoile, mais plutôt d'une lumière douce, qui éclaire suffisamment pour qu'on y vois, mais pas pour éclairé tout le chemin, qui lui reste à découvrir, encore et encore, à l'écoute de ce disque.

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VVV - Escama

























2020
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Marchand dans la rue, il leva les yeux vers la lumière des réverbères, qui n'étaient plus que des halo orange dans le brouillard. Un petit nuage de brume s'échappait de sa bouche à chaque expiration, alors qu'un froid vif mordait la peau de son visage et ses poumons. Sans réel but, il erre dans la ville, ses  parcs au statues fantomatiques, formes recourbées aux courbes énigmatique, figure antique et anciens dieu fait de pierre. L'herbe crisse sous ses grosses chaussures tandis qu'il coupe en enjambant une clôture, on ne croise guère  plus personne  à cette heure de la soirée, surtout par ce temps. Transit, il allume une cigarette, la main gauche enfouit dans la poche de sa veste, une large écharpe autour du coup. La fatigue lui enfonce des aiguilles dans les yeux, la faim se fait plus  pressante. encore quelque mètres. Un halo bleu  devient finalement une enseigne bon marché, un bar sans prétention, refuge de créature comme lui. Ce soir, il va boire, manger, et chasser les angoisses abjectes qui le ronge depuis la chute des civilisations moderne, peut être, et demain, on recommencera.

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Alice Dodo - VOLGINA

























2019
Bandcamp

Impossible mais pourtant. Je suis passé à coté de cet album qui est sorti le 1 Janvier 2019. Pour ma défense, je ne suis jamais frai un premier du mois. Mais quand même. Passons sur la mystérieuse pochette, ambiguë au possible. S'agit il au moins du ou de la compositrice ? Est ce un homme , une femme ? Est ce juste  une personne random mise là pour semer le trouble encore plus ? Est ce qu'on s'en fout pas un peu ? On ne sait rien sur Alice Dodo, une rapide recherche google vous confirmera qu'en dehors de sa page bandcamp, il ou elle ne semble exister nulle part ailleurs.  Et une fois de plus, est ce qu'on s'en tape pas un peu ?
Mais si carrément, alors  il semblerais quand même que  ça nous vienne de Russie, mais c'est peut être aussi pour encore mieux brouiller les pistes. J’arrête ici mes digressions pour vous parler en quelques lignes d'un des meilleurs albums de musique électronique de l'année. J'assume totalement le fait qu'il est l'un des meilleurs en ce qui me concerne, que j'ai faillit passer  à coté et que je suis particulièrement heureux de l'écouter.
On a donc à faire à un album assez court, de sept titres pour un peu plus d'une demi heure.
Si les deux première chansons vous induise en erreur à la première écoute, c'est normal, on pense  partir à l'écoute d'un album de synthwave assez classique et puis ... Et puis difficile de le catégoriser en fait. C'est un disque qui mêle autant des éléments de synthwave, de vaporwave même, puis de l'ambient, et même de la techno. l’éclectisme des genres, toutefois, n'en fait pas un puzzle. L'ambiance est clairement le ciment qui va lier ensemble toutes les compositions. Et là on entre au cœur de cet album.
Putain ce que c'est triste. Comment le dire autrement ? On est sur une ligne entre la mélancolie forte et la dépression en terme de ressentie. Pour le dire avec mon propre ressenti , si vous étiez le dernier être humain sur terre, et que vous contempliez les ruines brûlantes de la civilisation, vous ressentiriez surement cet apaisement, en vous disant que bon, ça y est, c'est finit, l'être humain est mort, place au reste. Là, vous vous poseriez quelques part en attendant que les radiations aient finis de vous tuez, ou bien vous vous tireriez une balle dans la tête. Mais à aucun moment vous ne seriez triste, juste soulagé que tout soit finis.
Si vous pensez que je suis fou, je vous laisse juge.


Pays/territoire : République de Carélie, Russie
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Trent Reznor & Atticus Ross - Watchmen OST Volume 1

























2019
The Null Corporation
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Objectivité, je serais ton paladin. Sauf ici et maintenant. Tout à l'heure, plus tard. Alors de quoi est ce le nom ? Watchmen est à la base une bande dessinée de Franck Miller que je vous conseil de lire, elle passera à la postérité. Ici c'est de son adaptation en série télévision dont il s'agit. Autant être honnête avec vous, je ne l'ai pas regardé, je le ferais surement un jour, en streaming, tout à fait illégalement, parce que j'ai pas les moyens de me payer un abonnement à amazon prime, déjà et que même si je les avaient, je refuse de leurs donner ne serait ce qu'un centime.
C'est typiquement un son auquel on commence à avoir l'habitude venant du duo. Ces rythmes, c'est déjà ceux amorcés sur la série de trois EP sortit entre 2016 et 2018. Batterie lente, mid temp. Ces guitares noyées dans le brouillard, on les à depuis Year Zero, ce mélange de sons électroniques, c'est Hesitation Marks  en plus aboutit. A chaque disque, chaque musique de film, le duo semble s'approché un petit peu plus vers la concrétude d'une idée et d'un esprit. A la façon dont aucuns groupes ne sonnent comme NIN, le son des deux compositeurs est lui bien identifiable, propre, il ne saurait être confondus avec quoi que ce soit d'autre. Avec un fil rouge assez ténue et qui laisse assez de liberté pour créer autour, Atticus Ross et Trent Reznor continue de tracer leurs voie dans les espaces décidément vierges d'ou personne ne les à vu venir et ou personne ne sait ou ils iront ensuite, pour le plus grand plaisir de l'auditeur. Si l'album contient quelques titres dispensable, après tout, c'est une bande originale, on y sent l'esprit et la marque de ce que le duo à voulu imprégner comme ambiances pour la série, c'est inquiétant, dissonant, et je vais vous dire, ça colle aussi bien à la bande dessinée et à son esprit, et j'ose croire que ces deux là l'on lu avant de composer quoi que ce soit.
Une réussite, donc, vivement les deux autres volumes de cette bande originale d'ici la fin de l'année.



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Ra Ra Riot - Superbloom

























2019
Ra Ra Riot / Rob The Rich Recordings
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Métaphore d'un monde qui part à la dérive, la pochette de l'album, ce bouquet de fleur qui se pixelise, qui devient  flou par endroit, et à l'image de la musique qu'il contient. Dès fois, ça s'écoute tout seul, un genre de ballet électro pop à peu près dans le spectre émotionnel normal. Et puis les autres fois, souvent, disons qu'on est plus dans le dur, à causer de guerre, de famine, de malheur divers sur l'échelle de la douleur. Globalement, il s'agit bien d'un disque triste, ce qui ne l’empêche pas d'avoir toute ses qualité intrinsèque.
On remarquera déjà à l'écoute que ce mélange de pop et d'électro fonctionne parfaitement, qu'aucune chanson ne pompe honteusement une autre, tout en ayant un disque d'une grande cohérence  musicale. C'est d'ailleur la diversité de sa musique qui en fait sa force, avec force d'éclectisme, avec cet esprit pop indéniable, celui qui vous fait bouger tout seul sur la chaise du bureau. Mention pour le chant, tout en énergie mais aussi en retenu, ainsi que pour les chœurs, très réussit.
Peut être pas un album qui fera date mais sans conteste un must listen de cette année.


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Agoria - Drift

























2019
Sapiens Recording
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Un bel album marqué des sceaux du retour d'Agoria (jamais vraiment parti) depuis 2011 et de celui de l'éclectisme. Pour ceux qui comme moi connaissait de loin, un musicien, compositeur multi talentueux, qui propose un mélange de musique électronique alliant techno, house et dance music. Malgré le mélange, l'album reste cohérent, et bien plus encore, chaque pistes ou presque semble taillée pour le club ou la scène.
Si l'album s'ouvre, en première moitié, sur des choses plutôt smooth, comme "embrace" ou "you're not alone", ou figure quelques invités de marque, la seconde moitié, qui commence avec "call of the wind" et sont featuring avec Sts, chanteur qui amène son chant venue du raps sur une chanson qui n'est pas sans rappeler de loin l'univers d'un Saul Williams. S'enchaine ensuite "dominae", trois minutes ou presque de techno stroboscopique qui amènent sur "A one second flash". Une chanson star de l'album en ce qui me concerne, un mélange de techno et d'IDM intelligent à la composition riche et au ton dansant en forme d'hymne à la fin de nuit.
Deux parties bien distincte sur un disque qui, je le rappel, reste cohérent et explores ses univers en gardant son fil d'Ariane jamais très loin. Une belle réussite qui donne envie d'explorer plus en amont l'univers du musicien français. 



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Prins Thomas - Ambitions

























2019
Smalltown Supersound
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Un album qui oscille entre ambient, techno et funk, avec de très belle sonorité estival. Qui se veut  presque pop en assumant un coté arty. Se permet de trainer en longueur dans la bonne humeur, même quand la basse se fait mélancolique. C'est parfait à écouter avec ce soleil de mai, même si de là ou je suis assis, il me brûle les yeux, ce bâtard.

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Thylacine - ROADS Vol.1

























2019
Intuituve Records
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Je suis passé complètement à coté au moment de sa sortie celui là. Pourtant j'ai une tendresse immense pour Thylacine et ses paysages sonores. Amis des métaphores à base de routes, bienvenue. 
L'idée même de faire un album sur le voyage et ses chemins n'est pas neuve, à souvent été exploiter  à tord et à travers. qu'on se rassure ici, on est bien sur du lourd qui ne salit pas. Comme le voyage est plus important que la destination (tout les  joueurs de rpg le savent parfaitement), autant mettre à profit ce temps libre entre A et B (si tant est qu'il y est un B) pour composer, écrire, ou n'importe quoi qui maintienne le cerveau en éveil, et autant que faire ce  peut, éviter de devenir blasé par ce que l'on voit.
La musique de Thylacine à toujours été protéiforme, et agit comme une éponge à émotions, d'abord avec celle de son auteur, ce qu'il voit, ressent, mange même, et ensuite avec celle de l'auditeur qui va transposer son propre ressenti dessus. Impossible de ne pas  voyager à l'écoute de ce disque, d'une traite. Que le voyage soit imaginaire  ou bien que vous mettiez ça dans votre voiture sur le périphérique d'une ville quelconque, dépaysement garanti, bulle émotionnelle prête à absorber tout ce qui passe à travers vous. J'étais déjà convaincu avec Transsiberian, ROADS marque l'essaie et impose le son d'un artiste qui dès le départ à su marquer sa différence. ROADS, pour tout les amateurs de musique électronique qui aime quand ça part un peu dans tout les sens, et quand des  instruments inattendus s'invite au casting sans gâcher la fête. Et ça  peut même se danser, si si.

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Graduation - Back When I Was Pretty

























2019
ADM Productions
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Barba-papa rose, bonbon et un peu de tendresse vintage pour ce chatouillant petit album qui n'est pas sans rappeler, à certains regards, Tame Impala, pour l'utilisation de ces sonorité anciennes, vieux claviers remit  aux gouts du jour et couché de soleil.
Un album qui sent bon le temps qui passe lentement, qui oscille entre ballade  pop et chansons rock psych/électro mais sans jamais hausser le ton. Le genre de musique parfaite  pour chiller, je ne le répèterais jamais assez, dans le plus grand des calmes. 
Finalement, on est bien au même niveau que Tame Impala, et, j'ose le dire, un cran au dessus dans le délire revival 60's, fan du genre, je ne saurais que vous le  conseillez, les autres aimeront aussi, j'en suis certain.

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Kakkmaddafakka - Diplomacy

























2019
TBD Records
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Encore hier, je ne connaissait pas ce groupe, encore hier, je ne connaissait pas le plaisir de se déhancher sur ces neuf titres dansant qui, à titre de comparaison, peuvent s'apparenter à The Polyphonic Spree. Je dis à titre comparatif histoire de situer un peu le genre, mais on est bien sur quelque chose surprenant. Donc, voilà que débarque dans ma vie ce quintette de Norvégien, signé sur le même label que tout les membres de Radiohead ou Other Lives, rien que ça.
Dire qu'il y à une fraicheur sur un album de rock venant de Norvège mais en langue anglaise serait redondant et presque de mauvais gout, aussi sachez : Le chanteur possède une de ces voix clair comme du cristal qui ne me laisse jamais indifférent, avec un timbre unique qui, comme je le dis assez souvent, sublime vraiment  les morceaux.
Neuf morceaux, c'est assez pour que les deux tiers vous donne envie de danser, quand au dernier tiers, il est juste là pour vous laisser reprendre votre souffle.  Ce mélange détonnant de rock, de pop et d'électro ne laissera pas les amateurs du genre assis sur leurs chaises sagement, obligation de se lever, ou à minima, de bouger les bras jusqu'à essoufflement. Une découverte pour moi, mais un groupe à suivre pour tout le monde, je vous le recommande chaudement.




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