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Glassing - Spotted Horse

 











2019
Brutal Panda Records
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Wow! On à pas finit d'en entendre parler de celui la. Correction, je n'ai pas finit d'en parler, parce que ça fait un moment que je regarde plus les statistiques. Je prêche dans le désert, là ou sont les vrais croyants et/ou amateurs de musique. ET non il ne s'agit pas d'élitisme, je vous vois venir. Je n'étais pas encore dans le désert quand ce disque est sorti, je n'étais pas prêt, mon esprit n'était pas prêt. Je marchais encore pieds nus dans l'herbes tendre et grasse, mon corps étais gorgé d'eau, je n'avais pas connu la soif.
A présent je suis assoiffé, horriblement assoiffé, d'une soif inextinguible que rien ne peut ou semble rassasié. Je vais par crêtes et dunes, marchand sous un soleil implacable, ma peau me brûle, la sueur me brule les yeux et irrite un milliers de petites plaie sur mon corps. J'ai tant soif, je cherche péniblement la musique qui pourra m'étancher un instant, et dans cet instant pourtant, j'ai en esprit la soif qui arrivera, aussi sur que le jour succède à la nuit et que ma quête est sans fin.
Ainsi donc il m'a fallut entrer dans le désert comme en sois même, il m'a fallut me discipliner. Au début je courrais, je trébuchais, je tombais. Maintenant mon esprit est plus discipliné, plus calme, même s'il m'arrive encore que mon cœur s'emballe à l'écoute des premières mesures d'un disque. Maintenant je marche, calmement, lentement, je progresse d'un pas serein et tranquille, et ainsi j'arpente le désert avec mesure. 

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THE FIFTH ALLIANCE - The Depths Of The Darkness

 











2019
Init Records
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J'étais partagé et puis finalement, le chant à finis par l'emporté. Ce qui commence comme un disque de black métal de facture classique réussit finalement à sortir des sentiers battu de temps à autres et à proposer  quelques envolées lyriques des plus appréciable. La structure reste par contre assez déjà vue, alternant montées en puissance, chant clair, puis explosions, violences et hurlements, pour le plus grand bonheur des initiés. Il se permet même de devenir énorme au fil des chansons, guitares énorme, basse et batterie énorme, j'ai peine à trouver un autre adjectif, et on se demande quand ça s'arrêtera.
Il est bien entendu extrêmement sombre et sans espoir. Le genre humain est consumé par sa connerie dans un grand raout de feu et d'eau sale qui balaie la terre de gauche à droite, emportant tout sur son passage. Il est parfait dans son genre, certain l'oublieront, d'autre non, mais assurément, il vaut bien le temps passé à l'écouter, une bonne claque !

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Bloc Party - Silent Alarm Live

























2019
Bloc Party / Modular Records (physical)
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Aussi bon qu'au premier jour. On l'a dit, on le lit, on le lira encore dans longtemps. Le premier album des anglais de Bloc Party est parmi l'un des meilleurs sortit durant la décennie 00's. En 2001, quand le rock semble de nouveau porté au nue par une poignée de groupe inspirant et inspiré, choisissant une nouvel approche et rejetant les canons habituel du genre. C'est le début d'une décennies de grand n'importe quoi qui verra naître et mourir une chiée de magazines plus ou moins spécialisé, que je m'empressait d'acheter parce que quand on à moins de vingt ans, on consomme la culture par les deux bout un peu n'importe comment.
Bloc Party et de manière plus générale, les années 2004/05 furent pour moi charnières. C'est à ce moment là que je cesse d'écouter ces groupes américains pop punk comme Sum 41, Good Charlotte ou Blink 182, pour ne  plus citer que les plus connus (je défendrais ces trois groupes jusqu’à ma mort). En 2004/05, j'attaque dans le désordre avec Les Strokes, Radiohead, Coldplay, Muse, Franz Ferdinand, Nine Inch Nails, Korn, System Of A Down ou Maximö Park. Je reste encore sur les sentiers balisés mais ces vraiment durant ces deux années que je me met à écouter d'autres choses.
Cet album c'est la concrétude d'une évolution musicale. Il reste à ce  jour l'un des plus affluent pour moi, que je ré écoute toujours chaque années, avec le même plaisir.
C'est que la transition est brutale pour moi. Rien dans la musique, dans la voix, ne m'avait été présenter aux oreilles avant eux dans ce genre. La batterie et la basse dans une osmose totale, qui marque rythmiquement  chaque piste de façon unique, en passant du Funk au Punk avec une aisance saisissante. Rien de feignant dans ce disque, la section rythmique colossale porte tout le reste à bout de bras. Les deux guitares semble prisent dans un dialogue permanent, avec ce son catchy, agressif, acide, aigu, presque garage à certains moment, en somme brut, sans artifices. Mais le meilleurs, et c'est encore le cas, reste la voix de Kele Okereke, chanteur hanté par une énergie incroyable, qui semble lutter en permanence pour empêcher la surcharge de son réacteur intérieur. Une énergie qu'il communique volontiers avec le public, dans un échange constant pour les gardé toujours sur l a corde raide. Rien n'a vieillit avec ce live, ces chansons sont comme un bon vin qui devient meilleur avec les années. Si un jour je fais le best of musical de ma vie, on y trouvera Silent Alarm en bonne position.



Pays/territoire : Royaume-Uni
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We Never Learned To Live - The Sleepwalk Transmissions

























2019
Holy Roar Records
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Et meilleur vœux pour 2020. Qu'elle soit aussi riche musicalement que celle qui s'achève.
Le groupe anglais qui sert de faire valoir pour mes vœux est assez classique dans l’imagerie comme dans la musique, le fond et la forme. Quelques éléments de post rock, d'agréables sourdines qui sont autant de parenthèses dans des morceaux brûlants d'énergie. Un chant hurlant comme l'écho d'un soulèvement populaire, et au bout du bout, l'impression que tout est vain , que rien n'a de sens, et que le désespoir colle comme du napalm à la peau et l'âme.
Un album qui joue avec les sentiments, qui ballade l'auditeur et qui vous laisse pensif, une fois terminé. Classique, certes, mais foutrement efficace et convaincant !


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HININ - Hors Jeu

























2019
Bandcamp

Je lis encore un tas d'articles sur des médias plus ou moins sérieux qui disent, en substance, que le rock devrait mourir cette décennie, disons à peut près en même temps que tout les membres des Rolling Stones. C'est oublier que la mode est un cycle, et que même si un genre peut passer de mode, il revient toujours, pas toujours identique, mais dans la trame, c'est la même chose.
Disons donc à ces journaliste que les articles clickbait sont oublier aussitôt lu, et même si malheureusement les sites encaisse la thunes, aucun n'aura jamais un prix Albert Londres à mettre sur son bureau dans son open space de merde, entre  une machine  à café équitable et un frigo remplit de quinoa de merde et de germe de blé dégueulasse avec une sauce soja à gerber.
Alors je sais bien que tout n'est pas rose, loin de là, il va mal, il est peut être mourant. il suffit de regarder les succès, les top ce cette année pour constater que le rock ne fait que reculer depuis près de quinze ans, malgré un revival merveilleux entre 1995 et 2005. Après ça, presque plus rien. Moi, je suis un vieux con, et  je continuerais d'explorer le fond d'internet avec mon filet pour essayer, toujours de trouver des groupes qui en valent la peine. Un peu comme HININ , le résultat d'un coït  langoureux entre  Civil Civic et Taulard, à mon humble avis.
Ce disque est la dernière étincelle de l'année, la petite lumière qui va entretenir l'envie de recommencer, encore, en 2020, de chercher la lumières dans un océans de trucs pas terrible. Et comme ils le disent mieux que moi...

Pourquoi tu parles autant,
Tu lis dans mes pensées,
Je sais que t'as raison,
Mais je préfère quand tu te tais...


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Slow Meadow - Happy Occident

























2019
Hammock Music
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Allez j'exagère, il y à bien sur plein de disques encore notable parut cette année, mais comme je n'ai que deux oreilles, et qu'une  journée fait vingt quatre heure, il y en à surement beaucoup que je rate, et que je n'écouterais jamais, genre jamais.
Trop de disque, trop peu de temps.
Du coup, si vous vous sentez le courage de restez quarante et une minute tranquille pour écouter ce disque, surtout, ne vous gênez pas, il ne s'agit pas de temps perdu. Il est important de ne rien faire, dans un monde ou chaque seconde de votre vie doit être optimisé à l'absolue, ou le concept même de ralentir est mal vue, synonyme de baisse de productivité, de rendements. Alors si comme moi vous vous fichez bien de courir, de marcher, ou de glisser, si jamais vous pensez qu'il est important de ne rien faire parfois, pour laissez l'esprit se mettre en pause, écouter ce album.
Niveau musique, on se situe sur une veine neo classique, piano et violoncelle notamment, mais bien plus marqué électronique que l'album d'avant, plages de synthé, ambiance calme, quelques bribes de voix mixé au vocodeur, voilà. Ce n'est pas sans rappeler, parfois, le travail de Radiohead sur des album comme Kid A , par exemple. Donc si c'est votre truc...


Pays/territoire : Houston, Texas, États-Unis
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Hammock - Silencia

























2019
Hammock Music
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En ce qui me concerne, peut être le dernier album remarquable de l'année que je chroniquerais. Non pas que les autres soit mauvais, juste moins bon, à certains égards. Celui ci clos une trilogie initié avec Mysterium en 2017, puis Universalis en 2018.
C'est peut être le plus beau le plus poignant, et le plus triste des trois. La musique du duo n'est pas franchement gaie et ne l'a jamais été. Ici, toutefois, la tristesse, le chagrin,  le sentiment de perte, appelons ça comme on veux, prend une autre dimension. Elle n'est plus la simple expression d'une émotion que la musique transmet à l'auditeur, elle devient la brique élémentaire même de cette musique, de la moindre composition. De longues plages électronique, lente comme le ressac, forme la colonne vertébrale des morceaux sur laquelle viennent se greffer d'immensément triste mais belle cordes, violons puis violoncelle notamment, quand enfin arrive, parfois, un chœur de voix qui touche directement au divin. Il est peut être questions de dieu ici, vue qu'il est moins question  du deuil et du chagrin que de ce moment après le chagrin ou la raison revient  peut à peut, même si la pensée reste embrouillé. C'est le moment du silence, ou la fondation de l'être d'après commence, dans la lumière.
Silencia est un album que vous devez écouter, quoi qu'il en coûte, il est beau à en chialer, et j’exagère à peine, c'est probablement le plus belle album de musique ambient et classique de l'année, qui marque la fin d'une trilogie de disque tout aussi beau et qui confirme le groupe dans son statut de conteur d'histoire et de  pourvoyeur d'émotions. A en chialer je vous dit.

Pays/territoire : Nashville, Tennessee, États-Unis
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White Reaper - Tou Deserve Love

























2019
Elektra Entertainment Group Inc.
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De la bonne humeur et un peu d'auto dérision, de quoi vous faire monter aux lèvres un sourire narquois qui cachera votre plaisir coupable.
White Reaper est revenue, le groupe de Rock Garage/Punk, prolifique s'il en est, sort son quatrième album, ce qui est, à en croire certain, un genre de cap. Comme ici, nous aimons nous torché le cul avec les règles et les conventions, nous dirons juste ceci :
Qu'importe que cet album soit le quatrième ou le premier, le plaisir presque coupable qu'il me procure à l'écoute suffit à balayer le reste. Oui, il est sans doute moins rauque, moins agressifs que ces prédécesseurs. Le son plus lisse lui permet d'explorer un rock un peu plus mélodique, presque pop parfois, sans perdre son âme et ce qui fit le succès du groupe : une basse omniprésente accompagnée de deux guitares tantôt rêche tantôt grasse et un chant qui porte en lui tout ce qui est rapide et tout ce qui fait sourire. Tout le monde mérite sa petite part d'amour, prenez la.


Pays/territoire : Louisville, Kentucky, États-Unis
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Cloudkicker - Unending

























2019
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C'est un petit peu l'album qui fait frémir les sourcils et les tympans de la communauté métal progressif ce mois de décembre  (toute proportions gardées) : Ben Sharp, le one man band connu sous le nom de Cloudkicker sort un album, le dernier datait déjà de 2015. Presque cinq ans après "Woum" (2015) et l'excellent "Live with An Intronaut" (2014).
J'ai voulu commencer l'avalanche de métaphores et puis je me suis aperçut que ça m'emmerdait de me relire. Alors que dire.
Un album extrêmement dense, riche, qui caresse toute une palette d'émotions et qui ose approcher même une certaine dimension épique dans la réalisation de sa musique. Les fans de rock progressifs auront compris, les autres comprendront vite. Ça monte en puissance tout au long des morceaux, c'est presque putassier dans la réalisation, sans jamais être bêtement cliché. Avec ces petits interludes électronique/ambient , l'album reprend son souffle, tout comme nous, car il y à  assez d'énergie dans le disque pour vous faire headbanger sur votre chaise. Des rythmique martiales, de lourdes guitares, une basse grasse dont les cordes claquent contre le corps de l'instrument et quelques synthés pour faire bon genre composent  un disque qui est surement ce que l'américain à fait de mieux et de plus aboutit à ce  jour, depuis ses début en 2007.

Pays/territoire : Columbus, Ohio, États-Unis
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Lysistrata - Breathe In/Out

























2019
Vicious Circle
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C'est la vie qui défile à près de deux cent kilomètre heure, semblable à un ruban d'asphalte infinie. Tu continue d'appuyer sur l’accélérateur, le volant tremble dans tes mains, le moteur qui rugit te fait savoir qu'il n'aime pas le traitement que tu lui réserve, mais peut t'importe. Qu'il tremble, et que la voiture tremble, qu'elle se désintègre, pièce par pièce, elle ne roulera jamais assez vite pour toi.
Pourtant il y a eu du bonheur, de la joie, des rires, tu t'en souvient. Des visages souriant, des relents d'alcool, de fumé de clope froide, de sueur. Des corps qui s'entrechoquent dans une danse à deux ou à plus. Les pensées arrivent trop vite pour que tu puisse les saisir toutes, ta vision n'est plus qu'un tunnel avec le bitume comme seul horizon des événements. Le reste n'est que flash, mémoire fragmenté, des visages des lieux, des  odeurs, des sensations, trop fugaces pour être appréhendées. Il n'y a plus que pour te calmer le métronome de ta respiration. Un sourire se dessine sur ton visage tandis que ta jambe est verrouillé sur l'accélérateur.
Inspire.
Expire.
Recommence.
Jusqu’à la fin, quoi que ça soit.


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Neil Young & Crazy Horse - Colorado

























2019
Reprise Records
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Voilà un homme sur qui rien n'a d'emprise, ni le temps qui passe, ne les genre. Seul ou presque à la barre depuis cinquante ans, le canadien continue de barrer le navire Crazy Horse en dépit de tout.
Avec une discographie aussi dense, impossible pour moi de vous dire si celui ce est meilleur ou pas que les précédents, ce serait faire  insulte à une si longue carrière, et hautement prétentieux de ma part. Mon introduction à l'univers de Neil Young fut tardive et un peu bordélique, j'achetais "Harvest" en vinyle dans une boutique d'occasion, comme tout le monde, puisque tout le monde ne jurait que par ça. Ensuite vient l'incroyable "Live Rust" et son énergie à faire saigner les tympans et les oreilles, qui reste encore pour le moment parmi les meilleurs disque live que j'ai jamais entendu.
Alors Quoi.
Alors j'avais envie d'écouter quelque chose de différent, de sortir de ma zone de confort, j'ai tendance ces temps ci à naviguer dans une sphère black métal/shoegaze/ambient et de ne pas en sortir, aussi, lorsque je tombais sur celui là, je sautais sur l'occasion.
Neil Young fait du Neil Young, et la recette à très peu changé malgré les années, c'est toujours ce mélange incroyable de Folk, de Country, de Rock et même de Grunge caractéristique. impossible de ne pas reconnaître une chanson du loner. Sa tessiture unique et marque de fabrique est unique.
Alors mon propos pour le coup n'est pas vraiment de faire une critique, ni même une chronique, mais si jamais vous étiez passé à coté de ce disque, faites le détour, c'est toujours aussi bon.


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Shana Falana - Darkest Light

























2019
Arrowhauk Records
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Encore plus loin dans le mélange des genres. Imaginons, un rock genré shoegaze nimbé de lourdes guitares grasses et qui flirteraient avec un chant et des ambiances carrément gothique ? C'est le parti pris de cet album qui régale avec son de cloches et autres petits détails caché ici et là au seins des compositions. Le résultat est résolument triste, voir dépressif. La musique de Shana Falana porte en elle la marque de la douleur, hautement porte  par un chant habité et hanté, c'est selon. Une pointe de psychédélisme pour finir en beauté, sur quelques grosses basses et des  percussion tribale, il n'en fallait pas plus pour me séduire. Sachez quand même que tout n'est pas si noir, l'album apporte son lot de lumière avec quelques pistes résolument dans le halo lumineux d'un trip sous acide.

Pays/territoire : New York, État de New York, États-Unis
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Alice Dodo - VOLGINA

























2019
Bandcamp

Impossible mais pourtant. Je suis passé à coté de cet album qui est sorti le 1 Janvier 2019. Pour ma défense, je ne suis jamais frai un premier du mois. Mais quand même. Passons sur la mystérieuse pochette, ambiguë au possible. S'agit il au moins du ou de la compositrice ? Est ce un homme , une femme ? Est ce juste  une personne random mise là pour semer le trouble encore plus ? Est ce qu'on s'en fout pas un peu ? On ne sait rien sur Alice Dodo, une rapide recherche google vous confirmera qu'en dehors de sa page bandcamp, il ou elle ne semble exister nulle part ailleurs.  Et une fois de plus, est ce qu'on s'en tape pas un peu ?
Mais si carrément, alors  il semblerais quand même que  ça nous vienne de Russie, mais c'est peut être aussi pour encore mieux brouiller les pistes. J’arrête ici mes digressions pour vous parler en quelques lignes d'un des meilleurs albums de musique électronique de l'année. J'assume totalement le fait qu'il est l'un des meilleurs en ce qui me concerne, que j'ai faillit passer  à coté et que je suis particulièrement heureux de l'écouter.
On a donc à faire à un album assez court, de sept titres pour un peu plus d'une demi heure.
Si les deux première chansons vous induise en erreur à la première écoute, c'est normal, on pense  partir à l'écoute d'un album de synthwave assez classique et puis ... Et puis difficile de le catégoriser en fait. C'est un disque qui mêle autant des éléments de synthwave, de vaporwave même, puis de l'ambient, et même de la techno. l’éclectisme des genres, toutefois, n'en fait pas un puzzle. L'ambiance est clairement le ciment qui va lier ensemble toutes les compositions. Et là on entre au cœur de cet album.
Putain ce que c'est triste. Comment le dire autrement ? On est sur une ligne entre la mélancolie forte et la dépression en terme de ressentie. Pour le dire avec mon propre ressenti , si vous étiez le dernier être humain sur terre, et que vous contempliez les ruines brûlantes de la civilisation, vous ressentiriez surement cet apaisement, en vous disant que bon, ça y est, c'est finit, l'être humain est mort, place au reste. Là, vous vous poseriez quelques part en attendant que les radiations aient finis de vous tuez, ou bien vous vous tireriez une balle dans la tête. Mais à aucun moment vous ne seriez triste, juste soulagé que tout soit finis.
Si vous pensez que je suis fou, je vous laisse juge.


Pays/territoire : République de Carélie, Russie
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Lightning Bug - October Song

























2019
Marbled Arm Records
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A l'autre extrémité du spectre de rayonnement, Lightning Bug propose une musique chaude, cotonneuse, cosy même. Quelque chose de lent et tiède qui vous englobe. C'est aussi agréable que de regarder tomber la neige depuis son fauteuil bien au chaud, avec son corollaire contemplatif et parfois triste. A l'image de "The Luminous Plane" piste sans vitesse enregistré, semble t-il, avec un vieux truc à cassette qui crépite, piste mélancolique par excellence. "The Roundness Of Days" , à la structure plus classique, avec sa guitare sèche en boucle, se noie dans une vague de synthés à la fin du morceau. Il y à deux forces dans cet album, celle de la voix de la chanteuse, d'une douceur et d'une fragilité abyssal, souvent ténue et derrière l'instrumentation, mais qui résonne comme du cristal, et l'autre vient clairement de la structures des morceaux eux même. Exit les codes, exit le rythmes, chaque chansons vie selon son tempo. Peu ou pas de batterie, sauf sur des titres comme "Visions Scraps" ou "The Lotus Eater" qui flirt du coté du shoegaze et du grunge. C'est un très beau disque pop, fragile, et qui prend son temps, sans prétentions, ce qui le rend encore plus agréable.
J'en fait des caisses, probablement, comme d'habitude, mais s'il y avait un truc à écouter en ce début de mois, c'est bien celui là.

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KARKARA - Crystal Gazer

























2019
Stolen Body Records
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J'ai pas toutes les références pour comprendre comment  on aboutit  à un tel résultat.  Attention non pas que ça soit mauvais, au contraire. Je lisait quelques avis sur internet et devant cette avalanche de name dropping, j'avoue me sentir un peu perdu. Sans doute que le trio toulousain à ses références et ses inspirations bien à lui, et que de leurs point de vue, tout ça est très logique, mais pour moi il n'en ai rien. Aussi je me contenterais de quelques phrases. Si vous aimez ce rock mi psychédélique mi raisin mi oriental, les pistes qui tirent en longueurs façons krautrock et les duo basses/batterie métronomique, c'est tout bon pour vous. Ami de la fuzz, prenez un siège, cet album vous ravira. N'oublions pas la voix, noyé sous la musique, qui ressemble à un écho presque inaudible, ajoutant  une note foutrement inquiétante à un disque qui l'était déjà, de toute façon, un peu.
Globalement, ça m'évoque la moiteur tropicale d'une forêt primaire d’Amérique du sud , la sueur qui dégouline sur la peau, et plus prosaïquement, un bon gros trip à l'ayahuasca, le tout très bien illustré par cet artwork magnifique de Dead Flag, d’ailleurs allez visiter son site, ça vaut le détour. On m'objectera qu'il n'y à pas de chameau en Amérique du sud, mais c'est oublier bien vite le pouvoir de Crystal Gazer, celui de faire voyager l'auditeur aussi bien dans le temps et  l'espace (ce qui est la même chose en astrophysique, mais c'est un autre débat). Qu'on nous laisse donc triper à l'écoute de ce disque, même si on ne le comprend pas tout à fait, chacun son niveau de conscience.

Pays/territoire : Toulouse, France
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Animal Ghosts - Animal Ghosts

























2019
Bandcamp

Il fait nuit si tôt, c'est un délicieux mélange de mélancolie et de tristesse. L'humidité fait ressortir les odeur d'humus et de terres humides, tandis que le cœur est saisit de langueur dans la contemplation de ce ciel tout en nuance de gris. La nuit, les lumière orange de la ville forme des halos dans le brouillard qui tombe, et la ville n'est plus qu'une rumeur lointaine et incertaine.
Des murs de guitares fantomatiques, une batterie aussi discrète qu'un battement de cœur et une voix élusive, douce forme la structure de cet très bel album  qui navigue entre dream pop et rock shoegaze. Non pas qu'il soit tout à fait indispensable, il existe moult disques du même acabit, mais ma sensibilité penche vers celui ci, qui capte l'essence même de cette fin d'année. Il s'accorde avec mes pensées et mes émotions et plonge dans une torpeur tiède l'auditeur qui risquerais de s'y perdre. C'est novembre qui s'achève et meurt avec ce disque qui s'évapore comme la buée de la bouche dans le matin de l'hiver qui vient.


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Lightning Dust - Spectre

























2019
Western Vinyl
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En voilà un qui traîne dans la liste depuis sa sortie, écouter plusieurs fois sans jamais vraiment savoir quoi en faire. Spectre est un album classieux mais inclassable d'ou découle une liste de tag longue comme un bras. Est ce Folk ? Oui sans aucun doute, avec "Led Astray" et  sa musique façon Jefferson Airplane / White Rabbit. C'est Rock si l'on considère les guitares sur le refrain de "When It Rains" ou bien le duo électrique/folk sur une chanson comme "Run Away" . Toutefois, l’intérêt de spectre réside dans la voix de sa chanteuse Amber Webber. Une voix polymorphe qui peut aussi bien se faire grave et pleine de solennité sur une chanson comme "Joanna" ( piano plaqué sur une batterie martiale). Une voix qui sait se faire spectrale, douce et sensible sur un titre comme "More". L'album reste cohérent de bout en bout, alors même qu'on passe du Folk au Rock, puis à des titres presque krautrock ("3AM/100 Degrees") du moins sur la première moitié de ce titre de sept minutes. C'est très riche d'orchestrations, les compositions sont belles, les genres variés, c'est sensible et beau. En revanche si vous avez une explication pour la pochette je suis preneur.

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Fun Fun Funeral - Everything Is OK

























2019
October Tone / Araki Records
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Soit peut être l'album de pop le plus insolite de  l'année. Une curiosité quasi inclassable. Pour en finir avec le name dropping tout de suite, disons que c'est entre The Do, Klaxons ou Tame Impala. Oui, osons sortir tout de suite l'artillerie. Enfin après ça ne regarde que moi. Mais cette pop là, elle est particulière, elle est délicate, elle est ciselée dans une matière sonore brillante (malgré le nom du groupe). Un duo de voix sensible et cristalline sur une orchestration douce amer qui part dans tout les sens. C'est riche, c'est foisonnant. De Elba Sea à Terra On Time , aucunes chansons ne ressemble à une autre. Si un léger fil directeur serpente dans cet univers, c'est pour mieux laisser toute latitude aux compositions pour s'exprimer. Des cordes, des cuivres, des effets de manches de magiciens, des claviers, des doigts ensorcelés et quelques fantômes conviés à la fête, c'est un peu tout ça qui tourne en boucle chez moi depuis que j'ai découvert cet album.


Pays/territoire : Lyon, France
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Trent Reznor & Atticus Ross - Watchmen OST Volume 1

























2019
The Null Corporation
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Objectivité, je serais ton paladin. Sauf ici et maintenant. Tout à l'heure, plus tard. Alors de quoi est ce le nom ? Watchmen est à la base une bande dessinée de Franck Miller que je vous conseil de lire, elle passera à la postérité. Ici c'est de son adaptation en série télévision dont il s'agit. Autant être honnête avec vous, je ne l'ai pas regardé, je le ferais surement un jour, en streaming, tout à fait illégalement, parce que j'ai pas les moyens de me payer un abonnement à amazon prime, déjà et que même si je les avaient, je refuse de leurs donner ne serait ce qu'un centime.
C'est typiquement un son auquel on commence à avoir l'habitude venant du duo. Ces rythmes, c'est déjà ceux amorcés sur la série de trois EP sortit entre 2016 et 2018. Batterie lente, mid temp. Ces guitares noyées dans le brouillard, on les à depuis Year Zero, ce mélange de sons électroniques, c'est Hesitation Marks  en plus aboutit. A chaque disque, chaque musique de film, le duo semble s'approché un petit peu plus vers la concrétude d'une idée et d'un esprit. A la façon dont aucuns groupes ne sonnent comme NIN, le son des deux compositeurs est lui bien identifiable, propre, il ne saurait être confondus avec quoi que ce soit d'autre. Avec un fil rouge assez ténue et qui laisse assez de liberté pour créer autour, Atticus Ross et Trent Reznor continue de tracer leurs voie dans les espaces décidément vierges d'ou personne ne les à vu venir et ou personne ne sait ou ils iront ensuite, pour le plus grand plaisir de l'auditeur. Si l'album contient quelques titres dispensable, après tout, c'est une bande originale, on y sent l'esprit et la marque de ce que le duo à voulu imprégner comme ambiances pour la série, c'est inquiétant, dissonant, et je vais vous dire, ça colle aussi bien à la bande dessinée et à son esprit, et j'ose croire que ces deux là l'on lu avant de composer quoi que ce soit.
Une réussite, donc, vivement les deux autres volumes de cette bande originale d'ici la fin de l'année.



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Amon Tobin - Long Stories

























2019
Nomark
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La musique d'Amon Tobin m'évoque toujours quelque chose d'organique. C'est un peu comme s'allonger dans la forêt et prendre le temps d'observer le monde sous nos pieds. Et alors là, quel théâtre incroyable, il y à là, juste sous notre nez, un monde si riche, si flamboyant, si plein de vie et de rebondissement, quel le simple fait que nous n'en ayons pas connaissance confine à l'absurde. C'est un vaudeville qui se joue dans la mousse, devenues forêt pour l'occasion et l'échelle, c'est un univers qui s'offre plein et entier à notre découverte avide, tout plein de questions métaphysique qui en découlent naturellement.
C'était le fait de George Haskell, un biologiste américain qui observa, pendent un ans, à la loupe, un petit coin de forêt. Il en tira  un livre, intitulé simplement "Un ans dans la vie d'une forêt" chez Flammarion. Reflexion sur le vivant, sur l'impact de l'homme sur la nature, mais aussi questionnement philosophique et même théologique. C'est d'ouverture qu'il est question, et de la difficulté appréhender des échelles de grandeurs qui diffère du nez au milieu de notre visage.
Si ce livre avait eu une bande son, ça aurait été cet album là. Superbe.

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