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Metz - Up On Gravity Hill

 











2024
Sub Pop Records
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Il y a un sentiment d'abandon dans cet album. J'avais l'impression, plus l'album avançait, d'être de plus en plus léger. Non pas que la musique le soit, on est bien toujours dans cet entre-espace grunge, punk et noise qui sied si bien au trio canadien, mais il me semblait que je rebondissais sur la lourdeur de cette section rythmique. Comme j'aime cette basse grave et rugueuse, et cette guitare qui virevolte ici et là à grand renfort de riffs tranchant. Pas en reste sur le lyrisme, cette voix éraillé, parfois paraît sur le point de se briser, sonne incroyablement juste à l'oreille. On se répète les paroles facilement, on s'y surprend même.
Ça parle de la mort quand même, et pourtant quelle intensité et quelle vitalité dans cette demi-heure. On y ressent toute l'urgence d'une existence brève, mais intense, qui brûle la chandelle par les deux bouts.
C'est une embarcation en perdition, une chute libre, mortelle, mais qui offre une sensation de liberté unique. Ça se paye luxe d'être à la fois très dur et très doux, et c'est vraiment un très grand disque.

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Dream Wife - Social Lubrication

 











2023
Lucky Number Music Limited
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Je me souviens d'une époque ou la presse spécialisé ne brillait pas par le contenu sexiste de ces articles. Combien d'articles pouvaient ont lire alors sur ces groupes de "filles qui jouent comme des mecs" et je ne sait trop quelle autre connerie du genre. Sachons balayé devant notre porte aussi, il m'est arrivé de faire ces comparaisons, plus jeunes, quand je ne m'étais pas ouvert à ces questions. Dream Wife est un super groupe qui doit surement dépoter en live, je n'ai pas eu la chance de les voir encore, mais j'espère les croiser en France, au hasard d'un festival qui sait ? Cette musique qui oscille entre punk rock et garage ne souffre pas la comparaison, elle est entrainante, mobilisatrice et elle fait transpirer. Ça parle de la vie, avec un peu d'amour, beaucoup d'humour, et aussi de sexe, de sexisme, d'amitié, de faux semblant, d'hypocrisie, du quotidien qui rend fou, de liberté.
C'est un disque extrêmement rafraichissant à l'écoute, bien qu'il soit un des plus chaud de l'année.

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Gaadge - Somewhere Down Below











2023
Crafted Sounds
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Faut imaginer un bar. Et oui je sais que toute mes histoires commencent dans un bar mais merde, on peut pas boire de pintes dur une appli de rencontre. Et je ne parle même pas de ces bars ou le cocktail coute dix balle, putain , je comprend en même temps, l'inflation, tout ça mais merde quand même, ça fait chier.
C'est pas un album joyeux, le dernier Gaadge, il à toute la mélancolie et la tristesse intrinsèque au genre. Ce mélange de rock un peu sale, façon grunge, de shoegaze pour ces guitares vaporeuse et un peu noisy même parfois, c'est pas vraiment le véhicule idéal pour la joie. Encore que ...
Sombre dans le texte, il est vrai, et pourtant pas dénué d'une certaine lumière dans la musique, un peu comme si le chanteur nous disait, qu'au fond, tout ça n'a pas grande  importance, comme un dernier sourire impertinent jeté à la face du monde. Il y peut  être un peu de tout ça, et peut  être bien plus encore, mais pour le découvrir il va falloir l'essayer.

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Skeletons - Pop Evil

 











2023
MNRK Music Group
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Je trouvais la pochette magnifique, avec un vrai travail intéressant en proposition visuelle pour illustrer la musique. Vraiment c'est une très belle pochette. La musique, elle, et bien disons que, si j'avais eu encore entre quinze et vingt ans, j'aurais sans doute aimé plus que ça.
Attention qu'on s'entende, l'album est pas mauvais, loin de là, mais il est tristement banal. Tristement est peut être  un peu fort, alors disons qu'il est banalement banal, une tautologie donc.
C'est quoi en définitive, ce mélange de hard rock FM, avec un peu de synthé, sur des thèmes déjà entendu des milliers de fois. Vous voyez Nickelback ? Bon et bien on est pas loin.
Mais Skeletons n'a pas eu d'autres ambitions que d'être ce qu'il est. Et voilà déjà que je me radoucit. C'est un disque honnête, de bonne facture, qui ne fera pas date dans ma petite histoire de la musique, mais je le propose quand même à votre jugement, car après tout, vous pourriez aimer plus que moi, et je ne le déteste pas. Neutre /20

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Nothing - The Great Dismal

 











2020
Relapse Records
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Nothing chasse sur les terres des grands, et on va évacuer tout de suite les immanquables My Bloody Valentine ou Slowdive. Ceci étant fait, on pourra se plonger à cœur ouvert dans ce disque qui arrive à alterner entre ballade dream pop et mur de guitares grunge sans perdre en cohérence. Le groupe possède un excellent sens de la mélodie, et même s'il est parfois  inégale, au vue de la discographie du groupe, il n'en reste pas  moins n ajout intéressant à une discographie presque sans fautes qui s'étoffe agréablement.  
Le contraste entre la voix de Dominic Palermo, le chanteur, qui reste douce et calme en toute circonstance, et les évolutions noisy du reste du groupe, qui s'en donne  à cœur joie avec parfois force violente, est l'une des réussite du groupe. C'est qu'il garde un ton égal pour chanter son époque avec mélancolie. Inutile d'en faire des caisse, le texte se suffit parfois à lui même, pas besoin de pousser dans les octaves pour chanter à quelle point l'année 2020 fut l'une des plus merdique de ce jeune siècle. 
Ce n'est pas un disque gai, mais la discographie de Nothing ne l'a jamais vraiment été. il est au diapason de son temps, ou du moins  il tente de  l'être, le plus justement possible. Pas le meilleur du groupe, à mon sens, mais loin d'être mauvais, très loin. Un témoignage.

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Neil Young & Crazy Horse - Colorado

























2019
Reprise Records
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Voilà un homme sur qui rien n'a d'emprise, ni le temps qui passe, ne les genre. Seul ou presque à la barre depuis cinquante ans, le canadien continue de barrer le navire Crazy Horse en dépit de tout.
Avec une discographie aussi dense, impossible pour moi de vous dire si celui ce est meilleur ou pas que les précédents, ce serait faire  insulte à une si longue carrière, et hautement prétentieux de ma part. Mon introduction à l'univers de Neil Young fut tardive et un peu bordélique, j'achetais "Harvest" en vinyle dans une boutique d'occasion, comme tout le monde, puisque tout le monde ne jurait que par ça. Ensuite vient l'incroyable "Live Rust" et son énergie à faire saigner les tympans et les oreilles, qui reste encore pour le moment parmi les meilleurs disque live que j'ai jamais entendu.
Alors Quoi.
Alors j'avais envie d'écouter quelque chose de différent, de sortir de ma zone de confort, j'ai tendance ces temps ci à naviguer dans une sphère black métal/shoegaze/ambient et de ne pas en sortir, aussi, lorsque je tombais sur celui là, je sautais sur l'occasion.
Neil Young fait du Neil Young, et la recette à très peu changé malgré les années, c'est toujours ce mélange incroyable de Folk, de Country, de Rock et même de Grunge caractéristique. impossible de ne pas reconnaître une chanson du loner. Sa tessiture unique et marque de fabrique est unique.
Alors mon propos pour le coup n'est pas vraiment de faire une critique, ni même une chronique, mais si jamais vous étiez passé à coté de ce disque, faites le détour, c'est toujours aussi bon.


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LACING - Without

























2019
Elder Magick Records (LP) / Handstand Records (CD)
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Voici un disque qui à décidé de mélanger la force de frappe du grunge avec un chant venu droit du shoegaze. Je sais que certains pense que ces deux genres sont morts, l'un comme l'autre, et pourtant, sans parler pompeusement de revival, l'inspiration aidant, l'un comme l'autre se trouve bien en vie dans ce disque.
Avec un certain talent d’ailleurs. Si certaines pistes font bien sur la part belle aux murs de guitares saturées ("92", "Swirl"), voir un peu de punk sur "Regret"et sa déferlante sonore, on part volontiers sur des choses plus calme et introspective dans une bonne moitié du disque. C'est qu'en saturant les guitares à l’extrême, le son finit par devenir une sorte de brouillard, une brume en arrière plan qui noie le reste, et surtout le chant, dans un espèce de halo lumineux et gris.  Without est un disque qui met du temps à s'apprécier pleinement. Les genres y sont nombreux, les rebondissements, changements de rythmes, de genres tout autant. Sans perdre sa cohésion, l'album explore à droite et à gauche de son fil rouge et sort volontiers de sa zone de confort. Sous le signe de l'éclectisme, il ravira quand même les amateurs de grunge, de rock alternatif, de rock progressif, de shoegaze.
D'autant plus que l’alchimie fonctionne. Loin d'être un monstre de Frankenstein, la musique assuré par un quatuor motivé et inspiré, est belle, puissante, lumineuse et triste dans toute sa simplicité. Un must listen de la fin de l'année.

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Mal Blum - Pity Boy

























2019
Don Giovanni Records
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Je m’interroge, le grunge, si tant est que ce disque en soit, c'est déjà une musique alternative, alors pourquoi dure que ce disque est un disque de musique alternative. J'ai parfois ce genre d'interrogations vide de sens qui me traverse l'esprit. C'est un disque grunge, il l'est dans mon univers, et puis le reste importe peu, il y à des guitares de la basse, une certaine envie de bien faire, une belle voix ni masculine ni féminise très agréable qui colle parfaitement aux morceaux et une belle énergie.
Un disque introspectif qui interroge sur pas mal de sujets. Je ne veux pas parler de ça mais on est obliger pour comprendre la musique. Mal Blum est trans genre non binaire. Sans cette infos, difficile d'avoir tout la lumière sur les paroles du et la musique du disque. Loin de moi l'idée de vouloir blesser les orientation de qui que ce soit, j'aurais préférer ne  pas en parler et causer que de musique mais c'est occulter une part trop importante : les gens derrières ce disque. Derrière ce son un peu sale, parfois presque faux mais toujours enthousiasmant, quoique parfois presque sombre, une personne communique avec nous, écoutons.



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Don't Upset The Bear - Don't Upset The Bear

























2019
Bandcamp | Soundcloud

Cinq américain originaire de la coté Est qui ont décidé de ressortir les pédales fuzz et de ré écouter à outrance des artistes comme Ty Segall ou The Black Box Revelation . Imitant sans copier, Don't Upset The Bear apporte cette petite note de soleil venant du Surf Rock monté sur un canevas garage et/ou presque grunge dans l'idée.
Une voix nasillarde accoupler à de solides et honnêtes instrumentations finirons sans doute de convaincre les plus récalcitrants que cet album est un digne successeur de ces groupes 70's qui faisait de la côte leur territoire d'expression. Donc, sable chaud, océans, soda, mais en un peu plus péchu quand même, et parfois même, l'envie de danser sur la vague.
Mention spéciale à l'énorme "Ligtht Sets Down" , morceau final en forme d'explosion qui vaut, à lui tout seul, la peine qu'on écoute le reste, un incroyable finish de huit minutes en forme de quintessence du genre absolument incroyable. 

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Cloud Nothing - Life Without Sound























2017
Wichita Recordings
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 C'est déjà le quatrième album de Cloud Nothing dont on parlera ici, autant dire qu'on aime ça, puisqu'on suis le groupe de Cleveland depuis presque sept ans maintenant, une discographie prolifique et toujours au niveau depuis 2010.
Si l'énergie est bel et bien présente, on sent la rage moins haute, et c'est peu être ce qui pèche dans l'album. Si le groupe avait fermé une porte avec son précédent opus, celui ci fait trop réchauffé, redite, à mon gout. Il sera évidemment énorme en live, car le groupe nous a habituer  à des show pété d'énergies et de fougue. La fin de l'album, avec l'enchainement de Sight Unseen, Strange Year et de Realize My Fate, sauve l'ensemble avec le retour des rythmes lourds, de ces guitares saturé au delà du raisonnable et d'un chant hurlé à la limite du saignement. Donc ce n'est pas le meilleur album du groupe qu'on écoute, malgré des qualités indéniables, mais un disque moyen contenant quelques pépites qu'on écoute quand même avec beaucoup de plaisir.



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Wives - So Removed

























2015
Bandcamp

Rien, on ne sait rien sur ce groupe, à part qu'il viennent de New York, plus précisément du Queens.
Sur leur musique, presque rien aussi, à part cet Ep de quatre titres qui à son petit succès sur bandcamp. Alors qu'est ce que l'on à ? Déjà, c'est l'été, il faut contextualiser, et en été, on écoute Wives, et fort, de préférence. Danser ? Gesticuler ? Probablement que oui, avec quatre pistes dans le style Punk/Grunge. Guitare aigu, son crade, grosse basse qui tabasse et rythmiques au marteau pilon, voix nasillarde et de l'énergie comme un réacteur d'avion. Bref, c'est simple, ça dépote, on en demande pas plus. Et quand en plus la qualité est là, alors ..
 

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Cloud Nothings - Here And Nowhere Else
























2014
Wichita Recordings
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Deux ans après Attack On Memory, Dylan Baldi, chanteur et tête pensante de Cloud Nothings revient aux affaires avec Here And Noxhere Else. Si le précédent opus était inscrit dans l'urgence, la panique et le malaise, comme l'avouera Baldi lui même, ce dernier album lui, semble moins centré autour des affres de son leader. Parisien depuis deux ans, le chanteur s'est permis une  ouverture au monde dans l'écriture de ses paroles. Le résultat est un album moins tranché, légèrement plus joyeux. La recette reste quand même là même, des chansons rapides, des riffs de guitares incisifs nourrit d'énergies punk et grunge, un chant toujours un peu borderline qui alterne hurlements et cris, une voix qui raconte. Un album très bref, sans aucun temps mort, énergique et implacable, d'une demi heure tranché, un brûlot qui prouve que Cloud Nothing n'a rien perdu de sa morgue et de sa hargne. Toujours prompt à sortir les dents. La généalogie avec son prédécesseur est évidente, bien que plus mature, et pourrait en être la suite, sinon la continuité logique. Fidèle à lui même, Baldi à sorti l'album qu'on attendait qu'il sorte, ni plus ni moins, et s'en sort avec brio.

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Bleeding Rainbow - Interrupt
























2014
Kanine Records
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Bleeding Rainbow fait plaisir aux oreilles depuis 2008 avec son Rock 90's, teinté de shoegaze et de punk. Lointain descendant de Sonic Youth, ces américains cuisine une recette qui à déjà fait ses preuves en de maintes occasion. Si l'originalité n'est pas leurs qualité, l'album se laisse écouter tranquillement, avec ce petit coté "son de l'été" qui n'est pas pour déplaire, alors qu'en ce moment, le printemps arrive en avance pour mon plus grand bonheur. Avec un son râpeux qui accroche l'oreille, contrasté par la voix de la chanteuse Sarah Everton, et pour les chœurs,  du guitariste Rob Garcia. Interrupt n'est pas un grand disque, juste un disque cool qui s'écoute tout seul, plein d'énergie et rafraichissant, et à n'en pas douter, ce groupe réserve de belles prestations live, comme en témoigne les vidéos live qui traînent sur le net.




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Terry Malts - Killing Time


2012
Slumberland Records

Voilà, si vous aimez le punk à la Ramones, ce disque est fait  pour vous. Quatorze titres et trente trois minutes de guitares saturé, sales, de rythmiques hyper simple et efficace, le tout doter d'un chant. C'est hyper pêchu et ça contient quelques bombes comme le duo "I'm Neurotic"/ "Nauseous"  véritable déferlante électrique qui feras headbanger n'importe quel public bien disposé.  Ce qui aiment ce son typiquement cradingue apprécieront sans aucun doute cet album. Sans être original, on peut applaudir ce revival punk/noise, une musique symbole d'une époque révolue qu'ion regrette de ne pas avoir connue. Terry Malts est parfais pour se laver le cerveau après une journée de boulot, pour se réveiller le matin ou pour emmerder ses parents si vous en avez encore l'age. En résumé, on ne boude  pas son plaisir à l'écoute, même si on n'y reviendra pas forcément de suite, il faut le faire  une fois, au moins, pour s'y croire.

Ressemble à : The Ramones

7/10




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Cloud Nothings - Attack On Memory



























2012
Wichitas Recordings 
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On avait déjà parlez de Cloud Nothings ici, souvenez vous. On avait laisser le jeune Dylan Baldi avec son premier album, mélange énergique de Pop/Rock/Punk/Grunge qui savait alors décrassez les cages  à miel bien comme il faut. On retrouve le jeune homme très productif un ans plus tard avec son second album Attack On Memory. Cette fois, exit l'autoproduction, on retrouve au commande un certain Steve Albini. Pour ceux qui ne connaîtrait pas, il fut le producteur talentueux de Surfer Rosa (1988), des Pixies , de l'album Pod (1990) des Breeders , mais aussi de Ride of Me (1993) de PJ Harvey ou encore de In Utero (1993) d'un certain groupe qu'ont connait sous le nom de Nirvana. Bref pas un guignol et un CV à pleurer, ces deux là ne pouvait pas mieux se rencontrer.  Musicalement, l'album se permet de partir dans tout les sens, Grunge, garage, pop, punk, noise. Le tout est un véritable hommages à la musique des années 90's.  
Ainsi l'introduction No Future/No Past, titre nihiliste monte en puissance lentement pour finir dans un déluge électrique, Dylan y hurle en boucle ce No Futur No Past comme un leitmotiv jusqu’à s'arracher la glotte.
Je n'arrive pas à dire du mal de cet album tant  il fut  une claque dans un paysage musical un peu moribond en ce début d'année. Wasted Days , second morceaux, véritable machine à headbang, morceau de pas moins de huit minutes avec  son final grandiloquent qui fracasse tout sur son passage, un rouleau compresseur bruyant, presque psychédélique à certains égards qui lui aussi finira dans un déluge de guitares aux rythmiques punk, et toujours Dylan Baldi qui hurle jusqu'a s'en faire péter les tempes avec cette vois particulière, ni juste ni fausse, une voix qu'on pousse dans ces derniers retranchements, ce qui donne une authenticité certaine au morceau.
Avec Fall In arrive enfin l'interlude un peu calme, histoire de  pouvoir se remettre du choc. Ici, point de gros son qui tue, une chanson un peu plus garage/punk bienvenue, peut être la plus anecdotique de l'album.
Stay Useless est l'une de mes favorites, et me fait furieusement penser  à Blink 182 sur son premier album, ici encore, une chanson moins bruitistes, plus mélodique, une bonne chanson Pop/Punk avant que les hostilités ne redémarre avec Separation.  Cet  instrumental de trois minutes est l'égal sonore d'un kilos de C4 , un vrai plaisir Punk/Noise qui donnerais envie de pogoter à un mort, sans dec' ! No Sentiments pourra paraître un peu plus obscure que le reste au départ, cette chanson particulière va plutôt chercher du côté du métal , alterne couplets plus calme  ou la voix éraillé de Baldi n'est pas sans ressemblance avec cette d'un Kurt Cobain. On se perd un peu dans ces passages bruyant ou l'on sent qu'on maltraite copieusement les guitares.
Our Plans ,avant dernière chanson de ce court album, est l'une des pistes qui sort le moins du lots, c'est typiquement Pop/Rock, quoi qu'il en soit, ça s'intègre bien dans l’ensemble, et l'ont applaudira un break bienvenue avant la fin de la chanson.  Cut You, c'est l’insouciance, pour la fin de l'album, on oublieras pas que  du haut de ses 20 ans, Dylan Baldi est comme tout les gens de son âges ( j'en suis, bien qu’âger de 24 ans), c'est qu'il à  encore un peu de son innoncence, du moins un truc diffus, un peu naïfs, qui transpire à l'écoute de  cet album.  
Et comment  lui en vouloir, lui qui sort en deux ans un EP et deux album ?  Lui qui se définit comme un geeks, lui qui ne porte pas la moindre fringues de marques, fait  figure de Grunge avec ses chemises à carreaux et ses grosse lunettes, ses cheveux en bataille ? Pour résumé, on à ici la première grosse claques rock de l'année 2012, et on souhaite toute la réussite possible au jeune musicien pour l'année qui vient. Reste une question, à quand une date en France, Dylan ? 
10/10


Cloud Nothings - "No Future / No Past" Official Video

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