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Cloud Nothing - Final Summer

 











2024
Pure Noise Records
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Je le dis chaque année depuis dix ans, depuis que le printemps finit par pointer le bout de son nez. Dans cette période où je redécouvre avec la joie naïve d'un enfant que les fleurs ont une odeur, la ville aussi, et le pétrichor. Même la pochette et ses déclinaisons de pastels jaunes semble m'indiquer l'aube d'un nouveau monde. Il fait beau et un peu frais le matin tout de même, mais quelle allégresse s'empare de moi quand je passe en forêt et que je suis submergé par les jeunes feuilles par millions dans autant de nuances de vert.
Aussi, quoi de mieux que pour accompagner le lyrisme inhérent à cette période de l'année d'écouter le dernier album de Cloud Nothing ? Huit albums, et pas une seule erreur de parcours, une gageure quand longévité n'est jamais signe de qualité.
Portant bien haut une musique rock teinté de punk et de garage depuis les années 10's, Dylan Baldi n'a jamais dévié de sa ligne de conduite. Une musique rappeuse, nimbée d'émotions, au chant éraillé qui se brise parfois. De courts albums, percutant, une musique simple et efficace porté par de beaux textes. Vraiment ces jours-ci, je n'entends rien de mieux à mon humeur.

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Cloud Nothing - Last Building Burning

























2018
Wichita Recordings
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Et de six. Et en dix ans. Dylan Baldi continue d'enregistrer toujours plus avant des disques ciselés. Caractéristique du bonhomme, voici une nouvelle charge punk ou la voix s'enraille quand on crie, ou l'enregistrement à un petit arrière gout d'essence et une odeur de tabac froid. On oscille toujours entre douce mélancolie et grosse dose de malaise sonique. Quand à la piste longue traditionnel, on la retrouve bien évidemment, dix minutes de punk rock sauce krautrock. Ce qui est traditionnel aussi, c'est la qualité, une fois de plus, rien à redire, on ne perd pas une once de rage (c'est même le contraire) et de sueur depuis le départ, même si le propose se fait plus intelligent et mesuré. Forcement dans mes disques préférés, bien que l'honnêteté me pousse à vous dire que je ne suis absolument  pas objectif, vu qu'il s'agit d'un de mes groupes préféré.

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Cloud Nothing - Life Without Sound























2017
Wichita Recordings
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 C'est déjà le quatrième album de Cloud Nothing dont on parlera ici, autant dire qu'on aime ça, puisqu'on suis le groupe de Cleveland depuis presque sept ans maintenant, une discographie prolifique et toujours au niveau depuis 2010.
Si l'énergie est bel et bien présente, on sent la rage moins haute, et c'est peu être ce qui pèche dans l'album. Si le groupe avait fermé une porte avec son précédent opus, celui ci fait trop réchauffé, redite, à mon gout. Il sera évidemment énorme en live, car le groupe nous a habituer  à des show pété d'énergies et de fougue. La fin de l'album, avec l'enchainement de Sight Unseen, Strange Year et de Realize My Fate, sauve l'ensemble avec le retour des rythmes lourds, de ces guitares saturé au delà du raisonnable et d'un chant hurlé à la limite du saignement. Donc ce n'est pas le meilleur album du groupe qu'on écoute, malgré des qualités indéniables, mais un disque moyen contenant quelques pépites qu'on écoute quand même avec beaucoup de plaisir.



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Cloud Nothings - Here And Nowhere Else
























2014
Wichita Recordings
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Deux ans après Attack On Memory, Dylan Baldi, chanteur et tête pensante de Cloud Nothings revient aux affaires avec Here And Noxhere Else. Si le précédent opus était inscrit dans l'urgence, la panique et le malaise, comme l'avouera Baldi lui même, ce dernier album lui, semble moins centré autour des affres de son leader. Parisien depuis deux ans, le chanteur s'est permis une  ouverture au monde dans l'écriture de ses paroles. Le résultat est un album moins tranché, légèrement plus joyeux. La recette reste quand même là même, des chansons rapides, des riffs de guitares incisifs nourrit d'énergies punk et grunge, un chant toujours un peu borderline qui alterne hurlements et cris, une voix qui raconte. Un album très bref, sans aucun temps mort, énergique et implacable, d'une demi heure tranché, un brûlot qui prouve que Cloud Nothing n'a rien perdu de sa morgue et de sa hargne. Toujours prompt à sortir les dents. La généalogie avec son prédécesseur est évidente, bien que plus mature, et pourrait en être la suite, sinon la continuité logique. Fidèle à lui même, Baldi à sorti l'album qu'on attendait qu'il sorte, ni plus ni moins, et s'en sort avec brio.

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Cloud Nothings - Attack On Memory



























2012
Wichitas Recordings 
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On avait déjà parlez de Cloud Nothings ici, souvenez vous. On avait laisser le jeune Dylan Baldi avec son premier album, mélange énergique de Pop/Rock/Punk/Grunge qui savait alors décrassez les cages  à miel bien comme il faut. On retrouve le jeune homme très productif un ans plus tard avec son second album Attack On Memory. Cette fois, exit l'autoproduction, on retrouve au commande un certain Steve Albini. Pour ceux qui ne connaîtrait pas, il fut le producteur talentueux de Surfer Rosa (1988), des Pixies , de l'album Pod (1990) des Breeders , mais aussi de Ride of Me (1993) de PJ Harvey ou encore de In Utero (1993) d'un certain groupe qu'ont connait sous le nom de Nirvana. Bref pas un guignol et un CV à pleurer, ces deux là ne pouvait pas mieux se rencontrer.  Musicalement, l'album se permet de partir dans tout les sens, Grunge, garage, pop, punk, noise. Le tout est un véritable hommages à la musique des années 90's.  
Ainsi l'introduction No Future/No Past, titre nihiliste monte en puissance lentement pour finir dans un déluge électrique, Dylan y hurle en boucle ce No Futur No Past comme un leitmotiv jusqu’à s'arracher la glotte.
Je n'arrive pas à dire du mal de cet album tant  il fut  une claque dans un paysage musical un peu moribond en ce début d'année. Wasted Days , second morceaux, véritable machine à headbang, morceau de pas moins de huit minutes avec  son final grandiloquent qui fracasse tout sur son passage, un rouleau compresseur bruyant, presque psychédélique à certains égards qui lui aussi finira dans un déluge de guitares aux rythmiques punk, et toujours Dylan Baldi qui hurle jusqu'a s'en faire péter les tempes avec cette vois particulière, ni juste ni fausse, une voix qu'on pousse dans ces derniers retranchements, ce qui donne une authenticité certaine au morceau.
Avec Fall In arrive enfin l'interlude un peu calme, histoire de  pouvoir se remettre du choc. Ici, point de gros son qui tue, une chanson un peu plus garage/punk bienvenue, peut être la plus anecdotique de l'album.
Stay Useless est l'une de mes favorites, et me fait furieusement penser  à Blink 182 sur son premier album, ici encore, une chanson moins bruitistes, plus mélodique, une bonne chanson Pop/Punk avant que les hostilités ne redémarre avec Separation.  Cet  instrumental de trois minutes est l'égal sonore d'un kilos de C4 , un vrai plaisir Punk/Noise qui donnerais envie de pogoter à un mort, sans dec' ! No Sentiments pourra paraître un peu plus obscure que le reste au départ, cette chanson particulière va plutôt chercher du côté du métal , alterne couplets plus calme  ou la voix éraillé de Baldi n'est pas sans ressemblance avec cette d'un Kurt Cobain. On se perd un peu dans ces passages bruyant ou l'on sent qu'on maltraite copieusement les guitares.
Our Plans ,avant dernière chanson de ce court album, est l'une des pistes qui sort le moins du lots, c'est typiquement Pop/Rock, quoi qu'il en soit, ça s'intègre bien dans l’ensemble, et l'ont applaudira un break bienvenue avant la fin de la chanson.  Cut You, c'est l’insouciance, pour la fin de l'album, on oublieras pas que  du haut de ses 20 ans, Dylan Baldi est comme tout les gens de son âges ( j'en suis, bien qu’âger de 24 ans), c'est qu'il à  encore un peu de son innoncence, du moins un truc diffus, un peu naïfs, qui transpire à l'écoute de  cet album.  
Et comment  lui en vouloir, lui qui sort en deux ans un EP et deux album ?  Lui qui se définit comme un geeks, lui qui ne porte pas la moindre fringues de marques, fait  figure de Grunge avec ses chemises à carreaux et ses grosse lunettes, ses cheveux en bataille ? Pour résumé, on à ici la première grosse claques rock de l'année 2012, et on souhaite toute la réussite possible au jeune musicien pour l'année qui vient. Reste une question, à quand une date en France, Dylan ? 
10/10


Cloud Nothings - "No Future / No Past" Official Video

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Cloud Nothing - Cloud Nothing


2011

[7/10]

Encore un morveux qui fait du rock dans le garage de ses parents sur  un vieux quatre pistes à cassettes ante diluvien, et en plus il a  une voix  plutôt particulière, un peu nasillarde, étrange, pas commune. Et le pire, c'est que ça marche. Cet album de 28 minutes contient  11 pistes pêchu à souhait. Alors que la vague lo-fi n'en finit plus de dévaster la musique avec pléthore de groupes surfant sur la vague 60's, certain arrivent encore à tirer leurs  épingles du jeu et c'est plutôt une bonne chose. Riffs accrocheurs, chant à l'arrache, mélodies bien ficelées, tout fonctionne.  Congratulation donc à Dylan Baldi, un kid vraiment heureux, sans doute, à l'heure qu'il est. 








Pays/territoire : États-Unis
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