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Meltheads - Descent Sex

 











2024
Mayway Records
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C'est un peu poisseux, mais pas autant que disques bien plus épais qu'on a peut-être déjà écoutés ici et là. Pourtant, c'est tout à fait digne d'intérêt si comme moi, vous aimez les tensions sexuelles non résolues, mais dans la musique, pas dans la vraie vie. Descent Sex s'écoute rapidement comme un shot de tequila. La musique de ces belges se situe toujours à la frontière avec la violence ou la luxure, c'est un numéro d'équilibriste musicale qui du coup ne possède pas le côté cathartique d'une réelle décharge de violence, ou la sensualité d'une sexualité assumée. Il y a dans ce brulot punk de trente minutes une retenue intelligente qui rend la musique très intéressante, mais aussi et surtout très frustrante, mais dans le bon sens du terme.
Qu'on ne s'y trompe pas quand même, de la violence, il y en a dans cette musique, pour une part, de même que la sensualité dont je parlais précédemment n'est jamais loin, avec des références explicites au sexe, mais c'est un peu plus que ça tout de même… Je vous laisse écouter les paroles pour vous faire juges.
C'est parfais pour s'obliger à se bouger un peu après une nuit ou trop d'alcool a coulé dans les veines.

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King Gizzard & The Lizard Wizard - The Silver Cord

 











2023
KGLW
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Il y à quelque chose de  plus aériens dans la musique des australiens sur cet album. Nonobstant que le précédent album sentait l"essence et la rouille, le désert et la magie noire, il en avait l'aspect, le gout, l'odeur donc, le bruit. Cet album ci, le je ne sais combien-ème, prend le contrepied d'un Pétro Dragonic qui se voulait rugueux et tranchant, avec un mélange de pop et d'électronic qui confine à la dance. De la dance  musique presque, avec "Set" d'abord, sonorité très 80's, rythme rapide, chant saccadé, on y dance aisément, et puis "Gilgamesh" plus sombre, presque techno, une vibration des années 90, un titre sous acide qui s'accélère au rythme des battements de cœurs des danseurs exténués. 
C'est en parfaite transparence que le groupe annonce la tonalité, posant entouré de nombreux claviers électroniques dont on sais qu'ils ne sont pas là pour faire figuration. Et ça continue avec "Swan song" encore  plus rapide, boum boum boum 120 bpm et le cœur au bord des lèvres.
Mais KGLW tire son épingle du jeu avec cette façon si particulière de composer une chanson. Le chant  y est reconnaissable, et malgré  un début somme toute classique, l'album devient vite une boite de nuit sur ses quatre derniers titres, ça va sévèrement transpirer en concert, je veux dire, plus qu'a l'accoutumé.
L'album est un régal, on y est content de retrouver ces six là dans un registre auquel ils ne nous avaient pas habituer, démontrant  une fois de plus combien ces australiens  là, prolifique comme jamais, explorent chaque continent d'un genre en y puisant  une  inspiration infinie. Reste à espérer qu'ils ne brulent pas la chandelle par les deux bouts.

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Hyper Tension - Sick Soother

 











2023
Let's Pretend Records
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Quarante minutes de trip. C'est facile à écrire comme ça. Ça le sera moins pour mettre des mots sur ces quarante minutes. Il y a des basse, et ça se répète en boucle, en boucle, en boucle, en boucle. On dodeline volontiers, oublieux de toute coercition. A un moment c'est plus vénère, c'est punk, c'est rapide, avec  une guitare solo qui gratte le tympans méchamment. On à envie de se défouler, de s'agiter frénétiquement pour évacuer la tension. On transpire même. Mais quand même, on sent une note positive dans cette musique, comme une lueur, même faible, même trouble, et nous, qui sommes des papillons, nous aimons cela, les lueurs, fussent elles métaphoriques.
Et puis, il y à l'expression d'une puissance dans cette musique. Quelque chose de sexuel. Ne serait ce que par l’ambiguïté de cette pochette, à moins que ça ne soit moi qui vois des cons partout, remarque, mieux vaut ça... C'est chaud, on vois bien les corps moites danser ensemble, sexes confondu en une masse aux mouvements erratique sur cette musique. Qu’este que c'est au fond, ce mélange de punk, de psychédélisme, de son de garage, sinon une invitation à l'intime, aux emmêlement des membres, à la fusion brûlante. Et sous le ciel, nous dansâmes.

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Unknown Mortal Orchestra - V


 

 

 

 

 

 

 

 

 

2023

Jagjaguwar
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J'avais juste besoin de me changer les idées. J'avais besoin de la douceur de cet album. J'avais besoin qu'on souffle sur mon cœur brulant de haine. Le même qui s’emballe pour un rien. J'ai tant intériorisé la violence, la rancœur et la frustrations ces dernières années. Je suis une bombe, je suis une citerne d'essence sous laquelle brûle le feu de la colère, et je détruiras tout en explosant, aveuglément. Ne vous approchez pas de moi, j'ai des pensées si violente, j'ai tellement la rage,j'en tremble parfois, à n'importe quel moment de la journée. Je voudrais faire couler le sang, entendre hurler, faire mal, volontairement, je voudrais hurlez en fauchant parmi la multitude de mes ennemis. Que l'on me donne le pouvoir et le sang coulera dans les caniveaux en torrents. Nuits et jours, on respirera les fumées acres des pelotons d’exécution. Qu'on me donne le pouvoir pendant une journée et la face du pays s'en trouvera bouleversé, traumatisé pour des générations.
Je retarde le minuteur, je suis une ceinture d'explosif et de sac de billes d'aciers, je vais tuer sauvagement, à la façon d'un animal, je vais me déchainer, perdre mon humanité, je suis un torrent de lave devant lequel plie l'humain, c'est du feu qui coule de mes yeux, c'est un sourire sur mon visage, alors que le tient n'est qu'un rictus de terreur et de douleur. Je mord, et je te tuerais avec mes dents en t'arrachant la gorge, et je boirais ton sang, je m'en ferais des arabesques sur le visage.
Bientôt.

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King Gizzard & The Lizard Wizard - Ice, Death, Planets, Lungs, Mushrooms And Lava

 











2022

KGLW
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Décidément, un des groupes les plus intéressant de cette nouvelle décennies. Non pas qu'il en manque, car à la marge, le foisonnement de talent est incroyable, pour qui sait chercher, et  il en va de même  pour tout les arts. Dans ce nouvel album des australiens, on y explore ce qui semble être un roman de science fiction écrit sous l'influence de substance, me tromperais je si j'y vois l’influence planante de Philip K Dick en filigrane ? Ainsi nous y croiseront un champignon, une princesse provenant de Ganymède, Le cœur brulant de la terre, la vision d'une coulée de lave détruisant tout sur son passage, une description de l'enfer ou bien une lointaine étoile silencieuse, autour de laquelle gravitent des planètes morte.
Bien sur tout est prétexte à chanson, extrapolation et métaphore. Le groupe déploie des trésors d'inventivité pour produire une musique psychédélique, principalement, mais aussi plus apaisé que sur le précédent album, qui lui était tout en énergie explosive. Ici , rythme lent à l'honneur, on y frôle parfois des percussion semblant provenir du sous continent indiens, mais aussi, et c'est agréablement surprenant, des inspirations semblant venir de la music soul. La musique de KGLW est toujours très compliqué  à ranger, tant elle foisonne, chaque album fait échos à d'autres, tout en pouvant être radicalement différent.
Cet album parle de la vie. Le champignon qui se nourris sur la mort des autres végétaux, le magma sur lequel "flottent" les continents qui sans cesse disparaissent et émergent, la lave qui, détruisant tout sur son passage, fertilise durablement les sols.
Cet album parle de la mort. Notamment avec "Hell's Itch" qui semble décrire les tourments d'une âme en enfer, en proie aux tortures, un homme ou une femme dont on enlèverais la peau à coup de griffe. Le décalage créer par la musique, qui elle n'est en rien morbide, et le propos de la chanson diffuse un sentiment de malaise. On ignore pourquoi cette personne est en enfer, elle semble trouver à la fois les affres dont elles est victime douloureux, mais, elle semble les endurer comme si elle se punissait de quelque chose, et semble appeler, entre deux lacérations, une mystérieuse Helen ... C'est aussi la chanson la plus longue, ce qui accentue encore plus la sensation de souffrance du narrateur. Mais j'y pense, s'agit il vraiment de l'enfer, en fin de compte ?
La seconde chanson qui semble être le miroir de la précédente s'appelle "Iron Lung". Ce dispositif médicale dans lequel est enfermé une personne sert à lutter contre les insuffisances respiratoire, notamment de ceux des malade de la polio. En maintenant une pression moindre dans le tube et en y couplant un système de pompe, la respiration des malades devient bien plus aisé. Seulement ce dispositif condamne celui qui y est installé à y passé le reste de sa vie, allongé, le corps enfermé dans un tube en acier. Le sort des personne enfermé dans un tel dispositif est peut enviable. L'introspection de la personne enfermé dans son poumon d'acier est sans appel, elle est déjà en enfer, enfermé dans sa prison, souffrant et immobile, condamner à penser.
La chanson revient plus rock, plus nerveuse, dans une urgence permanente, la guitare se ballade dans un crescendo dérangeant, avant de retomber, comme une respiration.
"Gliese 710" clôture cet album sur la destruction d'une planète, probablement avec l'explosion de son soleil. Un piano jazzy est accompagné de guitares rauques. Un chant monocorde, comme chamanique, nous raconte comment les océans se sont mis à bouillir, et que la croute de la planète à fondu, finissant par réduire la planète à un nuages de gaz chaud flottant dans l'espace.
Le cycle de la vie d'une planète, champignons, lave, magma, se trouve à son tour détruit par le cycle de la vie des étoiles, long de milliards d'années. Les deux cycles semblent s'opposer, l'un détruisant l'autre, mais leur dimension cyclique rappelle que tout recommencera. De la mort d'une étoile, d'autres renaitront, puis d'autre planètes, puis, avec un peu de chance, de la vie, et ainsi de suite, sans fin jusqu’à que la trame même de l'univers se disloque.

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Romero - Turn It On!

 











2022
EMI Recorded Music Australia
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Dans la série "cultivons notre joie" disons que je le pose là. Alors non pas que Romero soit particulièrement joyeux ou quoi que ce soit, disons simplement que ce qu'il fait à mon corps et à mon cerveau s'apparente à de la joie. C'est toujours ce qui reste au final. De quoi ce happy rock est il  le nom ? De ce courant power pop qui aurait un peu salit son ampli dans le garage ? Turn It On! pourrait être une injonction, comme celle d'augmenter le son à fond pour profiter de la voix de souris d'Alanna Oliver au chant et clavier. C'est pas sans rappeler Caroline Rose d'ailleurs, dans le son et l'esprit. Cette musique conquérante s'écoute si l'on aime ce rock un peu rauque (haha j'me hais), ça s'écouterais plus en situation, sur la route, en mouvement surtout, c'est important. Je dis conquérants parce que l'énergie de l'album donne envie de mordre, c'est un élan vital qui s'inscrit dans une musique concise et sans fioritures et qui donne envie d'avoir vingt ans, encore. C'est peut être un des meilleur album du printemps de l'année. 

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King Gizzard & The Lizard Wizard - Omnium Gatherum

 











2022
KGLW
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On serait peiné d'avoir à faire encore un article pour parler d'un album de KGWL, le dix-huitième en près de dix ans. C'est que les australiens font parti de cette poignée de groupe dans le monde à porter haut, si haut, l'étendard d'une musique inventive et originale. Il y à des groupes, il y a quelques très bon groupe, et puis il y à ceux de ce genre là qui vole au dessus de la nuée. Que dire après autant d'album, que dire de cette production stakhanoviste, qui semble que le trop plein d'idées doit absolument s'écouler hors de leurs tête au risque d'elles explosent ? Qui pourrait bien dire si celui ci est meilleur que les autres ? Alors que je n'ai pas encore tout écouté, une discographie aussi prolifique provoque parfois l'indigestion, il convient d'être prudent.
N'empêche...
Trop dur de ne pas se jeter à corps perdu dans l'univers de groupe fou qui brule la chandelle par les deux bout. Cet album ci est un pot pourri qui comprend tout ce que le groupe est capable de produire dans leur genre. Un bon  point de départ à rebours pour un néophyte et pour les autres un peu connaisseurs, ils seront en chausson.  Je convient que cet article ne contient rien ou presque, mais je n'ai pas envie d'enculer les mouches sur les détails pour parler de ce groupe absolument génial mais, hey, c'est le putain de dix-huitième album, je crois que tout  à déjà été écrit, ici ou ailleurs. 

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King Gizzards & The Lizard Wizard - Butterfly 3000

 











2021
KGLW
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Non pas que celui ci soit particulièrement meilleur que les autres, ou si différent, dans le fond. C'est que la discographie de KGLW est si prolifique qu'il serait vain d'en faire une classification qui tournerait au duel d'officine. Le groupe continu toujours dans sa veine d'une musique hybride entre rock, pop, surf, garage et psychédélisme, qui est sa signature. Alors on dérogera pas à la règle sur ce Butterfly 3000 dont certaine chansons n'auraient pas dépareillées sur un album de Tame Impala, bien que KGLW soit toujours dans le rôle d'outsider. Une discographie dense, une créativité stratosphérique, un vrai talent pour le clip vidéo, on trouverait  à redire en cherchant bien, et j'en ai écouté beaucoup, mais j'aime absolument tout. Mais bon, comme je disais, l'art c'est l'exception , la marge, et il en va ainsi de tout, même de la pensée. En surfant sur la marge, les australiens ont crée quelque chose d'unique, rien qu'a eux, KGLW sonne exactement comme il doit sonner, c'est à dire comme personne. 

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Peel - Peel

 











2021
Bandcamp | Soundcloud

Ce n'est qu'un EP, et pourtant, les australiens de PEEL porte la marque des grands, des très grands. En cinq titres et vingt cinq minutes, tout est dit, tout est plié. Faisant parti de ces innombrables albums composé pendant le confinement  mondiale, il porte l'empreinte de cette période si particulière, sans précédent. A savoir cette pattes à la fois déprimé et optimiste (je me comprend). Murs de guitares saturé, basse hypnotique et chant psychédélique, une recette qui goûte et date dans l'oreille. Un mini album qui commence très fort et très lourd pour petit à petit dévoiler une patte plus intimiste, plus personnel, ou se mêlent de discrets mais efficaces claviers, ou chante le désespoir et les guitares fuzz.
C'est pour un premier EP ce que les anglo saxons appellent une masterclasse, tout y est concis, efficace à l'extrême et sans fioriture. Droit dans le tympans comme dans le coeur.

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Hoorsees - Hoorsees

 











2021
Howlin Banana Records
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On serait bien bête de se laisser convaincre par l'apparente simplicité de Hoorsees. Ce mélange de rock garage et de shoegaze convient aux oreilles qui cherchent dans l'écoute de cet album un mélange harmonieux de coucher de soleil sur fond de douce mélancolie. Ecouter cet album revient  à fixer pensivement la fenêtre ou le soleil finit par vous éblouir à force de se baisser sur l'horizon. C'est la bande son parfaite de l'ennuie sans ennuie (je l'écoute alors que tout ma famille regarde un film un peu chiant sur Netflix, du coup j'ai l'image et l'album en son, ça passe crème).
 Ca prend son temps, sa se laisse facilement apprivoiser, et je jure que c'est agréable de rien foutre en écoutant ce disque, genre je l'écoute en scrollant sur twitter sans vraiment lire ce qu'il y à sur l'écran de mon ordinateur, et j'ai quand même pas l'impression de prendre mon temps.
Si l'on ajoute le fait qu'il fait beau et que j'ai pu sortir  me promener sans mettre de  manteau, c'est juste le disque  parfait de la demi saison, comme dit ma mère.
Et j'aimerais laisser le mot de la fin à Willsexburger et son commentaire sur la page bandcamp du groupe (dont tout le monde à déjà parlé, je m'en rend compte à présent, tant pis j'ai l'habitude)

"This album feels like a long car ride when you're nine"

Pas mieux.

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The sonder Bombs - Clothbound

 











2021
Big Scary Monsters
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Un album oscillant entre indie punk et garage, un peu hybride dans sa composition mais classique dans ses thèmes, puisqu'il y sera question de la vie et de la mort et de tout ce qui se passe entre les deux. C'est gaie parfois, mélancolique, un peu et même triste de temps à  autre. N'empèche ça fonctionne rudement bien. Il fait partis de ces albums composé pendant l'épidémie et qui malgré lui arrive  à saisir ce sentiment diffus mais tenace de menace et d'espoir. Le cul entre deux chaise ? Un peu. On pourra regretter que l'album ne décolle pas vraiment, mais ça serait chipoter pour rien, la demi heure d'écoute qu'il procure permet de tenir ses promesses, oublier durant un moment le monde du dehors, et rien ne m'importe plus en ce moment.

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Bloc Party - Silent Alarm Live

























2019
Bloc Party / Modular Records (physical)
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Aussi bon qu'au premier jour. On l'a dit, on le lit, on le lira encore dans longtemps. Le premier album des anglais de Bloc Party est parmi l'un des meilleurs sortit durant la décennie 00's. En 2001, quand le rock semble de nouveau porté au nue par une poignée de groupe inspirant et inspiré, choisissant une nouvel approche et rejetant les canons habituel du genre. C'est le début d'une décennies de grand n'importe quoi qui verra naître et mourir une chiée de magazines plus ou moins spécialisé, que je m'empressait d'acheter parce que quand on à moins de vingt ans, on consomme la culture par les deux bout un peu n'importe comment.
Bloc Party et de manière plus générale, les années 2004/05 furent pour moi charnières. C'est à ce moment là que je cesse d'écouter ces groupes américains pop punk comme Sum 41, Good Charlotte ou Blink 182, pour ne  plus citer que les plus connus (je défendrais ces trois groupes jusqu’à ma mort). En 2004/05, j'attaque dans le désordre avec Les Strokes, Radiohead, Coldplay, Muse, Franz Ferdinand, Nine Inch Nails, Korn, System Of A Down ou Maximö Park. Je reste encore sur les sentiers balisés mais ces vraiment durant ces deux années que je me met à écouter d'autres choses.
Cet album c'est la concrétude d'une évolution musicale. Il reste à ce  jour l'un des plus affluent pour moi, que je ré écoute toujours chaque années, avec le même plaisir.
C'est que la transition est brutale pour moi. Rien dans la musique, dans la voix, ne m'avait été présenter aux oreilles avant eux dans ce genre. La batterie et la basse dans une osmose totale, qui marque rythmiquement  chaque piste de façon unique, en passant du Funk au Punk avec une aisance saisissante. Rien de feignant dans ce disque, la section rythmique colossale porte tout le reste à bout de bras. Les deux guitares semble prisent dans un dialogue permanent, avec ce son catchy, agressif, acide, aigu, presque garage à certains moment, en somme brut, sans artifices. Mais le meilleurs, et c'est encore le cas, reste la voix de Kele Okereke, chanteur hanté par une énergie incroyable, qui semble lutter en permanence pour empêcher la surcharge de son réacteur intérieur. Une énergie qu'il communique volontiers avec le public, dans un échange constant pour les gardé toujours sur l a corde raide. Rien n'a vieillit avec ce live, ces chansons sont comme un bon vin qui devient meilleur avec les années. Si un jour je fais le best of musical de ma vie, on y trouvera Silent Alarm en bonne position.



Pays/territoire : Royaume-Uni
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HININ - Hors Jeu

























2019
Bandcamp

Je lis encore un tas d'articles sur des médias plus ou moins sérieux qui disent, en substance, que le rock devrait mourir cette décennie, disons à peut près en même temps que tout les membres des Rolling Stones. C'est oublier que la mode est un cycle, et que même si un genre peut passer de mode, il revient toujours, pas toujours identique, mais dans la trame, c'est la même chose.
Disons donc à ces journaliste que les articles clickbait sont oublier aussitôt lu, et même si malheureusement les sites encaisse la thunes, aucun n'aura jamais un prix Albert Londres à mettre sur son bureau dans son open space de merde, entre  une machine  à café équitable et un frigo remplit de quinoa de merde et de germe de blé dégueulasse avec une sauce soja à gerber.
Alors je sais bien que tout n'est pas rose, loin de là, il va mal, il est peut être mourant. il suffit de regarder les succès, les top ce cette année pour constater que le rock ne fait que reculer depuis près de quinze ans, malgré un revival merveilleux entre 1995 et 2005. Après ça, presque plus rien. Moi, je suis un vieux con, et  je continuerais d'explorer le fond d'internet avec mon filet pour essayer, toujours de trouver des groupes qui en valent la peine. Un peu comme HININ , le résultat d'un coït  langoureux entre  Civil Civic et Taulard, à mon humble avis.
Ce disque est la dernière étincelle de l'année, la petite lumière qui va entretenir l'envie de recommencer, encore, en 2020, de chercher la lumières dans un océans de trucs pas terrible. Et comme ils le disent mieux que moi...

Pourquoi tu parles autant,
Tu lis dans mes pensées,
Je sais que t'as raison,
Mais je préfère quand tu te tais...


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KARKARA - Crystal Gazer

























2019
Stolen Body Records
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J'ai pas toutes les références pour comprendre comment  on aboutit  à un tel résultat.  Attention non pas que ça soit mauvais, au contraire. Je lisait quelques avis sur internet et devant cette avalanche de name dropping, j'avoue me sentir un peu perdu. Sans doute que le trio toulousain à ses références et ses inspirations bien à lui, et que de leurs point de vue, tout ça est très logique, mais pour moi il n'en ai rien. Aussi je me contenterais de quelques phrases. Si vous aimez ce rock mi psychédélique mi raisin mi oriental, les pistes qui tirent en longueurs façons krautrock et les duo basses/batterie métronomique, c'est tout bon pour vous. Ami de la fuzz, prenez un siège, cet album vous ravira. N'oublions pas la voix, noyé sous la musique, qui ressemble à un écho presque inaudible, ajoutant  une note foutrement inquiétante à un disque qui l'était déjà, de toute façon, un peu.
Globalement, ça m'évoque la moiteur tropicale d'une forêt primaire d’Amérique du sud , la sueur qui dégouline sur la peau, et plus prosaïquement, un bon gros trip à l'ayahuasca, le tout très bien illustré par cet artwork magnifique de Dead Flag, d’ailleurs allez visiter son site, ça vaut le détour. On m'objectera qu'il n'y à pas de chameau en Amérique du sud, mais c'est oublier bien vite le pouvoir de Crystal Gazer, celui de faire voyager l'auditeur aussi bien dans le temps et  l'espace (ce qui est la même chose en astrophysique, mais c'est un autre débat). Qu'on nous laisse donc triper à l'écoute de ce disque, même si on ne le comprend pas tout à fait, chacun son niveau de conscience.

Pays/territoire : Toulouse, France
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electric street queens - Thank You Good Night

























2019
Little Queenie Records
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Les gens qui manquent de second degré sont priés d'aller se faire mettre bien profond. Bon peut être pas autant que ça. Mais ici, on est dans l'objet fun. Ont fait de l'entertainement tout en se gardant bien de trop vulgariser. Militant, on l'est un peu aussi, on a choisit de laisser parler les voix féminine dans ce quatuor ou règne  la parité homme femme. Ça parle de sexe, un peu beaucoup, dans une bonne humeur poisseuse qui sent la bière, le tabac et les coups d'un soir. Sans être totalement en roue libre, cette musique garage punk réussit à ne pas trop se prendre au sérieux tout en proposant pas mal de variations sur le même thème. C'est aussi frais et sucré qu'un album de Caroline Rose, dans un genre différent. En tout cas, c'est franchement énergique, frais et bien composé. On sent un peu le disque enregistré à l'arrache, on sent que l'envie plutôt que les moyens, et c'est, parfois, mieux que tout.



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Vision 3D - Vision 3D
























2019
Six Tonnes De Chair Records
Bandcamp

C'est agréable d'écouter un disque dans sa langue natale (au réveil, comme une bonne paire de claque dans la gueule) , d’autant plus si celui ci est monté sur deux piles lithium ions et un ressort. Délicieusement énergique, ce trio au deux tiers français et un tiers belge déroule son petit univers en l'espace de neuf titres et un peu plus d'une demi heure de musique, qui fait la part belle au garage (à la fois style, lieu d'enregistrement et qualité de son), ainsi qu'au genre post punk, quand le tout ne flirt pas luxurieusement avec un certain son psychédélique (mais léger). Un album concis, tout en efficacité, en promptitude, en urgence et, l'ais je déjà dit, en énergie.
Qui à dit que le français était ringard ? Pas eux putain !

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Blood Red Shoes - Get Tragic

























2019
V2 Records
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Le groupe que je préfère à The Kills. S'il fallait faire une liste des groupes comportant juste une femme et un homme, je dirais que celui ci est mon favoris. C'est pas forcément très objectif, mais j'aime leurs musiques plus que celles des autres réunis. Du rock des origines, jusqu'aux expériences de ce très bon "Get Tragic" l'évolution musicale du duo est cohérente, ne se contentant pas de copier l'air du temps comme beaucoup de groupes que je n'ai pas envie de citer afin que vous ne les écoutiez pas. Ce mélange de rock garage, de pop punk s'est petit embellit de touche de musique électronique sans y perdre son âme, car David Bowie lui, la plus grosse éponge de l'industrie du disque, il savait quand même y faire, et il était meilleur même quand il faisait comme tout le monde. Bref.
Si on est moins dans l'urgence qu'au début, si la musique parait moins spontané, c'est normal. La complexité entraînant forcément ce genre de réaction. On sent toutefois le groupe toujours en phase, le duo batterie guitare fonctionne toujours à la perfection, et les deux voix se répondent dans le chant. C'est pas le disque de la majorité, c'est pas non plus le meilleur, mais il prend sa place dans une discographie quasiment sans fautes, et ce depuis plus de dix ans et cinq albums.


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Band Of Skulls - Love Is All You Love

























2019
So Recordings
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Pour le cinquième album du groupe en dix ans de carrière ( ce qui est un rythme tout à fait honorable), c'est sans leur batteur original Matt Hayward que le duo restant, composé de Russel Marsden (guitare) et d'Emma Richardson (basse) à du composé. Aidé du producteur Richard X, l'absence de section rythmique les à obligés à explorer d'autres voies, parfois plus électronique, pour accompagner la créations des chansons. Pour le meilleur comme le moins bon, au final. Si All You Love Is Love est un bon album pour le groupe, il est un peu en deçà des précédents et parfois inégales, si l'on excepte l'incroyable single introductif "Carnivorous", véritable tube rock'n'roll puissant à la basse martelé comme un mantra et rouleau compresseur qui porte à lui tout seul le reste de l'album. Celà dit, en toute honneteté, on passe un bon moment à l'écoute de cet album, qui ravivent parfois la flamme d'un rock garage un peu oublié à coup de guitares grasses, pour notre grand plaisir.





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The amazons - Future Dust

























2019
Fiction Records
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Fatigué de chercher, j'ai décider de jeter mon dévolu sur celui ci. Je ne connaissait pas The Amazons avant d'écouter cet album, je n'en avait jamais entendu parler. Voici donc un disque qui sent bon la sueur et l'énergie, un album de rock comme on aimerait en écouter un peu plus ces temps ci, ça n'engage que moi. Exit les fioritures, retours aux saturations, à l'alchimie jamais démenti d'un duo de guitares soutenu par une basse et une batterie. Ajoutons à cela une voix incroyablement accrocheuse, un soliste technique et efficace, c'est un sans faute en ce qui me concerne. L'album reste gavé du début à la fin, sans temps mort, la pression ne retombe jamais, et même s'il faut dire que ce n'est pas un album absolument original, il possède sa personnalité, agréable, qui donne envie de gesticuler avec le son à fonds dans le salon, et c'est ce dont j'avais envie, merci.

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INDULGENT - NO DRIVE WILL TAKE YOU HOME

























2018
584478 Records
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Un album aussi bon que de rouler, toute musique à fond et feu éblouissant, sur une route tandis que la nuit tombe. C'est cliché ? La musique peut l'être, le ressentit aussi, sans que cela ne soit mal.
C'est le plaisir simple de l'écoute. Si j'aime, et j'adore même, qu'on me ballade et que l'on me trompe en musique, j'aime autant au moins me poser et écouter un disque sans avoir à réfléchir.
Se laisser porter, c'est apprécier cette production 100% fait main, ce son un peu sale caractéristique du rock garage, qui tire vers le punk rock sauce teenage, et surtout une voix chargée d'émotions, étendard vibrant d'un certain mal-être et de toutes ces interrogations qui vous pourrissent la nuit, lorsque vous étiez adolescents. Ne pas écouter si vous êtes déjà déprimés ou bien sujet à la mélancolie triste. Pour les autres, on se replonge dans ses années lycées avec plaisir.

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