Il y à quelque chose de plus aériens dans la musique des australiens sur cet album. Nonobstant que le précédent album sentait l"essence et la rouille, le désert et la magie noire, il en avait l'aspect, le gout, l'odeur donc, le bruit. Cet album ci, le je ne sais combien-ème, prend le contrepied d'un Pétro Dragonic qui se voulait rugueux et tranchant, avec un mélange de pop et d'électronic qui confine à la dance. De la dance musique presque, avec "Set" d'abord, sonorité très 80's, rythme rapide, chant saccadé, on y dance aisément, et puis "Gilgamesh" plus sombre, presque techno, une vibration des années 90, un titre sous acide qui s'accélère au rythme des battements de cœurs des danseurs exténués. C'est en parfaite transparence que le groupe annonce la tonalité, posant entouré de nombreux claviers électroniques dont on sais qu'ils ne sont pas là pour faire figuration. Et ça continue avec "Swan song" encore plus rapide, boum boum boum 120 bpm et le cœur au bord des lèvres. Mais KGLW tire son épingle du jeu avec cette façon si particulière de composer une chanson. Le chant y est reconnaissable, et malgré un début somme toute classique, l'album devient vite une boite de nuit sur ses quatre derniers titres, ça va sévèrement transpirer en concert, je veux dire, plus qu'a l'accoutumé. L'album est un régal, on y est content de retrouver ces six là dans un registre auquel ils ne nous avaient pas habituer, démontrant une fois de plus combien ces australiens là, prolifique comme jamais, explorent chaque continent d'un genre en y puisant une inspiration infinie. Reste à espérer qu'ils ne brulent pas la chandelle par les deux bouts.
Décidément, un des groupes les plus intéressant de cette nouvelle décennies. Non pas qu'il en manque, car à la marge, le foisonnement de talent est incroyable, pour qui sait chercher, et il en va de même pour tout les arts. Dans ce nouvel album des australiens, on y explore ce qui semble être un roman de science fiction écrit sous l'influence de substance, me tromperais je si j'y vois l’influence planante de Philip K Dick en filigrane ? Ainsi nous y croiseront un champignon, une princesse provenant de Ganymède, Le cœur brulant de la terre, la vision d'une coulée de lave détruisant tout sur son passage, une description de l'enfer ou bien une lointaine étoile silencieuse, autour de laquelle gravitent des planètes morte. Bien sur tout est prétexte à chanson, extrapolation et métaphore. Le groupe déploie des trésors d'inventivité pour produire une musique psychédélique, principalement, mais aussi plus apaisé que sur le précédent album, qui lui était tout en énergie explosive. Ici , rythme lent à l'honneur, on y frôle parfois des percussion semblant provenir du sous continent indiens, mais aussi, et c'est agréablement surprenant, des inspirations semblant venir de la music soul. La musique de KGLW est toujours très compliqué à ranger, tant elle foisonne, chaque album fait échos à d'autres, tout en pouvant être radicalement différent. Cet album parle de la vie. Le champignon qui se nourris sur la mort des autres végétaux, le magma sur lequel "flottent" les continents qui sans cesse disparaissent et émergent, la lave qui, détruisant tout sur son passage, fertilise durablement les sols. Cet album parle de la mort. Notamment avec "Hell's Itch" qui semble décrire les tourments d'une âme en enfer, en proie aux tortures, un homme ou une femme dont on enlèverais la peau à coup de griffe. Le décalage créer par la musique, qui elle n'est en rien morbide, et le propos de la chanson diffuse un sentiment de malaise. On ignore pourquoi cette personne est en enfer, elle semble trouver à la fois les affres dont elles est victime douloureux, mais, elle semble les endurer comme si elle se punissait de quelque chose, et semble appeler, entre deux lacérations, une mystérieuse Helen ... C'est aussi la chanson la plus longue, ce qui accentue encore plus la sensation de souffrance du narrateur. Mais j'y pense, s'agit il vraiment de l'enfer, en fin de compte ? La seconde chanson qui semble être le miroir de la précédente s'appelle "Iron Lung". Ce dispositif médicale dans lequel est enfermé une personne sert à lutter contre les insuffisances respiratoire, notamment de ceux des malade de la polio. En maintenant une pression moindre dans le tube et en y couplant un système de pompe, la respiration des malades devient bien plus aisé. Seulement ce dispositif condamne celui qui y est installé à y passé le reste de sa vie, allongé, le corps enfermé dans un tube en acier. Le sort des personne enfermé dans un tel dispositif est peut enviable. L'introspection de la personne enfermé dans son poumon d'acier est sans appel, elle est déjà en enfer, enfermé dans sa prison, souffrant et immobile, condamner à penser. La chanson revient plus rock, plus nerveuse, dans une urgence permanente, la guitare se ballade dans un crescendo dérangeant, avant de retomber, comme une respiration. "Gliese 710" clôture cet album sur la destruction d'une planète, probablement avec l'explosion de son soleil. Un piano jazzy est accompagné de guitares rauques. Un chant monocorde, comme chamanique, nous raconte comment les océans se sont mis à bouillir, et que la croute de la planète à fondu, finissant par réduire la planète à un nuages de gaz chaud flottant dans l'espace. Le cycle de la vie d'une planète, champignons, lave, magma, se trouve à son tour détruit par le cycle de la vie des étoiles, long de milliards d'années. Les deux cycles semblent s'opposer, l'un détruisant l'autre, mais leur dimension cyclique rappelle que tout recommencera. De la mort d'une étoile, d'autres renaitront, puis d'autre planètes, puis, avec un peu de chance, de la vie, et ainsi de suite, sans fin jusqu’à que la trame même de l'univers se disloque.
On serait peiné d'avoir à faire encore un article pour parler d'un album de KGWL, le dix-huitième en près de dix ans. C'est que les australiens font parti de cette poignée de groupe dans le monde à porter haut, si haut, l'étendard d'une musique inventive et originale. Il y à des groupes, il y a quelques très bon groupe, et puis il y à ceux de ce genre là qui vole au dessus de la nuée. Que dire après autant d'album, que dire de cette production stakhanoviste, qui semble que le trop plein d'idées doit absolument s'écouler hors de leurs tête au risque d'elles explosent ? Qui pourrait bien dire si celui ci est meilleur que les autres ? Alors que je n'ai pas encore tout écouté, une discographie aussi prolifique provoque parfois l'indigestion, il convient d'être prudent.
N'empêche...
Trop dur de ne pas se jeter à corps perdu dans l'univers de groupe fou qui brule la chandelle par les deux bout. Cet album ci est un pot pourri qui comprend tout ce que le groupe est capable de produire dans leur genre. Un bon point de départ à rebours pour un néophyte et pour les autres un peu connaisseurs, ils seront en chausson. Je convient que cet article ne contient rien ou presque, mais je n'ai pas envie d'enculer les mouches sur les détails pour parler de ce groupe absolument génial mais, hey, c'est le putain de dix-huitième album, je crois que tout à déjà été écrit, ici ou ailleurs.
Non pas que celui ci soit particulièrement meilleur que les autres, ou si différent, dans le fond. C'est que la discographie de KGLW est si prolifique qu'il serait vain d'en faire une classification qui tournerait au duel d'officine. Le groupe continu toujours dans sa veine d'une musique hybride entre rock, pop, surf, garage et psychédélisme, qui est sa signature. Alors on dérogera pas à la règle sur ce Butterfly 3000 dont certaine chansons n'auraient pas dépareillées sur un album de Tame Impala, bien que KGLW soit toujours dans le rôle d'outsider. Une discographie dense, une créativité stratosphérique, un vrai talent pour le clip vidéo, on trouverait à redire en cherchant bien, et j'en ai écouté beaucoup, mais j'aime absolument tout. Mais bon, comme je disais, l'art c'est l'exception , la marge, et il en va ainsi de tout, même de la pensée. En surfant sur la marge, les australiens ont crée quelque chose d'unique, rien qu'a eux, KGLW sonne exactement comme il doit sonner, c'est à dire comme personne.
Pas vraiment emballé par ce premier album des londoniens de Jungle. Attention, rien à redire sur la composition ou la production. C'est très très très efficace. Mais, peut être à tord, je n'ai jamais été très attiré par le genre Funk ou Soul, en fait j'avoue ma total ignorance de ces deux courants musicaux. Ça reste toutefois festif, et nul doute que j'en passerait quelques titres en soirées. En revanche ...
"BUSY EARNIN" est juste LE putain de tube de l'été, mais alors vraiment de loin, très très loin, écoutez moi plutôt ce groove de folie !! :
The Heavy, c'est ce genre de groupe qui à un genre bien à lui, mélange pétillant de Hip-Hop, de Blues, de Soul, de Rock et d'ambiances western. J'aurais cru, pour ma part, difficile de faire aussi bien que "The house that dirt built", sorti en 2009 avec son hit imparable Short Change Hero, qui n'aurais pas détonner dans un film de Tarantino. Il m'aura fallut un peu de temps pour me faire à cet album, et de nombreuse écoute agrémenter de pas mal de vins rouges. Mais c'est chose fait et donc, je livre mon avis définitif et arrêter pour toi, lecteurs rare et précieux ( on est pas Pitchfork ici). The Glorious Dead est un très bon album, éclectique comme je les aiment tant. L'album tire sa force de toutes ces influences, brillamment emmené par un Kelvin Swaby possédé et un trio de musicien brillant. C'est foutraque sans perdre ce fil directeur tout au long de l'album. J'ajouterais, après réflexions, d'autre influences, on y retrouveras donc avec plaisir un peu de Funk, un peu de Gospel, voir même un peu de psyché, si si. Clairement pour moi un des groupes les plus prometteur des années 10's , synthèse excellente d'un autre siècle. Vous l'avez compris, j'ai adorer, j'avais dans l'idée de faire une review track by track mais ce serait assez redondant et surement un peu inutile aussi. Si vous voulez échappé un peu à la morosité, écouté le, si vous voulez écouter quelques chose un peu différend, écouté le. Si vous n'aimez pas, dites le aussi, c'est votre droit.
8.5/10
A noter, l'utilisation de "Short Change Hero" comme musique d'introduction de l’excellent Borderland 2, jeu que je vous conseil d'acquérir au plus vite.
Goldfish est un duo de DJ de Cap Town, en Afrique du Sud. Largement inspiré du Jazz et de la Soul en premier lieux, puis part la musique électronique, je leurs trouve une originalité que n'ont pas beaucoup de groupes travaillant les mêmes styles. En témoigne le clip de "We Come Together" réalisé façon console de jeux ancienne 8bits ou les deux DJ sont mis en scène à la façon des héros d'arcade. On y trouveras des références à Street Fighters, Mario, Sonic,Donkey Kong, Pac Man, Minecraft ou bien GTA.
En 2009, le groupe à été pas moins de huit fois au South African Music Award, remportant les prix pour le meilleur producteur et le meilleur album Dance de l'année.
Ils ont sorti quatre album sur le label Music Black Mango (Sony/BMR) et Pacha Reccord (leur label)
Je vous invite à vous rendre sur leur site internet (très bien fait) http://goldfishlive.com/front et aussi de visionner en boucle le clip de l’excellent "We Come together" , idéal pour démarrer la soirée en douceur.
Acheté totalement au hasard à la FNAC, enfin presque, sans connaitre, j'ai craqué sur la magnifique pochette de cet album. Je m'attendais plus ou moins à un disque très électronique, quelque chose d'assez indé pour ne pas passer même sur les radios de campus. Perdu, ou presque. Fantastic Planet, c'est avant tout une nouvelle de science fiction paru en 1973, de là, on pouvait s'attendre à un truc assez futuriste. Perdu, ou presque. Le disque dans l'ordi, le casque sur les oreilles, je m’apprêtais donc à écouter un déluge de beats techno, et dès l'intro, le choc. Pas de musique électronique ici, pas de déluge de synthé, pas de basse hyper-puissante sur un rytme syncopé à 180 bpm. J'écoutais donc l'album en entier, puis une autre fois, et encore une autre.
Fantastic est un album de Hip-Hop, de Soul Music et d'un peu, certes, d'électronique. Je n'y connait rien en Hip-Hop, je ne sais pas ce qui se fait dans le milieu, qui tient le haut de l'affiche, ni quoi que ce soit. Pourtant, nul besoin d'être un crack pour apprécier. Car là ou le hip hop grand publique me dégoûte, Fantastic Planet lui se permet d'explorer tout un panel de sonorité original, l'album par dans tous les sens sans pour autant perdre une certaine continuité, c'est frais comme ont dit. Quoi qu'il en soit, ce disque à fait un bon très rapide pour se classer parmi l'un de mes favoris, et comment peut il en âtre autrement quand on écoute, par exemple, la chanson "I am style" ? :
Vous pouvez aussi écouter l'album dans son intégralité sur deezer
A noter également que pendant l'enregistrement de ce disque, certaine chanson ne se sont pas retrouvé sur l'album, comme c'est souvent le cas. tout ces B-Side ont fait l'objet d'un second disque que vous pouvez écouter sur le player en dessous et télécharger gratuitement.
Rien n'est absolu.
A est A.
J'écris seul, je test des trucs.
Tout ce que je dis ne concerne que moi, il n'est question que de moi.
Ce que la musique fait au corps avant tout le reste. Cultiver notre joie.
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I've made the decision to stop updating the blog. It's served a purpose for
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that ...
Fin ou début?
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Bonjour à tous,
Vous pouvez désormais me retrouver sur Le Blog De Chris à cette adresse:
https://leblogdechrismb.blogspot.com/
où il ne sera plus exclu...