Affichage des articles dont le libellé est Hip-Hop. Afficher tous les articles

Stupeflip - Stup Forever

 
























2022
Dragon Accel / Modulor
Spotify | Deezer

Tout est vrai dans Stupeflip. Depuis que j'ai entendu cette phrase dans la bouche de King Ju dans une interview, elle n'ai jamais sortie de mon esprit. Tapis dans l'ombre, ce changement de perspective m'a permis d’appréhender la discographie du groupe sous un œil nouveau. Parce que ou bien tout est vrai dans Stupeflip, et alors, il faut essayer de comprendre le mythe sous le texte,  mais sans le disséquer pour ne pas qu'il perde sa dimension tragique, ou bien alors tout ça n'est qu'une plaisanterie très élaboré, qui dure depuis vingt ans, un compte grand guignolesque, absurde, mais tout de même pas dénué d’intérêt.
Parce que en cinq albums, le krou sème des cailloux derrière lui, mais il faut chercher pour les trouver.
Toujours prompt à critiquer la société qui l'entoure, King Ju ne tombe pas dans le piège de la posture. C'est bien de quelqu'un qui s'est mis hors la société qui jette son regard critique sur celle ci. Sans s’embarrasser à proposer une solution (qui n'est surement  pas le fait de l'artiste).
L'album sonne comme un cycle qui aurait atteint son point de départ. C'est le retour du lourd hip hop ensorcelé et du punk.
Qu'on se rassure quand même, rien ne sonne comme Stupeflip.
Ici, on est dans la divine comédie. L'histoire du krou se déroule sous l'oreille, ajoutant encore quelques pages à une mythologie déjà obscure, Pop Hip aux enfers erre sans but, cherchant sans savoir ce qu'il doit chercher. Et que dire ce cet enfant qui évoque un père violent ? Que dire de cette chanson qui raconte la fuite en avant dans la fumette, dernier refuge d'un esprit tourmenté qui à renoncer  à  faire de la scène tant cela le rendait malade ? Que dire de cet homme qui jette un regard triste autour de lui et qui constate que tout à vieillit, ronger par les regrets et les remords ?
Tout est vrai dans Stupeflip, disait King Ju, au moins pour l'auteur des chansons. Si Stupeflip est une catharsis, il y a de quoi s'inquiéter pour son auteur, dont on mesure finalement  peu la gravité des textes sous cette texture de bouffon dont il s'est fait  une seconde peau. En ré écoutant Stupeflip, j'ai eu l'impression de voir un pote partir peu à peu en couille sans que je n'y puisse rien, exorcisant ses démons dans cette musique unique. Parfois, l'espace d'une seconde, j'espère qu'il trouve un peu de paix. Force à toi mec.

Posted in , , , , , , | Leave a comment

BLESSED MANE - MEMORIES

 











2021
Bandcamp

Habituellement pas friand de Rap ou de Hip Hop, j'ai fait une exception ici avec le disque de BLESSED MANE, un compositeur russe de la région de Mourmansk. On en saura pas plus sur lui. Loin des poncifs et des clichés associés aux deux genres, on est ici face à un objet presque hanté. S'il les rythmes sont bien ceux du Hip Hop, le reste de la musique, elle, penche carrément du coté Darkwave et Witch House. On y trouve pléthore de claviers et synthés froids et inquiétant, le chant, quand  à lui, est souvent au second plan des morceaux, chanté, samplé, mais comme noyé dans l'ambiance un peu inquiétante qui se dégage de l'album. C'est un disque curieux, presque sans paroles (assez rare) qui s'écoute d'une traite car assez court pour ne  pas devenir ennuyeux. Avis aux amateurs.

Posted in , , , , , , | Leave a comment

Don Lifted - Contour

























2018
Spotify | Bandcamp | Web

Un album audacieux qui mélange très bien un chant et un rythme typique du hip hop avec une musique très orienté indie et alternative. l'accord parfais entre un piano et des nappes de synthé, des tranches de sons de la vie quotidienne en arrière plan, et une mélancolie collante qui reste bien après l'écoute du disque. Un disque qui raconte des histoires, un disque éclectique par un artiste reconnu de la scène de Memphis qui touche aussi à la vidéo et à l'art appliqué. C'est une auto production du début à la fin du processus, dont ressort un album d'une honnêteté et  une identité forte.

Posted in , , , , , | Leave a comment

Stup Virus - Stupeflip



















2017
Etic System
Deezer | Spotify | Web

Il y a quelque années, on à pu entendre King Ju annoncé, lors d'une interview, que "Tout est vrai dans Stupeflip".
Partant de ce constat, on peut ré écouter la discographie du CROU d'une oreille nouvelle, cherchant le sens caché caché. Car il s'agit d'une grande partie de cache cache, qui dure depuis quelques années déjà. Chaque chanson possède ses références occultes, son histoire secrète, le tout distillé au compte goutte par un King Ju dont l'écriture à toujours eu, à mon sens, une vertu thérapeutique, du moins pour lui.
Avec Stup Virus, on peut se demander, avec une légère inquiétude, si King Ju vas mieux. Pas question ici de se livrer à une analyse psychologique, que je ne souhaite pas faire, mais plutôt de constater qu'après trois album, on ressasse toujours les mêmes poncifs chez stupeflip. A croire que King ju, esclave de ses propres démons, tourne en rond, incapable d'aller de l'avant, ou ne voulant pas le faire. Nonobstant cela, on notera une évolution musicale intéressante, avec une utilisation de synthés beaucoup plus marqué, et plutôt talentueuse, donnant à l'album des ambiances plus marqué, profondes. Finalement, King Ju, c'est un peu un type normal au prise avec ses démons mais qui aurait eu accès  à d'autres instruments pour composer sa musique.
On y trouvera la galerie habituel de personnages de stupeflip, protagoniste masqué miroirs des multiples personnalité de l'auteur, qui continue d'égrener sa mythologie avec parcimonie au fil des albums, construisant un univers à la fois glauque, terrifiant et drôle, comme un cauchemars éveillé. Des révélations sur l'origine du CROU sont également distillé au fur et à mesure de l'album. Après un tel album, on se demande bien ou vas aller Stupeflip, qui atteint ici la limite de son concept en tant que groupe avec son histoire. Une page d'histoire se tourne, mis en son et en imagination au fur et à mesure des quatre album, témoin de l'état mentale de leur créateur. A l'écoute, j'ai parfois peur qu'il s'agisse d'un album pour dire au revoir, un testament musical, et j'espère de tout mon cœur avoir tort.


 

Posted in , , , , , | Leave a comment

Cubenx - Elegiac


























2015
InFiné
Bandcamp | Deezer | Spotify | Web

Bon, je l'ai chercher longtemps, mon album électro de l'année, et on dirait que j'ai fini par le trouver en décembre. C'est le deuxième album de Cubenx sur InFiné, l'excellent label parisien qui à encore à cœur une certaine idée de la perfection.
Difficile une fois de décrire un album aussi foutraque, mais absolument beau, au moins au même niveau que le dernier de chez Röyksopp, minimum, et un sérieux concurrent pour Thycaline . On y trouvera aussi bien quelques instants de bravoures ambient, quelques flirt technoïde et électronique tirant parfoit vers la world music, parfois vers une sorte d'abstract vaporeux en beauté.
Assurément un disque vraiment important de cette année, dans la sphère du monde électronique, n'en déplaise à d'autre,


Posted in , , , , , , , , | Leave a comment

Son Lux - Bones

























2015
Glassnote Entertainment Group LLC
Deezer | Spotify | Bandcamp | Tumblr

Un nouvel album de Son Lux, c'est toujours un moment attendu. La qualité de ses compositions surpasse toujours la concurrence et laisse l'admirateur que je suis toujours bien sur le cul, comme on dit.
Bones fait parti de ces albums à ambiances marquées. Ça appuie toujours sur quelques boutons dans mon cerveau pour me faire perdre le contrôle de mon ressenti. Même recette, même succès : Des voix hantées et sensible, un collage d'instruments, de milliers de petits bouts de sons, quelques distorsions, beaucoup de claviers, une rythmique arythmique, des break inattendu et encore des centaine de détail qui fabrique cette musique unique. Et toujours cette impression d'urgence qui prévaut, cette ode  à la vie qui coule entre nos mains. Un talent certain et une maestria dans l’interprétation, certain parle déjà du nouveau David Bowie, sans doute à cause du timbre de la voix du chanteur, qui rappelle parfois son vénérable ancêtre musicale.
De la triste au triomphe de la vie, c'est toujours avec le même plaisir qu'on retrouve le new-yorkais, cette fois bien entouré tout de même, puisque presque chaque piste s'est vue attribuée pléthore de cœurs masculins et féminins, eux mêmes triturés, coupés puis ré assemblés selon les lubies du compositeur.
Peut être plus épurés que ses prédécesseurs, cet album risque de se tailler la part du lion sur scène ou chaque composition devrait trouver sa place aisément au milieux des anciennes, plus baroque et musicale. Sans aucun doute un des très grand succès de cette année.


Posted in , , , , , , , | Leave a comment

DJ Muggs & Sick Jacken - The Legend Of The Mask & The Assasin

























2007
Universal Music UMSM
Deezer | Spotify

On a pas l'habitude de parler de Rap et de Hip Hop ici, au mieux quelques articles ici et là au hasard de découvertes qui me sautent aux oreilles avec la puissance d'une balle de 357 magnum.
Du coup, c'est même carrément anachronique aussi, puisque l'album est sortie en 2007.
Je connais mal la discographie de Dj Muggs, je sais qu'il fait partie de House Of Pain (l'imparable single "Jump Around") et de Cypress Hill (rien que ça !), quand à Sick Jacken, aka Joaquin Gonzales j'ignore carrément tout de ce type, et je ne vais pas vous faire un copier coller de la page wikipédia, mais le type tourne pas mal et ça mérite qu'on s'y intéresse. Pour les voix, voir du coté du chanteur Cynic de Street Platoon.
Du coup, je vais arrêter de balancer des références à la pelle pour paraître familier avec l'univers du Rap US. J'en ignore tout, de A à Z, hormis quelques nom, quelques chansons, c'est tout.
C'est donc fort de mon ignorance que je suis tombé parfaitement par hasard sur cet album au détour d'une playlist.
Deux choses m'on fait aimer cet album. La première est indissociable de la seconde, mais quand même. tout d'abord, l'ambiance. Durant l'heure que dur le disque, nous sommes plongé en plein brouillard de guerre. J'entend par là que c'est sombre, très sombre. Il suinte constamment des compositions quelque chose de malsain, presque sale. C'est dark, c'est ce qu'on appelle, apparemment, le dark hip hop, et pour une fois, un genre porte bien son nom.
La seconde, c'est l'énormité du travail de compositions pour arrivé à ce résultat. Les rythmiques sont  purement hip hop. Poum poum tchak; poum poum tchak, et en cela elles rentrent parfaitement dans les codes du hip hop, mais c'est tout.
L'énorme travail de production de DJ Muggs s'entend dans le travail de sampling colossale qui donne à l'album une fraîcheur continue, de sorte qu'on à jamais l'impression d'écouter le même morceaux (ce que je reproche souvent aux musiques du genre). Je passe sur ces son de basses énormes, les percus latino qui s'invitent sans crier gare, les chœurs et les milliards de petits sons d'ambiances qui participent à l'ambiance général. La cerise sur le gâteau étant bien sur le chant de Cynic, qui passe de l'anglais à l'espagnol sans complexe et sans jamais foutre le bordel dans le dispositif. Tout passe comme un colis  à la poste, mais un colis piégé au semtex qui ne manquera pas de vous péter à la gueule dès les premières secondes du disque.  Quand au programme, il y à de quoi se lécher les babines, rébellions, émeutes, résistances, violence, théories du complots et Illuminati se disputent l'affichent dans un creuset sanglant.
En vous souhaitant une bonne apocalypse.
Thug Life.

Posted in , , , , , , | Leave a comment

Weerd Science - Red Light Juliet Broadcast 2: Steady Straight Lights​/​Sudden Dark Turns
























2014
Weerd Science Autoprod
Bandcamp | Web

C'est vrai que sur la black box, on parle assez peu de rap. La faute, sans doute, à une méconnaissance totale du style (je plaide coupable) et à certains a priori aussi sur le style de musique, aussi. toutefois, quand il arrive, par le plus grand des hasards, alors que j'explore le web en quête de musique pour étancher ma soif, de tomber sur des petites perles.
Weerd Science, je connait pas, ou presque, mais cette phrase assénée en guise d'ouverture me parait un résumé assez descriptif et concis : "Weerd Science is Josh Eppard". Soit un multi instrumentiste bourré de talent, capable de délivré son flow à la façon d'un Eminem, capable de composé des morceaux tous meilleurs les  uns que les autres, à milles kilomètres des instru basique que j'entend trop souvent quand je tend l'oreille de ce coté ci de la musique. Mais j'y connait rien , je le répète, pourtant, j'arrête pas d'écouter cet album, et je vous conseille d'en faire autant.


Posted in , , , | Leave a comment

Son Lux - Lanterns

























2013
Joyfull Noise Recordings
Deezer | Bandcamp | Web

Si on ne devait retenir qu'un album de 2013, en ce qui me concerne, je donnerais volontiers la place  à Son Lux. C'est sans doute la chose la plus originale et la plus abouti musicalement que j'ai écouter cette année.
Comment décrire sans être pompeux cette grande fête païenne qu'est "Lanterns". Échappant même à la notion de genre, la musique de Son Lux ne peut qu'être vaguement classifier, est de la pop ? De l’expérimentale ?  Du Hip Hop ? De la musique de chambre ? De l’électronique ?  C'est un peut tout ça à la fois, et bien plus encore. Hybride et inqualifiable, inclassable, elle défriche de nouveaux territoires, choses qu'on imaginait de moins en moins possible en ce moment.
L'album est riche, très riche, rien ne s'y ressemble et pourtant  on accorde volontiers aux chansons la même parenté, sans doute à cause du chant, instrument  à part entière, il y est remodelé, vocodé, trituré dans tout les sens pour coller à l'ambiance.
Un seul disque à retenir pour cette année, vous dis je.

Pays/territoire : New York, État de New York, États-Unis
Posted in , , , , , , | Leave a comment

Moby - Innocents

























2013
Little Idiot / Because Music
Spotify | Deezer | Web

Ça commence avec "Everything That Rises", une intro au accent ambiant auquel le dj new yorkais nous à habitué, teinté de hip hop, une introduction tout en calme qui vide l'esprit et prépare l'auditeur pour la suite de l'album, j'ai été tout de suite charmé par ces accents électronique, le petit coté épique de la musique et la multitude d'arrangements très fouillé.
"A case for a shame", second morceau de l'album, est une superbe chanson qui elle flirte allègrement avec le trip hop, avec Cold Specks à la voix, claviers vaporeux, Moby continue avec la musique auquel il nous à habitué ces dernières années mais avec le soupçon d'inspiration qui lui à peut être manqué dernièrement.
A noté que l'album est composé de featuring pour moitié (Cold Specks, Damien Jurado, Wayne Coyne, Skylar Grey et Inyang Bassey). Chaque morceau toujours meilleur que le précédent, ce "The perfect Live" en duo avec Wayne Coyne n'est pas sans rappelé les scissors sisters (!), ou encore le  duo avec Inyang Bassey, chanteuse noire américaine à la voix grave et suave qui à déjà collaborée dans le passé avec Moby. L'autre moitié de l’album n'est pas en reste avec une bonne moitié de compositions inspirées et inspirante qui, si elles restent toujours "dans le style" Moby, ne s'en démarque pas moins par leurs qualités.
Qu'on se le dise, Moby revient avec son disque le plus inspiré depuis l'énormissime "18", et c'était en 2002 ...


Posted in , , , , , | Leave a comment

Juj - Walnut

























2013
HW&W Recordings
Spotify | Deezer | Bandcamp | Web

Juj, prononcé "Jewj", est un sympathique artisan du beat qui répond au nom de Jewlz Santana, officiant à Los angeles. L'album est l'image de la pochette de ce dernier, collage de bruits, d’ambiances, de sons, provenant du cinéma, de la télévision, de la radio. Si à la première écoute, cela peut sembler un peu brouillon, l'album révélera ses secrets au fil des écoutes successives, invitant à se perdre dans un patchwork d'ambiances, de lieux et de taudis mal fréquentés, dans le L.A des années 20, dans un vieux rade sur le port, enfumé et plein de gangster, et plein d'autre encore. Un must have pour les fan du genre.

Pays/territoire : Los Angeles, Californie, États-Unis
Posted in , , , , , , , , , | Leave a comment

Smerins Anti-Social Club - Primordial Cordial

























2013
Bandcamp | Web

Joie et bonne humeur au programme avec le Smerins Anti Social Club qui sort un album plein de peps au accent Ska et Reggea parfait pour accompagner l'arrivée du Printemps. Passé un Big Red Button introductif tout en énergie, il est inévitable d'avoir envie de sauter et de bouger n'importe comment où que vous vous trouviez. Déluge de trompettes, basses lourdes, guitares incisives et catchy. Tout est savamment calculé pour toucher la corde sensible de chacun. Et même si l’ensemble  peut parfois  manquer d'originalité, on se laisse bien vite prendre au piège, content de retrouver une certaine forme d’insouciance.
Parfait pour les soirées arrosées entre potes, délivre de la bonne humeur par mètres cubes, fortement conseillé en cas de  mauvaise humeurs, surtout cette reprise du thème de Dr.Who façon Reggae.
Pour les fans de : Madness.





Pays/territoire : Royaume-Uni
Posted in , , , , , | Leave a comment

Nienvox - Spaces Castles, Love Songs

2013
Fuselab
Spotify | Deezer | Web

Bonne vacances à tout ceux qui y sont, pour les autres, ne lâchez rien.
J'aimerais vous toucher deux mots d'un petit disque, sorti sur un petit label. Le disque de Nienvox est la première sortie physique des gens de chez Fuselab. Le label en lui même est une sorte de lieu de rencontre entre musiciens, vidéaste et dessinateur, dans un esprit créatif et original, il se veut un laboratoire de l'art. Cette émulation à permis entre autres, la sortie de ce disque. Derrière Nienvox se cache Alexander Efimov, compositeur russe et multi- instrumentiste, il participe activement à la vie culturelle moscovite au coté d'autres crews artistiques.

Il s'agit de son premier album solo. Dans son ensemble, l'album touche une large palette de genres, du Funk à la Pop, en passant  par l'IDM et un Folk progressif très 60's/70's et même un Hip Hop teinté de Lounge. L'album grouille littéralement d’expérimentations, de boucles sonores, de bruits naturels (villes, foules, nature,) et dévoile au long de ses dix titres une richesse et  une créativité rare. Il s'agit véritablement d'une  pièce sonore d'une rare qualité qui malheureusement  pèche par sa durée (seulement 28 minutes!). Quoi qu'il en soit, cette demi heure spatiale euphorique, cette douceur dégagée, ce sentiment d'intimité, tout cela en fait  un excellent disque que vous devez écouter.




Pays/territoire : Russie
Posted in , , , , , , , , , , | Leave a comment

Swimful Buterfly - 馬路天使 (Street Angel)

2013
Unknow
Bandcamp

Ha comme il est amer de constater que le temps passe si vite le week end, comme il est frustrant d'avoir la sensation de  perdre son temps. Comme la grisaille me déprime, comme la pluie me rend malade, comme mon compte en banque semble se dissoudre dans les ténèbres de l'internet ...

De Swimful Buterfly, on sait peu de choses, ça viendrait de Chine, d'après les  tags de la page bandcamp, version corroborée par la découverte d'un obscur tumblr dont l'auteur semble être la personne derrière le projet.




Explication de l'auteur :
This is my new project. 
I realised recently that I’ve started to make music in a different way. I used to focus very consciously on what I was making while I was making it, and I was always aware when I’d finished that the sounds all came from me and were very deliberate. Recently, when I make music, it’s an almost unconscious process. I choose the direction that a piece will take passively as if I’m a listener, guiding the sound along, but not pushing it too far in any direction, and allowing the sounds to kind of lead me along. 
A while ago now, I had a dream that Andy Robinson, the head of the Striate Cortex label came to me and said that he’d decided to rename his label Swimful Buterfly (misspelling and all). Then, I read about Zhuangzi and his dream of the butterfly; he wasn’t sure whether he was Zhuangzi dreaming he was a butterfly, or a butterfly dreaming it was Zhuangzi.So I got an idea into my head: what if my subconscious mind is like a butterfly that swims through my dreams and secretly guides my actions in the real world? The feeling of mindlessness I get when I produce this music is maybe like this butterfly surging from the distant parts of my brain, taking over my body for the time when I’m making these sounds. It’s my subconscious transforming myself into a “mushin” state.
So I don’t really think of these sounds as having been produced by myself, at least not consciously. I’ve listened to these tracks over and over and I really like them, probably because I feel that they were made by something else. 
Is this music my vision? Or is it the dream of the Swimful Buterfly?


Je trouve la réflexion particulièrement poétique, et l'album me donne raison. Street Angel est un disque beau. Difficile de trouver des adjectifs pour le qualifier différemment. Les textures sont magnifiquement ouvragées, chaque piste de l'album est une  merveille d’agencement. En y réfléchissant  un peu, c'est le meilleur disque de musique ambiant que j'ai écouté depuis très très longtemps. C'est mélancolique, donc un peu triste, pourtant, ça ne véhicule pas d'idées noires. Les pistes sont très sensuelles, minimalistes, et donne l’impression que le temps ralentit. Un peu comme si l'on était en train de se rappeler d'un bon moment dans le passé, mais sans l'amertume du présent. Le rêve du papillon plane entre dream pop et shoegaze, avec même quelques petites touches de hip hop soigneusement incorporées dans la trame des  morceaux.
Donc en résumé, un beau disque, contemplatif, la bande son d'un rêve, en somme.



Pays/territoire : République populaire de Chine
Posted in , , , , , , | Leave a comment

The Heavy - The Glorious Dead

 2012
Counter Records

The Heavy, c'est ce genre de groupe qui à un genre bien à lui, mélange pétillant de Hip-Hop, de Blues, de Soul, de Rock et d'ambiances western. J'aurais cru, pour ma part, difficile de faire aussi bien que "The house that dirt built", sorti en 2009 avec son hit imparable Short Change Hero, qui n'aurais pas détonner dans un film de Tarantino. Il m'aura fallut un peu de temps pour  me faire  à cet album, et de nombreuse écoute agrémenter de pas mal de vins rouges.  Mais c'est chose fait et donc, je livre mon avis définitif et arrêter pour toi, lecteurs rare et précieux ( on est pas Pitchfork ici).

The Glorious Dead est un très bon album, éclectique comme je les aiment tant. L'album tire sa force de toutes ces influences, brillamment emmené par un Kelvin Swaby possédé et un trio de musicien brillant. C'est foutraque sans  perdre ce fil directeur tout au long de l'album. J'ajouterais, après réflexions, d'autre influences, on y retrouveras donc avec plaisir un peu de Funk, un peu de Gospel, voir même un peu de psyché, si si. Clairement pour moi un des groupes les plus prometteur des années 10's , synthèse excellente d'un autre siècle. Vous l'avez compris, j'ai adorer, j'avais dans l'idée de faire une review track by track mais ce serait assez redondant et surement un peu inutile aussi. Si vous voulez échappé un peu  à la morosité, écouté le, si vous voulez écouter quelques chose un peu différend, écouté le.  Si vous n'aimez pas, dites le aussi, c'est votre droit. 

8.5/10




A noter, l'utilisation de "Short Change Hero" comme musique d'introduction de l’excellent Borderland 2, jeu que je vous conseil d'acquérir au plus vite.

Posted in , , , , , , , , | Leave a comment

Linkin Park - LIVING THINGS




























2012
Warner Bros
Deezer / Spotify / Web

Oui, Linkin Park. C'est un peu particulier à traiter. Linkin Park, c'est beaucoup de souvenirs avant tout, c'est toute ma période fin de collège / Lycée / Début de Fac. C'est un groupe qui m'est cher, que j'apprécie grandement et que je respecte. Parce que on à quoi concrètement ? Au départ, figure emblématique du mouvement Néo-Métal populariser par Korn ou Deftones, débarque Linkin Park et son mélange au Métal/Hip Hop ravageur qui va marqué au fer blanc une génération de kids. Linkin Park, c'est une de mes madeleines de Proust musical. J'aime parce que  on à un groupe qui refuse les carcans, et qui prend des risques. Au légions de fans déçu qui pleurent en ré écoutant Hybrid Theory en boucle, se lamentant sur le fait qu'évidemment c'était-mieux-avant, j'ai de la peine pour eux qui n'ont pas sus évoluer avec leur groups au point de publier des chroniques  incendiaires, voir insultante, comme j'ai pu le lire sur la grande poubelle qu'est parfois  internet.  Prenant  à contre pied, après plusieurs années de patience, leurs fans, le groupe s'offre une liberté totale avec les derniers albums avec une orientation radicalement plus électronique et atmosphérique. Exit donc, l'image de groupe pour ados, et bienvenue aux mélodies fouillées et travaillées.
J'ai beaucoup de respect pour les groupes qui prennent des risques, prenant le parti de déplaire à une large frange de fans, cherchant la maturité musical que leur célébrité leurs avait d’abords fait  repousser.

Living Things se situe donc dans la lignée de A Thousand Sun, à savoir deux albums explorant chacun de nouvelles pistes. Certains l'ont qualifié d'élécro/Hip Hop, à défaut de meilleurs étiquettes, je retiendrais celle ci. Douez titres, trente six minutes, c'est un peu court mais je m'en contente volontiers, ravi d'entendre et de ré entendre un groupe particuliers dans mon histoire musical. Ici, je pèche  par sentimentalisme plus que par objectivité, j'en ai bien conscience, mais des fois c'est comme  ça, on aime un groupe parce que C'EST ce groupe la et pas un autre. Sinon comment expliquer l'incroyable succès des Rolling Stones ? Surement pas par la qualité de leurs quinze derniers albums. Attention, je ne fait  pas de comparaison, en plus j'aime bien les Stones, mais pas tout. Donc  oui, j'aime cet album très beaucoup, il me rappelle beaucoup de choses et me donne envie de me refaire toute la discographie. Aussi, par soucis d'honnêteté, je ne le noterais pas. Toutefois, je recommande son écoute.






Posted in , , , , , | Leave a comment

Yeasayer - Fragrant World




























2012
Deezer | Spotify | Web
Mute Artiste

Bon alors, en fait c'est simple, j'aime la moitié des chansons, et j'aime pas l'autres moitié. J'aime Fingers Never Bleed pour son rythme, j'aime Blue Paper pour son intro, j'ai sur adorer Reagan Skeleton pour sa rythmique hip-hop/tribal et son refrain entrainant, j'aime Damaged Goods  car c'est une chanson pleine de fragilité, Folk Hero Shtick pour ce petit mélange basse/sonorités éléctro/Chant . De manière général, j'aime le chant du groupe, ça me fait penser au chanteur de The Mars Volta. Je leurs reproche une certaine monotonie, avec l'impression, à la fin , qu'on colle de la musique sur les mêmes beats. C'est dommage parce que sinon, c'est pas mal, à moitié quoi, dans le genre éléctronique/hip hop/Pop. Sympa mais sans plus.

6/10

Posted in , , , , , | Leave a comment

Stupeflip - Terrora !!



























2012
Etic System
Deezer / Spotify / Web

C'est une trouvaille de dernière minute, Stupeflip, le groupe maudit du rap français sort un nouvel EP accompagné d'un DVD Live, le tout pour la somme modique de 13€, autant dire rien.
L'EP est une  pièce très courte, quinze minute  pour six chansons mais attention, le CROU donne le meilleur.
Musicalement, ont est carrément dans l'univers du Stup,  Introduction , qui introduit l'album est une courte piste pleine de plage de synthé aux sonorités religieuse glauque ou des voix répète en boucle "Crou" à la façon d'un mantra. Et puis c'est parti, Terrora, le second morceaux est un génial mélange de collages sonore à l'ambiance sombre et au refrain tapageur (Die motherfucker die!) . Julien Barthélemy, au commande de l'équipe le plus bizarre de la musique française se lâche et produit un disque qui ravira les fans en attendant la prochaine offensive du CROU contre le reste du monde. On poursuit l'exploration du continent imaginaire avec la région sud, cet endroit sale ou règne la terreur  et le fanatisme religieux, ou se battent monstres et héros faussement niais mais assurément dérangés et rongés par quelques maladies mentale. Surprise avec l'avant dernier morceau Nan ? ... Si ?  puisqu'il s'agit d'une chanson de rupture, elle semble de prime abord  un peu niaise, tout en étant très touchante. Et puis enfin du pur Stup avec Strange Traps qui termine l'EP de façon violente.
Assurément, on reste sur sa faim mais on se réjouit de l’excellente santé musicale d'un groupe complètement à part dans le paysage musicale hexagonale et qui n'en finit pas de nous éttonner avec des compositions de plus en plus travaillé dont l'originalité n'est plus  à démontrer.

8/10

Posted in , , , | Leave a comment

ECID - Werewof Hologram




























2012
Fill In The Break
Deezer / Bandcamp

Je n'ai pas assez de connaissances dans le milieu du Hip Hop pour comparer ECID à qui que ce soit d'autre, je ne connais pas ce domaine, j'en écoute très  peu. Mais des fois, j'aime tomber sur des perles comme cet album d'ECID . Honnêtement, je vais pas m'amuser  à essayer de meubler pour faire de la ligne : Ce disque est totalement badass, il est génial, il est cool. Des musiques aux paroles, c'est le pied total pendant une heure.Je reste ouvert aux avis dans les commentaires.

Chez les autres :
La chronique de Lebowsky sur d-Mute



9/10

Posted in , , , , , | Leave a comment

Purity Ring - Shrines



2012
4AD

Purity Ring (anneau de pureté) est un des disques les plus interessant que j'ai eu le plaisir d'écouter cette années. Corin Roddick (21 ans, composition) et Megan James (24 ans, chant et paroles) , deux jeunes canadien réunit autour d'un intérêt commun. Lui compose la musique, un jour, il se rencontre via  des amis commun , il veut qu'elle chante sur ces musique, elle accepte. Pour se faire , rien de plus simple, ils ne se verront jamais ,s'envoyant  paroles et musique via courriels. Eux même décrivant le principes du groupe de rock classique à cinq membres comme un concept dépassé, non sans raison. Si il est possible de faire  de la musique sans se voir, pourquoi s'emmerder à répéter dans le garage le week end quand il suffit de s'enregistrer et d'envoyer tout ça aux autres  pour qu'ils l'intègre à leurs propres morceaux. A n'en pas douter, il y a matière à débat.

Mais revenons un peu sur l'album en lui même, qui ce  présente sous la forme du LP classique de onze chansons  pour une durée de 38 minutes. Au programmes, des synthé éthérés et vaporeux calé sur des rythmiques hip hop, un soupçon de dubstep et de la reverb. Le chant de  Megan n'est jamais bien violent, la voix se fait narrative, racontant  une histoire au fil des paroles. Au final un album très bon, bien que pas totalement révolutionnaire, mais je paris quand même qu'il la mettront par derrière a The XX dans les tops de fin d'années !

8/10

Posted in , , , , , , | Leave a comment
The Black Box 2010 - 2023. Fourni par Blogger.

Search

Swedish Greys - a WordPress theme from Nordic Themepark. Converted by LiteThemes.com.