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Christopher Tin - Offworld Trading Company OST


























2015
Tin Works
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On parle peu de musique de jeu ici. Pourtant, depuis des années, celles ci n'ont rien à  envier  au plus belles et énormes production hollywoodienne. Ce média, récent si l'on considère l'évolution de la technique, souffre encore d'une globale mauvaise image dans l'imaginaire collectif.
Certain toutefois tirent leurs épingles du jeu. Christopher Tin, c'est le génial compositeur qui allait se faire connaitre dans le monde entier en réalisant la musique de Civilization IV, et son titre introductif, "Baba Yetu", une chanson en swahili qui allait traverser le temps et devenir  un classique du jeu vidéo.
La musique d'Offworld Trading Company n'est pas comme cela. Le jeu, ou vous  incarnez des sociétés chargés d'exploiter les ressources de la planète Mars pour les vendre aux colonies terrienne. Il s'agit d'un jeu de gestion plutôt nerveux, précis, exigeant. Il se prête donc mal aux envolées lyrique auquel le compositeur américain est habitué.
Cela dit, pour un travail de commande, presque alimentaire, Christopher Tin va se révélé incroyablement  inspiré et habile.
Les mornes et rouges plaines martienne sont en effet propice à un type de  musique plus contemplatif qu'explosif.  Mêlant du classique dont il est originaire avec une approche plus électronique, il va parvenir à créer des plages d'ambiances formidable qui s'intégreront  parfaitement dans le jeu et renforcerons considérablement l'immersion du joueur.
L'enregistrement fait figure de curiosité dans la discographie du compositeur, plus à son aise, d'habitude, au commande d'un orchestre symphonique mais démontre toutefois de grandes capacités d'adaptation aux exigences d'un jeu pas forcément dans ses corde de prime abord. Une curiosité pour les amateurs de neo classique et de musique ambient.

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Heart On My Sleeve - In The Midst Of Hope And Nothingness


























2015
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Cet album m'est complètement passé sous le nez en 2015, date de sa sortie plutôt anonyme et confidentiel. Entièrement autoproduit, enregistré par un groupe de suédois pour le moins triste, on parle d'un doux euphémisme.
C'est l'histoire, ici, ou le récit autobiographique d'un personnage fictif dont la vie ne se résumé qu'a la figure du cercle. C'est l'histoire de la perte de repère face à une vie sans bute, dont la vacuité est un cancer qui vous ronge  à petit feu, dont la souffrance sourde ne laisse jamais aucun répit. C'est l'impression de tourner en rond sans pouvoir s'échapper, d'être prisonnier dans sa propre tête, d'être dans une maison en feu sans issues. C'est lorsque l'on laisse partir les gens que l'on aime pour ne pas qu'ils soient  à leurs tour affecter par notre état. C'est d'être allongé sur son lit et d'écouter la neige tombé parce que c'est la seule chose qui vous  permette de ne pas penser. Finalement, c'est les affres de la solitude  la plus terrible, celle ou la  pulsion de mort manque de peu de l'emporter sur l'instinct de survie. En chansons.
Et bordel, quelle voix ! Pas des plus réussit, mais une des plus honnête que j'ai entendu, qui laisse transpirer le plus d'émotion différente. Cette voix souffre, saigne, et me file des frissons.
Alors avec bien des années de retard, s'il vous plaît, tendez  une oreille attentive sur ce disque qui ne  paye  pas de mine mais qui affecte réellement l'humeur de son auditeur.
Malheureusement, le groupe s'est séparé un an après la sortie de ce dernier album en forme de testament  musical, à mon plus grand regret, ce qui rend le disque encore plus intéressant, car qui n'a jamais en envie d'écouter les derniers mots d'un groupe mourant, de capter ces moments, ces ambiances ou tout se délite petit à petit, jusqu'à l'accouchement dans la douleur  d'un grand disque triste, qui sont,  à mon humble avis, toujours les meilleurs.

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Fuzz - II

























2015
In The Red Records
Deezer | Spotify

Le nouveau morceau de bravoure du side project de Ty Segall, un des artistes les plus prolifique de cette décennie, tant en qualité qu'en quantité.
Tout bêtement.
Plus sérieusement, cet album presque sans transition fait la part belle aux guitares aiguisé, aux basse graves et enroué et à une rythmique stakhanoviste. quand au chants, il se fait tantôt doux, tantôt éraillé, sonne parfois presque approximatifs, mais toujours dans la justesse. L'alchimie fonctionne, une fois de plus, et il est bon de retrouver ces ambiances lourdes et parfois sombres, cette senteur de tabac froid, de bière et de pisse, la chaleur du désert et quelques gros bikers imbibé pour seuls compagnons de route. Une fois de plus, une  invitation au voyage totalement épique aux cotés du Bourbon Kid et de l'Iroquois, en route pour vendre son âme au diable.
Avec plaisir, et place au carnage !


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I.D.A.L.G. - Post Dynastie

























2015
Teenage Menopause Records
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J'aurais aimé que cet album soit un peu plus rugueux, que le son soit  un peu plus profond, et pourtant, difficile de ne pas aimer ce groupe canadien. Venue droit de Montreal, voici IDALG (Il Danse Avec Les Genoux) , avec un Post Dynastie clairement inspiré.
En neuf chansons, le groupe parvient le tour de force d'explorer toute la veine du  rock psychédélique, du garage brut teinté de punk, le tout dans une ambiance bouts de ficelle et Lo-fi qui n'est pas pour déplaire. Les ambiances  y sont diverses et jamais répétitives, comme après l'intro "Demi-Serpent"  clairement punk, et l'on passe  à "Quetzalcóatl " au rythme plus aérien style western spaghetti.
Après les hymnes rock "Cette chose bouffe ma tête" passons aux ambiances satinés, aérienne et puis clairement sous influences de psychotropes avec "Aux Crocodiles"  et sont petit claviers fou sur le refrains.
Encore du rock "Contre Ta Clôture", "Post Dynastie", encore de la drogues et des délires spatiaux "Exil Immolation" "Le Déclin de Tula"
Mais à mon avis, la vrai pépite de l'album vient du "Lac De Plumes" qui nous rappelle les plus belle heures d'un Velvet Underground, et ou la mélodie fait l'amour avec le chant.
J'aurais aimer, peut être, un son un chouia plus propre, mais, hey, on vas pas bouder notre bonheur, surtout quand c'est chanté en français dans le texte hein !


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Cubenx - Elegiac


























2015
InFiné
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Bon, je l'ai chercher longtemps, mon album électro de l'année, et on dirait que j'ai fini par le trouver en décembre. C'est le deuxième album de Cubenx sur InFiné, l'excellent label parisien qui à encore à cœur une certaine idée de la perfection.
Difficile une fois de décrire un album aussi foutraque, mais absolument beau, au moins au même niveau que le dernier de chez Röyksopp, minimum, et un sérieux concurrent pour Thycaline . On y trouvera aussi bien quelques instants de bravoures ambient, quelques flirt technoïde et électronique tirant parfoit vers la world music, parfois vers une sorte d'abstract vaporeux en beauté.
Assurément un disque vraiment important de cette année, dans la sphère du monde électronique, n'en déplaise à d'autre,


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Tigue - Peaks

























2015
New Amsterdam Records
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Un très intéressant album concept de Tigue, trio New Yorkais qui s'amuse beaucoup avec certains claviers, mais encore plus avec tout une armée de percussion.
Entre expérimentations et destruction du rythme, mélodie minimal, nappes de synthétiseurs anxiogène, percutions tribales, samples et collages sonores en tout genre.
Tigue réussit à nous faire aimer un album conçus comme une expérience et  un voyage. Il est plein de rebondissement, l'euphorie partage la vedette avec la terreur, l'espoir et la mélancolie cohabite dans une harmonie précaire mais qui fonctionne.
Difficile de mettre des mots sur une  musique qui refuse toutes catégories et étiquettes de genres. Je laisserais chacun le soin de se faire  une petite idée de l'album au fil des écoutes successive que ne manqueront pas de déclencher cet album une fois que vous l'aurez écouté.

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Arandel - Umbrapellis

























2015
InFiné
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La suite, tout simplement, de ce Solarispellis dont on avait parlé il y a un ans maintenant. Hormis quelques explorations musicale sous la forme de variations de section, la vrai nouveauté de cet EP est bien sur l'apparition des section 5 et 6, de respectivement dix et  onze minutes, et qui forme l'architecture de l'album, les os sur lesquelles viendront proliférer les explorations sonores des variations. Typiquement, du Arandel dans la forme comme sur le fond, et rien de moins que la suite d'un album qu'on à encore plaisir à écouter un ans après sa sortie.
La seule nouveauté viendrais éventuellement de la section 6, qui se permet un petit crochet par la techno et qui est à ce  jour le morceau le plus "dance" de l'ensemble de l'oeuvre, dont je vous conseille vivement l'écoute ci dessous :
 

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Ace Enders - #HIRAETH

























2015
Rise Records
Bandcamp

Ace Enders est, à la base, membre du groupe The Early November, dont on devait parler ici, mais en fait non, par manque de temps surtout.
Pour me faire pardonner, je vous parle plutôt du projet solo d'Ace, en son nom propre.
Le petit dernier s'apelle #HIRAETH,  ce qui, une fois traduit, donne "la nostalgie d'un endroit ou l'on ne peut pas retourner". Tout est dit et confirmé à l'écoute de l'album.
L'album oscille sans cesse entre rock alternatif et élancement de style émo (mais bien), avec une utilisation des claviers qui frise parfois le disco.
en bref, c'est foutraque. On y est aussi bien balancé entre mélancolie et track carrément festive, comme se doit d'être un album solo dont unique but est de servir de réceptacle à la créativité de son auteur en marge de son groupe. C'est réussit, et frais !

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Corridor - Le Voyage Éternel

























2015
La Souterraine
Bandcamp

Que dire, j'en suis encore tout émue pour le coup. On est en face d'un petit bijoux de pop psychédélique, le genre de disque qu'on écoute une fois tout les six mois seulement, un diamant brut dans un écrins de satins, un truc bien quoi. Entre pop dissonante et éthéré (jamais chiante et toujours inspiré) et rock aux arpèges tristes et touchants, non vraiment
Ces quatre humains habitant la merveilleuse province de Québec viennent d'élever dans la stratosphère une  musique bien mal en point, dont le dernier enfants débile n'est autre que le dernier album de Tame Impala, que je voue au gémonies.
Je retourne me consoler et me perdre à l'écoute de ce petit miracle (en français dans le texte, précisons le) et je vais appeler le Label de Tame Impala pour savoir s'ils ont reçue mon colis piégé.

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Thylacine - Transsiberian

























2015
Intuitive Records
Bandcamp | Soundcloud

Un disque concept, j'aime l'idée. Alors c'est simple, on fout son cul dans le trans sibérien, cette ligne qui court à travers les pays russes, et durant le trajet (9000 km) on essaie de composer à la fois une musique calée sur le ressentis direct et en prise avec la réalité, tout en lui donnant un petit coté aérien et libre, parce que quand même, les grands espaces, tout ça.
C'est le projet de Thylacine, a.k.a Williams Rezé, saxophoniste qui lâche son instrument en 2012 pour  composer sur ordinateur, goûtant alors d'une liberté toute nouvelle.
La ou beaucoup se sont perdu, noyer dans un flots d'effets et de possibilité infinis, Thycaline s'en sort haut la main et compose un album homogène, solide en compositions et qui invite l'auditeur à écouter ce disque durant ses déplacements. 
Parce que je me vois mal écouté ce disque chez moi le cul dans un fauteuil, mais en revanche, un trajet de train, de voiture, d'avion...
Dans le style, on ne peut que penser à Paul Kalkbrenner, ou d'autre dans le même style. De longues chansons montant en puissance dans la durée et éclatant leurs finales en un déluge de nappes évanescentes, de beat mid tempo et de samples de voix.
 Un disque à avoir sur soi au même titre que son moleskine et ses rotring, c'est tout.

J'ajouterais aussi que l'album s'accompagne d'un documentaire, visible sur youtube, foutrement bien ficelé et plutôt beau, dont voici le teaser. Pour voir le documentaire, cliquer sur la vidéo pour avoir accès à la  playlist youtube.



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Joe Duncan - Throw Me To The Lions

























2015
Warren Records
Bandcamp | Soundcloud

A la faveur de la nuit qui tombe, une bien belle découverte, en faite, même deux. D'une part Joe Duncan et son premier mini album qui à enchanter ma soiré, de l'autre, Warren Records, label à but non lucratif basé à Hull, en Angleterre, qui promeut uniquement les artistes de cette ville et uniquement dans l'unique but de les mettre en lumière et de les faire connaitre.
Entrée en studio sans idée préconçues et sans direction particulière, je trouve fascinant comme un jeune chanteur de talent et  musiciens honorable de surcroît accouche d'un album, évidemment intimiste, mais aussi sensible, et surtout, beau.
Il y est surtout question d'amour, de la vie en général, sur fond de folk rêveuse et lumineuse, balançant constamment entre espoir et douce mélancolie. Les chœurs ajouté par la petite sœur de Joe, Aimee, rajoute, comme le dit si bien l’énoncé, une touche hantée à un chant grave et triste.
Typiquement, c'est le genre d'album que j'affectionne par dessus tout, parce que créer à partir de rien, sans but, d'une sincérité sans pareil parce que vrai, et c'est bien le maître mot.
Alors si vous avez une demi heure à perdre, perdez la à l'écoute de ce petit bijoux de poésie folk, ce petit diamant brut perdu dans le noir.
Et acheter la version physique de l'album, c'est une éditions limité à dix exemplaire. Mondiale. Et c'est pas chère. Aussi.
Achète. Soutient.

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Mystery World - Mystery World

























2015
Dylan Ewen
Bandcamp

Pas grand chose  à dire sur ce premier album de Mystery World. D'ailleur, j'ignore toujours si Dylan Ewen est le nom du label ou bien un type qui joue dans plein de groupe, rien sur la page bandcamp, ni sur facebook, mystère ... (jeu de mots).
Pour ce qui est de la  musique, on à a faire à un album correct, qui brasse aussi bien l'alternatif que de la dream pop nimbé de shoegaze. 
Je dis correct parce que ça s'écoute bien, ça coule tout seul, mais l'album souffre du syndrome de l'ennuie, et à mi chemin, on se demande combien de pistes sont déjà passées. 
Alors que l'album ne dure qu'une vingtaine de minutes.
On se fait pas chier, loin de là, mais ça restera pas dans les mémoires.
Malgré tout, il y à quelques bonnes intentions sur cet album, comme la piste d'introduction "Disobedience" ne manque pas de certaines qualités, ou bien "Pill Friends", une parenthèse rock nerveuse bienvenue dans un ensemble assez inégale, et comme je disais, presque anecdotique. 

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DRESS - Angst

























2015
Bandcamp | Spotify | Soundcloud

Angst, le dernier EP du groupe allemand DRESS, est le vibrant exemple de ces album à l'ambiance feutrée qui s'écoutent bien au chaud à l'intérieur. La musique y est émotive ( et par la j'entend qu'elle provoque des émotions), un tantinet mélancolique, toujours ce petit fond de tristesse qui fait que ... Bah, pourquoi s'en faire, je vais plutôt rester écouter ce (trop) court album et attendre que ça passe. 
Concrètement, rien de neuf  à l'horizon, difficile de se réinventer, alors qu'on annonce la mort du shoegaze depuis si longtemps que j'ai arrêté de compter les groupes morts nés qui se réclament de ce courant musical. Même l’esthétique de l'album fait un peu titiller au début. collage de photo, teinte rouge bleu, flou artistique... Passé la méfiance (bien naturelle) du début, et si on se concentre un peu plus sur le contenu, on passe quand même un (trop court) bon moment  à l'écoute de l'album qui écoule ses vingt deux minutes sans  jamais se répéter  ou devenir chiant.
Mention spéciale à la batterie et  à la basse qui assure une partie rythmique de qualité tandis que la guitare  peut donner libre courts à une avalanche de réverbérations et d'effets de pédale qui viennent compléter une voix qui elle, sait ce faire tantôt douce et tantôt agressive, mais jamais pleurnicheuse.

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More Humans - Hot Cloud

























2015
Bandcamp | Web

Hot Cloud, c'est un peu comme si un album s'était échappé d'une faille spatio temporelle depuis les années quatre vingt dix  pour mieux nous régaler vingt ans plus tard.
Il y a dans l'album du groupe originaire de Washington  de très belles compositions à la maturité musical affirmé. L'utilisations des choeurs sur quasiment chaque piste apporte un réel plus à une voix déjà belle mais qui pourrait sonner à certain "déjà entendu". tout de même, inutile de faire la fine bouche, on est en face d'un très bon album de Pop / Rock, qui sans être niais, dieu merci, contient  une certaine  innocence. C'est d'ailleurs toute la palette d'émotion qui est passé au cribles dans un disque aux accents pluriels.
Pour faire plus simple et plus court. On est clairement en présence d'un disque (et d'un groupe) qui surnage au dessus du lot, dont l'album est très bon, mais qui n'est pas appelé  à devenir un classique. Ceux qui auront la chance de l'écouter le trouverons très bon et y reviendrons avec plaisir plus tard.

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Rover - Let It Glow

























2015
Wagram/Cinq7
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Trois ans pour accoucher d'un successeur  à un premier album éponyme tellement cool et classieux qu'il sera récompensé d'un disque d'or et une nomination aux victoires de la  musique.  Trois ans plus tard, la donne à changer. Attention, éludons tout de suite avant qu'on ne s'interroge. Cet album est au minimum au niveau du premier, sinon bien plus haut en terme de qualité.
C'est qu'en trois ans on peut  prendre le temps d'affiner son travail, de le peaufiner pour pointer vers un idéal de perfection. Une Chanson comme "Call My Name" Contient tout les codes de la chansons pop poussé  presque à la perfection. Des violons en arrière plan, de cette base de guitare sèche, de ses vifs incisions électrique sur le refrain  tandis que la voix se fait  un crescendo désespéré. Tout y est, en juste proportion, sans excès. Que dire du reste ? Sinon qu'il est tout aussi bon.
Il ne s'agit pas de faire cocorico pour un artiste de langue française chantant en anglais, mais de la composition à la production, tout est léché dans ce disque, propre et net , sans bavure, et d'une efficacité redoutable.
Surement le disque de Pop/Rock le plus chouette de la fin de l'année, et de très loin, un régal mélancolique qui vous donnera surement envie de vous abandonner  à une douce paresse,au chaud, parce que chez Rover, l'espoir vient aussi toujours à qui sait attendre.

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Deafheaven - New Bermuda

























2015
Anti/Epitaph
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Enfin ! Deux ans d'attente, et des écoutes répétées de leur précédent opus, au point d'en connaitre chaque mélodies, et un vinyle en surchauffe à la maison.
Plus violent, plus  percutant, plus sombre, tel est le credo de ce nouvel album qui aligne seulement cinq chansons dont la durée varie entre huit et dix minutes, de quoi contenter tout le monde donc.
Après l'espoir porté par un Sunbather déjà énorme, on replonge avec un certain bonheur dans les affres du désespoir le plus sombre, des tourments de l'âme et de la violence physique comme psychologique. J'ignore ce qui a bien pus se passer lors de l'écriture des chansons, mais j'aimerais pas que ça m'arrive à moi.
Le héros de l'album, c'est vous, c'est moi, c'est un type un peu paumé qui sent filer la vie entre ses doigts sans pouvoir y faire quoi que ce soir, c'est un type qui regarde encore en l'air dans l'espoir d'un signe supérieur, mais qui est déçu, c'est un type malheureux en amour et qui souffre d'être rejeté, c'est un type qui essaie de trouver une alternative à son existence en sépia dans la drogue, mais qui ne fait que accélérer sa chute.
C'est l'histoire d'un mec qui vas mourir, qui s'en doute un peu, au fond, et pour qui la vie n'a aucun sens, pour qui chaque sentiments est exacerbé à l’extrême. Il est rejeté en amour, il meurt un peu, il marche seul en se posant des questions, mais il ne veut  pas vraiment connaitre les réponse, il meurt un peu plus, il se drogue et  plonge encore plus vite, il meurt plus vite.
Car c'est bien de la mort et du questionnement  induit dont il est question. Que peut il bien avoir après le grand spectacle ?
Pas de réponse clair encore, finalement, la mort du personnage (quel qu'il soit) n'est qu'un prétexte pour combler le vide qu'elle occasionne avec un peu de divin, soit une musique inspiré extatique.
Inspiré, à n'en pas douté, après plusieurs écoute minutieuses, plus quelques autres pour juste avoir le  plaisir de bouger dans tout les sens et de gueuler un peu trop fort pour les voisins.
On y trouve moins  le coté shoegaze d'avant. L'album, comme je disait, se fait plus nerveux, moins contemplatif, mais est tout de  même très bien rythmé, alternant passages abrasif  à décoller les tympans à d'autres, plus calme, pour rythmer l'histoire.
Performance vocale pour le chanteur George Clarke, qui, s'il ne chante pas beaucoup, compense en puissance d'hurlements et dans d'incessantes mimiques en live, gérant le publique à la façon d'un chef d'orchestre sous ecstasys. Performance du puissant duo de guitares qui se complètent admirablement bien, et qui s'amusent  à jouer avec l'auditeur pour mieux  le  perdre entre nervosité et candeur, et quand à la basse, elle se fait enfin entendre clairement, pour le plus grand plaisir des oreilles. Quand au batteur, il est surement le grand gagnant de l'histoire avec un jeu qui empreinte aux meilleurs du genre sans copier  ni rougir, et qui fait office de rouleau compresseur brutal et aveugle, qui vous laisse les bras ballants et épates avec toute sa technicité.
Album clairement au dessus du lot pour Deafheaven, un de mes groupes favoris depuis que je les aient découverts il y à deux ans, et que j'ai épluché leurs productions avec une oreille attentives, et n'en déplaisent aux autres, qui n'aimeront pas, une critique aussi dithyrambique sur tout l'internet n'est pas forcément le fruit d'un consensus , il peut aussi être le résultat du travail nécessaire  à l'a création d'un excellent album qui fait déjà une entré très remarqué (fracassante vous dites ?) dans tout les top de fin d'années.

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So Hideous - Laurestine

























2015
PROSTHETIC RECORDS
Bandcamp

Comme un petit air d'univers sur cet album de So Hideous. L'album semble y décrire le trajet d'un triangle inclue dans un cercle.
La musique y est  redoutablement belle et  puissante, savant mélange de black métal, de classique et de shoegaze. Définitivement enterré, Deafheaven, malgré un dernier album très bon (on en reparlera bientôt). Ici, un chant hurlé à s'en faire péter la nuque et les poumons, des guitares hyper saturés emprunte de lyrisme, un fond de classique avec pianos, chœurs, cordes, une batterie qui tabasse aussi bien la double pédale que que les rythmes plus doux, et surtout, une grandiloquence, une morgue, et un talent de composition absolument bluffant  pour un groupe de ce style.
Evidemment, on est dans l'extrémité épique du black métal (voir  plutôt du post black métal), et on est plus dans un instrumental ou planent quelques voix habitées par un fantôme furieux plutôt que dans un vrai disque plus traditionnel. N’empêche, il est rare de ces albums qu'ont qualifient presque de "cinématographique" qui ne me laisse jamais sur ma faim, et qui me passionne de bout en bout. De ces disques qui brosse un spectre de sentiments et d'émotions à trois cent soixante degrés et qui raconte une histoire. Pour moi, ce dernier point sera toujours le plus important.


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Keep Shelly In Athens - Now I’m Ready

























2015
Planète Mu
Spotify | Bandcamp | Blog

allons, fi des saisons, et, comme l'artwork de l'album qui nous montre ses dernières fleurs d'automne séchées par le froid, plongeons nous dans la pop de Keep Shelly In Athens. qui comme son nom l'indique, est un groupe grec.
Énième avatar d'un genre sur représenté en ce moment, le groupe tire son épingle du jeu et parvient à nous emmener de A à Z le long de cet album, certes un peu prévisible, mais tout de même de très bonne facture, classique sans être lisse et chiant. C'est en parfaite adéquation avec la saison, ça s'écoute à la fraîche, en flânant. 


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The World is a Beautiful Place & I am No Longer Afraid to Die - Harmlessness

























2015
TopShelf Records
Bandcamp | Tumblr

Tout est là. Tout ce que j'ai toujours voulu te dire sans le  pouvoir. non pas que je ne le sache pas, mais les mots restaient bloqués dans ma gorge tandis que je bafouillais stupidement devant toi. Comme j'aurais voulu t'écrire et te jouer cet album, t'en faire une sérénade que j'aurais interprété sous ta fenêtre à la nuit tombé, dans le froid de l'hiver. ru m'aurais alors ouvert, et tout aurait été plus simple.
C'est juste que quand je l'écoute, je sent au fond de moi que c'est ce qu'il faudrait que je fasse, que c'est superbe, riche, varié, enregistré et composé avec talent, comme autant de diamants dans leurs écrins, qui portent haut les couleurs de la musique cette année.
C'est un peu bête de ne pas arriver à exprimer ce qui semble si simple aux autres, alors je prend un peu des mots et de la musique là ou je trouve l'inspiration, et je te l'envoie comme autant de moyens détourné pour te dire ce que j'ai à te dire depuis si longtemps, et pour ne plus hurler de frustrations quand je suis seul.
Prend cet album, écoute et ressent la musique et les mots, et trouve y ce que j'exprime sans le dire, ces étoiles que je pointe du doigt le soir quand je veut te faire comprendre comme je me sent si petit et  insignifiant, mais si grand et important  à tes cotés.


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Sextile - A Thousand Hands

























2015
Felte Records
Bandcamp

Non l'été n'est pas finis, non il ne fait pas de plus en  plus froid le matin, non les  jours ne raccourcissent pas. Sauf que si en fait. Et dans une tentative pitoyable pour freiner  à l’inexorable mouvement des astres, je chanterais une dernière prière  impie aux dieux du mythe lovecraftient pour qu'il me laisse encore profiter un peu. Dans une débauche de décibel, de synthé post punk vintage, d'une basse asthmatique, de percussions tribale et d'une guitare mal accordé sur  un ampli défectueux, et je  jouerait la  musique de Sextile jusqu’à que les voisins se crèvent les tympans d'eux même et qu'un groupe de commandos frappe à ma porte pour m’abattre avant que j’atteigne mon but. Et je les attendrais tranquillement en fumant  un bâton de dynamite.


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