Affichage des articles dont le libellé est Post Punk. Afficher tous les articles

LIMBOY - II

 











2025
Stolen Body Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Brulant comme l'indique si peu discrètement la magnifique pochette de l'album. Tantôt chalumeau, tantôt pâle, lueurs fantomatiques. C'est que l'album nous ballade, tout du long de sa demi-heure, entre déchainements euphorique et fausse douceur. La première partie du disque est une décharge de violence absolument réussit, qui donne envie de sauter partout dès les premières notes, une sensation physique. Sans mauvaise emphase, ces trois premiers titres m'ont littéralement pris aux tripes et dieu sait que j'aime quand la musique agis sur le corps. Secouage de tête incontrôlé, déhanchement erratique en rythme, bras qui s'agite dans l'air.
Comment ne pas succomber aux sirènes de ce combo destructeur de la section rythmique, lourde, inexorable, avec cette batterie métronomique, marteler jusqu'à l'agonie, et cette basse grave, rauque, laiteuse, qui vient comme un aiguillon directement dans le cerveau pour parler à l'animal à sang froid qui sommeil en nous ?
Et cette transition sur "Nightman" ne manquera pas de faire sourire béatement ceux qui, après une dizaine de minutes de course effrénées, se verront offrir une pause, une respiration bienvenue, pour mieux se faire tromper avec ce final qui ne peut se vivre que d'une façon, en sautant encore, plus haut.
Ce punk qui oscille entre noise et post se taille une belle part de guitare, qui ne sont pas en reste, ça sature, ça tiraille, ça se fait une fois incisive, puis doucereux. L'énergie dont déborde un groupe comme LIMBOY, porté par une voix éraillée et colérique, se transmet de manière très naturelle à l'auditeur. Si on aime un peu ce genre, il sera difficile de passer à côté de ce groupe cette année, et j'espère sincèrement pouvoir les entendre en live afin de mélanger ma sueur à celles de plein d'autres gens, et qui sait, avec de la chance, d'autres trucs. Une fois de plus, ça va direct dans le top album, quelle singerie, quelle énergie, j'en veux.

Posted in , , , , , , | Leave a comment

Justice Divine - Justice Divine












2025
DESTRUCTURE
Spotify | Deezer | Bandcamp

Je cherchais une musique pour patienter les quelques heures qui me restent à tuer avant un rendez-vous avec une fille. À la foi stressé mais content, j'aurais opté pour quelque chose de léger avant que cet album des brestois de Justice Divine ne me saute à la gueule.
Sensible au texte, il m'arrive d'avoir souvent du mal avec le chant en français, et c'est à ces rares exceptions qu'appartient ce (trop) court album.
N'en déplaise à moi-même, je n'ai pas vu passer ces presque vingt-trois minutes, ou s'est déployé en moi cette musique qui oscille entre le post-punk, quelque chose d'un peu gothique, et un peu de chaleur froide.
On se sent littéralement mieux après avoir écouté une telle musique, si inspiré, dont la composition recèle à la fois un vrai travail d'orfèvrerie sur les voix, mais aussi un côté plus brut et sec, grave, rauque parfois, dans la musique.
Peut-être que cette musique parle à un moi plus jeune dont il ne reste qu'un vague écho, mais de toutes les émotions que je déteste, la mélancolie est ma préférée.
Ça part dans les favoris de l'année direct.

Posted in , , , , , | Leave a comment

DITZ - Never Exhale

 











2025
Spotify | Deezer | Bandcamp

C'est anglais, c'est pas mal non ? On pense tout de suite à Fontaines D.C pour l'ambiance, mais comparaison n'est pas raison. Si la filiation semble évidente, il serait réducteur de se cantonner à étiqueter le groupe de Brighton comme un énième bourgeonnement de ce mouvement gazeux, aux frontières du post punk et du rock.
Il y a quelque chose de grotesque et bouffis dans la musique de ces anglais-là. Non pas en mal, mais dans l'expression même de leur musique. Quelque chose de gonflé qui les éloigne de leurs cousins anglais qui sonnent plus propres qu'eux.
La batterie est lourde, métronomique, les cordes sont grasses, dégoulinantes. La basse est lourde, prend aux tripes. La guitare collante. Et pourtant le tout pourrait aisément se danser dans une rave dégénérée ou s'afficherait une collection de freaks comme on en voit plus. Le chant hurle, murmure, susurre, il est entêtant, parfois dérangeant. Il parle et il dérange comme la Cassandre moderne que nous ne voudrions pas croire en dépit du bon sens. Et toujours chez Ditz, un sens du rythme qui fait plaisir. Des refrains qui vont déchaîner la foule, la faire suer, la mettre en transe sous ce matraquage stroboscopique en bonne et du forme et ces paroles répétées à l'envi comme des mantras de prêcheur fou.

Posted in , , , , , , , , | Leave a comment

Meltheads - Descent Sex

 











2024
Mayway Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

C'est un peu poisseux, mais pas autant que disques bien plus épais qu'on a peut-être déjà écoutés ici et là. Pourtant, c'est tout à fait digne d'intérêt si comme moi, vous aimez les tensions sexuelles non résolues, mais dans la musique, pas dans la vraie vie. Descent Sex s'écoute rapidement comme un shot de tequila. La musique de ces belges se situe toujours à la frontière avec la violence ou la luxure, c'est un numéro d'équilibriste musicale qui du coup ne possède pas le côté cathartique d'une réelle décharge de violence, ou la sensualité d'une sexualité assumée. Il y a dans ce brulot punk de trente minutes une retenue intelligente qui rend la musique très intéressante, mais aussi et surtout très frustrante, mais dans le bon sens du terme.
Qu'on ne s'y trompe pas quand même, de la violence, il y en a dans cette musique, pour une part, de même que la sensualité dont je parlais précédemment n'est jamais loin, avec des références explicites au sexe, mais c'est un peu plus que ça tout de même… Je vous laisse écouter les paroles pour vous faire juges.
C'est parfais pour s'obliger à se bouger un peu après une nuit ou trop d'alcool a coulé dans les veines.

Posted in , , , , , , , | Leave a comment

We Hate You Please Die - Chamber Songs











2024
NMAS
Spotify | Deezer | Bandcamp

Seul seul seul. Tout seul. Absolument tout seul chez moi. Je tourne en rond chez moi, dans un cercle circonscrit entre mon pc et ma cuisine et mon lit. J'ai l'impression que ma tête va exploser, je voudrais sortir, je voudrais faire des choses, mais j'ai presque peur de faire un pas hors de chez moi. La meuf à qui je parlais me ghoste dans que je comprenne pourquoi, je m'en foutrais moins si elle me disait pourquoi. Je suis un grand garçon, je ne vais pas me mettre à pleurer. Et celle que je voyais de temps à autre pour le fun (mutuel et consenti) me fait la tronche parce que je commence à la voir plus comme une pote que comme un plan cul. J'ai vraiment passé un week-end déprimant.
Et pourtant j'adore le parfum de l'air froid le matin et le soir, c'est différent, mais pareil, ça me rend foutrement mélancolique. Ça suffit de tanker ses émotions comme un abruti, je veux ressentir comme quand je me terminais au vin rouge et au cannabis en découvrant David Bowie quand j'avais dix-sept ans.
C'est un peu ce mood là pour moi cet album de WHYPD, je l'adore.µ
J'espère les voir en concert bientôt, ils sont vraiment très bons en live et j'ai envie de voir cette nouvelle formule à trois, parce que le chant féminin m'a vraiment conquis.

Posted in , , , , , | Leave a comment

Secret Attraction - LP3

 











2023
Spotify | Deezer | Bandcamp

Dans l'air un parfums d'iode, de crème solaire, de sable chaud. La mer qui me lèche les pieds est froide mais je sais qu'une fois dedansa ne plus entendre que le mouvement des vagues dans mes oreilles, tout cela sera vain. J'ai des lunettes sépia car elle donne un grain de vielle photos à tout ce qui m'entoure, j'ai la nostalgie d'hier, d'avant, mais aussi de mon propre futur. Je me sens en devenir à chaque instant, je ne  me contente pas d'être, je deviens, en permanence. Tandis que j'entre l'eau me lèche les chevilles, charriant du sable entre mes doigts de pieds, des algues, et toutes ces petites choses que je ne vois pas. Mes genoux, et je peut passer mes mains dans l'écume fraiche. L'eau est calme, quelques vagues mollassonnes, et au large l'horizon se confond avec le ciel, et le soleil est blanc de craie. Ma peau est chaude en contraste avec l'eau salée qui m'arrive  à l'aine, j'accélère mon immersion et je serre les dents, le souffle court, pour passer ces quelques secondes  ou le froid vous saisis l'âme et le corps, avant de fléchir et de m'immerger un instant. Enfin seule, enfin seule. Mon corps en balancelle au gré du courant, je me recroqueville dans l'eau peu profonde, les genoux sous le menton. Un petit poisson passe dans mon champs de vision, grand comme un doigt, fin, oblongue, il m'évite d'un mouvement caudale rapide et disparait dans la turpitude vers la profondeur. Je reste immergé jusqu’à ce que mes poumons me brûlent, que mon cœur cogne et que mon cerveau me hurle qu'il me faut remonter enfin. Inhale/Exhale. Mes cheveux me collent  à la nuque,bien que courts sur les tempes. Je me laisse dériver en fixant la plage, les gens sont petits, mais bruyants, même  à cette distance.  Il y a ce garçon avec moi sur la plage, avec qui j'ai envie de faire l'amour, et je perçoit la réciprocité de cette envie chez lui. J'aime ses regards appuyés, sa prévenance et sa galanterie calculé. Je ne le reverrais pas après cet été, alors je vais en profiter, et nous aurons tout les deux ce que nous voulons.

Posted in , , , , , , | Leave a comment

Motorama - Sleep, and I Will Sing

 











2023
Spotify | Deezer | Bandcamp

J'ai l'impression que Motorama refait le même album d'années en années. Non pas que ce soit un reproche. C'est plutôt comme énoncer un fait immuable. Le soleil se lève le matin, Motorama sort un nouvel album, le soleil tombe et la nuit monte, et j'ai terminé d'écouter le dernier Motorama.
Les albums du trio russe dépassent très rarement les trente  minutes, celui ci ne faisant pas exception à la règles. La brièveté de leurs albums les rend facile d'écoute, ils sont telles des petits bracelets ou chaque chanson est une perles. Tout s'enfile très facilement. Toujours composé dans ce style post  punk qui à fait leur petit succès, on retrouve sur ce dernier  opus toute la magie et la cuisine du groupe. Des mélodies très catchy, qui ont  un coté très power pop. Des titres très mélancolique, comme à l’accoutumé, du genre de ceux qui font regarder par la fenêtre, le regard dans le vague. Ce n'est pas pour rien que les artwork du groupe on ce grain d'image un peu rétro, à la façon des vieux magazine naturaliste d'avant. Le trio de Rostov sur le Don semble avoir trouvé sa vitesse de croisière, délivrant tout les deux ou trois ans sa petite dose mélancolique de pop cristalline, tantôt langoureuse, tantôt souvenirs doux/amer, comme quand  on se rémémore ces moment passé aux cotés d'une personne qu'on à aimé, et qu'on s'est perdu de vue, pour des raisons dont on ne se souvient plus, ou que l'on ne désire pas se rappeler, je suis sur que vous voyez de quel genre de sentiment pince cœur je veux parler.

Posted in , , , , , , | Leave a comment

Oxbow - Love's Holiday

 











2023
Ipecac Recordings
Spotify | Deezer | Bandcamp

Il faut imaginer un disque faussement remplit d'ingénuité, qui dissimulerais ses autours les plus sombre sous un voile de maya. Un disque qui sous couvert d'une musique arty, aux dimension post punk marqué, noisy quand même pour les amateurs, serait en fait bien plus sombre qu'il ne voudrait qu'on le remarque.
N'en déplaise les signes sont évident, à commencer par ce chant rocailleux, parfois guttural, teinté de souffrances, de colère et de frustration, ce qui le rend bien plus vivant.
Un album aux ambiances parfois angoissantes dont les digressions peuvent se terminer en nappes grinçantes. Ont noteras l'inventivité d'une musique qui, sans perdre son fil conducteur, explore toute une vaste gamme d'émotions et de style, arrivant aussi bien à tirer des larmes qu'a; parfois, faire sourire à l'arrivée d'un rayon de pure soleil entre deux nuages. Il y a de très belles chansons sur ce disque, n'en déplaise, comme ce "1000 hours"  aux accents pink floydesque dans les chœurs. Mais Love's Holiday reste surtout et avant tout un disque déchirant, sombre, appelant la mort de ses vœux, et ceux malgré quelques moments lumineux que j'évoquais plus tôt, mais les mourants n'ont ils pas parfois le sourire aux lèvres, avant une dernière seconde d’éternité ?

Posted in , , , , | Leave a comment

Home Front - Games Of Power

 











2023
LA VIDA ES UN MUS DISCOS
Spotify | Deezer | Bandcamp

C'est la fête, brulons tout ! Brulons notre morale à présent sans fondement, et purifions notre âme du ressentiment. Après tout pourquoi pas. L'énergie me vient quand j'écoute ce disque, voilà une musique agissante sur les corps. Comme l'énergie, elle est protéiforme, il n'est pas aisé de trancher entre le punk et son pendant post, la new wave, la musique industriel ou le shoegaze. Notons aussi une intelligente utilisation de moyens électronique, tels claviers et boites à rythmes, qui amène des sonorités discoïsante qui titillerons le cerveau reptilien.
Un corps n'est pas qu'une chose, il est une somme, ainsi soit il pour ce disque. Le ton y est globalement agressif, même s'il arrive qu'à l'occasion, au creux d'une vague, on y soit plus doux. Mais qu'on ne s'y trompe pas, ici, on chante en serrant les dents, mâchoire crispée et poing levé, parfois. L'urgence est là, à fleur de peau, l'ambiance tendu comme un câble prêt à rompre, d'un geste le sang coulera.
On peut danser aussi, un peu, pour dissiper cette énergie, parce que quelques chansons s'y prête fort bien, si la sueur et le contact peau à peau n'est pas trop votre truc.

Posted in , , , , , , , | Leave a comment

Shame - Food For Worms











2023
Dead Oceans
Spotify | Deezer | Bandcamp

Bon, ça parait évident qu'on est pas tellement sur quelques chose de très joyeux. Food For Worms laisse  à votre libre  interprétation son titre. Simple chair pourrissante dévoré de toute part, mais porteuse de vie, ou bien vision cynique d'une vie en perte de sens dont  l'issue, inévitable, nous laisse rageur, esseulé et ruisselant sur la bas coté ? Voilà une pierre de plus à l'édifice conceptuel de Shame, qui n'aime rien de moins que de détricoter la vie elle même. N'ayant rien perdu de son mordant malgré leur succès fulgurant, enchainant concert et accumulant la fatigue jusqu’à la chute. Car Shame  à survécut, n'en déplaise, peut être même à la surprise de ses membres. Faire de la musique est devenue autant une catharsis qu'une ombre qui planerait au dessus d'eux, épée de Damoclès d'un groupe qui regarde l'abime dans les yeux, quand bien même celle ci les regarderaient en retour.
Mais par delà l'abime, il y a de la lumière dans cette musique, ce mélange de post punk et de rock détone, quand bien même il se fait ballade ou bien brûlot incendiaire. Ces chansons ont été testé en concert, validées par les réactions enthousiasmes du public, oui, la il y a de la lumière dans ce disque, fut il aussi plein de nuit, d'alcool et de sueur de corps dansant.

Posted in , , , , , | Leave a comment

EKKSTACY - Misery

 











2022
UnitedMaster
Spotify | Deezer | Soundcloud

La messe est dites en vingt deux minutes, douche comprise. Vingt deux minutes et dix chansons tout de même, parce que on a pas le temps. Il règne une urgence sur ce disque, qui non content d'être un des oublié de l'année précédente pour moi, se paye le luxe de me le faire payer par un talent à peine croyable.
Aime t-on le post  punk ? Le surf rock ? Oui et oui dans le fond, à gauche (toujours). Ce disque est d'une concision et d'une précision de joaillier. Il n'y a pas une seconde en superflu. C'est à la fois un disque d'une grande tristesse, d'une mélancolie douce amère, et qui portant possède cette lueur en bout de tunnel, cette parcelle d'espoir inextinguible, celle qui subsiste en filigrane, même quand il s'agit d'une douce naïveté d'adolescent. Tant d'émotion parfaitement concentré en si peu de temps, dans un disque que j'ose qualifier de parfait, il n'en fallait pas plus pour assombrir mon humeur et éclairer ma soirée.

Posted in , , , , , | Leave a comment

Ways Away - Torch Songs

 











2022
Other People Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Voilà un groupe qui mérite mieux que ma diatribe précédente à base de ouin ouin la guerre c'est mal. Je m'excuse, il faut, comme Epictete, se détacher des choses sur lesquelles nous n'avons aucun pouvoir. Ways Away m'a renvoyé au lycée, quand je commençais à écouter de la musique un peu plus sérieusement, dans cette période ou l'on écoute encore beaucoup de choses grand public, et que l'on commence à s'aventurer à la machette dans la jungle d'internet pour y chercher autre chose. Ce mélange classique de post punk et de pop punk est toujours très efficace, avec un gros coup de cœur pour les instrumentations incisives, tranchante qui accroche l'oreille. C'est l'album su blues du soir de l'automne.

Posted in , , , , , , , | Leave a comment

Wet Leg - Wet Leg

























2022
Domino Recording Co
Spotify | Deezer | Bandcamp

Malgré le fait que l'album soit très bien, je ne peut m'empêcher d'imaginer cette musique dans une série Netflix mettant en scène des adolescents et des adulescents (mot à proscrire, pensé à envoyer son auteur au goulag) au prise avec des  problèmes typique d'adolescent. Il y aurait bien évidemment un représentant de chaque minorité ethniques ainsi que sexuelle pour ne pas froisser qui que ce soit. Ca serait très consensuel et convenue, ça dénoncerait faussement un tat de trucs évidemment. Evidemment ça serait de la merde, mais à sauver quoi que ce soit dans cette série, on sauverait la musique de Wet Leg avant de sauver la vie des acteurs.
Il y à l'énergie, l'autodérision de ce mélange pop rock, mais un peu alternative et post punk. Torchons nous avec les étiquettes. Sinon on dira volontiers qu'on à envie de danser, très fort. Probablement le truc le plus frais de ce début d'année. Attend, quoi on est déjà en Mai putain ?

EDIT : Suite à la publication de cette chronique j'ai été contacté par Netflix qui m'a demandé de produire une série pour eux. J'ai immédiatement accepté et à l'heure ou vous lirez ces lignes, je prépare un colis piégé que j'enverrais à l'adresse qu'ils m'ont fournit. Ne me remerciez pas.

Posted in , , , | 2 Comments

Black Country, New Roads - Ants From Up There

 











2022
Ninja Tune
Spotify | Deezer | Bandcamp

Quel osmose entre ces musiciens. On ne saurait prétendre qui dirige ou qui suit, qui invente et qui détruit. Qui à décider cette petite ligne de piano fou de deux seconde, cette clarinette omniprésente, cette trompette. quel douceur dans cette  musique. Avant de les connaitre, je n'avais pas encore écouter un groupe avoir mieux fait que les trois premiers albums d'Arcade Fire. Et bien faisant fis de mes limites indépassable, BCNR est arrivé avec son indéfinissable musique, mélange foutraque de rock , de jazz, de punk ou de musique gipsy. Inclassable qu'il m'a fallut réfléchir quelques seconde avant de tenter de les qualifier.
Je suis presque toujours content de me rendre compte que j'ai tord. Arcade fire est mort en ce qui me concerne, mais tellement soulagé que des groupes continues comme ça de porter haut une inventivité folle, de dépasser la pop pour mieux la retourner. C'est triste et beau.

Posted in , , , , , | Leave a comment

You Said Strange - Thousand Shadows Vol. 1

 











2021
Le Cèpe Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

La Normandie à de plus en plus à offrir en terme de musique Rock, c'est une bonne chose que je salut, que je souhaite et que j'encourage. You Said Strange est l'un des derniers rejetons de ces jeunes groupes, dans la foulée de Métro Verlaine et We Hate You Please Die. Dans leur genre, il assure. Ce Rock  un peu rugueux qui sait faire la part à la mélodie, qui aime prendre son contrepied ou bien répéter le même motifs rytmiques comme un mantra, martelé mà grand renfort de riffs tranchant, volume sur onze bien sur. Dès les premières notes de Mourning Colors, il y a cette irrépressible envie de secouer la tête. On est pas dans la violence, c'est pas non plus l'indolence. C'est la musique sur un fil entre le son garage et  une pop un peu musclé, à l'instar de la pochette de l'album, qui aime brouiller les pistes. 
D'une durée idéal, trop court pour être chiant et trop long pour avoir encore faim, ils signent un des meilleurs albums de Rock hexagonale de 2021.Oui.

Posted in , , , , | Leave a comment

IDLES - CRAWLER

 











2021
Partisan Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Le disque parfait qui s'écoute avec le défilements de l'éclairage orange le long de la route. Cigarette allumé, vent sur le visage par la fenêtre entrouverte, néon, led, sur le fond abyssale. Un disque froid et humide, austère qui lèche le tympan, mais avec une langue râpeuse. Batterie métronomique, guitares incisives, basse rauque à faire fumer l'ampli et chant hanté. Même vois qui hurle, qui déclame, chante un peu mais semble parler souvent, et qui répète inlassablement jusqu'à la nausée ses mantras, comme autant de fist fucking infligés à l'air du temps. Un disque énervé qui donne un peu envie de faire la bagarre, mais pour de vrai, pas comme les autres là...

Posted in , , , , , | Leave a comment

Black Country, New Road - For the first time

 











2021
Ninja Tune Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Voilà un groupe de plus dont on espère qu'il ne sera pas un énème pétard mouillé. Black Country, New Road éclate les codes de genres, éclate les rythmes et les mélodies. Voilà six musiciens qui n'ont que pour limite l'imagination, avec cette structure rock classique sur laquelle est venue se greffer un saxophone t un violon, ce qui peut parfois donner à leurs morceaux un coté un peu gipsy. 
Ce qui me plait chez eux, c'est ce coté outranciers dans l'esbrouffe sonore. Les morceaux partent dans tout les sens, les transitions sont parfois brutal, mais la mélodie n'est jamais sacrifier. A noter aussi l'incroyable énergie qui émane de leur musique, de celle qui donne envie de furieusement danser tant qu'il en est  encore temps. Le chanteur s'époumone à la limite de ces capacité, la guitare se fait saturé, la basse et la batterie répète à l'infinie leurs boucle sonore , et le violons et le saxophone donne  à l'ensemble un coté parfois inquiétant, free jazz. 
Savamment construit, le premier album des anglais est véritablement une réussite, un petit bijoux d'imagination, de composition et de fraicheur. 

Posted in , , , , , | Leave a comment

Bantam Lyons - Mardell

 











2021
Music From The Masses / Gazeling Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Celui là a été en compétition pour être mon album favoris de l'année, disons qu'il arrive bon second. Il y une classe mémorable dans Mardell, c'est l'album que les habitants de la perfide Albion appelleraient une masterclass. En huit titre tout est dit, en huit titre tout est bu jusqu'à la lie. 
Alors disons juste que niveau inspiration ça vole très très haut, disons que cet album à dangereusement été écouté au volant et qu'il à la fâcheuse tendance à faire bouger le corps contre son gré. Et que dire de ces deux mains saisissant vos trips à plein doigts pour mieux les triturés, faire des nœuds et faire sauter le coeur. Ce dernier au bord des lèvres comme les larmes aux bords des yeux quand  on écoute une  à une les pistes de ce bijoux, ce diamant brute géniale qui arrache autant de sourire que de larme. Car très honnêtement, j'ai pu sourire, j'ai pu écrasé l'humidité au coins des yeux tandis que déroulais la partition de ces cinq bretons de Brest, le cul entre l'ancien et le nouveau monde, regards vague perdu sur l'horizon, le visage trempé d'embruns mais dansant toujours, c'est important.
J'ai toujours eu un faible pour les groupes qui avait les couilles de finir leurs albums par une longue chanson de dix minutes ou plus. Putain quel pied.

Posted in , , , , , , | Leave a comment

Soft Kill - Dead Kids, R​.​I​.​P. City

 











2020
Cercle Social Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Si jamais vous étiez passé à coté de celui ci , je le pose là en passant pour votre curiosité. C'est une découverte du fond de la nuit et de l'ennuie, quand le froid s'insinue peu à peu dans l'habitacle d'une voiture au moteur coupé. Une longue pause dans une nuit de travail qui prend une autre dimension grâce à Soft Kill. Et plus précisément celle d'un teenage movie. Pas de ces films complètement crétins qui ne montre qu'une insupportable brochette de personnages fonction. Non. Plutôt celle d'adolescents qui découvre peu à peu le monde. 
Il y à un moment au début de l'adolescence  ou le corps est poussé dans ces derniers retranchements, ils est submergé d'informations, il n'a& plus de filtre. C'est pour ça que quand on est jeune, on réagit  à tout plus violemment que les autres. C'est pour ça que les drames prennent une dimension épique, que la moindre peine de cœur est une déchirure qui vous foudroie physiquement. 
Soft Kill aurait dû être la bande son de cette période, avec une poignée d'autres. Leur musique garde les pieds sur une corde raides entre espoir et abondons, ce qui lui donne une force et une aura. Dans la forme, c'est un mélange, bien sur, de post punk, de shoegaze, peut être autre chose. L'album est d'une grande cohérence, bien produit, avec la bonne alternance de titres ou l'on danserait volontiers et d'autres ou l'on serait plus à regarder dans le vague, pris dans la toile de ses pensées.
Dehors il fait froid, dehors il pleut, c'est gris.
La chaleur est dans l'autre et dans l'oubli.
Il faut sortir.
Partir.

Posted in , , , , , , , | Leave a comment

Taulard - Dans La Plaine

 











2021
Static Bloom Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Le premier album de Taulard, les abords du lycée, sortit en 2014, fais partit de mes albums préféré et montrait déjà le talent du groupe : A savoir dire la vie tels quelle est. C'est à dire pas forcément intéressante, pas nécessairement joyeuse ni triste. Parce que la vie de Taulard est banale, et c'est génial.
Alors oui si vous êtes venu pour un moment épique, vous allez être déçu. Je tenterait bien un parallèle hasardeux, mais  là ou Fauve, avant, surjouait le coté arty de leurs compositions, avec des personnages torturés en crise existentielle, Taulard lui y va de son approche plus punk. 
Parce que la vie est banale, la vie est la vie, les moments exceptionnelle sont l'exception. Et même les thèmes abordés reflètent la platitude de l'existence. 
Parce que Taulard, c'est les baignades dans la rivière, c'est les magazines porno, c'est les ballades à vélo, c'est les randonnées dans la nature (ou la nature devient un échappatoire à la banalité justement) , mais c'est aussi les rapports humain, avec ce garçon qui écoute cette fille parlé, il voudrait bien lui répondre mais il n'y arrive pas, c'est l'ennuie d'une soirée ou l'on préférais rentrée, on l'on se demande pourquoi on est venu, c'est notre addiction aux écrans, C'est cette phrase que l'on dit bourré, avant de se rendre compte que c'était vraiment un truc de merde à dire, c'est questionner les privilèges, c'est mettre en cause notre addiction aux regards des autres. 
Je le répète, les thèmes de Taulard sont d'une banalité affligeante, et ce n'est que talent d'en faire des chansons aussi accrocheuses. 
Avec la force de frappe d'une batterie, d'une basse et d'un synthé, avec l'énergie punk, avec l'intelligence rare de parler de la vie de façon à la fois drôle, cynique et tendre.
Voilà des garçons qui sont comme des milliers d'autres, mais qui ont choisit d'en parler en musique, quel régal, allez y.

Posted in , , , , , | Leave a comment
The Black Box 2010 - 2023. Fourni par Blogger.

Search

Swedish Greys - a WordPress theme from Nordic Themepark. Converted by LiteThemes.com.