C'est la fête, brulons tout ! Brulons notre morale à présent sans fondement, et purifions notre âme du ressentiment. Après tout pourquoi pas. L'énergie me vient quand j'écoute ce disque, voilà une musique agissante sur les corps. Comme l'énergie, elle est protéiforme, il n'est pas aisé de trancher entre le punk et son pendant post, la new wave, la musique industriel ou le shoegaze. Notons aussi une intelligente utilisation de moyens électronique, tels claviers et boites à rythmes, qui amène des sonorités discoïsante qui titillerons le cerveau reptilien. Un corps n'est pas qu'une chose, il est une somme, ainsi soit il pour ce disque. Le ton y est globalement agressif, même s'il arrive qu'à l'occasion, au creux d'une vague, on y soit plus doux. Mais qu'on ne s'y trompe pas, ici, on chante en serrant les dents, mâchoire crispée et poing levé, parfois. L'urgence est là, à fleur de peau, l'ambiance tendu comme un câble prêt à rompre, d'un geste le sang coulera. On peut danser aussi, un peu, pour dissiper cette énergie, parce que quelques chansons s'y prête fort bien, si la sueur et le contact peau à peau n'est pas trop votre truc.
Un disque qui poussa la plaisanterie à sortir le jour de la saint Valentin. On en rigolera après la première écoute, en gouttant toute l'ironie de la date choisit. Voici un album ouvertement militant, pas moins excellent pour autant. Au cœur de la tempête, deux canadiennes aux cœurs brulant qui mélange habillement heavy metal et musique industriel violente pour proposer une vision du monde extrêmement sombre, tendance noir. Les paroles de Black Dresses sont pleine de désespoir, à vous rendre littéralement dépressif après l'écoute. On y parle de la mort, du suicide, de la dépression, et du sexe, mais pas de celui qui donne du plaisir, ici le corps fait un avec la machine , les chattes dégoulinent et se frottent mécaniquement dans une parodies de coït sans lendemain, sans but presque. Ici tout dégouline, sent le stupre et l'huile moteur, il fait chaud, et puis de suite un froid polaire, on navigue entre les extrêmes à vue au travers du brouillard. C'est parfois hurlé, parfois chanté, et souvent noyé dans un déluge de musique électronique bruitiste et un mur de guitares distordues à l'extrême. Ca tape, ça percute, sa vrille les tympans dans une démarche de création et de destruction féconde, même si sans espoir.
Tout ce qui touche à cet album est extrême, de la démarche à la composition , et même jusqu'à la pochette de l'album et sa représentation cauchemardesque mi humaine mi autre chose qu'on à pas vraiment envie de savoir ce que sait, comme un genre de parasite extra terrestre ou un bien un hybride, puisque ça collerai plus avec la démarche de l'album. Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir. Génial.
Bon exit les bons sentiments, et bienvenue dans un monde gris, froid et humide, celui de cet album. A l'image de sa pochette évocatrice, l'auditeur qui aurai le malheur de s'y perdre se verra submergé par cette musique bruitiste sans être inaudible. C'est qu'on à un certain sens de la mélodie quand même chez Jandreau, pour accentué encore plus le coté malsain et dérangeant de morceaux aussi explicite que "trench", "drown" ou encore "fracture". Et encore, on est loin d'être en présence d'un disque proprement hardcore dans la recherche d'absolutisme sonore. C'est juste qu'a l'écoute, il est clair qu'on est pas là pour vivre un bon moment cozy, tranquillement au coin du feu avec une tasse de thé. Comme évocation, on est plutôt dans la pluie acide, le (très) mauvais trip sous acide sur fond de concert de tronçonneuse. Vous voilà prévenu, ce disque vous veux du mal.
Il y a quelque chose très évocateur chez Blut Aus Nord, peut être ces structures de chansons assez classique, longue, progressive, mélodique. Des guitares saturées à l'extrême en brouillard noisy dans le fond, une batterie qui se la donne double pédale et rythmiquement en arythmie, quelques claviers cold wave et un chant fantomatique qui fout les boules. Sans compter une guitare soliste en roue libre qui donne le meilleurs d'elle même. Pour moi, et ma modeste culture, on marche dans les traces du grand frère Opeth (quand c'était bien) mais on ne copie pas, non non.
Il y à quelque chose de parfois malsain à se laisser perdre dans l'écoute du disque, il y à quelque chose de dérangeant qui semble poindre à la surface, au détours d'un morceau. Je ne pense pas avoir tout les clés pour comprendre et prendre l'entière mesure de ce disque. J'en ai néanmoins l'intuition.
Il est bizarrement addictif , et personne ne saurait mettre en défaut ces sept morceaux (d'en moyenne plus de six minutes). ils sont foutrement bien composés, jamais chiant, et ça ne devient jamais la branlette black métal qu'on entend souvent ailleurs. Çà brasse les ambiances, parfois les genres, brièvement, c'est très réussit et je le répète, étrangement addictif pour peut qu'ont soient dans la bonne dispositions mentale.
L'enfer infrarouge qui s’abat sur l'Europe de l'ouest actuellement rend tout collant. Les vêtements, le mobiliers, tout semble suinter, couler, ramollir face à l'implacable chaleur émise par une gigantesque explosion nucléaire vielle de quelques milliards d'années. Il est vain d'essayer d'y faire quoi que ce soit. Les animaux ont faim, soif et crève tout autour du globe. Le Global Warming est là, inutile de le nier, n'en déplaise à ceux qui voudraient que rien ne change et qui précipite le monde dans la fournaise avec le sourire au lèvres.
Quand les gens qui présentent la météo nous parle de sécheresse et de canicule avec le sourire, j'ai envie de les frapper, très fort, un peu comme tout les présentateurs de chaines de news en continue.
Tout est en train de crever dans le potager de mes parents, tout sèche sur place, la terre devient du sable, de la poussière stérile qu'il est vain d’arroser, et de toute façon, de l'eau, il n'y en à plus, bientôt plus de courant électrique, encore moins de pétrole ou de gaz, c'est fini, game over, l'espèce humaine s’arrête là.
C'est peu s'en faut la sensation que j'ai eu, et que j'ai encore en écoutant Killbots, de Protector 101, soir un déluge noisy-indusrieux de machines outil métronomique anxiogène as fuck qui plonge l'auditeur dans un univers sombre et incompréhensible ou la vie n'a plus de valeur. Pourrait être une excellente bande son à un futur comme celui décrit dans Mad Max, un futur proche.
On l'avait dit perdu, terminé, sans inspiration depuis des années. J'espère que les trois EP qui viennent de sortir successivement depuis trois ans sont autant de munitions de mortier lourd dans la gueule de ceux qui se piquent les veines avec du gasoil en écoutant "The Downward Spiral". Bad Witch est donc le dernier rejeton maudit d'une série de trois mini albums aux styles bien différent, écrit et composer sur une année. Quid du petit dernier ? Bien loin de sucer leurs pouce, Trent Reznor et Atticus Ross ont été chercher encore plus loin pour offrir six pistes étonnante. Encore plus surprenant, la filiation ressenti avec les débuts du groupe, période "Pretty Hate Machine", et en même temps, un toujours très appréciable élan de modernité. Si tant est que la modernité soit aussi dérangeante à l'écoute, un peu comme cette utilisation du saxophone sur de nombreuses pistes, qui me rappelle à certain égards David Bowie, cela n'engage que moi.
Donc, comment dire sans se répéter ? Je défend ma chapelle, alors mon objectivité est allez se faire foutre. Je n'ai jamais été déçu par un disque de NIN. Jamais. Pas depuis quatorze ans que je les écoutes. Décontenancé ? Oui. Dérangé ? Probablement. Déçu ? Jamais. Et celui là ne fait pas exception à la règle. Top de fin d'année direct. La bise sale.
On ne comprend guère la stratégie de Trent Reznor ces temps ci. Voilà le bougre qui annonce la sortie de trois EP successifs au sein de The Null Corporation. Pourquoi trois EP ? Pourquoi pas trois albums ? Après tout, cela fait quinze chansons. Et même si cet album final n'est pas très homogène, qu'importe ! Dans les deux catégories de fan de NIN, il se trouvera les haters pour qui tout ce qui est parut après The Downward Spiral est un saladier de chiasse et les autres qui auront su évoluer avec le bougre Reznor, qui, en bon boulimique d'inspirations, n'a cessé de triturer, de créer, de torturer ses instruments et son cerveau afin de nous ravir années après années avec des album audacieux et novateur. Et je paraphraserais un journaliste d'un mensuel musicale américain : Personne ne sonne comme Nine Inch Nails, personne.
C'est dit.
Alors quoi ici ? Cinq titre, l'introductif et très accrocheur "Less Than" est un peu la quintessence de ce que Trent est capable de produire dans cette veine catchy, ultra racoleuse mais original malgré tout. La chanson supplante allégrement un titre comme "The Hand That Feed" C'est un concentré d'énergie qui en vitesse de croisière dévaste en live.
"The Lovers" , la seconde piste, plus électronique, balance une ambiance gênante , beaucoup de claviers, un piano, un rythme déconstruit, aurait très bien pu se trouver sur un album comme Year Zero.
"This Is Not The Place" ralentit encore le tempo, on est sur la vitesse d'un "Piggy" là, chant sensible, pousse dans les aigus, une fragilité qui transpire par le chant de Reznor qui semble sur le point de se briser à tout instant.
"Not Anymore" Alors là je dois dire que j'aime ce coté collage de chansons qui n'ont rien à foutre ensemble. La chanson aurait bien pu se trouver sur l'EP précédent, on est plus sur du rock Industriel, dans la veine bruissante, chant et guitare saturé, échos, un coté sale qui ne déplait pas et qui devrait bien décrasser les oreilles en live.
Pour finir en beauté, on nous assène un "The Background World" qui à mon sens est aussi bonne sinon meilleur que "Less Than". On est là en face d'une des meilleures chansons de Nine Inch Nails, une qui rentre directement au panthéon Reznorien. Une chanson qui monte doucement en puissance, qui part à chaque fois dans le sens contraire d'ou on l'attend. Quand à ce finish bruitiste et destructeur, il laisse pantois. Musicalement, ce que Trent Reznor à fait de mieux depuis "Zero Sum"
Cette série d'EPs se picore comme à l'apéro, prenez ce qui vous chante. On pourrait pousser le vice à croire que les chanson on volontairement été mélangez dans le désordre au gré du hasard pour brouiller les pistes. Qu'importe, même après trente ans de carrière, on arrive à encore à se faire surprendre par un musicien, c'est assez rare pour être apprécié sans retenue.
Non l'été n'est pas finis, non il ne fait pas de plus en plus froid le matin, non les jours ne raccourcissent pas. Sauf que si en fait. Et dans une tentative pitoyable pour freiner à l’inexorable mouvement des astres, je chanterais une dernière prière impie aux dieux du mythe lovecraftient pour qu'il me laisse encore profiter un peu. Dans une débauche de décibel, de synthé post punk vintage, d'une basse asthmatique, de percussions tribale et d'une guitare mal accordé sur un ampli défectueux, et je jouerait la musique de Sextile jusqu’à que les voisins se crèvent les tympans d'eux même et qu'un groupe de commandos frappe à ma porte pour m’abattre avant que j’atteigne mon but. Et je les attendrais tranquillement en fumant un bâton de dynamite.
Parfois, la surprise vient de là ou on ne l'attendais pas. c'est le cas avec Tarby, ou George DesRoches, de Seattle WA selon l'état civile. Sur cet album entièrement auto produit et amateur, tout les genres sont passés à la moulinettes pendant près d'une heure et demi et onze chansons qui sont chacun des singles. Plaisir d'écouter un album dont rien n'est à jetter, déjà, plaisir ensuite de constater que malgré la durée moyenne des chansons, (six à huit minute avec une pointe à quinze) , on se fait pas chier une seule seconde. Une seule putain de seconde. Donc sautons du coq à l’âne entre des compositions frôlant l'émo, d'autres déluges de claviers à faire pâlir Pendulum (what you hope to find), une ballade piano/violons sublime, du métal progressif classique mais mélanger avec des riffs pompés à Metallica (One wish). Que dire du Toolesque "A turn for the worse" sinon qu'il fait très clairement pensé à Tool, justement, que ça soit dans la façon de jouer et le chant. Tool et consort qui sont d’ailleurs une référence très perceptible tout au long de l'album. Quand à "The Reflection" ballade rock mielleuse, elle fait tellement pensé à des groupes comme scorpions que ça en devient troublant.
Sans être original, l'album n'en n'est pas moins hautement agréable à l'écoute, surtout dans sa forme d'hommage à toutes les influences de Tarby qui cite pèle mêle Nine Inch Nails, Tool, Pendulum, Porcupine Tree, Pink Floyd ou Gary Numan, malgré une voix parfois inégale et manquant de puissance.
Digne de la BO d'un Neuromancer sous novocaïne, le cerveaux directement relié aux centres du plaisirs par un système externe de circuits électroniques à la complexité infernal. Ou le plus pur des diamant noir griffe l'acier pour y écrire, en binaire, une prophétie de destruction de l'humanité. Ou chaque être humains est relié aux autres via la méta machine sans corps, ou les ouvrages de Gilles Deleuze sont lu par les masses comme la nouvelle bible. Sur une terre ou les tour de verres et d'aciers s'élancent orgueilleusement à l'assaut des cieux. La ou le rugissement des moteurs des fusées en partance pour Alpha Centauri rythmes la vie des milliards de citoyens de la cité-monde et ou chaque décision est soumise à la méta machine, big brother numérique et accepté par la masse. Ou les soldats modifiés, bardés d'augmentiques de combat s'acharne sur les dernières poches de résistance un peu partout sur la terre.
Vivre et mourir n'est plus qu'une et même chose au sein de la méta machine.
Et le soir venu, la jeunesse connecté va danser dans les bas fond de la cité-monde.
Ou pourtant, subsiste un doute.
La ou le chaos va bientôt pouvoir donner la pleine mesure de son pouvoir.
Une guerre se prépare, ou plutôt, son évolution, car elle n'avait jamais vraiment finis.
J'ai pas écouter les autres albums, je tient à le préciser avant de commencer, histoire de dissiper les malentendus. J'ai pas écouter et j'ai pas vraiment envie, c'est juste qu'un jour, je suis tomber dessus, l'année dernière, et que depuis, il m'arrive de le ré écouter régulièrement, surtout le soir, tard, et ce soir, donc.
J'ai lu pas mal de commentaire un peu déçu sur cet album, par rapport aux précédents, une fois de plus, je n'en sais absolument rien. Le fait d'aimer un album dépend de la sensibilité de chacun, moi, je l'ai aimé, tout content d'avoir découvert ce groupe, et peut être qu'un jour, je vais écouter les autres et m’apercevoir des faiblesses de celui ci.
Mais j'en doute sincèrement, l'album avec lequel on découvre un groupe reste toujours à part dans nos coeur. C'est pour ça que j'aime "With Teeth" de NIN, ou "The Chronicles of Life and Death" de Good Charlotte, je les aime sincèrement, différemment, mais je les aimes quand même.
Aussi, il est bon de se rappeler que la musique est toujours une histoire de ressenti, avant tout. Avant d'analyser la musique, de décrypter les paroles, ce qui frappes en premier, c'est l'émotion brute qu'il vous procure, toujours.
Cet album ma beaucoup plut, énormément même, ce mélange d'indus et de clavier cold wave, ces pianos intempestif, parfois kitch, ouais oauis, kitsch. Ces ambiances sombre ou malgré tout l'espoir est toujours à porté de main, l’enchaînement des chansons superbes, l'émotion dans la voix, j'ai tout aimé, basiquemment, et continu de me plaire au fil des écoutes répétées en boucle tout au long de la nuit.
Cet "album" est l'enregistrement des répétitions de la tournée 2013/2014 de NIN, Tension. Elle propose ainsi vingt six chanson enregistré en studio mais joué en live, sans artifices, de quoi redécouvrir certain classique de NIN dans des versions inédites et intéressantes, certaines sont accompagné de commentaires de Trent Reznor ("baisse les basses, c'est de la merde"). N'apportant rien de nouveau, cet enregistrement est surtout pour les fans du groupe qui souhaite avoir tout et n'importe quoi, tant que c'est estampillé NIN, un peu comme moi. L'album est téléchargeable gratuitement en cliquant sur le lien sous la date, sous la pochette de l'album.
Difficile de chroniquer un artiste que vous avez placé sur un piédestal, difficile d'être objectif, aussi, cette chronique ne le sera pas, autant vous y faire tout de suite.
Cet album vient après, voyons voir, le très dispensable "The Slip" (2008) qui aurait pu n'être qu'un super EP de cinq chansons, au final, puis la réalisation de deux bande-sons de films très réussis, dont une oscarisé, puis l'album de How To Destroy Angels en collaboration avec sa femme Mariqueen.
Donc, on peut pas dire que Trent Reznor soit resté totalement inactif depuis cinq ans.
On avait senti le changement dès "With Teeth" (2005), album génial, au son propre, synthétique, froid. Libéré de la drogue, la rage de Reznor est devenue plus subtile, plus intelligente, la violence que perd sa musique, il la tourne en chanson, comme il a su le prouver avec "Year Zero" (2007) , de loin l'album le plus critique envers la société, le plus violent dans les paroles. Nul besoin de hurler pour balancer au monde ses quatre vérités, voilà ce qu'a compris Trent Reznor.
Haem ... Je suis de ceux qui applaudissent, en général, quand un artiste prend des risques avec sa musique, et j'ai toujours été un grand fan de NIN et ce depuis que leurs musique trouva grâce à mon coeur, en 2005. Trent Reznor est un artiste talentueux qui n'a plus rien à prouver à qui que ce soit, en aucune façon. Pour rappel, NIN, c'est près de trente millions d'albums vendus dans le monde dont un tiers au Etat Unis, douze nominations au grammy awards (et deux grammy, donc), et une centaines d'articles dithyrambiques dans la presse en vingt années de service (NME, Time, Rolling Stones, Spin...) .
On ignore ce qui se passe dans la tête du leader du groupe, seul homme à la barre du navire depuis les débuts, véritable général imposant ses choix et ses directives à ses troupes avec le succès que l'on connait.
Qu'est ce que l'on constate ? Que depuis quelques années, la musique de NIN se teinte de plus en plus d'électronique, au grand dam des fans de la première heures, incapable d'évoluer avec leurs artistes, préférant voir Trent se détruire à grand coup d'alcool et de drogues, quitte à ce qu'il en crève.
Alors bon, je n'ai pas trop aimé The Slip, c'est vrai, le son me dérange, mais la force d'une chanson se trouve parfois ailleurs et cet album trouveras parfaitement sa place dans les set live du groupe, véritable tornade balayant tout sur son passage.
Si la musique de NIN se radoucit ? Et bien comparé à "The Downward Spiral" (1994), certes, oui. Moi, je préfère dire qu'elle s'enrichit. J'ai aimé "Ghost I-IV" (2008), pour ces ambiances uniques, j'ai aimé, même, l'album de HTDA, oui, au final, je l'aime. Un peu parce que c'est Trent, beaucoup parce que quand même, musicalement, c'est quand même bon.
Donc, NIN revient en 2013, avec un nouvel album, nouvel tournée mondiale, une date unique en France à Rock en Seine, j'y étais, dans les premiers rangs.
Et donc l'album...
Complètement déstructuré, rythmes syncopés, claviers omniprésent, vocodeur, guitares discrètes, presque secondaire. Mais toujours la rage, comme je disait. Dépression, malaise face au monde, les même thèmes exploités années après années, avec brio. Un album dans la lignée musicale engendré par Year Zero et prolongée par The Slip et HTDA, un aboutissement : enfin le style s'affirme et s’étoffe. Copy of A et Came Back Haunted ouvre la voie et balaient mes derniers doutes. Déluge électronique.
L'ambiance est lourde, pesante, lente, froide, glaciale même. Des chansons comme I Would For You et Various Methods of Escape sont signées. Ça transpire le style NIN par tout les pores, le chant de Trent Reznor n'a rien perdu en harmoniques, toujours oscillant entre désespoir et colère, toujours sublime.
Un album très cohérent, parfaitement orchestré de bout en bout, un album bilan ou Trent se permet un regard sur vingt cinq ans de carrière ("Everything"), mais également porté sur l'avenir.
Musicalement, c'est une réussite.
2013 sera marqué, en ce qui me concerne, par cet album, que j'attendais fébrilement depuis cinq longues années. Il marque le retour en force d'un artiste essentielle qui est devenu une influence pour bien d'autres. L'album d'un homme à la créativité débordante, incapable de se cantonner dans un unique style.
Dans vingt ans, je ferais écouter NIN à mes gosses, et ils détesteront surement. Je leurs sourirait gentiment car je serais devenus le vieux con qui écoute de la vielle musique.
Ça me va parfaitement.
Petit rappel, TGWTDT est un best sellers de l'auteur Stieg Larson adapté, pour ce deuxième tome, par David Fincher (Fight Club, Panic Room, Benjamin Button, The social Network...) Pour les besoins de son film, il reprend le duo de compositeur Atticus Ross et Trent Reznor, qui lui avait offert l'oscar de la meilleur bande original pour The Social Network en 2010, et c'était amplement mérité. Si on connait un peu le cinéma de Fincher, on sait bien qu'elle importance il attache à la musique et aux ambiance de ses films, lui qui avait débaucher les Dust Brothers pour Fight Club avec le succès qu'on sait bien.
Pour cette commande, le duo à mis les petits plats dans les grands, puisqu'ils ont composé pas moins de trois heures de musique pour cette bande original, battant surement un nouveau record du monde. Il est légitime de s’interroger sur la pertinence d'une telle longueur quand on sait que le film, lui, ne fait pas trois heures, et que la plupart du temps, ces morceaux ont vocations à être découper, disséquer et intégrer par passages très courts pour illustrer une scène, un passage. C'était sans compter sur Trent Reznor, l'homme qui transforme ce qu'il compose en barre d'or et qui, vaille que vaille, à décider de dépasser le simple cadre d'une bande son et de faire de ce projet un album à part entière, un truc conceptuel de qualité.
Il faut savoir qu'a l'heure ou j'écrit ces lignes, je n'ai pas vu le film mais que mis en appétit par ces premières écoute, je n'ai que plus envie d'allez le faire.
A savoir aussi, c'est que TGWTDT est un film froid et sombre, d'après le pitch et l'ambiance qui se dégage de ses bandes annonces glanées ici et là. C'est aussi ce que m'ont dis les gens qui sont allez le voir. Il ne fallait donc pas s'attendre à une BO particulièrement guillerette, et sur ce point, le cahier des charges à été respecté. De l'aveu même de Trent Reznor, cet album est la meilleurs chose qu'il ai jamais composé, à la première écoute, on est prêt à le croire sur paroles. Si le disque démarre sur la tonitruante reprise de Led Zeppelin"immigrant song" , c'est pour mieux l’expédier et laisser place à la ou se trouve le vrai génie du duo, à savoir les instrumentaux. Et ils sont légion, pas moins de trente sept plages variant de une minute trente à huit minutes trente. Chaque piste est une plongée dans un univers glauque et bizarre, inquiétant ! Les fans hardcore de Trent penseront à surement avoir à faire à un Ghost vol 2, dans un sens ils ont raisons. Depuis des années qu'il utilise ses instruments, nous avons appris à reconnaître le son des claviers de TR, certain sons sont devenu très familier, et le chanteur de Nine Inch Nail n'est jamais aussi bon que lorsqu'il est derrière un piano, et il le sait, aussi retrouve t on des traces plus ou moins discrète de cet instrument dans chaque chansons qui compose l'album. Jamais trop fort, jamais trop bas, chaque piste semble une prolongation de la précédente, changeant discrètement d'ambiance, passant de mélancolique a triste, puis à la peur flirtant avec la panique. Chaque spectre de l'éventail du malaise est exploré , l’ambiance est posée, elle sera pesante, lourde, mais juste assez pour nous permettre de nous débattre. Un chef d'oeuvre.
Sombre, pesant, ambiant, déstabilisant, menaçant, les adjectifs ne manque pas de me venir à l'esprit pour parler du disque de Greymachine , soit une heure de musique torturée, insidieuse, insaisissable, dont l'écoute répété finis par mettre mal à l'aise tant cela ressemble à le BO d'un film d'horreur. C'est destroy, malsain, difficile de le ranger dans une catégorie précise. GM, c'est le projet de Justin Broadrick (Jesu) et d'Aaron Turner (Isis), deux musiciens tout deux remarqués dans d'autres formations et qui s'offrent une pause le temps de ravager le cerveau des gens avec le présent opus. Dommage que l'album, bien que très bon sur la production et l'ambiance tend à perdre un peu de son énergie sur la fin , voir à devenir vaguement monotone, ce qui gâche un peu le plaisir. Un album avec le cul entre deux chaise quoi.
C'est bon de trouver des inédits de groupe que l'ont aime. Même que j'aime beaucoup. Pretty Hate Machine Sessions est un vinyle très rare que j'ai eu la chance d'acquérir pour pas trop cher très récemment . Il ne s'agit pas de l'album du même nom, vu que ce dernier lui est antérieur. Il contient des lives de très très bonnes qualités mêlés à des samples de voix provenant de diverse télé que Trent Reznor déteste et deux inédits, comme ce Maybe Just Once qui sonne comme une bonne chanson pop des années 1980, avant que le démon de l'alcool et de la drogue entraîne Reznor vers un abîme sombre d'ou il mettras dix ans à sortir, produisant au passage ses meilleurs albums. Pour un disque aussi anciens, la qualité de la production est bluffante. Ça sonne comme un album à part entière. C'est l'occasion d'écouter des version différentes de chansons que l'on connait bien, comme cette version de The Only Time down tempo. Ou encore cette version inédite de Kinda I Want To moins sombre que son homologue de l'album, et qui possède un vrai côté épique ! La particularité de cet album tient aussi du fait que TR, lors de la post prod, décida d'ajouter des ponts entre les morceaux pour qu'il n'en fasse plus qu'un seul au final. Le son est plus Brut, comme je vous disait, un vrai côté live, un peu à la manière des Reharsal auquel il nous a habitué plus récemment . Pretty Hate Machine Sessions est un disque qui s'adresse surtout au fan de NIN, comme moi, à ceux qui désire s'aventurer encore un peu plus dans la sphère Reznor. C'est un très bel objet de collection , presque introuvable actuellement, sauf si vous décidez d'y mettre le prix. En bonus, quelques sons du Vinyle :
On va se demander pourquoi je choisi de chroniquer un album vieux de vingt ans, et je m'explique :
Fin 2010, nous fêtions (pour les aficionados comme moi), les vingt du mythique album de NIN "Pretty Hate Machine, sortit en 1990. A l'occasion, le groupe nous fais le cadeaux d'une version remastérisé de l'album disponible en version CD/Vinyle/Digitale. Outre le fait de pouvoir ré écouter un très bon album aux inspirations diverses (Ministry, Skinny Puppy, The Cure), le Package de l'album à été lui aussi refait à neuf par le talentueux Rob Sheridan. L'album est doté, en plus, de la reprise du "Get Down Make Love" de Queen. Et donc, oui, je viens de l'acheter aujourd'hui même en Vinyle.
Après vingt ans, l'album n'a rien perdu de sa rage et de sa puissance, j'éprouve toujours autant de plaisir à l'écouter seul, le son à fond. Je ne saurais vous conseillez de l'écouter si vous ne connaissez pas encore ce groupe, et de le redécouvrir avec un meilleurs son si vous le connaissiez déjà.
Plein de trucs cool à cette adresse pour ceux qui veulent : http://phm.nin.com/
Rien n'est absolu.
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J'écris seul, je test des trucs.
Tout ce que je dis ne concerne que moi, il n'est question que de moi.
Ce que la musique fait au corps avant tout le reste. Cultiver notre joie.
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ROSEAUX - III (Fanon Records/Idol/BigWax)
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ROSEAUX - III (Fanon Records/Idol/BigWax)
Mais quel plaisir de retrouver le sobre et rafraichissant *Roseaux*, de
recroiser ses sonorités acoustiques si...
The Blog Is Done
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I've made the decision to stop updating the blog. It's served a purpose for
a long time, but I've decided it's no longer needed. Thanks to all of you
that ...
Fin ou début?
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Bonjour à tous,
Vous pouvez désormais me retrouver sur Le Blog De Chris à cette adresse:
https://leblogdechrismb.blogspot.com/
où il ne sera plus exclu...