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Andy Shauf - Wilds

 











2021
Anti/Epitaph
Spotify | Deezer | Bandcamp

Etonnant, ces neuf chansons, puisqu'elles ont trois ans, mais ne sont révélé que cette année pour le plaisir de l'écoute. Le canadien Andy Shauf à, je le soupçonne, eu un chagrin d'amour en 2018. Et d'abords pourquoi cette furieuse envie d'écrire ces chansons dans un laps de temps si court (trois mois). Pourquoi avoir attendu trois ans ? 
Il y a dans la musique du canadien une façon de parler des choses les plus banale, mais vue sous le filtre de cette douce mélancolie qui fait vagabonder les pensées, lorsque s'impose sans arrêt à vous l'image de l'être aimé. L'album est une enfilade de perles pop / folk,  toute plus brillante les unes que les autres, et dont le fil directeur est cette mystérieuse Judy, personnage centrale omniprésent dans la périphérie du récit, cette Judy dont il est douloureux de parler, celle qui provoque à la fois un sourire triste et un pincement au cœur. A moins que tout ne soit inventé, et comme le dit Mark dans les commentaires, le "Judyverse" continu, mais où commence l'histoire,  où s'arrête t'elle ?

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Mondkopf - Hadès
























2014
In Paradisium
Soundcloud | Web

Ha, depuis le temps que je l'attendais celui là ! Bon dieu que c'est bon, bon dieu que c'est français ! Histoire d'être un peu musicalement patriote. Hadès est le quatrième album de Mondkopf, Dj et compositeur parisien de 28 ans répondant  au nom de Paul Régimbeau. Après le succès grand public de Rising Doom, j'avais suivi de loin la suite des événements, la création du label "In Paradisium", véritable  niche de talents, et les quelques EPs et tracks lâchés un peu comme ça chez les copains. 
Mondkopf fait parti de cette nouvelle scène décomplexée  qui assume pleinement son coté intime et si peu grand publique. Loin de tendre la mains vers les majors du disque, il semble au contraire s'en éloigner de plus en plus. Ces mecs là produisent leurs sons dans leurs coins, ils les mettent en ligne sur des plateformes de ventes et d'écoutes privées (soundcloud, bandcamp), et, tout en court circuitant le système, arrivent à se produire dans les clubs en France et à l'étranger en organisant eux même leurs dates, leurs shows. Ainsi, les soirées In Paradisium, même si elles n'attirent que des initiés, ne désemplissent  pas et sont la marque du succès du label et de l'estime qu'un certain publique curieux lui porte. Le Label propose ses disques en vente sur la plateforme bandcamp à des prix toujours honnêtes et abordables, ainsi que de nombreuses éditions limitées en vinyles et disques pour les plus acharnés. Il va s'en dire que j'ai déjà pré commandé ma copie du disque ( 1000 exemplaires uniquement, aucune ré impressions !)

Passé les interrogations liées  à l'artwork du disque (sans doute un tas de cendres, qui donne déjà le ton), on plonge avec curiosité et appréhension dans un monde qu'on devine d'avance glauque et terrifiant. L'aventurier sonore ne sera pas déçu du voyage, car tout au long de ces quarante deux minutes de techno et de dark ambiant, on nous ballade allègrement entre désespoir et obscurité, auquel toutefois on n'oublie pas d'ajouter quelques lumières.
L'album marque un tournant dans la carrière de Mondkopf, c'est à la fois ce qu'il à créer de plus sombre et cryptique, il transcende facilement la frontière entre lumière et ténèbres dans une ambiance religieuse qui prête à penser au jugement dernier. Jusqu'au bout, on espère un revirement de situation, comme dans un film, jusqu'au bout, on à envie de croire qu'une lueur d'espoir va faire son apparition, mais peine perdu. Car les morceaux s’enchaîne, plus beaux les uns que les autres, et enfonce toujours plus loins Dante dans les enfers.
C'est un disque formidable de désespoir, un hymne vibrant aux moments les plus sombres de l'existence, qui donne envie, à part égale, de se battre contre la fatalité et de s'abandonner à elle. A mi chemin entre lumière et ténèbres, comme je disais.


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Greymachine - Disconected


2011

[7/10]

Sombre, pesant, ambiant, déstabilisant, menaçant, les adjectifs ne manque pas de me venir  à l'esprit  pour parler du disque de Greymachine , soit une heure de musique torturée, insidieuse, insaisissable, dont l'écoute répété finis par mettre mal à l'aise tant cela ressemble à le BO d'un film d'horreur. C'est destroy, malsain, difficile de le ranger dans une catégorie précise. GM, c'est le projet de Justin Broadrick (Jesu) et d'Aaron Turner (Isis), deux musiciens tout deux remarqués dans d'autres formations et qui s'offrent  une pause le temps de ravager le cerveau des gens avec le  présent  opus.  Dommage que  l'album, bien que très bon sur la  production et l'ambiance tend  à perdre un peu de son énergie sur la fin , voir  à devenir  vaguement  monotone, ce qui gâche un peu le  plaisir. Un album avec le cul entre deux chaise quoi.




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Hearing Aid - Volume I (2011) [6.8/10]



Une compilation du label Melodic bien sympathique quoiqu'un peu inégale mais ont peut y trouver quelques perles .




Pays/territoire : Manchester, Royaume-Uni
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