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Blanck Mass - World Eater

























2017
Sacred Bones Records
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Un disque résistant, donc. C'est tout le concept de cet album prodigieux. Parce que pour Benjamin John Power, l'humanité vas décidément dans le mauvais sens. Tout fout le camp ma bonne dame, il n'y à plus de saison !On va tout de suite pardonner à l'auteur d'enfoncer des portes ouvertes, parce la sincérité de sa démarche est sincère, que Blanck Mass n'a créer que de très bon disque (si si, même le premier), et que décidément, ce dernier ne fait pas exception à la règle.
Les sept pistes de l'album alterne avec compositions faussement tranquille entre deux  morceaux de techno carrément bandante, surtout quand on étire entre sept et neuf minutes à chaque fois, histoire de pas bouder son plaisir. Alors de la à dire que c'est le meilleur de l'écossais, il n'y a qu'un pas que j'ose franchir, et ce malgré tout l'amour que j'ai encore pour l'organique Dumb Flesh qui m'avait laissé en proie à une presque extase. Je peux donc continuer à dire tout l'amour que j'ai pour cette techno vernis d'ambient aux multiples accents et qui évoque aussi bien la haine la plus profonde comme le contentement le  plus absolu, en passants par  une large palette d'émotions. Must Have.

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Mondkopf - They Fall But You dont























2017
In Paradisum
Deezer | Spotify | Bandcamp | Web

A l'image de la photographie choisi pour  illustrer la pochette de l'album, il y à quelque chose de crépusculaire et de terminateur dans ce mystérieux "They Fall But you dont", mais aussi du recommencement de la course d'Hélios. après tout, difficile de savoir si c'est le soir ou le matin ici, tout comme l'écoute de l'album brouille les pistes avec les émotions. Est ce triste, ici ? Ou bien le contraire ?
De la chute de qui ou quoi est il question ici ? Celle de l'homme ? De sa renaissance ?
Certains passages s'apparente  à une véritable descente aux enfers, Paul Regimbeau aka Mondkopf nous avais déjà familiarisé avec cet univers sombre, rugueux, glauque et même crasseux, mais aussi à la lumière qui perce toujours quelques part dans le noir, de façon presque divine.
C'est tout le tour de force de Mondkopf d'arriver à sortir un album à la fois d'une noirceur inégalé, carrément anxiogène par moment, et porteur d'espoir ( Vivere Pt.5et finale ) tout en gardant ce sens de la mélodie qui rend audible l’ensemble . Disque plus cohérent que sont  prédécesseur, signalons le, il ratisse extrêmement large sur la palette des émotions et ce veux aussi plus accessible.  J'ignore encore si le disque est meilleur que ses grands frères, mais il est d’ors et déjà parmi mes grand favoris de l'année qui commence.

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Lawrence English - Wilderness of mirrors
























2014
Room 40
Deezer | Spotify | SoundcloudWeb

Il y a un peu de Tim Hecker là dedans, c'est le premier nom qui m'est venu à l'écoute de ce Wilderness of Mirrors. Si je dis ça, c'est histoire de situer. J'aime la musique ambiant, parce qu'elle peut être tellement expressive quand bien composée, il n'y à que la musique classique qui puisse retranscrire aussi bien une émotion.  Ici, on est sur un concept album, grosso merdo, écrit en s'inspirant de la désinformation pendant la guerre froide. On est sur un flux tendu, à la veille de l'affrontement des deux blocs, le doigt chatouillant dangereusement le bouton nucléaire.
Qu'elles seraient nos pensées à ce moment  là ? Qu'est ce que l'on ferait ? Vivre intensément dans la crainte que votre vie s'achève dans un flash éblouissant, ou bien fuir le danger ? Tenter de revoir ses proches, sa famille ? Dire la vérité ? Se convertir ? autant de questions qui ont du passer par la tête de nos parents et qui passeront  par la votre à l'écoute de cet album.
Si je devais mourir demain, que ferais je ?


Lawrence English - Wilderness Of Mirrors from ROOM40 on Vimeo.

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Mobthrow - Unfolded
























2014
Ad Noiseam
Deezer | SpotifyBancamp | Web

Un sale disque, qui pue la révolte de banlieue et l'espionnage  industriel, les expérimentations biologiques foirées, la secte satanique, le gaz VX et le stupre. Un disque malsain qui suinte la crasse et la noirceur humaine, un disque qui dans son style se hisse tout en haut du podium. Un disque qui sent la bavure policière, le cocktail molotov, la sueur, la nuit, la pisse dans une ruelle sombre, le feu de bidon, la misère humaine, le mazout, la prostitution, la guerre, l'attentant terroriste. Un disque qui s'infiltre au plus profond du cerveau, un disque qui vous enchaîne au lit en acier d'un savant fou, mortel comme le reflet d'un scalpel à deux centimètres de vos yeux pétrifiés par une terreur glacial tandis que vous perdez le contrôle de votre corps et que vous vous répandez sur le carrelage blanc, mélange d'urine, de merde et de sang, vos poignets blessés à force de vous débattre en vain, car le seul son qui répond  à vos  hurlement bestiaux, ce sont d'autres hurlements. Bienvenue  à l'asile de fou, en enfer. Alors Neo, pilule bleu ou pilule rouge ? Alors voyageur un peu de mescaline dans votre café ?

Unfolded est un voyage au cœur des ténèbres orchestré avec un talent rare, et accessoirement, l'album qui détrône Mondkopf dans mon coeur et mon esprit. Un très beau disque entre Dub et Dubstep, Electronica et Dark Ambient , d'une richesse rare dans le style. Hightly Recommended.

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SUNN O))) & ULVER - Terrestrials
























2014
Southern Lord
Deezer | Bandcamp | Web

a seared red sea 
dead history is 
delivered and divided 
in the line of the nile 
pythagorean egypt 
raised the house 
of hades and the dead 
opened the book 
in sinai sin is a 
golden nature 
a liminal animal 
existing in exile 
for forty years 
the desert rests 
listen silent 
let the letters tell 

Et puis rien. C'est sur ce poème inquiétant que Sunn o))) présente cet EP de 35 minutes en collaboration avec Ulver. Soit trois pistes qui emporte tout sur leurs passages, le délire bruitiste d'un prêtre fou dans une église en flamme, sur un déluge de guitares hyper saturées et de claviers malsains. Une musique de fou pour un groupe qui nous à habitué à de très bon disques dans cette trempe là. La suite logique en quelque sorte.


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Mondkopf - Hadès
























2014
In Paradisium
Soundcloud | Web

Ha, depuis le temps que je l'attendais celui là ! Bon dieu que c'est bon, bon dieu que c'est français ! Histoire d'être un peu musicalement patriote. Hadès est le quatrième album de Mondkopf, Dj et compositeur parisien de 28 ans répondant  au nom de Paul Régimbeau. Après le succès grand public de Rising Doom, j'avais suivi de loin la suite des événements, la création du label "In Paradisium", véritable  niche de talents, et les quelques EPs et tracks lâchés un peu comme ça chez les copains. 
Mondkopf fait parti de cette nouvelle scène décomplexée  qui assume pleinement son coté intime et si peu grand publique. Loin de tendre la mains vers les majors du disque, il semble au contraire s'en éloigner de plus en plus. Ces mecs là produisent leurs sons dans leurs coins, ils les mettent en ligne sur des plateformes de ventes et d'écoutes privées (soundcloud, bandcamp), et, tout en court circuitant le système, arrivent à se produire dans les clubs en France et à l'étranger en organisant eux même leurs dates, leurs shows. Ainsi, les soirées In Paradisium, même si elles n'attirent que des initiés, ne désemplissent  pas et sont la marque du succès du label et de l'estime qu'un certain publique curieux lui porte. Le Label propose ses disques en vente sur la plateforme bandcamp à des prix toujours honnêtes et abordables, ainsi que de nombreuses éditions limitées en vinyles et disques pour les plus acharnés. Il va s'en dire que j'ai déjà pré commandé ma copie du disque ( 1000 exemplaires uniquement, aucune ré impressions !)

Passé les interrogations liées  à l'artwork du disque (sans doute un tas de cendres, qui donne déjà le ton), on plonge avec curiosité et appréhension dans un monde qu'on devine d'avance glauque et terrifiant. L'aventurier sonore ne sera pas déçu du voyage, car tout au long de ces quarante deux minutes de techno et de dark ambiant, on nous ballade allègrement entre désespoir et obscurité, auquel toutefois on n'oublie pas d'ajouter quelques lumières.
L'album marque un tournant dans la carrière de Mondkopf, c'est à la fois ce qu'il à créer de plus sombre et cryptique, il transcende facilement la frontière entre lumière et ténèbres dans une ambiance religieuse qui prête à penser au jugement dernier. Jusqu'au bout, on espère un revirement de situation, comme dans un film, jusqu'au bout, on à envie de croire qu'une lueur d'espoir va faire son apparition, mais peine perdu. Car les morceaux s’enchaîne, plus beaux les uns que les autres, et enfonce toujours plus loins Dante dans les enfers.
C'est un disque formidable de désespoir, un hymne vibrant aux moments les plus sombres de l'existence, qui donne envie, à part égale, de se battre contre la fatalité et de s'abandonner à elle. A mi chemin entre lumière et ténèbres, comme je disais.


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††† (Crosses) - EP ††


2012
Spotify / Soundcloud / Website 
Crosses (†††) est le projet solo de Chino Moreno, aussi connu pour être le vocaliste talentueux de Deftones. Voici poindre le deuxième EP du groupe, intitulé sobrement  ††.  Libéré de l'influence de son groupe, c'est un Chino Moreno différend et serein qui s'essai à des choses un peu différentes de ce qu'il avait l'habitude de faire, même si ... Même si au fond, au vu des deux derniers albums de Deftones (que j'ai adoré, je le clame au et fort) , on se demande parfois si ††† n'est pas une excuses pour sortir des titres de Deftones qui seraient passé  à la trappe lors du choix des compositions. Ainsi l'EP s'ouvre sur fron†iers ,un titre lent marqué par des sons de synthés discrets qui s'éffacent sur le refrain, le tout est assez deftonesque pour ne pas choquer d’emblée l'auditeur, guitare saturé, Chino chante comme si cela le faisait souffrir, bref , rien d’inhabituel. Prurien†  tranche par sa batterie très hip hop, et dans le fond, des bruit de foules qui scandent on ne sait trop quoi, c'est calme, c'est encore des synthés que j'entend sur ce break ? Ouai, n’empêche, ça rend bien. †elepa†hy s'éloigne encore de ce que l'on connait, on est carrément, à ce moment là, dans un morceau électronique, malgré une batterie et une basse omniprésente, ya même de la bonne reverb à un moment, j'adore! †rophy , c'est le calme, une ballade à la guitare acoustique accompagnée par des claviers aérien et une voix chuchotée... Just  Walk Away ... peut  on entendre sur le refrain, et pas de panique, une guitare électrique revient sur le final pour donner un côté dramatique à une chanson déjà pas franchement heureuse. 1987 clôture ce cinq titres de façon magistrale. Un au revoir à l’ambiance très sombre, très mélancolique. 
Conclusion: 1. Chino Moreno possède vraiment un timbre unique qui en fait un chanteur bien à part. 2. Le groupe ne tombe pas dans l’excès, ici, les claviers se font discrets et assument parfaitement leurs rôles dans la trame des  morceaux, de même que les effets, fort nombreux, ne viennent rien gâcher car  dosés avec soin. 3. 18 minutes, c'est un peu court, on en redemande. 
9.5/10





Pays/territoire : États-Unis
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Atticus Ross & Trent Reznor - The Girl With The Dragon Tattoo OST


2011 
Spotify / 6 titres en téléchargement légal
Petit rappel, TGWTDT est un best sellers de l'auteur Stieg Larson adapté, pour ce deuxième tome, par David Fincher (Fight Club, Panic Room, Benjamin Button, The social Network...) Pour les besoins de son film, il reprend le duo de compositeur Atticus Ross et Trent Reznor, qui lui avait  offert l'oscar de la meilleur bande  original pour The Social Network en 2010, et c'était amplement mérité. Si on connait  un peu le cinéma de Fincher, on sait bien qu'elle importance il attache à la musique et aux ambiance de ses films, lui qui avait débaucher les Dust Brothers pour Fight Club avec le succès qu'on sait bien. 
Pour cette commande, le duo à mis les petits plats dans les grands, puisqu'ils ont composé pas moins de trois heures de musique pour cette bande  original, battant surement un nouveau record du monde. Il est légitime de s’interroger sur la pertinence d'une telle longueur quand on sait que le film, lui, ne fait pas trois heures, et que la plupart du temps, ces morceaux ont vocations à être découper, disséquer et intégrer par passages très courts  pour illustrer  une scène, un passage. C'était sans compter sur Trent Reznor, l'homme qui transforme ce qu'il compose en barre d'or et qui, vaille que vaille, à décider de dépasser le simple cadre d'une bande son et de faire de ce  projet un album à part entière, un truc conceptuel de qualité.  
Il faut savoir qu'a l'heure ou j'écrit ces lignes, je n'ai pas vu le film mais que mis en appétit par ces premières écoute, je n'ai que plus envie d'allez le faire.
A savoir aussi, c'est que TGWTDT est un film froid et sombre, d'après le pitch et l'ambiance qui se dégage de ses bandes annonces glanées ici et là. C'est aussi ce que m'ont dis les gens qui  sont allez le voir. Il ne fallait donc pas s'attendre à une BO particulièrement guillerette, et sur ce  point, le cahier des charges à été respecté. De l'aveu même de Trent Reznor, cet album est la meilleurs chose qu'il ai jamais composé, à la première écoute, on est prêt  à le croire sur paroles.  Si le disque démarre sur la tonitruante reprise de Led Zeppelin "immigrant song" , c'est pour mieux l’expédier et laisser place à la ou se trouve le vrai génie du duo, à savoir les  instrumentaux. Et ils sont légion,  pas moins de trente sept plages variant de  une minute trente à huit minutes trente. Chaque piste est une plongée dans un univers glauque et bizarre, inquiétant ! Les fans hardcore de Trent penseront  à surement avoir  à faire à un Ghost vol 2, dans un sens  ils  ont raisons. Depuis des années qu'il utilise ses instruments, nous avons appris  à reconnaître le son des claviers de TR, certain sons sont devenu très familier, et le chanteur de Nine Inch Nail n'est jamais aussi bon que lorsqu'il est derrière un piano, et il le sait, aussi retrouve t  on des traces  plus ou moins discrète de cet instrument dans chaque chansons qui  compose l'album. Jamais trop fort, jamais trop bas, chaque piste semble  une prolongation de la précédente, changeant discrètement d'ambiance, passant de mélancolique a triste, puis à la peur flirtant avec la panique. Chaque spectre de l'éventail du malaise est exploré , l’ambiance est posée, elle sera pesante, lourde, mais juste assez pour nous permettre de  nous débattre. Un chef d'oeuvre.
10/10 







Pays/territoire : États-Unis
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