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Deafheaven - Lonely People With Power

 











2025
Roadrunner Records Inc
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Dire que je l'attendais relèverait de l'euphémisme. Après le magistral "Ordinaty Corrupt Human Love" (2018), monumental par sa virtuosité et sa puissance, après "Infinite Granite" (2021), plus mélodique, faussement calme, qui explorait une facette plus introspective du groupe, le quintet de San Francisco revient avec "Lonely People With Power", son dernier album.
Dire qu'on se demandait quelle direction allait prendre le groupe est peu de le dire. Allait-il continuer dans cette veine plus mélodieuse, shoegaze, et délaisser le chant métallique de ses débuts, ou bien revenir à quelque chose de plus violent, de plus brute ?
Et quid de cette troisième option qui consisterait à en faire une synthèse performative ? Après cinq albums, on pouvait légitimement se poser des questions. Deafheaven à habitué depuis tant d'années à des productions de haut vol, imaginative, riches et denses, et on pouvait se demander à quel moment le niveau baisserait.
Et bien qu'on se rassure, ce ne sera pas en 2025 que le groupe aura faibli (si tant est qu'on parte de si haut).
C'est dans cette troisième voix que s'est engouffré le groupe, fusion de la fureur des débuts avec les mélodies aérienne de l'avant-dernier album. Les fans seront comblé, la ligne est tenue, le niveau est exceptionnel. La richesse des compositions est simplement incroyable, dépassant leurs dernières productions. Le jeu de guitare de Kerry McCoy et Shiv Mehra s'est enrichi d'une nouvelle gamme de sonorité, sans parler des solos dantesque et des pièces de bravoures présente sur chaque morceau et pour chaque style. Que cela soit ce sont shoegaze qui a fait leur succès au départ, les influences métal, voir un passage par l'ambiant atmosphérique à base de plages de guitare lancinante. Un morceau comme Winona est juste un rouleau compresseur qui emporte tout sur son passage, balayant doutes et certitudes, sur fond de batterie à la cadence de mitraillette.
L'album s'achève sur un final onirique tout en puissance contenue, on en reste pantois, soufflé par un album encore plus fournit que ses prédécesseurs, et un groupe qui confirme sa place parmis les meilleurs de sa génération.
Le meilleur album de DeafHeaven depuis le dernier, et ainsi de suite depuis 2011.

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Kvelertak - Endling

 











2023
Rise Records
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J'avais envie d'écouter quelque chose d'un peu pêchu, d'un peu sec mais en nuance. Faut dire que je ne connaissait pas du tout, mais alors pas du tout les suédois de Kvelertak. Il serait intéressant de faire la sociologie de ces pays du nord de l'Europe et qu'on m’explique quel climat, quel inclinaison culturelle fait qu'ils produisent tant et tant de groupe de métal, cette musique qui peux être parfois froide mais assurément chaude surtout ? Qu'est ce qui justifie que la balance penche vers le cercle polaire, et pourquoi les peuples latins en font moins (mais pas moins bien s'entend). Je demande, si quelqu'un sait.
Je n'ai pas essayé de traduire les paroles, je m'en excuse, j'essaye de le faire le plus souvent possible, mais parfois j'aime tant la musique que j'ai peur d'être déçu. Et parfois j'ai pas envie.
Endling est de ces plaisir simple au départ, une machine hyper efficace qui tape extrêmement juste dans son genre. On y retrouve quoi, sinon ce hard rock un peu sexy, un peu de hardcore, un peu de sludge, un peu de doom. La valse des étiquettes pourrait être longue mais arrivé à la fin nous aurions oublié le début. Alors disons qu'il y a là un héritier émérite de Ghost, j'ai pas d'autre référence plus évidente pour vous signalez à quoi ça peut ressembler. Et pas avare encore, ces vikings, avec pas moins de cinquante minutes pour dix piste, c'est l'assurance de pas s'emmerder.
Et puis quel pied, quand les chœurs viennent soutenir le chant dans la plus belle tradition héroïque. L'album est plein de surprise, il se permet de passer d'une intro digne du black métal à un passage contenant un banjo, ou quelque chose d'approchant, ce me semble, parce que merde pourquoi pas, on vous emmerde, on a pas de compte à vous rendre, tient mange, mange et étouffe toi dans ton indignation.

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Deafheaven - Ordinary Corrupt Human Love

 











2018
Anti
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Ré écouter cet album à la lumière froide d'une dépression légère, pour peu qu'on ai déjà connu la dépression féroce qui vous clou au lit et/ou à une chaise, regardant le temps défiler par la fenêtre,  les yeux vagues et vitreux. C'est peut être le pinacle de leur discographie sans faute, pour le moment, exception faite peut être du dernier album "Infinite Granite (2021)" qui inaugure une nouvelle ère dans l’évolution de la musique des californiens.
Ordinary Corrupt Human Love illustre déjà le talent, le génie du groupe pour le titre très fortement évocateur. Car si l'amour se place parmi les idéalisme, et qu'il contient multitude de nuance, autant que d'être humain (c'est quoi être ?) l'ordinaire lui, est ancré bien solidement dans la matérialité.
Ne pas confondre matérialité et l'insulte qui peut être faites parfois, il s'agit bien de notions philosophiques ici. On fraie avec Marx et son matérialisme dialectique, qui dit en sommes que c'est tout d'abords tes conditions matérielle d’existence qui façonnent les idées, et non le contraire.
Ainsi l'ordinaire se place contre l'amour, protéiforme, intangible, évanescent et vaporeux, contrairement à la dure réalité de mon compte en banque, ou plutôt de son inexistence arrivé au vingt de chaque mois.
Le monde est violent, le quotidien est violent, et la plupart des violences ne sont pas physique, elles ne sont que l'arbre qui cache la forêt, et contre ça, Deafheaven cherche l'amour, peut être comme remède, au du moins comme à coté, comme quelque chose hors du champ de fleurs, comme quelque chose de merveilleux dans lequel on peut se réfugier parfois. Pure idéalisme ? C'est plus compliqué.
L'album entier semble presque un appel à la nature, omniprésente dans les paroles, qui tiennent plus de la poésie que de la chanson.
D'ailleurs il est significatif de voir que le groupe amorce déjà son virage vers plus de douceurs et de musicalité, non qu'il n'y en eu pas dans les précédents, mais là il y en juste plus, c'est un fait.
Et plus de lumière aussi, dans cette musique, qu'avant. De l'amour et de la lumière pour lutter contre la noirceur du monde sensible, pas sur que cela suffise, mais ont seraient bien stupide de ne pas en prendre non plus notre part, en attendant mieux. Non pas comme un baume sur nos blessure, comme un cachet de paracétamol sur un mal de tête lancinant, mais bien comme une voie à suivre ?
Pur idéalisme de la part de Deafheaven ? On ne serait le dire avec certitude. Tout est si compliqué, et l'existence si complexe, est absolument un mélange des deux.
Artiste porteur de lumière, il s'agit peut être juste d'un fanal dans la nuit, rien de plus, une flamme de  bougie entraperçut au loin, posé sur le rebord d'une fenêtre. 
L’œil humain  peut apercevoir la flamme d'une bougie à cinquante kilomètre, dans la nuit la  plus sombre, c'est peut être juste la preuve de notre appétence naturelle à la recherche d'un peu de bonheur, et ci ce n'est celui ci, d'un peu de réconfort, de chaleur, d'une caresse, d'un sourire bref échangé avec une inconnue dans la rue, qui sait.

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Moray - The Natural World

 











2023
Fiadh Productions
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Oui, j'étais arrivé  à la conclusion, après réflexions, que plus je me radicalisais politiquement, plus j'écoutais des choses extrêmes. On s'entendra bien sur sur l'emploi du mot extrême; qui est totalement subjectif, car certains considéreront Moray comme un groupe de pop. 
N’empêche qu'a la lecture des statistiques, on se rend compte que le nombres d'album de métal et ses penchant  plus sombre à fortement augmenté ces dernières années. C'est en parallèle que je découvrais l'histoire du mouvement ouvrier (qu'on fait commencer vers 1830 par commodité) ainsi que l'épisode de la Commune de Paris, qui me passionna frénétiquement pendant un ans. 
Je sais que c'est très empirique tout ça, mais j'ai fais cette constatation , et je suis persuadé que ce que nous écoutons peut  être aussi le reflet de notre personnalité, que ce que nous lisons ou écoutons affecte notre corps, et peut  être aussi nos idées.
Si cela fonctionne pour moi, je suis bien conscient qu'il n'en serait rien pour les autres. Certains sont presque totalement dépolitisé, d'autre plus que  moi, et  pourtant  ils aimeront peut être autant cet album, qui lui pour le coup n'est pas tant politique, même si on ramène parfois tout à celle ci.

Puisqu'il s'agit d'un très bon disque, à mon avis, de black métal. Il est de ceux que j'aime, qui ne sont pas juste une brutal claque au tympans. A cette violence on vient greffer, couturer même une certaine musicalité, quelques ambiances, comme ces pistes entièrement musicale, plus courtes, qui sont des pauses dans l'album, et lui donne une structure en chapitre. Elles permettent aussi d'exprimer  une plus large palette de talent du groupe, comme on sait, dans ces genres, les musiciens sont souvent excellent et aime composer autre chose, parfois, de  leurs dix doigts.
Et pour ceux qui se demanderait:

The Natural World is a story woven through drawings on paper, a solar eclipse, the printing press, dreams of a dead artist, the birth of a litter of cats, a religious man's crops dying, empty night skies and the lives held beneath them.

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The Sun’s Journey Through The Night - Worldless

 











2023
Church Road Records
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C'est ce genre de disque un peu putassier que j'aime parfois coupablement. Non pas coupablement à vrai dire, je l'aime sincèrement, de la même façons qu'on s'étonne que des gens écoutent, lisent, ou regarde des œuvres au premier degré. C'est de ces disque triste et sombre dont la pochette dit tout tant elle est bien réalisé, elle aussi, et donne envie d'écouter le disque qui s'y trouve. On y parlera de choses mortes, mourantes, détruites, de buts, de sens, d'espace temps, d'entité colossales endormis de sommeil millénaires dont nous ne serions que le rêve...mais je m'égare.
Je l'aime à la même façon que les autres, c'est que pour avoir une structure tout à fait classique entre métal et black métal, on y trouve pas moins profusion de talents. C'est que ce chant n'a rien d'original, il est juste, puissant et cathartique, mais c'est cette alternance entre violence et mélodie dans cette voix, qui sait exprimer une belle palette d'émotion, que j'aime entendre. C'est qu'il m'y emmène moi, aux étoiles, avec son niveau sonore de réacteur énorme, et je plane quand il se fait mélodieux.
Tout le disque, pas étonnamment, est très sombre, et ce n'est pas la lumière de ces pâles étoiles qui va nous réchauffer la peau ou le cœur. Désespoir, angoisse, et autres nuances de terreur sont invoqué par un groupe en pleine forme. Les chansons de l'album, pour n'en n'être pas moins caractéristiquement longue, le sont juste assez pour dire ce qu'elles ont  à dire sans jamais devenir ennuyeuse. Et même une piste instrumentale d'ambiance comme "Grief, The Star" en ajoute encore plus à l'ambiance pesante qui suinte du disque, car si vous  êtes bien dans l'espace, j'ai le regret de vous annoncer que vous êtes passager du Nostromo.
Worldless pourrait être le récit de colons envoyer au travers des éons de l’espace sans espoir de retour. Et face aux merveilles et aux monstruosités qui peuple le vide, comment rester sain d'esprit. J'ai déjà de la peine à imaginer une  planète comme Jupiter quand je la regarde en photo, alors s'y j'y étais confronté, par le hublot d'un vaisseau, à ce dieu si immense, qu'adviendrait il ? Et sans parler d'une étoile, d'un trou noir, d'un quasar, d'une nébuleuse. Ce bestiaire d'astrophysicien nous renvoie sans arrêt  à notre nature  insignifiante, comment rester sain d'esprit face  à des chose si inenvisageable ? Peut être en écoutant ce disque, qui me laisse l'intuition d'être le voyage d'un humain poussé dans la folie puis ramené doucement, pas guérit mais plus fort ? Qui sais ?

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Terzij de Horde - In One Of These, I Am Your Enemy

 











2023
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Je n'ai pas pu résister longtemps aux sirènes (de pompiers) et me revoilà pour Terzij, avec peut être l'un des artwork les plus beau qu'il m'est été donné de voir depuis très longtemps. Il y aurai beaucoup à dire à propos de cette photo, mais intéressons nous plutôt  à la musique  à laquelle elle se rapporte.
Car après tout, il n'y à que trois chansons sur ce disque, dont les deux derniers, il faut admettre font onze et quatorze minutes. Un album assez court mais dont la longueur permet l'expression de la créativité des néerlandais. S'articulant sur une base de hardcore et de black métal, la musique de la horde est tout ce que l'ont pourrait qualifier de post. C'est qu'il y à quand même un certain sens du lyrisme dans toute cette violence et ce chaos organisé. Déjà de la colère, de la rage même, dans ce chant qui vient droit des tripes. C'est rauque, ça crisse sur le tympan sans pitié. Et si après une longue  intro lancinante comme une buche qui se consume, on sentirais poindre un début de questionnement, le groupe vient tout de suite  à la rescousse en pompier pyromane pour remettre la rage au centre du village.
Trois chansons, animé par  un murs de guitares aux envolé épique, sur le mitraillage appliqué d'une batterie qui s'emballe comme une machine devenue folle. Il n'en fallait pas plus pour incendier l'oreille de l'auditeur, sans mauvais jeux de mots.
Mais est ce moi ou bien ça sent l'essence ?

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Glassing - Light and Death

 











2017
Pax Aeternum Records
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Voici donc la pièce à l'origine du mal. Voici la pièce à conviction numéro 1. L'objet de toute la violence naïve et juvénile dont est capable  un groupe qui se réclame  à la fois des genres doom, black métal, sludge et hardcore. J'aime entendre ces guitares si saturées crisser sur mon tympan. Les basses poussées à 11 soulève les tripes. Et quand au chant, et bien disons  qu'on en à pour son audition. C'est qu'il est surtout et avant tout post. Ne serait ce que par cette pochette, cette photographie à l'ancienne qu'on imagine pas  illustrer autre chose, sinon un album de  métal ambient, ce qu'il ne manque pas d’être à l'occasion.
J'ai bu en l'écoutant une bouteille de cote du Roussillon qui s'appelait "Ivresse des sens (2021)", il à un parfum d'ylang ylang dans le nez, très rond, tannique mais pas trop, et une finition de fruit noires sur la langue et le palais, comme  une compotée. Il est foutrement excellent, et ainsi en est il aussi de ce Light and Death, le premier album de glassing, dont je soupçonne qu'ils soient parmi les premiers rejetons de Deafheaven (la filiation semble assumé par le groupe d'après ce que j'ai compris). Disont le Deafheaven de "New Bermuda" peut être, c'était en 2015, une éternité de mouvements d'eaux en tout genre  ont secoué cette sphère depuis.
Je m'étonne encore, et j'espère jusqu’à ma mort, qu'une telle musique puisse sembler à la fois si fragile et si violente. Les hurlements du chant, ou bien est ce le contraire, il est difficile de différencier la douleur de l'extase, tout est trouble. Tantôt serein, tantôt cavalcade, l'album est par moment abyssale de profondeur, aussi lourd qu'une chape de plomb, et à d'autre, il me semble presque flotter sur la cime d'un nuage. Light and Death ce veut un maelstrom d'émotions contradictoires qui joue de l'auditeur en le baladant au gré d'un chemin qu'on est bien obligé de suivre, mais avec le sourire , en définitive.

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Ultraphallus - No Closure

 











2023
JauneOrange / Head Records
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Chaud chaud chaud, la sueur forme un voile sur la peau des danseurs. Si tant est que les mouvements désordonnés qui agite la foule puisse être de la danse. Pour moi qui regarde cela depuis une alcôve à l'écart, cela à peu d'importance. Dansent ils oui ou merde ? La foule s'agite sur la musique, je vois dans la pénombre  moite des bras qui se lèvent et qui viennent tranché la lumière crue de l'éclairage de la scène. Des corps s'agitent, se heurtent, se cognent, se touchent, se frôlent dans un balais dont la chorégraphie m'échappe. La bière qui coule dans mon œsophage est fraiche et contraste avec cette cave basse de plafond.
Le groupe sur la scène joue fort, joue juste. Je devine des hommes et des femmes tournés vers la source de la musique. Quelques amplis branchés, quelques pédales d’effets, un synthé, pas grand chose, et pourtant...
Il y a dans la musique qui provient de la scène une dimension humaine qui me frappe en pleine tête. Des êtres humains on produit cette musique et elle semble avoir été faite pour moi. Il transpire, ce coté pathétique, philosophiquement parlant. Il y à de la rage, il y a de la peur, il y a de l'amour et du désir dans cette musique. Même dans les contorsions du chanteur qui s'égosille parfois en prenant la foule à témoin, même quand il devient tout à coup mutique. Quelle angoisse ce son, j'ai la chair de poule, le son est vivant, il est fait de chair, il peut saigner, comme un homme, car il n'est qu'humanité faite musique. L'ivresse rampe dans mes veines, et je me lève à mon tour, mu par une force qui me dépasse. il faut que je me mêle aux autres corps, je veux fusionner à cette masse chaude et phéromonale, et sur cette musique, désirer et communier.

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Sadness // Abriction - Sadness // Abriction

 











2023
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Difficile de se pencher sereinement sur la discographie de Sadness, tant il est prolifique et inventif. A raison de plusieurs albums, EP et singles par ans, on est à peine rassasié du dernier que le service reprend. Comme dans chaque créations, il y à des  hauts et des bas, et puis plus rarement, des sommets.
Alors j'ai chaussé mes crampons, enfilé mon équipements d'alpiniste pour partir  à l'assaut de cet "EP" de une heure et quinze minutes... Dont la dernière piste ne fait pas moins de vingt et une minutes, pour  moi c'est du caviar, car j'ai le gouts des morceaux très longs. Et d'autant plus dans ce sytyle bien propre qu'ils proposent. Je dit "ils" car cette fois l'invité est une invitée. Meredith, aka Abriction, est venue prêter main forte à Anton Ojeda, aka Sadness. Le black métal dépressif auquel on nous avait habitué s'est donc teinté cette fois de petit interludes de bruits de pluie, de quelques notes de marimba joués sur un clavier avec de l'écho, et plus généreusement, d'un peu de lumière, le chant se fait plus clair, même s'il est toujours relégué au second plan.
En fait il serait difficile d'évoquer sereinement ne serait ce que cet album ci. Il part absolument dans tout les sens, entre métal, post rock, ambient, shoegaze, pop punk, ce disque est fou. Il est à l'image de sadness, artiste si prolifique qu'à seulement vingt six ans, il joue et compose dans cinq groupes, rien qu'avec Sadness, sa page bandcamp compte  plus de quarante album à écouter, solo, EP ou split de talent. L'américain est comme un requin, ces derniers, s'ils s’arrêtent de nager, meurent. Lui s'il s'arrête de composer et de jouer, que ce passerait il ?

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Death Engine - Ocean

 











2023
Code Records
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Énorme. Comme l'océan,dont j'ignore s'il s'agit d'un sujet de fond ou  bien d'un personnage présent à l'arrière plan. Il en est de même de la musique de Death Engine. Il suffit de regarder un moment cette pochette, et en écoutant l'album, on imagine sans  problème une houle lourde s'abattre sur quelque rivage assaillit par une tempête d'hiver. Si c'était le but, l'album est une totale réussite. Avec un son d'une lourdeur qui tend les épaules, gras, rauque, d'une décharge de guitare secondé d'une basse en filigrane hyper efficace.Quand à la batterie, elle ne bat jamais plus vite et fort qu'un cœur humain, la musique de Death Engine est organique. Pas de cette moiteur qu'on imagine, ici , tout est froid et engourdis. Et pourtant, la mélodie ne semble jamais loin, on y enchaine ce chant guttural et rauque vers quelques lignes chanté, comme un assaisonnement, et c'est juste parfait, délicieux.
Allez simple dans le best of de l'année.

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Cave In - Heavy Pendulum

 











2022
Relapse Records
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Cave In traine ses vielle marottes spatiale dans sa musique depuis pas mal de temps, et le dernier album ne fait pas exception. Mais bien sur c'est moins bien que ça. Ou alors différent. Là ou Final Transmission avait bien sur un contexte particulier, après le décès de leur bassiste après une session d'enregistrement, planait le spectre de cette mort trafique. Sur Heavy Pendulum, le son se fait plus lourd, plus pesant, gras. Tout est plus gros, plus travaillé.
Alors c'est normal, pas de décès, heureusement, mais alors pas de catharsis. Là ou le précédent album atteignait des sommets, faisait réagir les corps, procurant une réelle émotion esthétique, Heavy Pendulum fait figure plus expérimentale, avec en même temps un retour à des bases musicale. 
C'est du stoner. Enfin je veut dire, oui, on peut enculer les mouches sur les étiquettes, parfois j'aime bien le faire, mais là, cette percussion lourde et rageuse, cette basse pesante, et ces guitares inquiétantes, c'est du stoner. Alors quand même, il y à quelques morceaux de bravoures sur cet album, et attention en concert ça va tout faire cramer. On regretteras juste quelques pistes plus molles qui dénote et qui casse le rythme (blinded by a blaze). Soyons pas chiens, c'est globalement un bon album, nerveux et  puissant, mais qui aurait le hoquet parfois.

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Ghost - Impera

 
























2022
Loma Vista Records
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Habituellement, je goutte assez peu le genre de musique de Ghost. Pourtant, ce groupe, hasard d'une rencontre, une personne chère m'ayant fait découvrir leurs univers, je l'aime. Je l'aime ce cette manière qui fait que j'aime aussi bien un groupe aussi kitsh que The Darkness. Je l'aime de l'écouter au hasard d'une playlist, ou comme maintenant, tout un album qui parle directement  à ma joie. Ma joie procuré par leur musique en tant qu'élément qui nourrit ma propre Joie dans un cercle vertueux. Il y à un plaisir coupable dans cette musique épique qui renvoie d'autre groupes (coucou Sabaton) dans la fange merdeuse d'où ils n'auraient jamais dû émergés. Alors on peu écouter ce power rock aux accent héroïque sans sourciller, me concernant j'ai bien du mal à ne pas gesticuler sur ma chaise, ce qui est une bonne chose. Rien de trop chez Ghost, la production est incroyablement léché mais pas tape à l'œil, tout y est millimétré pour un plaisir maximal. Aux envolées lyriques succèdent les solos de guitares, les orgues, les chœurs épiques et les marches quasi militaire de la batterie.
Ma joie se nourrit de cette musique assumé.

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Year Of No Light - Consolamentum

 











2021
Pelagic Records
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Je lisais plusieurs chroniques de cet albums sur d'autres sites et blogs musicaux, francophone et anglais en me demandant : qu'est ce que je pourrais dire qui n'est pas l'air d'être une simple redite ? En quoi mon propos est il original, convaincant ? 
Et je connaissais déjà la réponse : en rien. Rien de ce que je ne pourrait écrire ne saurait vous donnez plus envie ou pas d'écouter les bordelais de YONL. 
Ce n'est pas grave. Il arrive que je me pose cette question, fréquemment même, mais j'ai fais la paix avec  moi même depuis longtemps. Ecrire c'est un acte solitaire, d'autant plus sur un blog  à faible audience comme celui ci. Mais moi cet article, je le relirais, et cet album, je le ré écouterais, dans un ans, dans deux. Et puis on peut avoir envie d'écrire aussi tout simplement pour le simple plaisir d'écrire, ce qui est mon cas de plus en plus. 
L'album est un long glissement de presque une heure, moins cinq minute. il est d'une lourdeur appréciable, avec une structure classique de métal sludge pour son squelette, mais pas seulement, bien sur. Il part sans cesse dans tout les sens, pesamment, bougeant sa pesante musique tantôt vers le shoegaze, tantôt vers le drone, dans un fourmillement dont le groupe nous avait déjà habitué sur ces précédents disques. Il serait inutile de préciser qu'il est bon, sinon je n'en parlerais pas. On l'écoute d'une traite entière et on le boira jusqu'à la lie jusqu'à l'indigestion. 

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Trhä - endlhëtonëg

 











2021
Bandcamp

Bon la frontière entre les genres à toujours été poreuse. Il en va de même pour tout, vue que rien n'est absolue. L'album comporte quatre chansons, pour une durée totale de presque une heure, le temps est relatif, lui aussi, ne l'oubliez pas. Quand à la musique, elle est de cet amour que j'ai pour ce courant musical depuis peu. C'est un mélange de musique ambient très sombre avec des mélodies de black métal tellement triturées qu'elles paraissent légères en arrière plan. On entend par contre bien plus clairement ces cloches, motifs récurrents dans la musique de Trhä.

Le tout possède un coté messe solennelle qui écrase l'auditeur : Ou que l'on lève les yeux, il n'y aurait qu'une voute gothique infinie  à offrir  à la vue. Cette sensation est accentué par les hurlements (le chant) dont on pourrais très bien dire qu'il s'agit de cries de douleur ou bien d'imprécations lancées à une foule en extase morbide. La monumentalité de la musique écrase d'autant plus qu'elle donne la sensation d'être pris au piège dans un espace infiniment grand, c'est une cathédrale qui est le décors de cet album, mais repeinte en noire, un peu suintante parfois, celle qui effraie, qui terrorise, qui provoque la panique et la haine. Aux armes.

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Deafheaven - Infinite Granite

 











2021
Sargent House
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C'est vrai que Deafheaven avais déjà un peu annoncé ce virage de voix clair, cette composition encore plus architectural façon cathédrale sonique. Voilà l'album qui va diviser. Depuis 2013, impossible de parler du groupe sans évoquer l'ombre énorme de leur premier album Sunbather. A l'époque, le groupe avait franchis les porte de la sphère métal les deux pieds en avant, et par là j'entend les deux pieds dans la gueule. L'écoute de Sunbather laisse l'auditeur pantois, sans souffle, haletant. La décharge dans le cortex en d'une efficacité militaire. 
Au fil du temps, le groupe à innover en gardant une ligne directrice clair. Un chant screamo qui vrille les tympans sur une musique post métal, un mélange audacieux et novateur de black métal et de shoegaze. 

Alors de quoi Infinite Granite est il le nom ? Après trois albums au niveau , ainsi que quelques EP et un album studio live, est il possible que le groupe ait voulu se ré inventer de peur de refaire le même disque ? Saluons la prise de risque, elle est payante, et courageuse. Là ou ils suffit à certains groupes de toujours refaire la même chose, on se contenteras d'écouter le best of. Pour Deafheaven, il est à croire que dans le fond, c'est toujours ce son qu'ils ont voulu faire. Je crois entendre un groupe qui à enfin accepté d'être ce qu'il à été, hybride, protéiforme, moins énervé. Alors quoi, les uns crieront à la trahison bien sur, ils se détourneront et retourneront écouter le  monolithique Sunbather. Pour les autres, laissé ces arpèges pénétrer vos oreilles, comme ces claviers aussi, ces guitares mélodieuse, cette basse qui donne enfin de sa personnalité et cette batterie qui n'est plus depuis longtemps  une mitrailleuse.
Oui l'album est bien plus calme, il prend son temps sur presque une heure (cinquante trois minutes) mais allons, dans le fond, il s'impose comme l'évidence même. Toujours aussi lumineux et chaud, on s'y coule avec plaisir.

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THE FIFTH ALLIANCE - The Depths Of The Darkness

 











2019
Init Records
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J'étais partagé et puis finalement, le chant à finis par l'emporté. Ce qui commence comme un disque de black métal de facture classique réussit finalement à sortir des sentiers battu de temps à autres et à proposer  quelques envolées lyriques des plus appréciable. La structure reste par contre assez déjà vue, alternant montées en puissance, chant clair, puis explosions, violences et hurlements, pour le plus grand bonheur des initiés. Il se permet même de devenir énorme au fil des chansons, guitares énorme, basse et batterie énorme, j'ai peine à trouver un autre adjectif, et on se demande quand ça s'arrêtera.
Il est bien entendu extrêmement sombre et sans espoir. Le genre humain est consumé par sa connerie dans un grand raout de feu et d'eau sale qui balaie la terre de gauche à droite, emportant tout sur son passage. Il est parfait dans son genre, certain l'oublieront, d'autre non, mais assurément, il vaut bien le temps passé à l'écouter, une bonne claque !

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Deafheaven - 10 Years Gone (Live)

 











2020
Sargent House
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Avec Deafheaven, on a presque atteint ma limite en terme de violence pour un groupe. J'ai tout à fait conscience que certain vont en rire, avec force comparaisons, en arguant que Deafheaven est juste un groupe émo un peu plus sombre que la normal, et de citer des groupes autrement plus extrême dans leurs démarche créatrice. C'est vrai, vous avez surement raison. Au lycée, ma limite se situait vers Gojira, voilà ou elle se décale maintenant.
Deafheaven est peut être pas aussi violent et/ou extrême que d'autre, mais à l'écoute de cet album live studio, on peut encore leurs trouver quelques qualités. 
Des chansons longues, avec de longs passages instrumentaux, qui témoigne, à la manière d'un Tool (la comparaison s'arrête là), d'une évolution créatrice vers quelque chose de  plus en plus complexe au fil des albums. Deafheaven est doué, tant en terme de composition que d'inspiration, et sa musique témoigne que la somme des talents qui compose le groupe dépasse la simple addition de ceux qui le compose.
Alors est ce que c'est black métal ? Je  pense que oui. Est ce que ça hurle dans le chant dans les limites du compréhensible, tout à fait monsieur. Est ce que c'est foutrement épique ? Carrément !
Le groupe devait partir en tournée en 2020, et les évènements ont bien sur tout arrêter, comme ce fut le cas pour tout les groupes de la planète. Le groupe à donc décider d'enregistrer cet album pour tromper l'ennuie et aussi pour éponger les pertes financières du à l'annulation de leurs tournée aux Etats Unis. 
Il en découle ce bel objet, témoin de dix années d'existence maintenant. Après trois albums et autant d'EP, ce live fait office de best-of informel, remplit de la quintessence d'un groupe qui explosa il y presque dix ans avec l'incroyable et  puissant Sunbather et de confirmer avec les deux suivants l'invention d'un courant neuf et frais, et de m'ouvrir à ce genre que je méconnaissait.
Deafheaven est l'un de mes groupes favoris depuis la première écoute, en 2013, et la première seconde de Dream House, la chanson qui introduit leur premier album. C'est un groupe unique en son genre qui trave sa route a grand renfort de prestation live à très haute teneur en énergie. Sans jamais sacrifier la qualité, les américains ont su opérer un mélange subtil entre black métal, émo (ce n'est pas insulte) et harmonies musicales issue du rock progressif. 
Vivement dix ans de plus putain !

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a spark in the v(*)id - The Journey

 











2021
Spotify | Bandcamp 

 Voilà un album structuré dont chaque chansons est une étape de plus dans  la plongé vers les abysses. Un album créer presque exclusivement pour restituer de l'ambiance, comme le post rock sait si bien le faire. Et j'englobe large, puisqu'il s'agit bien de métal ici. Et encore, que dire de la matière dont sont fait les vaisseaux d'exploration, qu'ils soient submersibles ou spatiaux ? Parce que comme dit plus haut, c'est une histoire qu'on vous invite à suivre, celle d'un ou de plusieurs personnes qui trouvent le courage de passer le cap, ou bien comme le dit la chanson, de sauter à pied joint vers le vide et l'inconnu. C'est une saga musicale sur le courage et sur la fois dont je ne dévoile pas la fin, il va falloir s'y jeter, justement.

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Cloudkicker - Unending

























2019
Spotify | Deezer | Bandcamp

C'est un petit peu l'album qui fait frémir les sourcils et les tympans de la communauté métal progressif ce mois de décembre  (toute proportions gardées) : Ben Sharp, le one man band connu sous le nom de Cloudkicker sort un album, le dernier datait déjà de 2015. Presque cinq ans après "Woum" (2015) et l'excellent "Live with An Intronaut" (2014).
J'ai voulu commencer l'avalanche de métaphores et puis je me suis aperçut que ça m'emmerdait de me relire. Alors que dire.
Un album extrêmement dense, riche, qui caresse toute une palette d'émotions et qui ose approcher même une certaine dimension épique dans la réalisation de sa musique. Les fans de rock progressifs auront compris, les autres comprendront vite. Ça monte en puissance tout au long des morceaux, c'est presque putassier dans la réalisation, sans jamais être bêtement cliché. Avec ces petits interludes électronique/ambient , l'album reprend son souffle, tout comme nous, car il y à  assez d'énergie dans le disque pour vous faire headbanger sur votre chaise. Des rythmique martiales, de lourdes guitares, une basse grasse dont les cordes claquent contre le corps de l'instrument et quelques synthés pour faire bon genre composent  un disque qui est surement ce que l'américain à fait de mieux et de plus aboutit à ce  jour, depuis ses début en 2007.

Pays/territoire : Columbus, Ohio, États-Unis
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The Lumberjack Feedback - Mere Mortals

























2019
Deadlight Entertainment
Spotify | Deezer | Bandcamp

Un son lourd, puissant, tout en pesanteur, qui roule, écrase, broie l'auditeur. Une puissance à peine contenue dans sept morceaux aux proportions épiques. C'est la bande son de quelque chose de violent, de sale, de démangeant, à minima.
Un groupe qui se permet de faire monter certain morceaux en tension pendant plus de cinq minutes. Des morceaux composés avec un tempo de mitrailleuse, tandis que d'autres sont l'écho du pas de charge de quelque animal préhistorique monstrueux, lent, mais inexorable. L'auditeur, broyé par deux batterie, de lourdes guitares et d'encore plus lourde basse, se laissera volontiers couler dans l'ambiance sonore du disque (simple question de survie). Une musique propice à l'imagination, ou chacun se fera son propre film de la fin du monde. Enjoy !


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