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Dawn Treader - Bloom & Decay

@welderwings











2024
Liminal Dread Productions
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Des coins les plus obscurs peut surgir une lumière inattendue. Ici même, le londonien et one man band qui constitue Dawn Treader, un groupe au nom prophétique. Non qu'on soit en présence d'un disque foncièrement original, mais à celui qui veut sans cesse réinventer la roue, nous disons qu'il se trompe.
Après une introduction en forme de longs crescendo, le ton est donné. Il s'agit de ces albums qui font la part belle aux envolés lyrique inspiré du shoegaze, aux cavalcades du black métal, et leur chant torturé. Le rythme se fait tantôt lourd de menace, tantôt léger, l'ambiance oscille entre le lever de soleil en majesté, et la noirceur d'un "on ne sait quoi" d'inquiétant.
N'empêche, il me semble à moi que cet album est plus plein d'espoir que d'autre chose, c'est pour cela que je l'ai aimé. Les mélodies sont puissantes, évocatrices, on est aussi bien face à une éruption volcanique dans un paysage glaciaire, qu'un vaisseau se glissant dans l'orbite de Jupiter, prenant garde à ne pas se faire avaler par la colossale planète gazeuse.
La qualité de cet album est absolument incroyable, tant en quantité qu'en qualité, et quand on sait qu'il s'agit de son premier, on ne peut que tomber mâchoires et ouvrir grand les yeux face au talent de composition et d'écriture de cet anglais qui vient de faire sa rentrée fracassante, les deux pieds en avant dans nos bouches, dans la cour des grands du genre. Déjà dans ma liste d'albums favoris de cette année.

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Glassing - Twin Dream

 











2021
Brutal Panda Records
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"Twin Dream, the third full-length offering from Austin, TX multidimensional trio GLASSING, is a sonic mirror of our era and nothing short of immense. Ranging from grim to hopeful to destructive to cathartic, oftentimes all within a single song, GLASSING channel multifarious energies that delve deep into the Underland while simultaneously exploring the celestial. Elements of post-hardcore, black metal, noise rock, ambient, shoegaze, and doom swirl together to create a rich palette of mood and textures across 11 tracks that ruminate on splintered realities, altered consciousness, and esoteric philosophy.

Twin Dream was recorded with Andrew Hernandez (This Will Destroy You, Balmorhea, The Sword, Mammoth Grinder) in a remote Texas studio replete with crumbling infrastructure and the ghosts of country troubadours echoing amongst the walls. While the world burned on the outside, the music took on an entirely new meaning and those that survived the nightmare were left with a newfound sense of hope amongst the bleak reality. Twin Dream is the archetypal soundtrack to these end of times."


Mangez en, c'est si bon.

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Glassing - Light and Death

 











2017
Pax Aeternum Records
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Voici donc la pièce à l'origine du mal. Voici la pièce à conviction numéro 1. L'objet de toute la violence naïve et juvénile dont est capable  un groupe qui se réclame  à la fois des genres doom, black métal, sludge et hardcore. J'aime entendre ces guitares si saturées crisser sur mon tympan. Les basses poussées à 11 soulève les tripes. Et quand au chant, et bien disons  qu'on en à pour son audition. C'est qu'il est surtout et avant tout post. Ne serait ce que par cette pochette, cette photographie à l'ancienne qu'on imagine pas  illustrer autre chose, sinon un album de  métal ambient, ce qu'il ne manque pas d’être à l'occasion.
J'ai bu en l'écoutant une bouteille de cote du Roussillon qui s'appelait "Ivresse des sens (2021)", il à un parfum d'ylang ylang dans le nez, très rond, tannique mais pas trop, et une finition de fruit noires sur la langue et le palais, comme  une compotée. Il est foutrement excellent, et ainsi en est il aussi de ce Light and Death, le premier album de glassing, dont je soupçonne qu'ils soient parmi les premiers rejetons de Deafheaven (la filiation semble assumé par le groupe d'après ce que j'ai compris). Disont le Deafheaven de "New Bermuda" peut être, c'était en 2015, une éternité de mouvements d'eaux en tout genre  ont secoué cette sphère depuis.
Je m'étonne encore, et j'espère jusqu’à ma mort, qu'une telle musique puisse sembler à la fois si fragile et si violente. Les hurlements du chant, ou bien est ce le contraire, il est difficile de différencier la douleur de l'extase, tout est trouble. Tantôt serein, tantôt cavalcade, l'album est par moment abyssale de profondeur, aussi lourd qu'une chape de plomb, et à d'autre, il me semble presque flotter sur la cime d'un nuage. Light and Death ce veut un maelstrom d'émotions contradictoires qui joue de l'auditeur en le baladant au gré d'un chemin qu'on est bien obligé de suivre, mais avec le sourire , en définitive.

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Glassing - Spotted Horse

 











2019
Brutal Panda Records
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Wow! On à pas finit d'en entendre parler de celui la. Correction, je n'ai pas finit d'en parler, parce que ça fait un moment que je regarde plus les statistiques. Je prêche dans le désert, là ou sont les vrais croyants et/ou amateurs de musique. ET non il ne s'agit pas d'élitisme, je vous vois venir. Je n'étais pas encore dans le désert quand ce disque est sorti, je n'étais pas prêt, mon esprit n'était pas prêt. Je marchais encore pieds nus dans l'herbes tendre et grasse, mon corps étais gorgé d'eau, je n'avais pas connu la soif.
A présent je suis assoiffé, horriblement assoiffé, d'une soif inextinguible que rien ne peut ou semble rassasié. Je vais par crêtes et dunes, marchand sous un soleil implacable, ma peau me brûle, la sueur me brule les yeux et irrite un milliers de petites plaie sur mon corps. J'ai tant soif, je cherche péniblement la musique qui pourra m'étancher un instant, et dans cet instant pourtant, j'ai en esprit la soif qui arrivera, aussi sur que le jour succède à la nuit et que ma quête est sans fin.
Ainsi donc il m'a fallut entrer dans le désert comme en sois même, il m'a fallut me discipliner. Au début je courrais, je trébuchais, je tombais. Maintenant mon esprit est plus discipliné, plus calme, même s'il m'arrive encore que mon cœur s'emballe à l'écoute des premières mesures d'un disque. Maintenant je marche, calmement, lentement, je progresse d'un pas serein et tranquille, et ainsi j'arpente le désert avec mesure. 

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Woods of Desolation - The Falling Tide

 











2023
Season of Mist
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J'aurais tout essayer aujourd'hui, il n'y eu que celui ci qui trouva grâce à mes oreilles parce que pourquoi pas. J'ignore quels affects souterrains me poussèrent dans sa direction, même si je sens bien que récemment mes gouts semblent me pousser vers ce genre de productions. Balloter par mes affects comme Ulysse par le caprice de dieux mesquins,  il me semble que j'incline vers une forme de musique un peu plus extrême. Le moi du lycée avait fixé sa limite à Gojira dans l'audible, et  pour longtemps, et sans doute à l'époque aurais je vomi une telle musique. Et nous déroulons le fil de l'histoire, la généalogie musicale se fait, parfois clair, parfois brumeuse. C'est peut  être la claque Deafheaven pour moi en 2013 qui ouvrit la porte ? Il faut bien commencer par un bout. Après tout, je suis venu à Philip.K.Dick par Bernard Werber. Aujourd'hui j'ai l'intégrale de K.Dick chez moi et j'ai vendu ou donné tout mes Werber, je ne peut plus lire  une ligne du français sans souffler très fort par le nez d’exaspération.  J'aime toujours Gojira pour autant, mais me sens plus proche de Deafheaven.
Bon il s'agit quand même de Woods of Desolation, un groupe qui à un peu d'expérience, et comme qui beaucoup, je découvre seulement maintenant via son dernier album.
The Falling Tide vogue vers la ou le vent souffle. La production est impeccable, l'orchestration est efficace et puissante et le chant est émotionnellement chargé, on est quand même sur une nuance de black métal. J'emmerde les puristes, j'en ai été un, j'en suis revenu.
Franchement, j'aime. J'ai pu écouter que ça aujourd'hui. J'ai du supprimer une quinzaine d'album de bandcamp en tentant d'écouter des choses que j'avais mis de cotés, et  lui je l'avais déjà sous l'oreille, et j'ai pu écouter que ça. La vérité ne m’intéresse pas, je veut juste encore trainer les tympans sur ces murs de guitares, sur ce duo basse batterie fusionnel et sur ma laisser émouvoir par le chant dans cet assemble de cathédrale sonore traversé de lumière.

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Vale - A Senseless Procession

 











2023
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Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas frotté  à un album mêlant musique folk et post black métal. J'essaie d'être le plus précis  possible et c'est une description valide. Il y a dans le brouillard des formes mouvante, des échos du passé qui prennent furtivement formes dans les tourbillons blanc de la brume. Inlassablement cette musique me ramène vers le nord, magnétique, cartographique, mental, physique. Inlassablement, il aura suffit de quelques arpèges joué sur une guitare sèche en guise d'introduction pour que m'apparaisse tout les clichés liés à cette musique. Si je joue du putain d’accordéon, est ce que je suis à Paris ?
Si je joue la musique de Vale, est ce que je suis pas en train de marcher pieds nus dans la bruyère ? Paradoxalement, je trouve ces mélodies très évocatrices du silence. Quand  j'imagine ces grands espaces que suggère mon esprit, à la musique de Vale vient le silence.
La puissance évocatrice des américains n'a d'égales que le labyrinthe sonore auquel il invite à entrer. Et c'est le baiser de la mort au moment ou se referme les portes derrière toi. Me voilà Icare cherchant la lumière. A Senseless Proccession à le gout de ces whisky tourbeux, doux au plais avec un retour fort, des notes de bois brûlé, un peu de sucre, quelques fleurs et fruits, et ça vaut toujours mieux que Paris, cette putain de nécropole de merde qui pue la pisse et la merde.
Et puis quelle grâce putain, quelle musicalité, même dans ces  hurlements qui parle de la mère, même dans ce murmure qui parle d'amour, tout y est débordant d'émotions. Le chant aime, comme on aime, quand les tripes se tordent, quand le sueur coule, quand le cœur bat trop vite, quand il est pris au désespoir.
Alors il s'élève enfin.

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Raat - Nocturne

 











2023
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She walks in beauty, like the night
Of cloudless climes and starry skies;
And all that’s best of dark and bright
Meet in her aspect and her eyes;
Thus mellowed to that tender light
Which heaven to gaudy day denies.

One shade the more, one ray the less,

Had half impaired the nameless grace
Which waves in every raven tress,
Or softly lightens o’er her face;
Where thoughts serenely sweet express,
How pure, how dear their dwelling-place.

And on that cheek, and o’er that brow,

So soft, so calm, yet eloquent,
The smiles that win, the tints that glow,
But tell of days in goodness spent,
A mind at peace with all below,
A heart whose love is innocent!

- Lord Byron (George Gordon)

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Oculi Melancholiarum - Euphorbia

 











2023
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Et elle l'a fait seule. Ou peu s'en faut. J'ai une passion pour les albums fait de A à Z par la même personne. Moi même d'un tempérament solitaire, j'ai du respect pour ces bourreaux de travail qui écrivent, composent, et enregistrent eux même leurs musiques du début à la fin.
Victoria Carmilla Hazemaze (VCH) est une auteure compositrice mexicaine qui n'en n'est pas à son premier coup d’essai dans la musique métal, et plutôt black métal, et plutôt cette nuance qu'on appelle le dépressive black métal, ou blackgaze. VCH est  donc à l'intersection de plusieurs chose que j'apprécie.  La somme de travail pour accoucher d'un tel album semble colossale. Avec presque une heure de musique, Euphorbia prend largement le temps d'explorer les nombreuses facettes de cette musique si riche. C'est bien du coté de ces sous genres que la créativité semble s'orienter aujourd'hui.
Si l'essence demeure, une musique sombre, au chant torturé, rapide et bruyante, l'addition de la nuances permet à toute une palette musicale de s'exprimer. Ainsi il n'est pas rare que quelques claviers viennent s'inviter en filigrane dans les  morceaux.
Les introductions des morceaux peuvent aussi être très douce, avec un chant féminin comme susurré derrière l'oreille. Quelques arpèges de guitares solitairee sont aussi une pause bienvenue dans certains morceaux, une respiration nécessaire  pour apprécier  toute la justesse et toute la richesse de cette musique. Qu'on se rassure, l'essentiel est là.
Euphorbia semble quand même plus lumineux que ses prédécesseurs, plus apaisé, moins en proie aux doutes, même s'il contient son lot d'errance solitaire de l'âme. Tout transpire la classe dans cet album qui mérite qu'on s'y attarde.
Vous pouvez soutenir VCH sur sa page Patreon, elle n'a ni label ni maison de disque, ou alors en achetant la version cassette audio pour les collectionneurs.

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Sadness // Abriction - Sadness // Abriction

 











2023
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Difficile de se pencher sereinement sur la discographie de Sadness, tant il est prolifique et inventif. A raison de plusieurs albums, EP et singles par ans, on est à peine rassasié du dernier que le service reprend. Comme dans chaque créations, il y à des  hauts et des bas, et puis plus rarement, des sommets.
Alors j'ai chaussé mes crampons, enfilé mon équipements d'alpiniste pour partir  à l'assaut de cet "EP" de une heure et quinze minutes... Dont la dernière piste ne fait pas moins de vingt et une minutes, pour  moi c'est du caviar, car j'ai le gouts des morceaux très longs. Et d'autant plus dans ce sytyle bien propre qu'ils proposent. Je dit "ils" car cette fois l'invité est une invitée. Meredith, aka Abriction, est venue prêter main forte à Anton Ojeda, aka Sadness. Le black métal dépressif auquel on nous avait habitué s'est donc teinté cette fois de petit interludes de bruits de pluie, de quelques notes de marimba joués sur un clavier avec de l'écho, et plus généreusement, d'un peu de lumière, le chant se fait plus clair, même s'il est toujours relégué au second plan.
En fait il serait difficile d'évoquer sereinement ne serait ce que cet album ci. Il part absolument dans tout les sens, entre métal, post rock, ambient, shoegaze, pop punk, ce disque est fou. Il est à l'image de sadness, artiste si prolifique qu'à seulement vingt six ans, il joue et compose dans cinq groupes, rien qu'avec Sadness, sa page bandcamp compte  plus de quarante album à écouter, solo, EP ou split de talent. L'américain est comme un requin, ces derniers, s'ils s’arrêtent de nager, meurent. Lui s'il s'arrête de composer et de jouer, que ce passerait il ?

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Liongeist - S/T

 











2023
Liongeist
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Enfin l'eau, venue lécher une terre sèche et craquante sous les chaussure. Enfin le répit, nous ne mourrons pas de soif, pas cette années. L'odeur de la terre humide remonte depuis le petit parcs en bas de chez moi. On appelle cela le pétrichor, l'odeur après l'averse. Cela  peut aussi bien être l'odeur du béton humide, qui recèle aussi en son seins mille senteurs des villes, du poissonnier du marché de la place à celle de la pisse de chien, rincé par un écoulement bienvenu. La pluie lave ma rue et ma mélancolie. Le gris égalise la lumière venu du ciel. A peine y distingue on quelques mouettes et  pigeons qui volent ici et là en quête de nourriture. Dans le petit théâtre de ma rue, le décor se pare de belle fleur blanche en éclosion sur les magnolias, les bourgeon vert explose sous les coup de boutoir de la vie qui renait, et déjà, on peut de nouveau sentir les parfums de la rôtisserie qui vole jusqu’à moi, les cris des écoliers à l'heure de la récréation, les invective des étudiants qui mangent en bas de chez moi entre midi et deux. Comme il est bon de ressentir  à nouveau tout les parfums de l'existence, fussent ils désagréable.

Il y à chez Liongeist comme cette ambiance  un peu grise, entre deux, qui caractérise le printemps. C'est une période propice aux mélancolies les plus dures comme aux étincelles les plus forte. Entièrement instrumental, l'album permet qu'on veuille bien y coller nos propres émotions sur la musique, comme dans les bandes dessinées de Jason (les personnages on de grands yeux blanc inexpressif, et c'est au lecteur d'y coller les émotions qu'il veux que les personnages aient). C'est tout pareil ici. Musicalement, c'est du lourd, on est dans une vibration heavy post rock, avec tout ce que cela  implique. Deux guitares se partage la rythmique et les arpèges, une batterie lente et puissante et une basse tout en lourdeur, au son gras qui prend aux tripes. Les morceaux de bravoure s'y enchaine sans jamais être ennuyeux, le disque est juste, la longueur est bonne, la musique y change l'âme juste ce qu'il faut pour qu'après l'écoute, on reste un instant saisit, immobile, à se demander si on le ré écoute ou bien si l'on ne sortirait pas respirer le pétrichor.

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Astronoid - Radiant Bloom

 











2022
Century Media Records
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C'est qu'il contient quand même son lot de gemmes. Après au moins une vingtaine d'écoute, je suis presque prêt. C'est qu'Astronoid est l'un de mes groupe préféré. J'aime leur musique, j'ignore tout d'eux, jusqu'à leurs noms, mais j'aime leur musique. Un lente évolution opéré depuis leur second album éponyme Astronoid à mis dans ce métal aérien de plus en plus de brouillard, ou alors un voile de poussière d'étoile. Si l'album accuse parfois une baisse de régime sur certain morceaux, il reste innovant, dans cette veine de post métalgaze, avec cette voix, incroyable, unique, douce, qui me susurre sur la violence. J'ai ma dose, j'ai la tête dans le guidon et les yeux pleins d'étoiles.
Oui, même si l'album n'est qu'une repompe de leur précédent, et même s'il n'est pas à la hauteur du chaotique AIR , à la fois virevoltant, léger mais bien lourd sur la double pédale, il reste bon, mais je tique un peu. J'espère que le groupe va réussir son quatrième album parce que à  trop se contenter de faire la même chose, on risquerait de s'y perdre, et d'y perdre en route tout un tas de gens.

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Goremantle - The Deep Places

 











2022
Bandcamp

A toux ceux qu'on laisse derrière nous au cours de notre vie. A ceux qui ressurgissent parfois au détours d'un songe, d'un rêve ou d'un cauchemar. Ces visages que l'on croyaient oublié, archivé, détruit par le travail plastique de la mémoire. Rien. Et pourtant, de ces profondeurs remontent  à la forces des griffes nos tourmenteurs oubliés. Ceux qui aiguillonne le cœur de honte. Ceux qui sont tant les prisonniers de notre mémoire que nos geôliers. Ces démons ricanant au dessus de nos têtes, agaçant comme une nuée, tiraillant le contour de nos yeux. Et tandis que nous nous agitons vainement pour essayer de les enfouir encore plus profonds, ils nous regarde, goguenard, urticants. C'est que l'on n'échappe pas à ce et à ceux que l'on refoule en nous même. Si nous somme la cellule, ce sont les prisonniers, pour toujours.

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Raat - Eternity

 











2021
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Il y a comme une facilité coupable à l'écoute, et comme il est court, il à l'arrière gout du pop corn. Ou encore du plus pur des fan service. Comprendre : Un EP n'est pas une chose que j'aime beaucoup en générale, et je préfère les temps longs. Mais je plaide coupable de temps à autre quand on vient  jouer des cordes les plus sensibles. Ce genre de musique, qui oscille entre black métal, rock progressif ou ambient est tout à fait ma came, et je m'en envoie volontiers une dose facile de temps en temps. Alors j'avoue qu'il est court ce petit album, mais quand bien même, les ambiances y sont pénétrantes, le travail de composition honnête fait le travail et franchement je ne boude pas mon plaisir. Mur de guitares saturées, double pédale stroboscopique, chant voilé qui s'efface derrière la musique et ambiance de fin du monde sont un cocktail qui me sied particulièrement, et si c'est aussi le cas pour vous...

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