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Moray - The Natural World

 











2023
Fiadh Productions
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Oui, j'étais arrivé  à la conclusion, après réflexions, que plus je me radicalisais politiquement, plus j'écoutais des choses extrêmes. On s'entendra bien sur sur l'emploi du mot extrême; qui est totalement subjectif, car certains considéreront Moray comme un groupe de pop. 
N’empêche qu'a la lecture des statistiques, on se rend compte que le nombres d'album de métal et ses penchant  plus sombre à fortement augmenté ces dernières années. C'est en parallèle que je découvrais l'histoire du mouvement ouvrier (qu'on fait commencer vers 1830 par commodité) ainsi que l'épisode de la Commune de Paris, qui me passionna frénétiquement pendant un ans. 
Je sais que c'est très empirique tout ça, mais j'ai fais cette constatation , et je suis persuadé que ce que nous écoutons peut  être aussi le reflet de notre personnalité, que ce que nous lisons ou écoutons affecte notre corps, et peut  être aussi nos idées.
Si cela fonctionne pour moi, je suis bien conscient qu'il n'en serait rien pour les autres. Certains sont presque totalement dépolitisé, d'autre plus que  moi, et  pourtant  ils aimeront peut être autant cet album, qui lui pour le coup n'est pas tant politique, même si on ramène parfois tout à celle ci.

Puisqu'il s'agit d'un très bon disque, à mon avis, de black métal. Il est de ceux que j'aime, qui ne sont pas juste une brutal claque au tympans. A cette violence on vient greffer, couturer même une certaine musicalité, quelques ambiances, comme ces pistes entièrement musicale, plus courtes, qui sont des pauses dans l'album, et lui donne une structure en chapitre. Elles permettent aussi d'exprimer  une plus large palette de talent du groupe, comme on sait, dans ces genres, les musiciens sont souvent excellent et aime composer autre chose, parfois, de  leurs dix doigts.
Et pour ceux qui se demanderait:

The Natural World is a story woven through drawings on paper, a solar eclipse, the printing press, dreams of a dead artist, the birth of a litter of cats, a religious man's crops dying, empty night skies and the lives held beneath them.

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Glassing - Light and Death

 











2017
Pax Aeternum Records
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Voici donc la pièce à l'origine du mal. Voici la pièce à conviction numéro 1. L'objet de toute la violence naïve et juvénile dont est capable  un groupe qui se réclame  à la fois des genres doom, black métal, sludge et hardcore. J'aime entendre ces guitares si saturées crisser sur mon tympan. Les basses poussées à 11 soulève les tripes. Et quand au chant, et bien disons  qu'on en à pour son audition. C'est qu'il est surtout et avant tout post. Ne serait ce que par cette pochette, cette photographie à l'ancienne qu'on imagine pas  illustrer autre chose, sinon un album de  métal ambient, ce qu'il ne manque pas d’être à l'occasion.
J'ai bu en l'écoutant une bouteille de cote du Roussillon qui s'appelait "Ivresse des sens (2021)", il à un parfum d'ylang ylang dans le nez, très rond, tannique mais pas trop, et une finition de fruit noires sur la langue et le palais, comme  une compotée. Il est foutrement excellent, et ainsi en est il aussi de ce Light and Death, le premier album de glassing, dont je soupçonne qu'ils soient parmi les premiers rejetons de Deafheaven (la filiation semble assumé par le groupe d'après ce que j'ai compris). Disont le Deafheaven de "New Bermuda" peut être, c'était en 2015, une éternité de mouvements d'eaux en tout genre  ont secoué cette sphère depuis.
Je m'étonne encore, et j'espère jusqu’à ma mort, qu'une telle musique puisse sembler à la fois si fragile et si violente. Les hurlements du chant, ou bien est ce le contraire, il est difficile de différencier la douleur de l'extase, tout est trouble. Tantôt serein, tantôt cavalcade, l'album est par moment abyssale de profondeur, aussi lourd qu'une chape de plomb, et à d'autre, il me semble presque flotter sur la cime d'un nuage. Light and Death ce veut un maelstrom d'émotions contradictoires qui joue de l'auditeur en le baladant au gré d'un chemin qu'on est bien obligé de suivre, mais avec le sourire , en définitive.

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Enisum - Forgotten Mountains

 











2023
Avantgarde Music
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Avec un nom pareil, on s'imagine aisément (moi oui) planant au dessus des montagnes, une nuit claire de pleine lune, dans le silence ronronnant des moteurs. Quel sentiment cela serait alors, de vivre à la hauteur des aigles, à la hauteur de l’emblème de tout les empires. Ou même alors ces mers de nuages qu'évoque Saint Exupéry dans "vol de nuit" ou dans la biographie magistrale qu'écrivit Joseph Kessel de Mermoz. La musique d'Enisum fait prendre un peu de hauteur et c'est même là son  but premier. Malgré une composition minéral, qui exhale le parfums de la roche après la pluie, le pétrichor, le bruissement du vent dans une plaines, sous l’œil sage et  placide de ces hautes montagnes baignées de ciel. Tout la mélancolie d'un instant hors du temps est dans la musique de ce quatuor d'italien.
C'est un disque parfait pour moi. J'entends là qu'il est tout ce que je peux écouter dans la black métal, car au delà de la violence, j'ai besoin de cette musicalité, de ce sens de la mélodie efficace.

Les alternances de calmes et de tensions y sont maitrisé à la perfection, à l'image  de ces deux guitares langoureuse qui s'arrêtent parfois pour communier en arpèges, avant de repartir en mur de son. La batterie accompagnes, armé par une basse discrète mais présente, si ça hurle, il y a de la double pédales, dans un roulement d'artillerie, mais si ça murmure, alors c'est un métronome discret de berceuse, d'un pas lent et dansants qu'in s'invite  à l'oreille.
Chaque instruments y est savamment dosé, Enisum est du type musical égalitariste, personne ne tire la couette à soi pour briller plus que les autres. Déjà un de mes disque favoris pour l'année.

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Pyrithe - Monuments to Impermanence

 











2022
Gilead Media
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Le disque poisseux de la nuit. Tant l'air est chaud et chargé que ma gorge me gratte affreusement, tant les orages autours de moi éclairent brièvement le ciel nocturne, tant l'odeur acres de la terre humide et chaude me chatouille les narines, tant il m'arrive, à mon grand regret, d'écraser un lapin qui se jette sous mes roues. 
quand même, quel disque ! Non pas qu'on en ai pas déjà écouté de cette trempe, mais rarement avec un tel coté organique dans la musique. L'album, qui oscille entre black métal, sludge et doom, arbore une tel diversité dans sa musique qu'il serait vain de chercher l'étiquette parfaite. Autant violent qu'ambient, autant humide que rêche sur le tympan.  Pyrithe s'amuse. Il y a un coté goguenard dans leurs approche de la musique, un cynisme qui fait regarder le monde brûler calmement. C'était écrit, on le savait, on à rien fait, c'est mérité.
S'il brûle, alors qu'il se consume en écoutant Monument to Impermanence, à la fin au moins, la musique sera la dernière chose.

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Sunnata - Burning in Heaven, Melting on Earth

 











2021
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Avec cet album, Sunnata à voulu, selon leurs dires, explorer les différents type de fanatisme religieux et leurs conséquences sur l'être humain. C'est un point de départ intéressant, car je suis persuader qu'en art, il n'y a pas de mauvaise idée. 
Au final, ce disque se révèle d'une facture pas très original, certes, mais qui, pour le coup, ne veut absolument pas dire mauvais. A quoi bon ré inventer la roue à chaque fois ? Sunnata à  choisit de s'attaquer  à la religion par le biais des différentes culture, quel soient réelle ou purement imaginaire. 
On y évoquera les premières cultures chamanique pré historique, puis les premiers prophètes antiques, les croyances  indiennes (sans doute la lecture du livre des morts tibétains y est pour quelques choses ?), même Frank Herbert est là, l'empereur Dieu de Dune voit tout, sait tout ... mais aussi les Wicce, ces sorcières de la mythologie nordique, omniprésente dans les sagas. Quels changements affectent le corps et l'esprit, soumis  à l'emprise de ces  mythes et croyances ?
C'est le point de départ de cet album magistral qui joue avec les codes du Doom métal et du Rock Stoner. De facture certes classique, mais utilisant au mieux chaque notes et chaque instruments. Le chant lui n'est pas en reste, il plane au dessus des morceaux comme un fantôme, s'accordant parfaitement  à l'ensemble' pour mieux le sublimer. Cela semblera peut être cliché à certain mais c'est parfois tellement reposant et agréable, quand c'est très bien fait ! 

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Blóð - Serpent

 











2021
Malpermesita Records
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Voilà un disque qui laisse une curieuse impression, comme une trace de sueur froide dans le dos, une légère odeur de cave et d'humidité, quelque chose qui rampe lentement dans le noir. Blóð est un album qui traine sa mythologie sombre avec lui, Le  nom du groupe vient du vieux norrois, qui veut dire sang, vous êtes prévenus. On y causera démons, choses étranges et sabbat à la pleine lune, assurément. J'ai dit plus haut qu'il laissait  une trace  humide sur l'auditeur, mais j'ignore encore si ce disque est brulant comme du souffre volcanique ou froid comme une  nuit de solstice, mais toujours est il qu'il est loin d'être tiède. Cette  première impression laisse parfois la place à une impression de  noyade, et voilà  que je cherche l'air désespérément, haletant, transpirant de peur.  
Ceux qui aime le sludge et le doom seront servis, ça traine, les guitares raclent le tympan, lourdes, graves et menaçantes. La batterie imprime son rythme lent et métronomique, comme les battements d'un cœur, et la dessus... Vient un chant hanté, presque en arrière plan, comme entendu à travers un voile épais. Féminin, il n'en est pas moins fort et possède un haut  pouvoir évocateur, capable d'une gamme vocal étendu du hurlement au lyrisme.  Et toujours l'impression de fuir un danger à travers de la mélasse, comme dans un cauchemar, mais c'est déjà trop tard, ce disque ne vous veux pas du bien.

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VUKARI - aevum






















2019
Vendetta Records
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Ça ne s’appelle pas Black Métal pour rien. C'est un genre que je découvre vraiment et par petite touche depuis très récemment, je n'ai aucune référence pompeuse et obscure à faire, je ne sais pas qui règne sur ce royaume, je m'en fout. A l'image de ce très bel artwork, très évocateur, écouter ce aevum revient à faire face à l’immensité. Que ce soit celle de la vie, de l'univers, ou quoi que ce soit d'intangible mais déprimant, l'expérience s'apparente à hurler face à une tempête de flammes en croyant pouvoir l'arrêter  de sa petite voix désespéré. Ce n'est pas joyeux, mais mais ce n'est pas ce que j'ai entendu de plus triste dans ma vie. La voix se noix et se débat dans les remous permanents d'une batterie au staccato de mitraillette, de la guitare rythmique et de la  basse dans le brouillard dans le fond, quand à la rythmique, et bien elle semble faire échos à la voix. Noyé dans la masse, submergé par une lame de fond, elle lutte pour ne pas se noyer. De mon avis, un bon album, très expressif, qui aurais gagné à être peut être un peut plus concis, mais je chipote. Il faut prendre le temps de l'écouter, d'une seule traite, au calme, pour en apprécier les coins les plus sombres, et parfois y trouver un peu de lumière. J'aime beaucoup.

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Donarhall - Helvegr

























2019
Symbol of Domination Records
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Amis du silence, au revoir .. Ou plutôt non, restez donc un peu, vous n'êtes peut être pas au mauvais endroit après tout. Helvegr, du groupe allemand Donarhall est construit, selon l'aveu des compositeurs, comme la lecture de huit poèmes ( en huit pistes cqfd) ou le chant s’efface pour laisser place à une musique total faites dans le but avoué de stimuler l'imagination de l'auditeur.
Cela évoquera selon les personnes bien des choses différentes, tant la palette musical est riche. Certain y verront les grands espaces naturels, immaculés, préservés de la souillure de l'homme, et d'autre peut être y verront de la violence, du désespoir, vue que le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est parfois loin d'être joyeux.
Finalement, là ou Donarhall aurait pu sortir un énième disque  de black métal, honnête, correcte mais oubliable, le fait de laisser le chant s’effacer permet de laisser un blanc que doit combler l'auditeur, ce qui est la force de l'album. En stimulant l'imaginaire, on touche à ce qu'il y a de plus noble dans ce type de musique, offrir une main tendu à l'interprétation.
Helvegr  est sortit sur le label Symbol Of Domination, pour les amateurs de ce genre de musique, je vous conseil d'aller fouiller dans leur catalogue.

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