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Queens Of The Stone Age - In Times New Roman

 











2023

Matador
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Il est encore temps de fuir la chaleur orageuse qui déforme l'air. On y voit flou, les yeux brûlent et la sueur irrite le coins des lèvres. Et pourtant à ton envie d'échapper à cette brulante décharge ? In Times New Roman est peut être le meilleur album que le groupe ai jamais enregistré. J'entends et je lis que ça se discute, mais je n'en démordrais pas.
Le virage du crooner Josh Homme, âme damné et chanteur du groupe, est porté en parangon rockn'roll.
Çà fait vingt ans que les guitares sont devenues plus tranchantes chez les californiens, à mesure que la face cramoisi de soleil ou d'alcool de Josh fait le show et danse de plus belle.
La musique rampe comme une lave visqueuse sur le tympan, et jamais le groupe malgré tout, ne composa de musique plus juste. Guitare tranchante reconnaissable entre mille, contretemps, contre mesure, les solos ressemble à une voix humaine qui chante dans les aigus. Leur meilleur album, le pinacle d'une carrière assez peu prolifique ou chaque album est un chef d’œuvre. On l'a déjà dit en 2013, puis en 2017. Era Vulgaris était le plus sale, le plus sexuel, Lullabies To Paralyze le  plus sombre et torturé, soumis  à des double sens dérangeant. Et Song For The Deaf ? Et bien peut être le plus festival friendly, avec sa cohorte de tube qui soulève les foules aussi facilement qu'un évangéliste ses coreligionnaire. Qui n'a jamais vécut au cœur de la foule un rappel sur Go With The Flow n'a pas ressenti dans  sa chair la sensation de se trouver encore quelques force, encore quelques gorgé de salive et de poussière, pour une fois de plus se frotter aux autres et sauter ici et là.
Ce n'est pas la fin de la fête, c'est même seulement maintenant que ça va commencer sérieusement, avec un groupe qui va rechargé sa setlist de balles toute neuve dont chacune est assurer de faire mouche.
Et puis quoi, ici on à des cordes, quelques envolées lyriques. Et ce "Made To Parade" alors, que n'auraient pas renié les Beatles et sa fin sans fin qu'on peut étirer pour prolonger la communion ? Chaque chanson mérite un paragraphe mais ce genre d’exercices est assez vain, car plutôt chiant en vérité. On note quand même ce jeu d'équilibriste qui caractérise les derniers albums, entre héritage rock et plus de lyrisme. La voix sait se faire suave et souffle doucement sur le lobe de l'oreille. C'est un frisson qui parcoure ton cou, puis tes bras et qui sait  ou ça peut se terminer ? C'est une danse qu'on peut faire  à deux, "Sicily" c'est la bande son d'un préliminaire, le sexe est omniprésent dans la discographie du groupe, dans les textes, dans la musique, et le reste. Avec un chanteur sex symbol, malgré un visage rubicon parfois du à une descente de verres d'avant show.
Plus j'aime un disque moins je me sent  légitime d'en parler. Allez vieux pirate, allons danser tout les deux et je me tairais.

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Λ - Vere Modus

 











2022
Ambit 1084 Studio
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Ah! Quel bonheur ce petit retour du printemps, j'espère en avoir profité avant que l'hiver ne viennent déclencher son offensive des Ardennes début avril. Λ, ou lambda en grec, est un groupe de post rock instrumental à tendance stoner/doom. Voilà normalement assez d'adjectif pour définir la musique du quatuor tchèque qui évolue depuis 2014 dans cette veine assez peu visible. L'album ressemble à une cosmogonie mis en musique, s'ouvrant sur le chaos primordial froid et sombre. en témoigne les deux premières pistes qui se veulent le reflet de cet énergie colossal en sommeil, ou le chaos fait peu à peu place aux dieux primordiaux. On y sent la lecture de la mythologie grec à plein nez, surement même Hésiode, le poète grec référence pour s'en rapporter à ces éons oublié du temps. Le chaos se termine sur le bruit de la mer, l'océans primordiale lui aussi, là ou Pontus, uni à sa mère Gaia, engendrèrent Nérée, Thaumas, Phorcys, Céto et Eurybie, les premiers dieux marins de l'origine, ainsi que toutes les espèces de poissons et créatures qui peuplent l'océans d'alors.
Quoiqu'inquiétante, Pontos, la seconde piste de l'album se veut assez rassurante et moins anxiogène que la précédente. Ici c'est la vie qui se meut, qui colonise la terre nouvelle.
D'autant plus que dans la troisième piste est l'occasion d'apporter de la lumière à l'album. Héméra est la déesse du jour, c'est la sœur d'Ether, la lumière céleste, elle est une personnification du jour. 
Et il n'en manque pas de la lumière dans cette piste, clairement planante. il faut s'imaginer alors survoler la terre immaculée, vierge de la présence de l'homme, pur, simple. Une terre fantasmée qui déroulent sous nos pieds son lot de contradictions, en proie  à la lutte violente et sans merci des dieux, elle semble fragile.
L'apparition de la vie  à la dernière piste de l'album laisse interrogateur, musique parfaitement maitrisé, marchant sur le fil au dessus de l'abime. Cette vie qui germe, incontrôlable, chaotique, serait elle une bonne chose ou alors le début de la fin. L'histoire moderne pousserait vers la seconde hypothèse mais Vere Modus marque le temps. A ce point, on en savait rien, et comme dit la chanson, imaginons ce qui aurait pu être.
Vere Modus se rapproche de près de l'album parfait, ni trop court ni trop long, et surtout il se ré invente assez pour planer au dessus de  la mêler des dizaines d'album de stoner de merde qui sont mis en ligne quotidiennement sur bandcamp. C'est bien la preuve qu'une bonne inspiration de base et qu'un peu de culture  peuvent faire la différence.
Attention l'inverse n'est pas forcément mauvais non plus hein, les ramones, pris  un par  un, étaient des pauvres types, mais tout  à coup, en groupe de musique, ils sont devenus ce pilier du punk. Fin de la parenthèse. 
J'ai adorer, de la première  à la dernière note de cet album majestueux qui convoque ces divinité anciennes, mettant en musique la cosmogonie grec avec talent, personne n'en doutera. L'alchimie entre les quatre membres du groupe s'entend directement dans leurs musique. Les pistes prennent peut à peut de l'ampleur, dans un long crescendo rock avec à peine quelques arrangements pour polir le aspérités. Conçus presque comme une musique de film, le pouvoir évocateur de Vere Modus pénètre facilement les têtes, installe le décor, et se laisse jouer sans interruption, et à la fin, de remettre au début pour un nouveau cycle millénaire. Allez, déjà dans les meilleurs disques de l'années, et de loin !

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Sunnata - Burning in Heaven, Melting on Earth

 











2021
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Avec cet album, Sunnata à voulu, selon leurs dires, explorer les différents type de fanatisme religieux et leurs conséquences sur l'être humain. C'est un point de départ intéressant, car je suis persuader qu'en art, il n'y a pas de mauvaise idée. 
Au final, ce disque se révèle d'une facture pas très original, certes, mais qui, pour le coup, ne veut absolument pas dire mauvais. A quoi bon ré inventer la roue à chaque fois ? Sunnata à  choisit de s'attaquer  à la religion par le biais des différentes culture, quel soient réelle ou purement imaginaire. 
On y évoquera les premières cultures chamanique pré historique, puis les premiers prophètes antiques, les croyances  indiennes (sans doute la lecture du livre des morts tibétains y est pour quelques choses ?), même Frank Herbert est là, l'empereur Dieu de Dune voit tout, sait tout ... mais aussi les Wicce, ces sorcières de la mythologie nordique, omniprésente dans les sagas. Quels changements affectent le corps et l'esprit, soumis  à l'emprise de ces  mythes et croyances ?
C'est le point de départ de cet album magistral qui joue avec les codes du Doom métal et du Rock Stoner. De facture certes classique, mais utilisant au mieux chaque notes et chaque instruments. Le chant lui n'est pas en reste, il plane au dessus des morceaux comme un fantôme, s'accordant parfaitement  à l'ensemble' pour mieux le sublimer. Cela semblera peut être cliché à certain mais c'est parfois tellement reposant et agréable, quand c'est très bien fait ! 

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The amazons - Future Dust

























2019
Fiction Records
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Fatigué de chercher, j'ai décider de jeter mon dévolu sur celui ci. Je ne connaissait pas The Amazons avant d'écouter cet album, je n'en avait jamais entendu parler. Voici donc un disque qui sent bon la sueur et l'énergie, un album de rock comme on aimerait en écouter un peu plus ces temps ci, ça n'engage que moi. Exit les fioritures, retours aux saturations, à l'alchimie jamais démenti d'un duo de guitares soutenu par une basse et une batterie. Ajoutons à cela une voix incroyablement accrocheuse, un soliste technique et efficace, c'est un sans faute en ce qui me concerne. L'album reste gavé du début à la fin, sans temps mort, la pression ne retombe jamais, et même s'il faut dire que ce n'est pas un album absolument original, il possède sa personnalité, agréable, qui donne envie de gesticuler avec le son à fonds dans le salon, et c'est ce dont j'avais envie, merci.

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Sundrifter - Visitations


























2018
Sundrifter
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Je me demande encore pourquoi je n'ai pas choisit d'écouter un disque d'ambient comme prévue, un truc glacial, froid, rafraichissant. Et puis je clique la dessus, et depuis j'ai les fesses qui colle à mon siège, une vague odeur de tabac froid flotte dans l'habitacle du Soyouz. Me voila sanglé à quelques centaines de tonnes de carburant, le plus gros pétard que l'humanité ait jamais fabriqué, et je vais bientôt décoller. Il fait une chaleur à crever sur la pas de tir, je transpire comme un ours dans ma combinaison, une vibration s'amplifie de minutes en minutes, et bientôt, c'est tout mon corps qui vibre et qui s'écrase tandis que l'accélération me coupe le souffle et m'enfonce dans mon siège.
Plus ou moins ce qui vous attend à l'écoute de ce disque de pur stoner, très, très, très lourd. Une batterie martelé par un ouvrier métallo, une basse grasse et des guitares à peine mieux, un chant légèrement fantomatique, et me voilà qui transpire encore et encore et encore. Dieu que ça défoule !

Une mention spécial pour la dernière piste de l'album, qui est une des meilleur piste de conclusion que j'ai jamais entendue, tout simplement bluffant !

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Fire Down Below - Viper Vixen Goddess Saint


























2017
Ripple Music
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Non, inutile de chercher la subtilité ici. Des déserts brulant du Nevada à la Belgique, même combat : Un rock aux accents stoner assumé, virile, suintant, parfois trippant, presque progressif, mais toujours l'énergie. Un chant rugueux, une guitare et une basse sur saturé et un batteur qui fait des heures supplémentaires payées en pintes de budweiser. Une recette classique en somme, mais qui fonctionne parfaitement une fois de plus. Le disque confine à l'agréable sans être indispensable, on prend du plaisir à son écoute, de la à dire qu'on va revenir tout les jours, c'est une autre histoire. Je recommande aux fans du genre.

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John Garcia - John Garcia
























2014
Napalm Records
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Bon, pon présente plus John Garcia, frontman de Kyuss, qui traîné ses guêtres dans le milieu du Stoner Rock depuis les années 90. Homme de talent, auteur d'une discographie émérite et impressionnante, ne tenant jamais en place, l'homme multiplie les projets et les groupes.
John Garcia est son premier album éponyme. Initialement prévue en 2008. L'album ne sortira que six ans plus tard. Entre temps, un procès avec son anciens guitariste Josh Homme et pas mal de déboire avec sa maison de disque.
Sur la pochette, un paysage désertique, et cette tête de bouc ornée de fleurs, rien qui ne  nous renseigne trop sur le contenu.
Et musicalement, justement, c'est vraiment pas trop mal. Les titres bien gras (ce n'est pas pour me moquer) s’enchaîne (My Mind, Rolling Stoned, His Bullets Energy, All These Walls) pour le  plus grand  plaisir des fans du genre.
On ne peut que saluer la performance, John Garcia, depuis toute ces années, ne dévie pas d'un iota de la route tracé par Kyuss, et redonne de la fraîcheur à un genre un peu tombé en désuétude, mais qui connait un sursaut salutaire avec, notamment, Fu Manchu
"Her Bullets Energy" cloture l'album sur une note plus légère et triste, une belle ballade aux accents hispaniques vraiment belle et mélancolique  à souhait qui aura son impact non négligeable en live. 


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Fu Manchu - Gigantoid
























2014
At The Dojo records
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Il y aurait un poil de pédales fuzz dans cette musique que ça ne m'étonnerais même pas. Les petits princes du Stoner sont de retour après cinq ans d'absence. Cinq ans mis à profit pour tourner, boire de l'alcool, tourner, boire de l'alcool, faire de la pub, vendre le groupe, et tourner, tourner jusqu'à en crever.
Alors  là très clairement, on est dans le basique, le brut, le son gras qui tache, celui qui fait saigner les oreilles, en concert, m'voyez ? Grosses guitares, Grosse basse, grosse batterie, du lourd, du lourd, du lourd qui sent la bière et le tabac froid, un truc un peu primaire, qui donne juste envie de jouer le plus fort possible et de headbanger en rythme pour expier tout le reste. Soit trente huit minutes de pur bonheur qui donne envie d'écraser la pédale d'accélération et tout ce qui se présentera devant votre véhicule. 
Les plaisirs les plus simples sont parfois les meilleurs.

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