Gageons qu'à l'écoute d'Ilion, on entrevoie enfin le début de la fin. Non pas du groupe ni de leur musique, bien sûr, c'est excellent, nous en reparlerons, mais plutôt pour l'auditeur troublé que j'ai été. Comme le disque arrive au pic d'une période quasi dépressive suite à une rupture sentimentale, il m'accompagna plusieurs semaines, au travail, sur la route ou en ballade, comme un compagnon, un ami juché sur l'épaule. Ce qui séduit d'abords, c'est la longueur. J'ai envie d'écouter de longs albums, de plus d'une heure, j'ai envie que ça ne s'arrête pas, ça tombait donc à pic sur la période. Et puis, quelle virtuosité quand on y repense, cette basse folle sur "Nimh" par exemple, j'en suis encore tout chose. Je n'ai pas eu d'animosité, no de colère, c'est une chose dont je m'enorgueillis, je n'avais pas eu l'impression d'agir en adulte depuis longtemps. Je n'ai peut-être rien compris, mais j'ai fini par déceler de la lumière dans cette musique. Peut-être que j'ai tout imaginé, après tout, une heure, quand on se balade au pif dans les rues de la ville dans laquelle vous habitez, ça vous met dans une sorte d'état de transe. Ce n'est pas non plus un trip, mais un entre deux, auquel la musique de Slift se prête particulièrement, ce mélange très cohérent de rock, de kraut, de doom, de psychédélisme, ça fait son petit effet. Peut-être que mon état émotionnel me rendait plus réceptif à la musique du groupe, peut-être que que j'ai tout imaginé, peut-être que j'ai fait un report sur ce disque, mais est ce que j'ai vraiment envie de le savoir ? Rien à foutre.
Jason Bombach fait tout. il chante, compose, enregistre, retouche l'entièreté de l'album. Slow Motion Reality est le fait d'un homme passé au travers d'une depression, d'un Burn Out causé par la surproduction de musique à travers les années. On, trouvera peut être intéressant le fait de soigner le mal par ce qui l'a causé, mais comme on sait bien, Dosis Sola Venenum. Cet album à quand même mis deux ans avant d'être livrer aux oreilles de l'univers. Lentement composé et enregistré au rythme de son créateur, sans se presser, sans dead line, sans pression. Un travail cathartique dont il ressort ce disque, brulot post punk aux accents très sombre, et dans lequel transpire les sentiments de son auteur, qui au demeurant, parle bien mieux que moi de son projet dont l'écoute est une expérience qui délivre autant quel dérange.
I’m bad at this. I always have been. The way this whole project came
about because after being burned out on making music for years, I
decided to dip my toes back in. Before I was out to be a rockstar. I
wanted to make music my job. I had ambitions. Coming back to music after
being burned out for so long, I am looking to take it slow. Just making
music for musics sake. No goals, dreams or lofty ambitions and it’s
been nice. But that also means it’s almost two years between records.
Without the prodding of naïve aspirations of being a rockstar, the songs
take time. It’s a “it’s done when it’s done” kind of situation.
There were many things that kept this record from being made. A failed
experiment with an electric drum kit, a solid six months of only writing
bass riffs after a friend and fellow worker loaned me their nice bass,
working seven days a week since the last record came out. All these
things made getting this thing done a challenge. I mean what am I even
gonna write about? Why am I trying so hard when only two people bought
the first record? Normally questions like these would have stressed me
out but, no goals so who cares. Do it when you can, because you want to.
It’s a refreshing feeling.
Since I was about 16 years old, I’ve been
involved or aware or left wing politics to at least some degree,
however small. But the last four years I have been deep in organizing
circles. I’ve mostly greatly enjoyed it but there are some elements of
the American revolutionary movement that do get under my skin. The lack
of a clear post revolution vision, the strict adherence to theory, the
endless meetings. These were the things I was thinking about while
writing this record. Mostly it just feels like we are arguing semantics
while the world burns around us. Not all the time, but enough of the
time. I don’t care about century old beefs. History is only there to
learn from. It is not a cage, but a starting line. So much talking but
nothing happening.
But things are changing it feels like. Just slowly. Each day a thread
of "civilization" gets tugged out. A norm is broken, a taboo traversed.
The enemy gets bolder and more open. But we also have larger and larger
wins. The masses feel ready for a big change and they are often so close
to knowing what needs to change. A civil war has been brewing my whole
adult life. It's a revolution out there, just at half speed. But that is
how these things happen. The damn breaks only after cracks spread.
First the drops come, then it all goes all at once. Here's hoping.
All those delays and musings aside, the record is here. It’s still just
me, figuring my life out over riffs. It took a while to get here but I
was trying to survive just like everyone else. Just like the music, slow
and steady, it got there. Maybe I’ll see you when the next one crawls
out of me. Until then, solidarity forever.
"Twin Dream, the third full-length offering from Austin, TX
multidimensional trio GLASSING, is a sonic mirror of our era and nothing
short of immense. Ranging from grim to hopeful to destructive to
cathartic, oftentimes all within a single song, GLASSING channel
multifarious energies that delve deep into the Underland while
simultaneously exploring the celestial. Elements of post-hardcore, black
metal, noise rock, ambient, shoegaze, and doom swirl together to create
a rich palette of mood and textures across 11 tracks that ruminate on
splintered realities, altered consciousness, and esoteric philosophy.
Twin Dream was recorded with Andrew Hernandez (This Will Destroy You,
Balmorhea, The Sword, Mammoth Grinder) in a remote Texas studio replete
with crumbling infrastructure and the ghosts of country troubadours
echoing amongst the walls. While the world burned on the outside, the
music took on an entirely new meaning and those that survived the
nightmare were left with a newfound sense of hope amongst the bleak
reality. Twin Dream is the archetypal soundtrack to these end of times."
Voici donc la pièce à l'origine du mal. Voici la pièce à conviction numéro 1. L'objet de toute la violence naïve et juvénile dont est capable un groupe qui se réclame à la fois des genres doom, black métal, sludge et hardcore. J'aime entendre ces guitares si saturées crisser sur mon tympan. Les basses poussées à 11 soulève les tripes. Et quand au chant, et bien disons qu'on en à pour son audition. C'est qu'il est surtout et avant tout post. Ne serait ce que par cette pochette, cette photographie à l'ancienne qu'on imagine pas illustrer autre chose, sinon un album de métal ambient, ce qu'il ne manque pas d’être à l'occasion. J'ai bu en l'écoutant une bouteille de cote du Roussillon qui s'appelait "Ivresse des sens (2021)", il à un parfum d'ylang ylang dans le nez, très rond, tannique mais pas trop, et une finition de fruit noires sur la langue et le palais, comme une compotée. Il est foutrement excellent, et ainsi en est il aussi de ce Light and Death, le premier album de glassing, dont je soupçonne qu'ils soient parmi les premiers rejetons de Deafheaven (la filiation semble assumé par le groupe d'après ce que j'ai compris). Disont le Deafheaven de "New Bermuda" peut être, c'était en 2015, une éternité de mouvements d'eaux en tout genre ont secoué cette sphère depuis. Je m'étonne encore, et j'espère jusqu’à ma mort, qu'une telle musique puisse sembler à la fois si fragile et si violente. Les hurlements du chant, ou bien est ce le contraire, il est difficile de différencier la douleur de l'extase, tout est trouble. Tantôt serein, tantôt cavalcade, l'album est par moment abyssale de profondeur, aussi lourd qu'une chape de plomb, et à d'autre, il me semble presque flotter sur la cime d'un nuage. Light and Death ce veut un maelstrom d'émotions contradictoires qui joue de l'auditeur en le baladant au gré d'un chemin qu'on est bien obligé de suivre, mais avec le sourire , en définitive.
Wow! On à pas finit d'en entendre parler de celui la. Correction, je n'ai pas finit d'en parler, parce que ça fait un moment que je regarde plus les statistiques. Je prêche dans le désert, là ou sont les vrais croyants et/ou amateurs de musique. ET non il ne s'agit pas d'élitisme, je vous vois venir. Je n'étais pas encore dans le désert quand ce disque est sorti, je n'étais pas prêt, mon esprit n'était pas prêt. Je marchais encore pieds nus dans l'herbes tendre et grasse, mon corps étais gorgé d'eau, je n'avais pas connu la soif. A présent je suis assoiffé, horriblement assoiffé, d'une soif inextinguible que rien ne peut ou semble rassasié. Je vais par crêtes et dunes, marchand sous un soleil implacable, ma peau me brûle, la sueur me brule les yeux et irrite un milliers de petites plaie sur mon corps. J'ai tant soif, je cherche péniblement la musique qui pourra m'étancher un instant, et dans cet instant pourtant, j'ai en esprit la soif qui arrivera, aussi sur que le jour succède à la nuit et que ma quête est sans fin. Ainsi donc il m'a fallut entrer dans le désert comme en sois même, il m'a fallut me discipliner. Au début je courrais, je trébuchais, je tombais. Maintenant mon esprit est plus discipliné, plus calme, même s'il m'arrive encore que mon cœur s'emballe à l'écoute des premières mesures d'un disque. Maintenant je marche, calmement, lentement, je progresse d'un pas serein et tranquille, et ainsi j'arpente le désert avec mesure.
Ah! Quel bonheur ce petit retour du printemps, j'espère en avoir profité avant que l'hiver ne viennent déclencher son offensive des Ardennes début avril. Λ, ou lambda en grec, est un groupe de post rock instrumental à tendance stoner/doom. Voilà normalement assez d'adjectif pour définir la musique du quatuor tchèque qui évolue depuis 2014 dans cette veine assez peu visible. L'album ressemble à une cosmogonie mis en musique, s'ouvrant sur le chaos primordial froid et sombre. en témoigne les deux premières pistes qui se veulent le reflet de cet énergie colossal en sommeil, ou le chaos fait peu à peu place aux dieux primordiaux. On y sent la lecture de la mythologie grec à plein nez, surement même Hésiode, le poète grec référence pour s'en rapporter à ces éons oublié du temps. Le chaos se termine sur le bruit de la mer, l'océans primordiale lui aussi, là ou Pontus, uni à sa mère Gaia, engendrèrent Nérée, Thaumas, Phorcys, Céto et Eurybie, les premiers dieux marins de l'origine, ainsi que toutes les espèces de poissons et créatures qui peuplent l'océans d'alors.
Quoiqu'inquiétante, Pontos, la seconde piste de l'album se veut assez rassurante et moins anxiogène que la précédente. Ici c'est la vie qui se meut, qui colonise la terre nouvelle.
D'autant plus que dans la troisième piste est l'occasion d'apporter de la lumière à l'album. Héméra est la déesse du jour, c'est la sœur d'Ether, la lumière céleste, elle est une personnification du jour.
Et il n'en manque pas de la lumière dans cette piste, clairement planante. il faut s'imaginer alors survoler la terre immaculée, vierge de la présence de l'homme, pur, simple. Une terre fantasmée qui déroulent sous nos pieds son lot de contradictions, en proie à la lutte violente et sans merci des dieux, elle semble fragile. L'apparition de la vie à la dernière piste de l'album laisse interrogateur, musique parfaitement maitrisé, marchant sur le fil au dessus de l'abime. Cette vie qui germe, incontrôlable, chaotique, serait elle une bonne chose ou alors le début de la fin. L'histoire moderne pousserait vers la seconde hypothèse mais Vere Modus marque le temps. A ce point, on en savait rien, et comme dit la chanson, imaginons ce qui aurait pu être.
Vere Modus se rapproche de près de l'album parfait, ni trop court ni trop long, et surtout il se ré invente assez pour planer au dessus de la mêler des dizaines d'album de stoner de merde qui sont mis en ligne quotidiennement sur bandcamp. C'est bien la preuve qu'une bonne inspiration de base et qu'un peu de culture peuvent faire la différence.
Attention l'inverse n'est pas forcément mauvais non plus hein, les ramones, pris un par un, étaient des pauvres types, mais tout à coup, en groupe de musique, ils sont devenus ce pilier du punk. Fin de la parenthèse.
J'ai adorer, de la première à la dernière note de cet album majestueux qui convoque ces divinité anciennes, mettant en musique la cosmogonie grec avec talent, personne n'en doutera. L'alchimie entre les quatre membres du groupe s'entend directement dans leurs musique. Les pistes prennent peut à peut de l'ampleur, dans un long crescendo rock avec à peine quelques arrangements pour polir le aspérités. Conçus presque comme une musique de film, le pouvoir évocateur de Vere Modus pénètre facilement les têtes, installe le décor, et se laisse jouer sans interruption, et à la fin, de remettre au début pour un nouveau cycle millénaire. Allez, déjà dans les meilleurs disques de l'années, et de loin !
J'étais partagé et puis finalement, le chant à finis par l'emporté. Ce qui commence comme un disque de black métal de facture classique réussit finalement à sortir des sentiers battu de temps à autres et à proposer quelques envolées lyriques des plus appréciable. La structure reste par contre assez déjà vue, alternant montées en puissance, chant clair, puis explosions, violences et hurlements, pour le plus grand bonheur des initiés. Il se permet même de devenir énorme au fil des chansons, guitares énorme, basse et batterie énorme, j'ai peine à trouver un autre adjectif, et on se demande quand ça s'arrêtera.
Il est bien entendu extrêmement sombre et sans espoir. Le genre humain est consumé par sa connerie dans un grand raout de feu et d'eau sale qui balaie la terre de gauche à droite, emportant tout sur son passage. Il est parfait dans son genre, certain l'oublieront, d'autre non, mais assurément, il vaut bien le temps passé à l'écouter, une bonne claque !
Un son lourd, puissant, tout en pesanteur, qui roule, écrase, broie l'auditeur. Une puissance à peine contenue dans sept morceaux aux proportions épiques. C'est la bande son de quelque chose de violent, de sale, de démangeant, à minima.
Un groupe qui se permet de faire monter certain morceaux en tension pendant plus de cinq minutes. Des morceaux composés avec un tempo de mitrailleuse, tandis que d'autres sont l'écho du pas de charge de quelque animal préhistorique monstrueux, lent, mais inexorable. L'auditeur, broyé par deux batterie, de lourdes guitares et d'encore plus lourde basse, se laissera volontiers couler dans l'ambiance sonore du disque (simple question de survie). Une musique propice à l'imagination, ou chacun se fera son propre film de la fin du monde. Enjoy !
Au mois de janvier j'effectue à marche forcé un rattrapage de tout ce que j'ai loupé de l'année d'avant. Comme je ne peut pas parler de tout ce que j'écoute sous peine d'écrire vingt heures sur vingt-quatre, il me faut faire un choix. Dernièrement, je me suis longtemps arrêté à l'écoute de Holy Fawn et de leur album "Death Spells". Ceux qui fréquente ce blog régulièrement (à part moi), savent que si j'aime la musique death métal et affilié, j'ai une marge de tolérance très étroite entre les groupes qui propose une certaine musicalité et ceux qui sont dans le hurlement primaire et une musique à la frontière de l'audible. Ma limite se situe vers Deafheaven , ce qui me propulse aux yeux des puristes dans une catégorie entre la sous merde qui supporte pas la vrai musique et le hipster en mal d'émotion. C'est vexant, mais c'est comme ça. Que le chant soit brutal, mais que le musique le soit moins, ou bien le contraire, c'est tout.
Si je digresse c'est pour poser le décor. Holy Fawn n'est pas le groupe le plus violent qui soit, leurs chant n'est pas plus impactant qu'un autre, ils se situe bien dans la limite, et même en deçà. Ils proposent une musique qui navigue entre post rock, musique ambient et métal atmosphérique (doom ?) . C'est infiniment triste et beau, c'est parfait pour cette grisaille merdique qui sert de météo.
Hey, quoi de mieux pour tuer la fin de semaine que de s'écouter un bon album. Et par bon j'entend , ni excellent, ni mauvais, juste un album d'honnête facture qui fait exactement ce pourquoi on l'a créer. en l'occurrence, ici, c'est ni plus ni moins qu'un voyage à travers les étoiles qui vous est proposé, à moins que cela ne soit un prétexte pour parler d'autres choses, métaphores oblige. Pour ce voyage musicale, il faudra vous armez de votre gout pour le black métal, le métal atmosphérique, progressif, et je pense qu'ils ne prendront pas ombrage que je les comparent à Mesarthim, un autre groupe qui est aussi un de mes favoris. On notera la petite influence shoegaze qui ne sera pas sans rappeler Deafheaven, dans un autre genre.
Quoi qu'il en soit, musicalement, c'est très réussit. La voix d'Alexios (chant/guitare) se fait tantôt hurler, tantôt murmurer dans un contraste saisissant, trahissant une large palette vocale mis à l'œuvre ici. Le quatuor de musicien sert dans le meilleur de son genre, passages aériens saturés, double pédale de circonstance. L'impression de désespoir ressentit est bien réelle, l'angoisse qui suinte parfois accroche l'oreille, parfois balayé par un morceau de bravoure ou pointe une légère aura d'espoir : C'est tout le sens d'une chanson comme "Divide", de loin la plus belle et la plus réussit de l'album, une apothéose magnifique à un album qui arrive parfois à l'être tout autant, malgré quelques inégalités sans gravité.
Un album complet, solidement composé par des musiciens que l'on sent inspirés et motivés, et c'est bien ce qui compte. Je recommande chaudement.
a seared red sea dead history is delivered and divided in the line of the nile pythagorean egypt raised the house of hades and the dead opened the book in sinai sin is a golden nature a liminal animal existing in exile for forty years the desert rests listen silent let the letters tell
Et puis rien. C'est sur ce poème inquiétant que Sunn o))) présente cet EP de 35 minutes en collaboration avec Ulver. Soit trois pistes qui emporte tout sur leurs passages, le délire bruitiste d'un prêtre fou dans une église en flamme, sur un déluge de guitares hyper saturées et de claviers malsains. Une musique de fou pour un groupe qui nous à habitué à de très bon disques dans cette trempe là. La suite logique en quelque sorte.
Petit rappel pour ceux et celles qui l'ignorerait, Alessandro Cortini est un musicien, née à Parme en 1976, officiant depuis 2005 en tant que clavier dans le groupe Nine Inch Nails. C'est un grand amateur de clavier (cqfd), et surtout ceux de la gamme Buchla, dont il s'est fait une spécialité. Il officie dans de nombreux groupes, seul ou accompagné, comme ModWheelMood, Sonoio ou Blind Old Freak. Il tient également lieux de clavier dans le groupe qu'a monté Trent Reznor avec sa femme, How To Destroy Angels, ou il prend également part à la composition des morceaux. Il est également crédité pour sa partitipation dans de nombreux autres groupes tel que Puscifer ou Ladytron, avec qui il tourna en 2011.
Ce musicien prolifique est assez productif pour ceux qui suive un peu son actualité, avec pas moins de huit album solo depuis 2005, et crédité sur ceux de NIN et de HTDA. Cortini semble s'être fait une marotte d’explorer toute la palette de son offert par ses nombreux synthé Buchla et s'en réclame comme le porte étendard. Les sunthétiseurs Buchla ont été inventés en 1962 en réponse à la demande d'avoir un synthétiseur puissant et pas trop encombrant pour des prestations live. Donald Buchla à eu du flair et fonda dans la foulée une entreprise de fabrication de synthés de la marque qui allait devenir célèbre pour plusieurs raisons : Ces synthétiseur sont puissant et offre une gamme de sons, fréquences et effets presque infinie, ces synthétiseurs sont superbes, ces synthétiseur sont absolument hors de prix ( compter 30.000 $US pour certains modèles).
Hors donc il s'avère que l'italien à bien investi ses subsides obtenus en tant que clavier de NIN, et nous livre en 2013 deux albums, Forsa 1 et 2, suite et fin provisoire, sans doute, de l'exploration commencé sur le Buchla Easel, un des modèle de la marque (seulement 4000 $ US).
Ce n'est pas la première fois que Cortini nous fait le coup du double album, déjà avec Sonoio, il aimait composer en double et mettre ses disques en conflit, obliger l'auditeur curieux à chercher les différences, parfois subtil, entre les deux galettes.
Ici point de glitch sonore, de cassures ou même de rythme, la musique se fait lancinante, rêveuse, toute en plages sonores, oscillant entre hymne inquiétant et sombre et espoir caressé du bout des doigts. En terme de ressenti pur, il s'agit d'une musique dans le style Ambient, avec, cependant, l'absence de côté chiant, long et ennuyeux qui hélas se retrouve trop dans beaucoup de disque. Ainsi, les morceaux ne dépasse jamais les sept/huit minutes et ce format mi-long permet de jongler avec les ambiance sans qu'on ne sombre une seule fois dans l'ennui. C'est de ces musiques qui s'écoute dans le calme absolu, loin des turpitudes du quotidien, pour s'endormir, pourquoi pas, pour se concentrer, pour s'isoler. Evidemment, cela ne concerne que moi et ce que sa musique me fait ressentir. Jamais violente, jamais molle, la musique de Cortini est le témoignage d'un esprit bouillonnant qui livre ici, d'abord, son meilleur disque, et aussi l'un des meilleurs du genre de l'année, entre Ambient et Drone, entre nuits et jours.
Si dans Forse 1 la musique était douce, presque symphonique, elle est dans son double bleu plus cinématographique, plus encrée dans une émotion basique, douce, elle se fait comptine pour enfant, puis sans prévenir, inquiétante et dérangeante. Comme Cortini aime nous mettre devant des contradiction, on en vient parfois à se demander si elle à bien été composé sur le même instrument, et par la même personne.
Rien n'est absolu.
A est A.
J'écris seul, je test des trucs.
Tout ce que je dis ne concerne que moi, il n'est question que de moi.
Ce que la musique fait au corps avant tout le reste. Cultiver notre joie.
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