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Moshi Moshi & The Moist Boys - Skooma and Deathrolls

 











2023
Backpack Records
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Il y a une joie simple à l'écoute d'un groupe comme Moshi Moshi. C'est de l'expression d'une énergie canalisé en musique. Elle à cette musique, le bon gout de jouer juste. Le punk n'est pas ce bruit qu'on imagine lorsque l'on mouille un orteil, c'est un continent de la musique rock cette bande de joyeux norvégiens le fait avec une bonne humeur contagieuse. Ils font parti de ces groupes capable de composer, d'écrire, d'enregistrer deux albums par ans, un peu comme certains australiens que l'on évoque souvent sur ces pages. J'ai un faible pour cette musique instantanément transformé en flot de dopamine. Nietzsche nous dit de nous méfier de ce qui nous plait. Lui qui était fin mélomane, mais très piètre musicien, avait poussé la réflexion très loin sur la musique dont il disait en substance que sans elle, la vie ne vaudrait pas d'être vécu.
J'aime Moshi Moshi parce qu'ils me plaisent instantanément. C'est peut être un argument de peu, mais certains albums nous percute et nous habite instantanément, sans digestion possible. Cette musique qui oscille entre garage punk, saupoudré de quelques discrets claviers, et une discrète note de quelque chose qui aurait à voir avec le genre hardcore, dans le chant parfois.
Je suis percuté et habité par ce très court album (vingt trois minutes) dont pas une seconde n'est superflu, qui fait preuve d'inventivité, de bonne humeur, c'est quand même bien parfois de lâcher un peu prise.

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The Armed - Perfect Saviors

 











2023
Sargent House
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Tout en chaos sous contrôle, le dernier de The Armed ? C'est que quand même, leurs album me font l'effet de quelqu'un qui vous parlerais parfois trop prêt de l'oreille. C'est que Ultrapop avait aussi cette tendance  un peu putassière qui peu faire son charme.
Perfect Saviors ressemble à sa pochette bigarrée. Bigarrée, donc, multicolore, transgenres.  Sans verbes difficile sauf d'aligner les superlatifs et les métaphores, aussi dira on qu'heureusement, on retrouve cette basse qui  tabasse (haha). Cette basse qui omniprésente que j'aime tant, car c'est mon instrument préféré, qui structure tout l'ensemble avec cette section rythmique arythmique. C'est le cœur sur laquelle vient se greffer ce mur de guitares chaotique. Et ces effets de manches alors, ces claviers là, qui agrémentent tant et si bien les morceaux.
C'est qu'on à envie de lever les bras en l'air quand on écoute ce disque, il est aussi lumineux que son prédécesseurs, même si moins hardcore, pour peu que ce mot ait encore un sens s'agissant de ce groupe. A la limite dirons nous que ce chant peut parfois l'être, tant il sait se montrer violent, hurlement et fureur, mais aussi si calme et détendu. C'est pour ce grand écart que j'aime tant le groupe, pour la folie créatrice qui règne sur le disque, parce qu'aucune chanson ne ressemble à la précédente. C'est avec beaucoup d'énergie qu'on s'envoie ces quarante minutes, comme un cacheton de speed avalé sur un verre de whisky avant la tempête, allez ça part dans les meilleurs disques de l’année, sauf erreur.

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Terzij de Horde - In One Of These, I Am Your Enemy

 











2023
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Je n'ai pas pu résister longtemps aux sirènes (de pompiers) et me revoilà pour Terzij, avec peut être l'un des artwork les plus beau qu'il m'est été donné de voir depuis très longtemps. Il y aurai beaucoup à dire à propos de cette photo, mais intéressons nous plutôt  à la musique  à laquelle elle se rapporte.
Car après tout, il n'y à que trois chansons sur ce disque, dont les deux derniers, il faut admettre font onze et quatorze minutes. Un album assez court mais dont la longueur permet l'expression de la créativité des néerlandais. S'articulant sur une base de hardcore et de black métal, la musique de la horde est tout ce que l'ont pourrait qualifier de post. C'est qu'il y à quand même un certain sens du lyrisme dans toute cette violence et ce chaos organisé. Déjà de la colère, de la rage même, dans ce chant qui vient droit des tripes. C'est rauque, ça crisse sur le tympan sans pitié. Et si après une longue  intro lancinante comme une buche qui se consume, on sentirais poindre un début de questionnement, le groupe vient tout de suite  à la rescousse en pompier pyromane pour remettre la rage au centre du village.
Trois chansons, animé par  un murs de guitares aux envolé épique, sur le mitraillage appliqué d'une batterie qui s'emballe comme une machine devenue folle. Il n'en fallait pas plus pour incendier l'oreille de l'auditeur, sans mauvais jeux de mots.
Mais est ce moi ou bien ça sent l'essence ?

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Glassing - Light and Death

 











2017
Pax Aeternum Records
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Voici donc la pièce à l'origine du mal. Voici la pièce à conviction numéro 1. L'objet de toute la violence naïve et juvénile dont est capable  un groupe qui se réclame  à la fois des genres doom, black métal, sludge et hardcore. J'aime entendre ces guitares si saturées crisser sur mon tympan. Les basses poussées à 11 soulève les tripes. Et quand au chant, et bien disons  qu'on en à pour son audition. C'est qu'il est surtout et avant tout post. Ne serait ce que par cette pochette, cette photographie à l'ancienne qu'on imagine pas  illustrer autre chose, sinon un album de  métal ambient, ce qu'il ne manque pas d’être à l'occasion.
J'ai bu en l'écoutant une bouteille de cote du Roussillon qui s'appelait "Ivresse des sens (2021)", il à un parfum d'ylang ylang dans le nez, très rond, tannique mais pas trop, et une finition de fruit noires sur la langue et le palais, comme  une compotée. Il est foutrement excellent, et ainsi en est il aussi de ce Light and Death, le premier album de glassing, dont je soupçonne qu'ils soient parmi les premiers rejetons de Deafheaven (la filiation semble assumé par le groupe d'après ce que j'ai compris). Disont le Deafheaven de "New Bermuda" peut être, c'était en 2015, une éternité de mouvements d'eaux en tout genre  ont secoué cette sphère depuis.
Je m'étonne encore, et j'espère jusqu’à ma mort, qu'une telle musique puisse sembler à la fois si fragile et si violente. Les hurlements du chant, ou bien est ce le contraire, il est difficile de différencier la douleur de l'extase, tout est trouble. Tantôt serein, tantôt cavalcade, l'album est par moment abyssale de profondeur, aussi lourd qu'une chape de plomb, et à d'autre, il me semble presque flotter sur la cime d'un nuage. Light and Death ce veut un maelstrom d'émotions contradictoires qui joue de l'auditeur en le baladant au gré d'un chemin qu'on est bien obligé de suivre, mais avec le sourire , en définitive.

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Ultraphallus - No Closure

 











2023
JauneOrange / Head Records
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Chaud chaud chaud, la sueur forme un voile sur la peau des danseurs. Si tant est que les mouvements désordonnés qui agite la foule puisse être de la danse. Pour moi qui regarde cela depuis une alcôve à l'écart, cela à peu d'importance. Dansent ils oui ou merde ? La foule s'agite sur la musique, je vois dans la pénombre  moite des bras qui se lèvent et qui viennent tranché la lumière crue de l'éclairage de la scène. Des corps s'agitent, se heurtent, se cognent, se touchent, se frôlent dans un balais dont la chorégraphie m'échappe. La bière qui coule dans mon œsophage est fraiche et contraste avec cette cave basse de plafond.
Le groupe sur la scène joue fort, joue juste. Je devine des hommes et des femmes tournés vers la source de la musique. Quelques amplis branchés, quelques pédales d’effets, un synthé, pas grand chose, et pourtant...
Il y a dans la musique qui provient de la scène une dimension humaine qui me frappe en pleine tête. Des êtres humains on produit cette musique et elle semble avoir été faite pour moi. Il transpire, ce coté pathétique, philosophiquement parlant. Il y à de la rage, il y a de la peur, il y a de l'amour et du désir dans cette musique. Même dans les contorsions du chanteur qui s'égosille parfois en prenant la foule à témoin, même quand il devient tout à coup mutique. Quelle angoisse ce son, j'ai la chair de poule, le son est vivant, il est fait de chair, il peut saigner, comme un homme, car il n'est qu'humanité faite musique. L'ivresse rampe dans mes veines, et je me lève à mon tour, mu par une force qui me dépasse. il faut que je me mêle aux autres corps, je veux fusionner à cette masse chaude et phéromonale, et sur cette musique, désirer et communier.

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Currents - The Death We Seek

 











2023
SHARPTONE Records
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Il n'y a pas tant de différences entre lui et  un autre. Tout ces groupes sont interchangeables je trouve. Tout juste Currents tire son épingle du jeu avec un petit apports mélodique, quelques claviers, quelques passage mélodieux dans un torrent bouillonnant de violence gris.
Je l'air peu tendre avec eux, alors que pourtant je les adores. Je les adores tout comme après une série de jours de travail, quand, par fainéantise, je me traine jusque chez mon grec favoris dans la rue en bas de chez  moi (il fait tout au feu de bois ça change tout) et que je nous commande à emportez pour deux, le miens sans tomates, merci, et un thé glacés à la pèche pour faire passer tout ça. The Death We Seek a le gout de la junk food, on sait qu'en vérité, c'est pas très bon pour ce qu'on a en dedans, mais on finit toujours par y revenir de temps à autres, à la faveur d'une broutille existentielle.
Avec celui ci, tout les ingrédients sont réunis pour me plaire en culpabilité. Un chant mélodique sur le refrain, hurlé sur les couplets, ou inversement. Un gros mur de guitare, une batterie qui double frénétiquement, une basse inexistante et quelques notes de claviers mélancolique.
La recette n'a pas changé depuis près de vingt ans, j'en ai mangé, j'en mange et j'en mangerais encore, car la culpabilité n'a que peu d'emprise sur moi.

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Death Engine - Ocean

 











2023
Code Records
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Énorme. Comme l'océan,dont j'ignore s'il s'agit d'un sujet de fond ou  bien d'un personnage présent à l'arrière plan. Il en est de même de la musique de Death Engine. Il suffit de regarder un moment cette pochette, et en écoutant l'album, on imagine sans  problème une houle lourde s'abattre sur quelque rivage assaillit par une tempête d'hiver. Si c'était le but, l'album est une totale réussite. Avec un son d'une lourdeur qui tend les épaules, gras, rauque, d'une décharge de guitare secondé d'une basse en filigrane hyper efficace.Quand à la batterie, elle ne bat jamais plus vite et fort qu'un cœur humain, la musique de Death Engine est organique. Pas de cette moiteur qu'on imagine, ici , tout est froid et engourdis. Et pourtant, la mélodie ne semble jamais loin, on y enchaine ce chant guttural et rauque vers quelques lignes chanté, comme un assaisonnement, et c'est juste parfait, délicieux.
Allez simple dans le best of de l'année.

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The Armed - ULTRAPOP: Live at the Masonic

 










 

2022
Sargent House
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La musique adoucie  les mœurs, disait Aristote en son temps. On pourrait penser que ULTRAPOP aurait l'effet inverse, tant il est parfois brutale pour une oreille non averti. Mais il n'en ai rien. Bien au contraire, à l'écoute, je me trouve prie dans une espèce de transe douce, langoureuse,comme l'effet d'une chaleur autour du corps. Je suis heureux quand j’entends cette musique brutale ou calme, cette batterie au staccato de mitrailleuse, le chant hurlé, puis redescendre, et l'énergie qui s'évapore de ce disque qui arrive à être meilleur que son original, démontrant une fois de plus le talent d'un groupe à part, mi bulldozer, mi rêveur allongé dans l'herbe, le cœur plein de joie et heureux, pour un instant.

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The Armed - Ultrapop

 











2021
Sargent House
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C'est violent, et donc libérateur. Il aura fallut la force de frappe de The Armed pour me faire revenir ici. Non pas que je souhaitais déserter pour de bon ces pages. Je traverse une passe un peu sombre, je n'avais pas envie de revenir tout de suite. Mais il y à eu cette nuit ou je travaillais, et dans la voiture, après avoir navigué à l'aveugle, la pochette de l'album est parut dans mes suggestions. Je me suis souvenu, à sa sortie, avoir été intrigué, mais  je ne l'avais jamais écouter. C'était il y a peu de temps, quelques jours. 
Cela à été comme une évidence, une résonance au diapason avec mon état d'esprit tourmenté. J'ai mis le son au maximum, j'ai ouvert les fenêtres de la voiture et j'ai hurlé. 
Qu'on prenne le temps de s'attarder sur cette sauvagerie, ce fragment d'âmes dans une musique qui percute le cerveau avec la force d'un missile. C'est d'une violence que j'avais rarement essayer en musique. J'étais encore, il y à peu de temps, un peu rétif au hardcore, et puis l'existence n'étant pas bêtement figé, j'ai hurlé.

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Cave In - Heavy Pendulum

 











2022
Relapse Records
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Cave In traine ses vielle marottes spatiale dans sa musique depuis pas mal de temps, et le dernier album ne fait pas exception. Mais bien sur c'est moins bien que ça. Ou alors différent. Là ou Final Transmission avait bien sur un contexte particulier, après le décès de leur bassiste après une session d'enregistrement, planait le spectre de cette mort trafique. Sur Heavy Pendulum, le son se fait plus lourd, plus pesant, gras. Tout est plus gros, plus travaillé.
Alors c'est normal, pas de décès, heureusement, mais alors pas de catharsis. Là ou le précédent album atteignait des sommets, faisait réagir les corps, procurant une réelle émotion esthétique, Heavy Pendulum fait figure plus expérimentale, avec en même temps un retour à des bases musicale. 
C'est du stoner. Enfin je veut dire, oui, on peut enculer les mouches sur les étiquettes, parfois j'aime bien le faire, mais là, cette percussion lourde et rageuse, cette basse pesante, et ces guitares inquiétantes, c'est du stoner. Alors quand même, il y à quelques morceaux de bravoures sur cet album, et attention en concert ça va tout faire cramer. On regretteras juste quelques pistes plus molles qui dénote et qui casse le rythme (blinded by a blaze). Soyons pas chiens, c'est globalement un bon album, nerveux et  puissant, mais qui aurait le hoquet parfois.

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Death From Above 1979 - Is 4 Lovers

 











2021
Everything Eleven Inc
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Plus hardcore ? Plus retour aux sources peut être, c'est le retour de ce son un peu sale, un peu crade, et de cette batterie couplé comme une boite a rythme à petit prix. C'est sans doute ça qui explique, en partie, pourquoi cet album marque un tournant dans la discographie de DFA1979. Quand on à terminé une révolution, on revient au point de départ, mais avant ça, on est pas tout à fait arrivé, à la pleine extrémité du cercle créatif? Ce qui peut expliquer  pourquoi Is 4 Lovers est si plein de ces sont aux claviers cheap, pourquoi ils nous parlent avant et  pendant les chanson, pourquoi aussi cette fin d'album en piano batterie ? C'est qu'on à murit, forcément, depuis le début des années 00's , et qu'on à peut être autres chose à dire. Alors c'est l'évolution naturelle de DFA , un peu plus de douceur dans plus de violence. 
Car n'en doutons pas , il y a de la violence dans cet album, dans ses deux premiers tiers en fait. C'est accrocheur, c'est sans concession, presque punk, presque hardcore, le duo à encore les griffes qui accrochent le vinyle et le prouve à maintes reprises.
Il y à l'écoute un sourire qui éclaire les visages, de ceux qui auront compris que DFA évolue un peu sans perdre sa marque unique. Oui, on est loin du simple duo basse batterie du début, mais il n'est jamais  loin , comme un vieux pote. Ceux qui l'auront compris écouterons  celui là avec tendresse en repensant qu'ils étaient jeunes quand ils se faisaient mal aux oreilles. Ceux qui n'apprécieront pas iront écouter les plus anciens, ça arrive. Quand à la majorité qui criera que c'était mieux avant, elle peut bien fumer un bâton de dynamite.

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Pogo Car Crash Control - Tête blême

 











2020
Panenka Music
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Ca faisait longtemps qu'on m'avait pas donner envie de bouger autant le cul de ma chaise. J'ai le regret de ne pas avoir été présent assez en 2020 pour découvrir tout ces disque que je rattrape un peu à la volée en ce moment. Et là, franchement. quelle puissance. Pogo Car Crash Control c'est la volonté vive de ne pas baisser les bras face au monde. Ne pas se rendre, ne pas courbé l'échine, quitte à sortir du réel pour faire son propre paradigme. Et quelle classe, ce disque, qui pue la pisse et la bière, dont la peau semble recouverte d'une pellicule de sueur. Le sang chaud et le verbe haut, grâce  à une composition sans faute tout en violence et en technique.
Pas le moindre accros ici, la section rythmique basse guitare sonne comme des tambours de guerres avant la bataille, accompagné de ces guitares tantôt stridentes, tantôt lourdes et grasse. Quand au chant, guttural, il part des tripes et impact directement ta gueule avec la politesse d'une brique. 
Ah mais putain quel défouloir, quel pied dans cet album trop court qui mérite assurément une oreille attentives, si vous l'aviez raté. J'y retourne.

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Ceremony - In The Spirit World Now

























2019
Relapse Records
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Marrant, ce mélange. A l'heure ou les frontières entre les genres devient de plus en plus ténue (c'est bien), il est d'autant plus cool de trouver un groupe qui assume complètement ses tournant et ses recherches plutôt que de noyer le poisson sous un amas immondes de novlangue baveuses pour justifier un manque d'inspiration. Il n'y a rien de plus chiant et détestable (ou presque, en musique) qu'un groupe qui fait de la langue de bois.
Souvenez vous, on avais déjà été initié au punk à claviers avec Taulard (revenez!) dans un style un peu différent bien sur. Ici, les claviers sont parti prenante des morceaux, au même titre que le reste. On convie donc le spectre de New Order et des années 80 en général, dans un album qui fleure bon la nostalgie assumée sans être racoleuse. C'est péchu, on sent l'esprit punk derrière les compositions, tout en étant facilement, heu, dansable, parfois. Grosse basse sur 11, guitares plutôt rêches, un chant monocorde mais pas chiant (jamais) et surtout des synthés fous, la vrai patte de l'album.
C'est pour ceux qui ont le sang chaud et qui transe dans le pogo.

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Periphery IV : Hail Stan

























2019
Century Records / 3DOT Recordings
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Pas mon genre de came normalement, mais j'avais envie de choses un peu plus violente ces derniers temps, alors je suis tomber sur cet album. Je connais pas la groupe, et honnêtement, j'avais pas envie de faire des recherches sur qui fait quoi ce coup ci. Sachez juste qu'il s'agit de quatre dudes qui viennent des États-Unis et qu'on pourrais les mettre dans de petites boites avec des étiquettes tel que Djent ou Métal Progressif, par exemple.
Plus sérieusement, les  orchestrations sont vraiment pas mal foutu, et l'infini "Reptile", morceau de seize minutes qui sert d'introduction prend tout son sens à la lueur de ses passages ou les hurlements et les claquements de la batterie laissent la place à un chant plus clair et à un quatuor à corde. Ce morceau à lui seul porte bien haut l'album et devrait être écouté, et je ne doit pas  être le premier, mais cela me fait furieusement penser à un "bohemian rhapsody" version métal. Le reste de l'album est de très honnête facture, pas la chose la plus extrême que j'ai écouté mais mention honorable, c'est pile poil ce que j'avais envie d'écouter. Enjoy.

Pour les plus courageux et anglophile, voici un documentaire, making of de la réalisation de l'album, c'est plutôt rigolo, parfois :


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Supruga - Xaoc

























2019
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Un groupe intéressant de la scène hardcore russe découvert bien part hasard, et comme chacun sait, c'est par hasard qu'on fait les plus belle découverte. Hors donc, Supruga, trois gars et une fille au chant, qui alterne aussi bien la mélodie douce amère que le hurlement et le screamo bien sec sur le tympan. De quoi vous laisser quelques croutes durant l'écoute de cet album franchement sympa qui n'est pas qu'une bête et informe décharge de violence, mais qui sait aussi se faire mélodieux, presque fragile, quand il le faut. Après inutile de se mentir, le propos de l'album n'est pas de vous murmurer doucement  à l'oreille mais bien de vous hurler des trucs en russe (je ne parle pas la langue). Ça dégage une énergie en mégatonne et c'est  un vrai bonheur à l'écoute. Une curiosité que je pose là en espérant que vous aimerez aussi fort que moi.


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Heart On My Sleeve - In The Midst Of Hope And Nothingness


























2015
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Cet album m'est complètement passé sous le nez en 2015, date de sa sortie plutôt anonyme et confidentiel. Entièrement autoproduit, enregistré par un groupe de suédois pour le moins triste, on parle d'un doux euphémisme.
C'est l'histoire, ici, ou le récit autobiographique d'un personnage fictif dont la vie ne se résumé qu'a la figure du cercle. C'est l'histoire de la perte de repère face à une vie sans bute, dont la vacuité est un cancer qui vous ronge  à petit feu, dont la souffrance sourde ne laisse jamais aucun répit. C'est l'impression de tourner en rond sans pouvoir s'échapper, d'être prisonnier dans sa propre tête, d'être dans une maison en feu sans issues. C'est lorsque l'on laisse partir les gens que l'on aime pour ne pas qu'ils soient  à leurs tour affecter par notre état. C'est d'être allongé sur son lit et d'écouter la neige tombé parce que c'est la seule chose qui vous  permette de ne pas penser. Finalement, c'est les affres de la solitude  la plus terrible, celle ou la  pulsion de mort manque de peu de l'emporter sur l'instinct de survie. En chansons.
Et bordel, quelle voix ! Pas des plus réussit, mais une des plus honnête que j'ai entendu, qui laisse transpirer le plus d'émotion différente. Cette voix souffre, saigne, et me file des frissons.
Alors avec bien des années de retard, s'il vous plaît, tendez  une oreille attentive sur ce disque qui ne  paye  pas de mine mais qui affecte réellement l'humeur de son auditeur.
Malheureusement, le groupe s'est séparé un an après la sortie de ce dernier album en forme de testament  musical, à mon plus grand regret, ce qui rend le disque encore plus intéressant, car qui n'a jamais en envie d'écouter les derniers mots d'un groupe mourant, de capter ces moments, ces ambiances ou tout se délite petit à petit, jusqu'à l'accouchement dans la douleur  d'un grand disque triste, qui sont,  à mon humble avis, toujours les meilleurs.

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Rolo Tomassi - Time Will Die and Love Will Bury It


























2018
Holy Rorar Records
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Aurait pu être un bon album, vraiment. Les idées ne manquent pas, les instrumentations sont très bien faites, la production est léché, la voix fait admirablement le travail, on y passe de la violence à la douceur en moins de temps qu'il n'en faut pour sursauter. Pourtant, l'album, loin d'être mauvais, souffre  de trop de clichés pour pouvoir en faire abstraction. A l'écoute, je n'avais qu'une envie, qu'il décolle, je le sentais, tout proche, mais le miracle n'a pas eu lieu. Peut être qu'à la longue, cela viendra, certains albums demande du temps avant de faire entendre à l'auditeur de quoi ils sont capable. C'est tout le bien que je lui souhaite, sincèrement. 

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Frameworks - Loom
























2014
Topshelf Records
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Abattu, triste, et rongé par de sombres pensées, il est difficile de se hisser au dessus du niveau de l'eau. Surtout quand on commence à y trouver  un certain confort, dans cet états d'esprit. Des fois, on ne veut pas être sauvé, être triste nous donne  une raison pour exister, cela justifie nos absences, nos colère, cela nous donne une excuse pour être odieux, cynique, et atroce avec  notre entourage tout en nous faisant croire qu'on est dans  notre bon droit, parce que ce sont les autres qui sont responsable de vos malheur, quand ce n'est pas  la terre entière. Et parfois même, ce sentiment de malaise ne trouve pas d'explication rationnel. Alors que le simple fait que l'autre soit heureux nous donne des envie de meurtres , tandis que, les poings et la mâchoire serrée, vous accélérez le pas tout en augmentant le son de la musique qui hurle à vos oreilles, vous vrille les tympans, mais vous isole du reste. Parce que le bonheur vous semble parfois  insupportable, et que vous glissez, d'années en années, plus près de la folie, le sourire, finalement, revenu sur votre visage.

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Jean Jean - Symmetry



2013
Head Record

J'ai beaucoup écrit sur mon amour du math-rock sur ces pages (Adebisi Shank, And So I Wath You From Affar, Marvin...) et suis toujours en quête de ce genre de groupes à l'inventivité explosive, au sens de la mélodie élevé. Comme j'affectionne tout particulièrement le genre, j'ai été agréablement surpris à l'écoute de "Symmetry" bande de potes originaire de Montpellier qui tabasse avec un son mélange d'électro, de post rock et de math rock bien burné.  L'album, bien qu'un peut court, laisse sur sa faim, non pas en terme de qualité, mais bien de longueur. On ne voit pas le temps  passé à l'écoute de ce disque, une demi heure de déluge sonore qui perd l'auditeur entre ses divers rebondissement musicaux aussi inattendu qu'agréable.
Un groupe qui, je l'espère, transformera l'essais dans un avenir pas trop lointain pour notre plus grand plaisir.




JEAN JEAN "Love" from Radius Labs on Vimeo.

Pays/territoire : Montpellier, France
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