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Autumn In Despair - Summer Vacation

 











2024
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Bon, le litre dévoile un peu le contenu de l'album. Heureusement pour les autres, ce court album de vingt et une minutes ne vous fera ressentir sa moelle que pendant ce laps de temps. En ce qui me concerne, je me contente de le rejouer une fois terminé. Eh bien quoi, c'est dimanche, il fait nuit au moment où je jette mes pensées pêle-mêle sur le clavier ou cet éclairage rgb ne me fait plus d'effet depuis longtemps.
Ici, on est quasiment face à un one man band, avec quelques coups de mains ici et là sur la production des morceaux. Et dieu s'il existe, sait que j'aime les albums enregistré par une seule personne. C'est comme ça, ce n'est pas objectif, parfois, c'est de la merde, et parfois, c'est du génie. après le génie a-t-il du mérite d'être en solitaire ? Est-ce que j'ai la gueule d'un philosophe ? Eh bien, j'essaie, figurez-vous.
Et puis c'est trop ma cam, ce mélange de black métal, de shoegaze et d'autres trucs moins définissables. C'est d'une tristesse affligeante qui vous saisit au cœur, avec des doigts froids et osseux. Et pourtant j'aime le froid sur mon visage, au moins autant que j'aime la langueur de cette musique.

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Agriculture - Linving Is Easy

 











2024
The Flenser
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A-t-on déjà entendu pareil hymne au trop-plein dionysiaque de la vie dans un tel genre. De mémoire, et la mienne est terrible, je ne crois pas. Mais croire n'est pas mon fort non plus. Je me trouve en porte en faux avec cet album qu'on qualifie d'esctatic black metal. Je ne suis pas heureux, encore moins extatique, et je ne pense jamais l'avoir été. Mais j'ai trouvé dans le contraste entre mon humeur et cet album une alchimie au gout singulier. Pendant les seize minutes ou j'écoutais cet album, et les nombreuses fois ensuite, j'étais triste, mais ma tristesse ne me faisait pas souffrir, elle semblait comme fixé dans le temps, entre deux états indistinct, et il n'en fallut pas plus pour que j'aime cette musique.

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Besna - Zverstvá

 











2023
Fiadh Production / Vita Detestabilis
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Que dire, c'est ce que j'aime écouter en ce moment, quand les jours raccourcissement, quand le froid saisit les visages que l'on cache dans des écharpes et des bonnets, quand ça sent le bois qui brulent dans les cheminées. C'est ainsi, chaque saison, et quand la fin de l'année arrive, je me sens plus mélancolique, plus sensible, c'est la période, c'est ainsi.
Qu'il ait fallu aller jusqu'en Slovaquie pour y dénicher Besna, quatuor post black métal, n'y change rien. Ils sont capables de m'emmener, moi, avec eux. Non pas que la musique du groupe soit particulière, c'est une bonne chose bien faite. Capables de violences comme des élans les plus doux, jouant avec les rythmes, les harmonies, le chant sait s'effacer au profit de la mélodie quand il le faut.
Je n'ai pas grand-chose à dire sur ce disque, il parle à mon humeur, sa musique du moins, tout en tensions et relâchement salvateur, tout en lumière, on y sent poindre l'espoir parfois.
Mais surtout quel talent de composition, une chanson comme Margita (Marguerite), qui passe par tant de phase, est une vraie réjouissance à l'écoute, un ravissement de l'instant qu'il faut encourager. Que l'on se rassure, le reste n'en est pas moins aussi bon. Ça fait des semaines que je n'avais pas écouté un album de métal aussi bon que celui-ci, et non vraiment, c'est un ravissement.

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Moray - The Natural World

 











2023
Fiadh Productions
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Oui, j'étais arrivé  à la conclusion, après réflexions, que plus je me radicalisais politiquement, plus j'écoutais des choses extrêmes. On s'entendra bien sur sur l'emploi du mot extrême; qui est totalement subjectif, car certains considéreront Moray comme un groupe de pop. 
N’empêche qu'a la lecture des statistiques, on se rend compte que le nombres d'album de métal et ses penchant  plus sombre à fortement augmenté ces dernières années. C'est en parallèle que je découvrais l'histoire du mouvement ouvrier (qu'on fait commencer vers 1830 par commodité) ainsi que l'épisode de la Commune de Paris, qui me passionna frénétiquement pendant un ans. 
Je sais que c'est très empirique tout ça, mais j'ai fais cette constatation , et je suis persuadé que ce que nous écoutons peut  être aussi le reflet de notre personnalité, que ce que nous lisons ou écoutons affecte notre corps, et peut  être aussi nos idées.
Si cela fonctionne pour moi, je suis bien conscient qu'il n'en serait rien pour les autres. Certains sont presque totalement dépolitisé, d'autre plus que  moi, et  pourtant  ils aimeront peut être autant cet album, qui lui pour le coup n'est pas tant politique, même si on ramène parfois tout à celle ci.

Puisqu'il s'agit d'un très bon disque, à mon avis, de black métal. Il est de ceux que j'aime, qui ne sont pas juste une brutal claque au tympans. A cette violence on vient greffer, couturer même une certaine musicalité, quelques ambiances, comme ces pistes entièrement musicale, plus courtes, qui sont des pauses dans l'album, et lui donne une structure en chapitre. Elles permettent aussi d'exprimer  une plus large palette de talent du groupe, comme on sait, dans ces genres, les musiciens sont souvent excellent et aime composer autre chose, parfois, de  leurs dix doigts.
Et pour ceux qui se demanderait:

The Natural World is a story woven through drawings on paper, a solar eclipse, the printing press, dreams of a dead artist, the birth of a litter of cats, a religious man's crops dying, empty night skies and the lives held beneath them.

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The Sun’s Journey Through The Night - Worldless

 











2023
Church Road Records
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C'est ce genre de disque un peu putassier que j'aime parfois coupablement. Non pas coupablement à vrai dire, je l'aime sincèrement, de la même façons qu'on s'étonne que des gens écoutent, lisent, ou regarde des œuvres au premier degré. C'est de ces disque triste et sombre dont la pochette dit tout tant elle est bien réalisé, elle aussi, et donne envie d'écouter le disque qui s'y trouve. On y parlera de choses mortes, mourantes, détruites, de buts, de sens, d'espace temps, d'entité colossales endormis de sommeil millénaires dont nous ne serions que le rêve...mais je m'égare.
Je l'aime à la même façon que les autres, c'est que pour avoir une structure tout à fait classique entre métal et black métal, on y trouve pas moins profusion de talents. C'est que ce chant n'a rien d'original, il est juste, puissant et cathartique, mais c'est cette alternance entre violence et mélodie dans cette voix, qui sait exprimer une belle palette d'émotion, que j'aime entendre. C'est qu'il m'y emmène moi, aux étoiles, avec son niveau sonore de réacteur énorme, et je plane quand il se fait mélodieux.
Tout le disque, pas étonnamment, est très sombre, et ce n'est pas la lumière de ces pâles étoiles qui va nous réchauffer la peau ou le cœur. Désespoir, angoisse, et autres nuances de terreur sont invoqué par un groupe en pleine forme. Les chansons de l'album, pour n'en n'être pas moins caractéristiquement longue, le sont juste assez pour dire ce qu'elles ont  à dire sans jamais devenir ennuyeuse. Et même une piste instrumentale d'ambiance comme "Grief, The Star" en ajoute encore plus à l'ambiance pesante qui suinte du disque, car si vous  êtes bien dans l'espace, j'ai le regret de vous annoncer que vous êtes passager du Nostromo.
Worldless pourrait être le récit de colons envoyer au travers des éons de l’espace sans espoir de retour. Et face aux merveilles et aux monstruosités qui peuple le vide, comment rester sain d'esprit. J'ai déjà de la peine à imaginer une  planète comme Jupiter quand je la regarde en photo, alors s'y j'y étais confronté, par le hublot d'un vaisseau, à ce dieu si immense, qu'adviendrait il ? Et sans parler d'une étoile, d'un trou noir, d'un quasar, d'une nébuleuse. Ce bestiaire d'astrophysicien nous renvoie sans arrêt  à notre nature  insignifiante, comment rester sain d'esprit face  à des chose si inenvisageable ? Peut être en écoutant ce disque, qui me laisse l'intuition d'être le voyage d'un humain poussé dans la folie puis ramené doucement, pas guérit mais plus fort ? Qui sais ?

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Starer - Wind, Breeze, or Breath

 











2023
Folkvangr Records/Fiadh Productions/Adirondack Black Mass
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Après une relecture de Philip K Dick, notamment sa "Trilogie Divine", je me suis laissé convaincre de lire enfin pour de bon et sérieusement la bible. J'ai commandé à cet heure, sir mon site favoris de livre d'occasion, deux volumes contenant l'ancien testament, et un volume de l'ancien testament, soit près de cinq mille pages si mon compte est bon. Nous verrons bien ou cela nous mène. La musique de Starer en revanche, m'a emmené parmi les étoiles, en imagination, enfin , je n'en suis plus tout à fait sur, je ne suis plus sur de rien en ce moment. J'ai parfois l'impression que ma vie semble en pause, comme hors du temps, comme en décalage avec le reste du monde. Mais je ne m'inquiète guère, Dick a souvent cet effet sur ses lecteurs, lui qui sait si bien faire douter sur le principe de réalité lui même, et qu'est ce que la réalité ? Si ce  n'est ce qui reste quand on cesse d'y croire ? Il faut lire ou relire avec des yeux vieux les nouvelles et les romans de cet écrivains, dont sont innombrable les filiations assumées ou cachées, tel des secret. Dick est peut être un prophète après tout, peut être cette époque n'est pas en capacité de le recevoir comme il se doit, peut être que j'imagine tout cela, peut être suis je complètement fou, mais seriez vous capable de seulement décrire la folie ? Ou même la réalité ? Entendons nous d’abord sur les prémisses avant de poursuivre ce voyage à  travers les montagnes hallucinées et les étoiles pâles de Fomalhaut. L'ivresse que me procure l'alcool semble bien réel, quoi que j'ai l'intime conviction d'être bientôt en adjacence avec le monde, comme si, d'un pas de coté, je pouvais pénétrer un nouvel univers exempt de moi. Il me semble que le vent souffle depuis le désert ces temps ci, et cette lumière, ce phosphène qui imprime la pupille...

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Agriculture - Agriculture

 











2023
The Flenser Records
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Il y a de quoi se fondre dans l'assourdissante douceur de cet album qui cache bien des surprise. Si l'ont fait fi de ses oripeaux classique et discutable, c'est bien par la musique qu'il frappe dans ta gueule. A tout point classique, il coche toute les cases du bingo d'un disque de black métal en 2023. Alors cette introduction hawaïenne ne saurait que s’effacer progressivement sous l'assaut violent d'un mur de guitares qui va, durant une demi heure, moins quelques rares pauses, assaillir sans pitié les tympans des auditeurs du disque. Non qu'on soit en face d'un disque absolument noisy sans cervelle comme on en entend hélas tant sur bandcamp. A quelle degré de mesure et de retenue va t-on décider de classer ce disque, qui même dans sa violence la plus pure semble retenir sa main au dernier instant pour ne pas assener le coup de grâce.
Il s'aventure même en territoire post, ne serait ce qu'avec l'introductif "The Glory Of The Ocean" qui se paye le luxe d'être la piste la plus  longue du disque, mais aussi la plus diversifié, avec pas moins d'une demi douzaine de pistes dans la piste, changement brusque de rythme, saccade vocale, dissonance.
Il se permet même de la sensiblerie bienvenue sur "The Well", rare instant de calme, chant brisé par l'émotion, quelques accords de guitares plaqué par une seul guitare. La sécheresse d'un tel instant après les méandres du début est salutaire, c'est aussi l'expression du talent du groupe qui joue ses cordes les plus sensible mais sans faire chouiner. Globalement le disque n'est pas hymne  à la joie, on s'en doutait, mais le dosage est excellent, on y mettrait juste des glaçons pour le déguster dans un beau verre de cristal.

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Holy Fawn - Dimensional Bleed

 











2022
Triple Crown Records
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De lentes et lancinantes montées sonores. Une musique qui se teinte, ce me semble, d'un peu plus d'électronique. On a toujours l'impression de tomber au ralenti dans un puits, comme dans un cauchemars. C'est une délicieuse chaleur qui diffuse, qui endort les sens ainsi que la méfiance, à l'écoute de Dimensional Bleed. Le sentiment chaud de sécurité n'est qu'un trompe l’œil, un cheval de Troie des légions de l'accablement et de l’amertume. C'est qu'une musique comme celle ci semble s'accorder avec une facilité déconcertante à tout ce qui est gris dans l'âme.
Bien sur elle ne manque pas de tord ou de cliché, on croirait y voir danser la reine des damnés, peau contre peau, dans une ambiance torride et mortifère. Ce qui est gris trouble l'âme, au même titre que cette musique, et que parfois, deux pierres lancées dans l'eau au même instant produisent des ridules qui se déplacent  à la même vitesse.
Et c'est pas rapide, c'est comme le changement de formes des nuages, on y distingue un moment un visage, une bête, un objet, et puis l'image se meut, mais semble perdurer dans notre esprit, avant qu'enfin elle disparaisse pour recomposer autre chose.
Il y à dans ce chant parfois une peine immense, comme une main qui vous saisit le cœur, et tantôt pourtant, comme on l'a dit avant, une chaleur sur la peau du visage. Et fusse t'elle un piège, on la préférera toujours au froid de ces notes.

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Terzij de Horde - In One Of These, I Am Your Enemy

 











2023
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Je n'ai pas pu résister longtemps aux sirènes (de pompiers) et me revoilà pour Terzij, avec peut être l'un des artwork les plus beau qu'il m'est été donné de voir depuis très longtemps. Il y aurai beaucoup à dire à propos de cette photo, mais intéressons nous plutôt  à la musique  à laquelle elle se rapporte.
Car après tout, il n'y à que trois chansons sur ce disque, dont les deux derniers, il faut admettre font onze et quatorze minutes. Un album assez court mais dont la longueur permet l'expression de la créativité des néerlandais. S'articulant sur une base de hardcore et de black métal, la musique de la horde est tout ce que l'ont pourrait qualifier de post. C'est qu'il y à quand même un certain sens du lyrisme dans toute cette violence et ce chaos organisé. Déjà de la colère, de la rage même, dans ce chant qui vient droit des tripes. C'est rauque, ça crisse sur le tympan sans pitié. Et si après une longue  intro lancinante comme une buche qui se consume, on sentirais poindre un début de questionnement, le groupe vient tout de suite  à la rescousse en pompier pyromane pour remettre la rage au centre du village.
Trois chansons, animé par  un murs de guitares aux envolé épique, sur le mitraillage appliqué d'une batterie qui s'emballe comme une machine devenue folle. Il n'en fallait pas plus pour incendier l'oreille de l'auditeur, sans mauvais jeux de mots.
Mais est ce moi ou bien ça sent l'essence ?

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Glassing - Twin Dream

 











2021
Brutal Panda Records
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"Twin Dream, the third full-length offering from Austin, TX multidimensional trio GLASSING, is a sonic mirror of our era and nothing short of immense. Ranging from grim to hopeful to destructive to cathartic, oftentimes all within a single song, GLASSING channel multifarious energies that delve deep into the Underland while simultaneously exploring the celestial. Elements of post-hardcore, black metal, noise rock, ambient, shoegaze, and doom swirl together to create a rich palette of mood and textures across 11 tracks that ruminate on splintered realities, altered consciousness, and esoteric philosophy.

Twin Dream was recorded with Andrew Hernandez (This Will Destroy You, Balmorhea, The Sword, Mammoth Grinder) in a remote Texas studio replete with crumbling infrastructure and the ghosts of country troubadours echoing amongst the walls. While the world burned on the outside, the music took on an entirely new meaning and those that survived the nightmare were left with a newfound sense of hope amongst the bleak reality. Twin Dream is the archetypal soundtrack to these end of times."


Mangez en, c'est si bon.

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Glassing - Light and Death

 











2017
Pax Aeternum Records
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Voici donc la pièce à l'origine du mal. Voici la pièce à conviction numéro 1. L'objet de toute la violence naïve et juvénile dont est capable  un groupe qui se réclame  à la fois des genres doom, black métal, sludge et hardcore. J'aime entendre ces guitares si saturées crisser sur mon tympan. Les basses poussées à 11 soulève les tripes. Et quand au chant, et bien disons  qu'on en à pour son audition. C'est qu'il est surtout et avant tout post. Ne serait ce que par cette pochette, cette photographie à l'ancienne qu'on imagine pas  illustrer autre chose, sinon un album de  métal ambient, ce qu'il ne manque pas d’être à l'occasion.
J'ai bu en l'écoutant une bouteille de cote du Roussillon qui s'appelait "Ivresse des sens (2021)", il à un parfum d'ylang ylang dans le nez, très rond, tannique mais pas trop, et une finition de fruit noires sur la langue et le palais, comme  une compotée. Il est foutrement excellent, et ainsi en est il aussi de ce Light and Death, le premier album de glassing, dont je soupçonne qu'ils soient parmi les premiers rejetons de Deafheaven (la filiation semble assumé par le groupe d'après ce que j'ai compris). Disont le Deafheaven de "New Bermuda" peut être, c'était en 2015, une éternité de mouvements d'eaux en tout genre  ont secoué cette sphère depuis.
Je m'étonne encore, et j'espère jusqu’à ma mort, qu'une telle musique puisse sembler à la fois si fragile et si violente. Les hurlements du chant, ou bien est ce le contraire, il est difficile de différencier la douleur de l'extase, tout est trouble. Tantôt serein, tantôt cavalcade, l'album est par moment abyssale de profondeur, aussi lourd qu'une chape de plomb, et à d'autre, il me semble presque flotter sur la cime d'un nuage. Light and Death ce veut un maelstrom d'émotions contradictoires qui joue de l'auditeur en le baladant au gré d'un chemin qu'on est bien obligé de suivre, mais avec le sourire , en définitive.

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Glassing - Spotted Horse

 











2019
Brutal Panda Records
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Wow! On à pas finit d'en entendre parler de celui la. Correction, je n'ai pas finit d'en parler, parce que ça fait un moment que je regarde plus les statistiques. Je prêche dans le désert, là ou sont les vrais croyants et/ou amateurs de musique. ET non il ne s'agit pas d'élitisme, je vous vois venir. Je n'étais pas encore dans le désert quand ce disque est sorti, je n'étais pas prêt, mon esprit n'était pas prêt. Je marchais encore pieds nus dans l'herbes tendre et grasse, mon corps étais gorgé d'eau, je n'avais pas connu la soif.
A présent je suis assoiffé, horriblement assoiffé, d'une soif inextinguible que rien ne peut ou semble rassasié. Je vais par crêtes et dunes, marchand sous un soleil implacable, ma peau me brûle, la sueur me brule les yeux et irrite un milliers de petites plaie sur mon corps. J'ai tant soif, je cherche péniblement la musique qui pourra m'étancher un instant, et dans cet instant pourtant, j'ai en esprit la soif qui arrivera, aussi sur que le jour succède à la nuit et que ma quête est sans fin.
Ainsi donc il m'a fallut entrer dans le désert comme en sois même, il m'a fallut me discipliner. Au début je courrais, je trébuchais, je tombais. Maintenant mon esprit est plus discipliné, plus calme, même s'il m'arrive encore que mon cœur s'emballe à l'écoute des premières mesures d'un disque. Maintenant je marche, calmement, lentement, je progresse d'un pas serein et tranquille, et ainsi j'arpente le désert avec mesure. 

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Woods of Desolation - The Falling Tide

 











2023
Season of Mist
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J'aurais tout essayer aujourd'hui, il n'y eu que celui ci qui trouva grâce à mes oreilles parce que pourquoi pas. J'ignore quels affects souterrains me poussèrent dans sa direction, même si je sens bien que récemment mes gouts semblent me pousser vers ce genre de productions. Balloter par mes affects comme Ulysse par le caprice de dieux mesquins,  il me semble que j'incline vers une forme de musique un peu plus extrême. Le moi du lycée avait fixé sa limite à Gojira dans l'audible, et  pour longtemps, et sans doute à l'époque aurais je vomi une telle musique. Et nous déroulons le fil de l'histoire, la généalogie musicale se fait, parfois clair, parfois brumeuse. C'est peut  être la claque Deafheaven pour moi en 2013 qui ouvrit la porte ? Il faut bien commencer par un bout. Après tout, je suis venu à Philip.K.Dick par Bernard Werber. Aujourd'hui j'ai l'intégrale de K.Dick chez moi et j'ai vendu ou donné tout mes Werber, je ne peut plus lire  une ligne du français sans souffler très fort par le nez d’exaspération.  J'aime toujours Gojira pour autant, mais me sens plus proche de Deafheaven.
Bon il s'agit quand même de Woods of Desolation, un groupe qui à un peu d'expérience, et comme qui beaucoup, je découvre seulement maintenant via son dernier album.
The Falling Tide vogue vers la ou le vent souffle. La production est impeccable, l'orchestration est efficace et puissante et le chant est émotionnellement chargé, on est quand même sur une nuance de black métal. J'emmerde les puristes, j'en ai été un, j'en suis revenu.
Franchement, j'aime. J'ai pu écouter que ça aujourd'hui. J'ai du supprimer une quinzaine d'album de bandcamp en tentant d'écouter des choses que j'avais mis de cotés, et  lui je l'avais déjà sous l'oreille, et j'ai pu écouter que ça. La vérité ne m’intéresse pas, je veut juste encore trainer les tympans sur ces murs de guitares, sur ce duo basse batterie fusionnel et sur ma laisser émouvoir par le chant dans cet assemble de cathédrale sonore traversé de lumière.

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Mesarthim - Arrival

 











2023
Avantgarde Music
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Je ne vais pas m’épancher sur les métaphores spatiales, elles sont éculé et ça ne serait que répéter ce que j'ai déjà écrit avant. Je suis content de terminer le moi de mai sur cet album. Il fallait un peu de poids et de talent pour faire suite a Ultraphallus. J'ai de l'appétit pour ce duo australien. Sur Arrival ils ont fait le choix de moins noyer la voix dans la musique, et ceux qui les suivent depuis le début comme moi seront étonné d'entendre, les premières secondes, ce chant hurlé si clair tout à coup. Pour le reste, on dira que l'album est foutrement bon, mais qu'il est surement un peu en dessous des autres, la faute peut être à un découpage pas conventionnel ou le rythme est cassé trois fois dans l'album, et sans doute aussi à une mouture plus classique en terme de composition, loin des incroyables pérégrinations danceflooresque de son prédécesseur.
Mais qu'on l'éprouve à l'écoute, ce petit dernier n'a rien à envier à ses prédécesseurs, la force des compositions de Mesarthim réside toujours dans ce mélange de black métal, de métal progressif (space métal), à savoir une judicieuse utilisation de claviers aérien sans outrance, une rythmique de mitrailleuse, et foutre, ce chant qui hurle comme un damné. Mais ignore t-il que dans l'espace, personne ne l'entendra ?
Je fais mes propres règles pour mieux les enfreindre ensuite.

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Vale - A Senseless Procession

 











2023
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Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas frotté  à un album mêlant musique folk et post black métal. J'essaie d'être le plus précis  possible et c'est une description valide. Il y a dans le brouillard des formes mouvante, des échos du passé qui prennent furtivement formes dans les tourbillons blanc de la brume. Inlassablement cette musique me ramène vers le nord, magnétique, cartographique, mental, physique. Inlassablement, il aura suffit de quelques arpèges joué sur une guitare sèche en guise d'introduction pour que m'apparaisse tout les clichés liés à cette musique. Si je joue du putain d’accordéon, est ce que je suis à Paris ?
Si je joue la musique de Vale, est ce que je suis pas en train de marcher pieds nus dans la bruyère ? Paradoxalement, je trouve ces mélodies très évocatrices du silence. Quand  j'imagine ces grands espaces que suggère mon esprit, à la musique de Vale vient le silence.
La puissance évocatrice des américains n'a d'égales que le labyrinthe sonore auquel il invite à entrer. Et c'est le baiser de la mort au moment ou se referme les portes derrière toi. Me voilà Icare cherchant la lumière. A Senseless Proccession à le gout de ces whisky tourbeux, doux au plais avec un retour fort, des notes de bois brûlé, un peu de sucre, quelques fleurs et fruits, et ça vaut toujours mieux que Paris, cette putain de nécropole de merde qui pue la pisse et la merde.
Et puis quelle grâce putain, quelle musicalité, même dans ces  hurlements qui parle de la mère, même dans ce murmure qui parle d'amour, tout y est débordant d'émotions. Le chant aime, comme on aime, quand les tripes se tordent, quand le sueur coule, quand le cœur bat trop vite, quand il est pris au désespoir.
Alors il s'élève enfin.

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Oculi Melancholiarum - Euphorbia

 











2023
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Et elle l'a fait seule. Ou peu s'en faut. J'ai une passion pour les albums fait de A à Z par la même personne. Moi même d'un tempérament solitaire, j'ai du respect pour ces bourreaux de travail qui écrivent, composent, et enregistrent eux même leurs musiques du début à la fin.
Victoria Carmilla Hazemaze (VCH) est une auteure compositrice mexicaine qui n'en n'est pas à son premier coup d’essai dans la musique métal, et plutôt black métal, et plutôt cette nuance qu'on appelle le dépressive black métal, ou blackgaze. VCH est  donc à l'intersection de plusieurs chose que j'apprécie.  La somme de travail pour accoucher d'un tel album semble colossale. Avec presque une heure de musique, Euphorbia prend largement le temps d'explorer les nombreuses facettes de cette musique si riche. C'est bien du coté de ces sous genres que la créativité semble s'orienter aujourd'hui.
Si l'essence demeure, une musique sombre, au chant torturé, rapide et bruyante, l'addition de la nuances permet à toute une palette musicale de s'exprimer. Ainsi il n'est pas rare que quelques claviers viennent s'inviter en filigrane dans les  morceaux.
Les introductions des morceaux peuvent aussi être très douce, avec un chant féminin comme susurré derrière l'oreille. Quelques arpèges de guitares solitairee sont aussi une pause bienvenue dans certains morceaux, une respiration nécessaire  pour apprécier  toute la justesse et toute la richesse de cette musique. Qu'on se rassure, l'essentiel est là.
Euphorbia semble quand même plus lumineux que ses prédécesseurs, plus apaisé, moins en proie aux doutes, même s'il contient son lot d'errance solitaire de l'âme. Tout transpire la classe dans cet album qui mérite qu'on s'y attarde.
Vous pouvez soutenir VCH sur sa page Patreon, elle n'a ni label ni maison de disque, ou alors en achetant la version cassette audio pour les collectionneurs.

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Enisum - Forgotten Mountains

 











2023
Avantgarde Music
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Avec un nom pareil, on s'imagine aisément (moi oui) planant au dessus des montagnes, une nuit claire de pleine lune, dans le silence ronronnant des moteurs. Quel sentiment cela serait alors, de vivre à la hauteur des aigles, à la hauteur de l’emblème de tout les empires. Ou même alors ces mers de nuages qu'évoque Saint Exupéry dans "vol de nuit" ou dans la biographie magistrale qu'écrivit Joseph Kessel de Mermoz. La musique d'Enisum fait prendre un peu de hauteur et c'est même là son  but premier. Malgré une composition minéral, qui exhale le parfums de la roche après la pluie, le pétrichor, le bruissement du vent dans une plaines, sous l’œil sage et  placide de ces hautes montagnes baignées de ciel. Tout la mélancolie d'un instant hors du temps est dans la musique de ce quatuor d'italien.
C'est un disque parfait pour moi. J'entends là qu'il est tout ce que je peux écouter dans la black métal, car au delà de la violence, j'ai besoin de cette musicalité, de ce sens de la mélodie efficace.

Les alternances de calmes et de tensions y sont maitrisé à la perfection, à l'image  de ces deux guitares langoureuse qui s'arrêtent parfois pour communier en arpèges, avant de repartir en mur de son. La batterie accompagnes, armé par une basse discrète mais présente, si ça hurle, il y a de la double pédales, dans un roulement d'artillerie, mais si ça murmure, alors c'est un métronome discret de berceuse, d'un pas lent et dansants qu'in s'invite  à l'oreille.
Chaque instruments y est savamment dosé, Enisum est du type musical égalitariste, personne ne tire la couette à soi pour briller plus que les autres. Déjà un de mes disque favoris pour l'année.

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Pyrithe - Monuments to Impermanence

 











2022
Gilead Media
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Le disque poisseux de la nuit. Tant l'air est chaud et chargé que ma gorge me gratte affreusement, tant les orages autours de moi éclairent brièvement le ciel nocturne, tant l'odeur acres de la terre humide et chaude me chatouille les narines, tant il m'arrive, à mon grand regret, d'écraser un lapin qui se jette sous mes roues. 
quand même, quel disque ! Non pas qu'on en ai pas déjà écouté de cette trempe, mais rarement avec un tel coté organique dans la musique. L'album, qui oscille entre black métal, sludge et doom, arbore une tel diversité dans sa musique qu'il serait vain de chercher l'étiquette parfaite. Autant violent qu'ambient, autant humide que rêche sur le tympan.  Pyrithe s'amuse. Il y a un coté goguenard dans leurs approche de la musique, un cynisme qui fait regarder le monde brûler calmement. C'était écrit, on le savait, on à rien fait, c'est mérité.
S'il brûle, alors qu'il se consume en écoutant Monument to Impermanence, à la fin au moins, la musique sera la dernière chose.

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Goremantle - The Deep Places

 











2022
Bandcamp

A toux ceux qu'on laisse derrière nous au cours de notre vie. A ceux qui ressurgissent parfois au détours d'un songe, d'un rêve ou d'un cauchemar. Ces visages que l'on croyaient oublié, archivé, détruit par le travail plastique de la mémoire. Rien. Et pourtant, de ces profondeurs remontent  à la forces des griffes nos tourmenteurs oubliés. Ceux qui aiguillonne le cœur de honte. Ceux qui sont tant les prisonniers de notre mémoire que nos geôliers. Ces démons ricanant au dessus de nos têtes, agaçant comme une nuée, tiraillant le contour de nos yeux. Et tandis que nous nous agitons vainement pour essayer de les enfouir encore plus profonds, ils nous regarde, goguenard, urticants. C'est que l'on n'échappe pas à ce et à ceux que l'on refoule en nous même. Si nous somme la cellule, ce sont les prisonniers, pour toujours.

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Sol Sistere - Sol Sistere

 











2021
Cult Of Parthenope Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Soit en somme, l'arrêt du soleil, ou plus poétiquement, si le soleil stoppait sa course. Mais alors, ferait il éternellement jour ou bien nuit ? Ou bien alors, nuance oblige, le ciel ne serait il qu'un éternel crépuscule ? La pochette de l'album semble dire une terre stérile et brulée, aride et impropre à la vie, ou les être humains s'accroche pathétiquement à l'ombre des branches nues. Pourtant il y en à des nuances dans ce très bel album de Sol Sistere. quand il est tout en puissance, en murs de guitares shoegaze, il sait se faire douceur et retenue. A l'inverse, quand il est presque tendre, c'est qu'il n'est pas loin d'exploser. 
C'est qu'il est black, de cette trempe dépressive qui aime jouer sur la mélodie et les accords plutôt que d'être brutale, même s'il sait, quand il le faut, être brutale. Il s'écoute comme un opéra, avec un chant rageur hurlé presque douloureux.
Il fait parti de ces album ou je rentre avec plaisir et qui emporte véritablement l'auditeur, c'est assez rare pour être noté, en somme, je le met comme l'une des plus belle découverte de cette année. Vivement la suite.

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