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Mesarthim - Arrival

 











2023
Avantgarde Music
Spotify | Deezer | Bandcamp

Je ne vais pas m’épancher sur les métaphores spatiales, elles sont éculé et ça ne serait que répéter ce que j'ai déjà écrit avant. Je suis content de terminer le moi de mai sur cet album. Il fallait un peu de poids et de talent pour faire suite a Ultraphallus. J'ai de l'appétit pour ce duo australien. Sur Arrival ils ont fait le choix de moins noyer la voix dans la musique, et ceux qui les suivent depuis le début comme moi seront étonné d'entendre, les premières secondes, ce chant hurlé si clair tout à coup. Pour le reste, on dira que l'album est foutrement bon, mais qu'il est surement un peu en dessous des autres, la faute peut être à un découpage pas conventionnel ou le rythme est cassé trois fois dans l'album, et sans doute aussi à une mouture plus classique en terme de composition, loin des incroyables pérégrinations danceflooresque de son prédécesseur.
Mais qu'on l'éprouve à l'écoute, ce petit dernier n'a rien à envier à ses prédécesseurs, la force des compositions de Mesarthim réside toujours dans ce mélange de black métal, de métal progressif (space métal), à savoir une judicieuse utilisation de claviers aérien sans outrance, une rythmique de mitrailleuse, et foutre, ce chant qui hurle comme un damné. Mais ignore t-il que dans l'espace, personne ne l'entendra ?
Je fais mes propres règles pour mieux les enfreindre ensuite.

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Mesarthim - Vacuum Solution

 











2021
Bandcamp

L'impact violent entre un black métal spatial atmosphérique et la dance musique devrait, en principe, ressembler à ça. L'évolution de ce groupe est fascinante, avec une boucle accomplis depuis Isolate en 2015 Ce dernier ouvrait alors la voie à ce groupe, entre death métal  furieux et synthétiseurs d'ambiance . Ici alors, retours à ce qui avait déjà été ébauché dans une série d'EP et certains albums, une musique de rave cosmique qui défonce tout sur son passage. Les guitares relayées au rang de la rythmique, une voix hurlé toujours comme instruments de l'ambiance si particulière qui se pose sur leurs disques, une batterie qui cette fois martèle le rythme pour guider le danseur. On se permet même, sur "A Manipulation Of Numbers" , d'entrevoir sur les claviers, un chant plus sensible, presque compréhensible, le temps d'un break, Measrthim fend l'armure.C'est sur cette même piste qu'on trouve l'un des rares solo de guitares du groupe, chose peu entendu, surprenante, mais pas désagréable, et de façon générale, la direction prise (ou reprise) laisse présager le meilleur pour la suite.

Ce petit EP d'une demi heure est une bonne introduction à l'univers du groupe australien, pour mieux cerner cette volonté de faire toujours mieux et plus qualitatif, à tendre comme ça vers la perfection d'albums en EP, d'années en années, et devrait ravir les fans, et convaincre ceux qui les découvriraient.
Faisons trembler ce vaisseau spatial de la poupe  à la proue ! En avant pour la syncope, en avant  pour le dance floor, la rétine assaillit par les stroboscopes, les décibels pleins les  oreilles, laissons couler l'alcool dans notre sang et cette musique dans nos cœurs, et dansons, jusqu'à la fin, dansons !

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Mesarthim - Ghost Condensate

























2019
Bandcamp

Voilà un groupe qui s'obstine, depuis 2016, à terminer chaque année dans mon classements des meilleurs albums de l'année passé. Ces deux australiens, dont on ne sait rien, si ce n'est qu'il sont australien, composent des disques de black metal infiniment triste, à l'image des photographies de l'espace qu'ils utilisent pour illustrer leurs albums, l'écoute d'un disque de Mesarthim vous fait vous sentir tout petit face à un univers si vaste et si incompréhensible qu'on est au delà de la peur.
Les compositeurs en font parfois des tonnes, avec claviers, guitares saturées, chant hurlé, grandiloquence et décadence, mais malgré tout, ils n'arrivent  jamais à être mauvais.
La faute sans doute à un talent de composition et de production rare, ou l'imaginaire est constamment sollicité de la part de l'auditeur, ce même auditeur qui ne manquera pas d'être surpris par tout les incroyable revirement de styles de l'album, qui ne laisse jamais s'installer l'ennuie. De même la profondeur des morceaux à l'écoute installe immédiatement le cerveau en bonne condition pour l'écoute de ces deux chansons monolithique de vingt minutes chacune, sachez qu'on y voit guère le temps passé tant on y est emporté, bousculer, voir carrément catapulté dans le vide spatiale au dimension que le cerveau humain ne peut appréhender. 
Oui, une fois de plus, je l'ajoute d'ors et déjà dans mes favoris de l'année. 

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