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Mogwai - The Bad Fire












2025
Rock Action Records
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Je connais peu Mogwai. Et The Bad Fire est leur onzième album, c'est dire si j'accuse un retard béant. C'est beaucoup pour un groupe dont je sais tout de même qu'il fait autorité dans le Landerneau de ce genre si particulier que j'affectionne tant. Il s'agit bien sûr de ce mélange flou et opaque entre rock progressif et shoegaze, et parfois même un peu de musique électronique s'invite par effraction par la fenêtre.
Comme souvent avec Mogwai (et je n'ai pas tout écouté) On est là toujours entre la mélancolie un peu amère, les moments de contemplation, et carrément la tristesse confinant au désespoir. Ces crescendos de guitares qui se terminent en déluges sentent la pluie qui bat le visage et les cœurs blessés par la vie. Peu de paroles, une fois de plus, quelques phrases ici et là, ce n'est pas par le logos que ça se passe. C'est une musique qui parait presque douloureuse à l'audition, tant elle semble en être le fruit.
Heureusement, un disque déprimant peut aussi être un bon disque, voir un très bon disque.
Pas sûr qu'on le réécoute quand les beaux jours reviendront, mais en attendant, il reste quelques mois de froid et de pluies grise pour le savourer jusqu'à l'excès. 

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Autumn In Despair - Summer Vacation

 











2024
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Bon, le litre dévoile un peu le contenu de l'album. Heureusement pour les autres, ce court album de vingt et une minutes ne vous fera ressentir sa moelle que pendant ce laps de temps. En ce qui me concerne, je me contente de le rejouer une fois terminé. Eh bien quoi, c'est dimanche, il fait nuit au moment où je jette mes pensées pêle-mêle sur le clavier ou cet éclairage rgb ne me fait plus d'effet depuis longtemps.
Ici, on est quasiment face à un one man band, avec quelques coups de mains ici et là sur la production des morceaux. Et dieu s'il existe, sait que j'aime les albums enregistré par une seule personne. C'est comme ça, ce n'est pas objectif, parfois, c'est de la merde, et parfois, c'est du génie. après le génie a-t-il du mérite d'être en solitaire ? Est-ce que j'ai la gueule d'un philosophe ? Eh bien, j'essaie, figurez-vous.
Et puis c'est trop ma cam, ce mélange de black métal, de shoegaze et d'autres trucs moins définissables. C'est d'une tristesse affligeante qui vous saisit au cœur, avec des doigts froids et osseux. Et pourtant j'aime le froid sur mon visage, au moins autant que j'aime la langueur de cette musique.

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QUIET HELL - THIS BEAUTIFUL LIFE AND ITS NIGHTMARES

 











2024
Bandcamp

Et bien voilà, le game est plié comme ils disent. Il est juste là le meilleur album de 2024. C'est mon avis bien sûr, il n'engage que mois et neuf milliards d'humains dans l'erreur. Je n'y peux pas grand-chose, c'est exactement ce que j'ai envie d'entendre en ce moment. Dans mes veines QUIET HELL, je boirais le calice jusqu'à la lie. Il n'est même pas novateur, original ou quoi que ce soit. Ici, nul besoin de superlatifs ampoulés pour désigner ce court album de moins de trente minutes. Direct, comme un souvenir surgit de nulle part, ça parle et je cite de "songs about youth, growing, family, and love."
Ce chant qui hurle, ce brouillard dans la musique, ces claviers, cette intensité incroyable venus des profondeurs d'un être qui vit et veut vivre. Ces guitares torturées qui saignent à tout instant m'achèvent à chaque écoute, elles donnent une impression agréable d'impesanteur à ces sept pistes si pleine de volonté, de puissance.
Et putain, on a besoin de rien d'autre, parce qu'il n'y a rien de plus important que ça. Tout le reste n'est qu'esbroufe. Toutes les utopies et les dystopies, tous les retours dans l'histoire et les sauts dans le vide entre les astres sont insignifiants à côté de ce qui nous fait fondamentalement en tant qu'être humain, à savoir, juste, être jeune, puis grandir, aimer, lutter, se créer une famille, puis mourir. Tout le reste est abscons et inconséquent.

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Ride - Interplay

 











2024
Wichita Recording
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En lui-même, l'album est plutôt classique. Quelques chansons tirent leurs épingles du jeu, mais l'album semble égaliser le tout. Et puis il est trop long, de bonnes chansons comme "stay free" se retrouvent noyées dans la masse. J'ai l'air blasé, mais oui l'album est bien, comme je le disais, mais il est oubliable, pas un chef-d'œuvre mais un bon travail d'artisan. La moitié des chansons ne devraient pas figurer, en fait, dans l'album, la seconde moitié est incroyable et mérite largement l'écoute. Voilà dit ainsi, c'est plus clair.

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Gaadge - Somewhere Down Below











2023
Crafted Sounds
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Faut imaginer un bar. Et oui je sais que toute mes histoires commencent dans un bar mais merde, on peut pas boire de pintes dur une appli de rencontre. Et je ne parle même pas de ces bars ou le cocktail coute dix balle, putain , je comprend en même temps, l'inflation, tout ça mais merde quand même, ça fait chier.
C'est pas un album joyeux, le dernier Gaadge, il à toute la mélancolie et la tristesse intrinsèque au genre. Ce mélange de rock un peu sale, façon grunge, de shoegaze pour ces guitares vaporeuse et un peu noisy même parfois, c'est pas vraiment le véhicule idéal pour la joie. Encore que ...
Sombre dans le texte, il est vrai, et pourtant pas dénué d'une certaine lumière dans la musique, un peu comme si le chanteur nous disait, qu'au fond, tout ça n'a pas grande  importance, comme un dernier sourire impertinent jeté à la face du monde. Il y peut  être un peu de tout ça, et peut  être bien plus encore, mais pour le découvrir il va falloir l'essayer.

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History History - Slow Motion Reality

 











2023
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Jason Bombach fait tout. il chante, compose, enregistre, retouche l'entièreté de l'album. Slow Motion Reality est le fait d'un homme passé au travers d'une depression, d'un Burn Out causé par la surproduction de musique à travers les années. On, trouvera peut être intéressant le fait de soigner le mal par ce qui l'a causé, mais comme on sait bien, Dosis Sola Venenum. Cet album à quand même mis deux ans avant d'être livrer aux oreilles de l'univers. Lentement composé et enregistré au rythme de son créateur, sans se presser, sans dead line, sans pression. Un travail cathartique dont il ressort ce disque, brulot post punk aux accents très sombre, et dans lequel transpire les sentiments de son auteur, qui au demeurant, parle bien mieux que moi de son projet dont l'écoute est une expérience qui délivre autant quel dérange.

I’m bad at this. I always have been. The way this whole project came about because after being burned out on making music for years, I decided to dip my toes back in. Before I was out to be a rockstar. I wanted to make music my job. I had ambitions. Coming back to music after being burned out for so long, I am looking to take it slow. Just making music for musics sake. No goals, dreams or lofty ambitions and it’s been nice. But that also means it’s almost two years between records. Without the prodding of naïve aspirations of being a rockstar, the songs take time. It’s a “it’s done when it’s done” kind of situation.
There were many things that kept this record from being made. A failed experiment with an electric drum kit, a solid six months of only writing bass riffs after a friend and fellow worker loaned me their nice bass, working seven days a week since the last record came out. All these things made getting this thing done a challenge. I mean what am I even gonna write about? Why am I trying so hard when only two people bought the first record? Normally questions like these would have stressed me out but, no goals so who cares. Do it when you can, because you want to. It’s a refreshing feeling.
Since I was about 16 years old, I’ve been involved or aware or left wing politics to at least some degree, however small. But the last four years I have been deep in organizing circles. I’ve mostly greatly enjoyed it but there are some elements of the American revolutionary movement that do get under my skin. The lack of a clear post revolution vision, the strict adherence to theory, the endless meetings. These were the things I was thinking about while writing this record. Mostly it just feels like we are arguing semantics while the world burns around us. Not all the time, but enough of the time. I don’t care about century old beefs. History is only there to learn from. It is not a cage, but a starting line. So much talking but nothing happening.
But things are changing it feels like. Just slowly. Each day a thread of "civilization" gets tugged out. A norm is broken, a taboo traversed. The enemy gets bolder and more open. But we also have larger and larger wins. The masses feel ready for a big change and they are often so close to knowing what needs to change. A civil war has been brewing my whole adult life. It's a revolution out there, just at half speed. But that is how these things happen. The damn breaks only after cracks spread. First the drops come, then it all goes all at once. Here's hoping.
All those delays and musings aside, the record is here. It’s still just me, figuring my life out over riffs. It took a while to get here but I was trying to survive just like everyone else. Just like the music, slow and steady, it got there. Maybe I’ll see you when the next one crawls out of me. Until then, solidarity forever.
 

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Holy Fawn - Dimensional Bleed

 











2022
Triple Crown Records
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De lentes et lancinantes montées sonores. Une musique qui se teinte, ce me semble, d'un peu plus d'électronique. On a toujours l'impression de tomber au ralenti dans un puits, comme dans un cauchemars. C'est une délicieuse chaleur qui diffuse, qui endort les sens ainsi que la méfiance, à l'écoute de Dimensional Bleed. Le sentiment chaud de sécurité n'est qu'un trompe l’œil, un cheval de Troie des légions de l'accablement et de l’amertume. C'est qu'une musique comme celle ci semble s'accorder avec une facilité déconcertante à tout ce qui est gris dans l'âme.
Bien sur elle ne manque pas de tord ou de cliché, on croirait y voir danser la reine des damnés, peau contre peau, dans une ambiance torride et mortifère. Ce qui est gris trouble l'âme, au même titre que cette musique, et que parfois, deux pierres lancées dans l'eau au même instant produisent des ridules qui se déplacent  à la même vitesse.
Et c'est pas rapide, c'est comme le changement de formes des nuages, on y distingue un moment un visage, une bête, un objet, et puis l'image se meut, mais semble perdurer dans notre esprit, avant qu'enfin elle disparaisse pour recomposer autre chose.
Il y à dans ce chant parfois une peine immense, comme une main qui vous saisit le cœur, et tantôt pourtant, comme on l'a dit avant, une chaleur sur la peau du visage. Et fusse t'elle un piège, on la préférera toujours au froid de ces notes.

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Crimewave - Altercation

 











2023
Black Acre
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Et que brûle Rome. En substance, cela aurait pu suffire, le titre est quand même assez explicite. Et pour ceux qui aurait pas saisit, l'auteur se fend d'un petit texte sur sa page bandcamp pour expliquer sa musique fait référence  à l'augmentation de la présence policière, à la rage qui habite les gens, car nous sommes des bouteilles de gaz dans des cheminées, et va venir l'instant du blast.
L'EP contient en très peu de piste la substance de ces nuits froide et anglaise, ou l'humidité pénètre même les mieux couvert, ou la seule source de chaleur provient d'une bouche, d'une main, d'un sexe. Des guitares aiguisé découpé au scalpel sur des rythmes hachés, l'impression de déambuler complètement ivre la nuit ou règne  l'émeute. C'est un petit EP curieux qui mérite qu'on s'y attarde ne serait ce qu'un instant, pour gouter du bon de la langue l’âcreté du lacrymogène.

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Sadness // Abriction - Sadness // Abriction

 











2023
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Difficile de se pencher sereinement sur la discographie de Sadness, tant il est prolifique et inventif. A raison de plusieurs albums, EP et singles par ans, on est à peine rassasié du dernier que le service reprend. Comme dans chaque créations, il y à des  hauts et des bas, et puis plus rarement, des sommets.
Alors j'ai chaussé mes crampons, enfilé mon équipements d'alpiniste pour partir  à l'assaut de cet "EP" de une heure et quinze minutes... Dont la dernière piste ne fait pas moins de vingt et une minutes, pour  moi c'est du caviar, car j'ai le gouts des morceaux très longs. Et d'autant plus dans ce sytyle bien propre qu'ils proposent. Je dit "ils" car cette fois l'invité est une invitée. Meredith, aka Abriction, est venue prêter main forte à Anton Ojeda, aka Sadness. Le black métal dépressif auquel on nous avait habitué s'est donc teinté cette fois de petit interludes de bruits de pluie, de quelques notes de marimba joués sur un clavier avec de l'écho, et plus généreusement, d'un peu de lumière, le chant se fait plus clair, même s'il est toujours relégué au second plan.
En fait il serait difficile d'évoquer sereinement ne serait ce que cet album ci. Il part absolument dans tout les sens, entre métal, post rock, ambient, shoegaze, pop punk, ce disque est fou. Il est à l'image de sadness, artiste si prolifique qu'à seulement vingt six ans, il joue et compose dans cinq groupes, rien qu'avec Sadness, sa page bandcamp compte  plus de quarante album à écouter, solo, EP ou split de talent. L'américain est comme un requin, ces derniers, s'ils s’arrêtent de nager, meurent. Lui s'il s'arrête de composer et de jouer, que ce passerait il ?

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How To Disappear Completely - Seraphim II

 











2023
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Stefan Sweig est d'une limpidité que je n'ai jamais rencontré encore dans ma vie littéraire. Sans sacrifier au style ni à la hauteur, il débarrasse sa prose d'absolument tout le superflu, allant droit au but. C'est ce qui en fait un auteur si agréable et fluide à lire. Son talent s'exprime à chaque ligne, jamais vulgaire, jamais pédant, mais toujours juste. "Le Monde D'hier" est son ouvrage testament, le dernier écrit avant son suicide. On y traverse le vieil empire austro hongrois d'avant la première guerre mondiale, l’Autriche d’après la guerre, ruiné en proie  à l'inflation. On y croise, éblouit, Auguste Rodin, Hoffmanstal, Paul Valéry, James Joyce, Richard Strauss ou Rainer Maria Rilke.
Lucide et froid, la dernière partie du livre fait l'histoire de la montée du nazisme en Allemagne vu par Sweig, avant l'exil et la mort. On reste pensif  à la lecture d'une vie si complète et riche. Le lecteur curieux comme moi aura rajouté, en fin de compte, une dizaine d'auteurs et de poètes à sa liste déjà si longue et infini de chose à lire


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Milanku - A l'Aube

 











2023
Folivora Records
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Ais je déjà lu une meilleure description de ma vie autre part que chez Marx ? Dans le "manuscrit de 1844" , ce très fameux paragraphe sur l'aliénation du travail ? Non. Marx me parle à moi à chaque mots de ce petit texte si riche et vaste dans les buts qu'ils ne fait qu'entrapercevoir.
Rien à voir avec la musique, on arguera, mais en fait si. Puisque souvent, quand je rentre chez moi, je suis trop fatigué pour écouter de la musique, sans parler même de lire. La musique est trop importante pour moi pour être écouté dans un état de semi concentration, il faut que je m'y consacre pleinement et consciemment , et donc avoir encore un peu d'énergie à disposition pour ce faire. J'en écoute beaucoup au travail, dans ma voiture de service, car je suis seul, mais une fois de plus on est pas totalement à ce que l'on fait au travail, on n'y pratique pas l'art de l'écoute, on y ressent peu de chose, car tout est terne et gris.
Je jette les mots comme ils me viennent , je ne me relis presque jamais, je ne fais que survoler le texte pour saisir les erreurs que j'aurais pu faire. J'aime l'aspect brute de la pensée comme elle est.
Mais je peut aimer une musique ciselé, travaillé avec soins, avec la patience de l'artisan face à l'objet de sa quête. C'est pour ça que j'aime A l'Aube, de Milanku.
Tout le monde ne vas aimer ce post rock incisif, ou se mêle élément progressif et chant hardcore, mais j'en jurerais, à l'écoute je me sens un peu mieux.
Quand à moi chaque matin, j'ai le privilège d'assister à l'aube naissante, été comme hiver, le seul et unique petit point positif de mon quotidien au travail.

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Liongeist - S/T

 











2023
Liongeist
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Enfin l'eau, venue lécher une terre sèche et craquante sous les chaussure. Enfin le répit, nous ne mourrons pas de soif, pas cette années. L'odeur de la terre humide remonte depuis le petit parcs en bas de chez moi. On appelle cela le pétrichor, l'odeur après l'averse. Cela  peut aussi bien être l'odeur du béton humide, qui recèle aussi en son seins mille senteurs des villes, du poissonnier du marché de la place à celle de la pisse de chien, rincé par un écoulement bienvenu. La pluie lave ma rue et ma mélancolie. Le gris égalise la lumière venu du ciel. A peine y distingue on quelques mouettes et  pigeons qui volent ici et là en quête de nourriture. Dans le petit théâtre de ma rue, le décor se pare de belle fleur blanche en éclosion sur les magnolias, les bourgeon vert explose sous les coup de boutoir de la vie qui renait, et déjà, on peut de nouveau sentir les parfums de la rôtisserie qui vole jusqu’à moi, les cris des écoliers à l'heure de la récréation, les invective des étudiants qui mangent en bas de chez moi entre midi et deux. Comme il est bon de ressentir  à nouveau tout les parfums de l'existence, fussent ils désagréable.

Il y à chez Liongeist comme cette ambiance  un peu grise, entre deux, qui caractérise le printemps. C'est une période propice aux mélancolies les plus dures comme aux étincelles les plus forte. Entièrement instrumental, l'album permet qu'on veuille bien y coller nos propres émotions sur la musique, comme dans les bandes dessinées de Jason (les personnages on de grands yeux blanc inexpressif, et c'est au lecteur d'y coller les émotions qu'il veux que les personnages aient). C'est tout pareil ici. Musicalement, c'est du lourd, on est dans une vibration heavy post rock, avec tout ce que cela  implique. Deux guitares se partage la rythmique et les arpèges, une batterie lente et puissante et une basse tout en lourdeur, au son gras qui prend aux tripes. Les morceaux de bravoure s'y enchaine sans jamais être ennuyeux, le disque est juste, la longueur est bonne, la musique y change l'âme juste ce qu'il faut pour qu'après l'écoute, on reste un instant saisit, immobile, à se demander si on le ré écoute ou bien si l'on ne sortirait pas respirer le pétrichor.

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Home Front - Games Of Power

 











2023
LA VIDA ES UN MUS DISCOS
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C'est la fête, brulons tout ! Brulons notre morale à présent sans fondement, et purifions notre âme du ressentiment. Après tout pourquoi pas. L'énergie me vient quand j'écoute ce disque, voilà une musique agissante sur les corps. Comme l'énergie, elle est protéiforme, il n'est pas aisé de trancher entre le punk et son pendant post, la new wave, la musique industriel ou le shoegaze. Notons aussi une intelligente utilisation de moyens électronique, tels claviers et boites à rythmes, qui amène des sonorités discoïsante qui titillerons le cerveau reptilien.
Un corps n'est pas qu'une chose, il est une somme, ainsi soit il pour ce disque. Le ton y est globalement agressif, même s'il arrive qu'à l'occasion, au creux d'une vague, on y soit plus doux. Mais qu'on ne s'y trompe pas, ici, on chante en serrant les dents, mâchoire crispée et poing levé, parfois. L'urgence est là, à fleur de peau, l'ambiance tendu comme un câble prêt à rompre, d'un geste le sang coulera.
On peut danser aussi, un peu, pour dissiper cette énergie, parce que quelques chansons s'y prête fort bien, si la sueur et le contact peau à peau n'est pas trop votre truc.

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Paperbark - Breathable Changes

 











2022
Seil Records
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Je coule. Je coule depuis le fond de mon lit. Je tend les mains vers le plafond dans un geste pathétique pour saisir la surface, le plafond de ma chambre. Nuit, c'est déjà là nuit, un trait orange zèbre le mur blanc et nu. Froid, il fait froid, la chaudière s'allume toute les demi heure pour maintenir une température supportable, mais je suis immobile et ne produit pas de chaleur.
Nue, je suis nue, l’insupportable corset de mes vêtements gît au pied du lit, épars sur le sol en lino. Seul la couette semble une armure.
J'ai tant de mal à dormir ces dernier temps, je reste éveillé, et mon esprit ne connait aucun repos. Mon cerveau est une machine folle lancer au cœur des ténèbres.
Il n'y à plus de rites de passage à l'age adulte, la frontière semble si flou à présent. J'ai grandis, j'ai échangé des peurs contre des angoisses, des angoisses contre de nouvelles peurs. Rien n'a changé, on est toujours cet enfant. L'enfance est une ancre, un boulet qu'il faut trancher, l'enfance n'est que névrose, les mêmes deviendront nécrose ds l’esprit quand, à l'age adulte, du moins quand notre croissance se termine.
Mes yeux fixe le noir, en fœtus sur le matelas, enroulée maternellement dans la couette épaisse et chaude, je recréé chaque nuit le dernier endroit ou je connus la paix véritablement.

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Yoo Doo Right - A Murmur, Boundless to the East

 











2022
Mothland
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C'est beau, l'écho de l'infinie. Il y à dans ce disque une vive tension qui court le long du disque. Très peu de paroles, ont elle du sens ? Ou bien seul celui qui les à écrient en connais la signification profonde. Ou bien lui même n'est il, comme le croyait Socrate parlant des poètes, que l'instrument des dieux et des muses par lequel s'exprime ainsi autre chose, après tout un devin ne connais pas forcément la signification de ses oracles. Paraboles enmétaphorés, pour mieux laisser la place à une musique tendue, presque inquiète, qui s'arme du meilleur du krautrock et du post rock. Un rythme métronomique, d'aériens claviers électronique, des guitares ciselé qui s'aventure du coté du math rock et enfin une basse condamner à répéter les même lignes de basses comme un mantra, choeur vibrant de ce trio montréalais. De longues mélopés qui prennent leurs temps pour monter en puissance, avant de jaillir parfois en orgasme, parfois juste en paroxysmes lent attendus avec appréhension. Tout un voyage brulant.

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La Houle - La Chute

 











2021
Bad Seeds /Music For The Masses/October Tone
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Aller, facilement l'in des meilleurs albums français de l'année. Faut dire que j'en écoute très peu, mais que du bon. Sans me lancer des fleurs. La Houle ça chante l'amour, mais comme l'image de la mer, il y à des haut et des bas, et le ressac t'entraine loin. D'ailleurs l'album s'appel La Chute, et ça parle d'amour, c'est donc bien que tout ne vas pas se passer comme prévue. Loin des béni oui oui qui écrivent des chansons d'une niaiserie lourde (des produits même), moi mon amour est comme La Houle, en nuance de gris. Et si vous avez pensez au film du même nom, posez vous des questions sur votre rapport au cinéma, au sexe et à l'amour. On pardonnera même à l'album d'être un peu moins bon en seconde partie, peut être trop propret, ces quelques chanson. Mais tout est pardonné avec "Sans Appel" qui clôture magnifiquement  cet effort tremblotant, imparfait, rauque, un peu comme la vie.

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Year Of No Light - Consolamentum

 











2021
Pelagic Records
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Je lisais plusieurs chroniques de cet albums sur d'autres sites et blogs musicaux, francophone et anglais en me demandant : qu'est ce que je pourrais dire qui n'est pas l'air d'être une simple redite ? En quoi mon propos est il original, convaincant ? 
Et je connaissais déjà la réponse : en rien. Rien de ce que je ne pourrait écrire ne saurait vous donnez plus envie ou pas d'écouter les bordelais de YONL. 
Ce n'est pas grave. Il arrive que je me pose cette question, fréquemment même, mais j'ai fais la paix avec  moi même depuis longtemps. Ecrire c'est un acte solitaire, d'autant plus sur un blog  à faible audience comme celui ci. Mais moi cet article, je le relirais, et cet album, je le ré écouterais, dans un ans, dans deux. Et puis on peut avoir envie d'écrire aussi tout simplement pour le simple plaisir d'écrire, ce qui est mon cas de plus en plus. 
L'album est un long glissement de presque une heure, moins cinq minute. il est d'une lourdeur appréciable, avec une structure classique de métal sludge pour son squelette, mais pas seulement, bien sur. Il part sans cesse dans tout les sens, pesamment, bougeant sa pesante musique tantôt vers le shoegaze, tantôt vers le drone, dans un fourmillement dont le groupe nous avait déjà habitué sur ces précédents disques. Il serait inutile de préciser qu'il est bon, sinon je n'en parlerais pas. On l'écoute d'une traite entière et on le boira jusqu'à la lie jusqu'à l'indigestion. 

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Blankenberge - Everything

 











2021
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Dans la catégorie des groupes qui boxe dans la dreamp pop nimbé de shoegaze (ou le contraire), Blankenberge se pose en très sérieux outsider pour le titre. C'est qu'ils ont du talent ces russes. Alors peut être est ce le climat, peut être est ce l'ambiance du monde slave, peut être est ce rien ou tout autre chose. Toujours est il que je retrouve chez eux ce mélange de rage contenue, de violence sourde, et cette légèreté de la musique, comme si leurs morceaux étaient toujours sur le fil entre ces deux extrêmes.
C'est que je m'y perd à chaque écoute. Leur musique se brouille comme sur de vielles télévisions cathodique, on y voit comme à travers un blizzard, et parfois, on sent presque le soleil sur la peau de son visage, tant les mélodies semble solaire. Quelle douce tristesse percent à travers les paroles du quatuors, il faut l'avoir écouter au moins une fois en lisant les paroles pour se laisser aller à une douce mélancolie, un léger pincement au cœur quand défile la route devant soit.

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Peel - Peel

 











2021
Bandcamp | Soundcloud

Ce n'est qu'un EP, et pourtant, les australiens de PEEL porte la marque des grands, des très grands. En cinq titres et vingt cinq minutes, tout est dit, tout est plié. Faisant parti de ces innombrables albums composé pendant le confinement  mondiale, il porte l'empreinte de cette période si particulière, sans précédent. A savoir cette pattes à la fois déprimé et optimiste (je me comprend). Murs de guitares saturé, basse hypnotique et chant psychédélique, une recette qui goûte et date dans l'oreille. Un mini album qui commence très fort et très lourd pour petit à petit dévoiler une patte plus intimiste, plus personnel, ou se mêlent de discrets mais efficaces claviers, ou chante le désespoir et les guitares fuzz.
C'est pour un premier EP ce que les anglo saxons appellent une masterclasse, tout y est concis, efficace à l'extrême et sans fioriture. Droit dans le tympans comme dans le coeur.

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Bantam Lyons - Mardell

 











2021
Music From The Masses / Gazeling Records
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Celui là a été en compétition pour être mon album favoris de l'année, disons qu'il arrive bon second. Il y une classe mémorable dans Mardell, c'est l'album que les habitants de la perfide Albion appelleraient une masterclass. En huit titre tout est dit, en huit titre tout est bu jusqu'à la lie. 
Alors disons juste que niveau inspiration ça vole très très haut, disons que cet album à dangereusement été écouté au volant et qu'il à la fâcheuse tendance à faire bouger le corps contre son gré. Et que dire de ces deux mains saisissant vos trips à plein doigts pour mieux les triturés, faire des nœuds et faire sauter le coeur. Ce dernier au bord des lèvres comme les larmes aux bords des yeux quand  on écoute une  à une les pistes de ce bijoux, ce diamant brute géniale qui arrache autant de sourire que de larme. Car très honnêtement, j'ai pu sourire, j'ai pu écrasé l'humidité au coins des yeux tandis que déroulais la partition de ces cinq bretons de Brest, le cul entre l'ancien et le nouveau monde, regards vague perdu sur l'horizon, le visage trempé d'embruns mais dansant toujours, c'est important.
J'ai toujours eu un faible pour les groupes qui avait les couilles de finir leurs albums par une longue chanson de dix minutes ou plus. Putain quel pied.

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