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Pennydog - Never Ready

 











2024
Oliver Moscow Records
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Revenir, ce n'est jamais anodin. Il s'agit bien de revenir de là d'où l'on vient physiquement, et non pas d'un retour en soi. Je renvoie le lecteur curieux vers la "Poétique de l'Espace" de Gaston Bachelard, ce grand philosophe français qui sut, mieux que quiconque, inscrire l'homme dans son environnement et son rapport à ce dernier.
Les données immédiates de notre conscience change lorsque l'on retrouve les lieux de notre enfance. Se déploie alors une autre mappemonde. La carte et le territoire de cet univers est farci de choses cachées, de chemins de traverse, de sentiers, de détours, de perspective déformée.
Moi, j'ai l'impression qu'à l'écoute de ce brûlot pop punk, teinté d'une touche d'émo et d'autres choses, qu'il ne s'agit que d'un album qui parle de là où vivent ces quatre jeunes hommes.
Cette musique qu'ils nomment eux-mêmes "mid-west emo" n'est que le reflet de cette Pennsylvanie ou ils vivent, et dont ils ont peut-être le rêve de s'extraire, et le désir secret d'un éternel retour avec tout ce que cela implique. Car il ne s'agit, ici, que d'émotions violentes qui s'affronte dans le cœur d'un jeune homme, quand il repasse dans ce minuscule endroit d'un si grand continent, et qu'il redécouvre ce petit espace rassurant, connu, secret, sa forteresse intérieure.

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Sadness // Abriction - Sadness // Abriction

 











2023
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Difficile de se pencher sereinement sur la discographie de Sadness, tant il est prolifique et inventif. A raison de plusieurs albums, EP et singles par ans, on est à peine rassasié du dernier que le service reprend. Comme dans chaque créations, il y à des  hauts et des bas, et puis plus rarement, des sommets.
Alors j'ai chaussé mes crampons, enfilé mon équipements d'alpiniste pour partir  à l'assaut de cet "EP" de une heure et quinze minutes... Dont la dernière piste ne fait pas moins de vingt et une minutes, pour  moi c'est du caviar, car j'ai le gouts des morceaux très longs. Et d'autant plus dans ce sytyle bien propre qu'ils proposent. Je dit "ils" car cette fois l'invité est une invitée. Meredith, aka Abriction, est venue prêter main forte à Anton Ojeda, aka Sadness. Le black métal dépressif auquel on nous avait habitué s'est donc teinté cette fois de petit interludes de bruits de pluie, de quelques notes de marimba joués sur un clavier avec de l'écho, et plus généreusement, d'un peu de lumière, le chant se fait plus clair, même s'il est toujours relégué au second plan.
En fait il serait difficile d'évoquer sereinement ne serait ce que cet album ci. Il part absolument dans tout les sens, entre métal, post rock, ambient, shoegaze, pop punk, ce disque est fou. Il est à l'image de sadness, artiste si prolifique qu'à seulement vingt six ans, il joue et compose dans cinq groupes, rien qu'avec Sadness, sa page bandcamp compte  plus de quarante album à écouter, solo, EP ou split de talent. L'américain est comme un requin, ces derniers, s'ils s’arrêtent de nager, meurent. Lui s'il s'arrête de composer et de jouer, que ce passerait il ?

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The World is a Beautiful Place & I am No Longer Afraid to Die - Illusory Walls

 











2021
Epitaph Records
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Alors enfin il est là, l'album de l'année. Et comme les mots ont un sens et un poids, il faut que je tente de m'expliquer. C'est difficile d'exprimer ce que l'on ressent au plus profond, et j'ai bien conscience que mes maigres talents littéraire ni suffiront pas. Mais comment le dire sans tomber dans une avalanche de superlatifs, de métaphores claquées au sol (je plaide coupable) ou de parallèles douteux ? Ou comment lire l'indicible ? 
Parce que oui, c'est l'album de l'année, celui qui plane au dessus de la mêlée, et bien sur, une fois de plus, cela n'engage clairement que moi, mais il à toujours été question de moi.
Illusory Walls mérite bien plus que ma pauvre prose, tant il est riche. Rarement un album à su m'entrainer comme ça dans son sillage. J'y ai plongée dès les premières seconde, façon saut de la foi. A l'aveugle, ce foisonnant album explose dans tout les sens. Qu'il s'agisse de post rock et ses chansons à rallonge, qu'il s'agisse d'émocore et de son chant hurlé, ou bien encore de ses long passage atmosphérique qui font la part belle aux claviers. Allez rajoutons, pour les étiquettes, le pop punk, puisqu'il s'agit aussi de cela. 
Dans cet album, tout est parfait. 
Le travail de composition est colossal, les morceaux fous changent de style et de rythme au moment ou on s'y attend le moins, le chant est occupé tour à tour par différents membres du groupe, et les chœurs de Sophie Dvorak,  qui occupe les claviers donne à l'ensemble une résonnance particulière.
Comme il s'agit de post rock, les morceaux résonnent fort à l'intérieur, en ceci qu'ils sont particulièrement évocateur. La particularité de ce sous genre du rock est de jouer avec les émotions, particulièrement la nostalgie et les américains sont là à leur pinacle. 
J'ai fermé les yeux, j'ai voyagé.
J'ai battu du pied la mesure, j'ai mimer la basse (mon instrument favoris) dans l'air devant mon écran. Et de l'air j'en ai avalé tant en chantant que j'en ai eu un point de coté. Comment ne pas ressentir de la sympathie pour la liberté ressentis à l'écoute de ce monument. Jouant de tout les style, tordant la musique, le groupe se donne le droit de  placer deux morceaux de plus de quinze minute pour terminer son album dans un lever de soleil brulant.
J'avais envie de parler un peu des paroles, mais c'est encore mieux d'écouter. Ca peut paraitre déroutant de prime abord, mais les paroles ont vraiment un sens plus profond que ce qu'elles semblent être au départ, un assemblage de phrase pas forcément en rapport les unes avec les autres. Car c'est aussi une des grande force du groupe, de construire un récit avec qui semblait avant décousu, prenant sens au fur et à mesure que la chanson se fait, le sens se fait, et c'est toujours un ravissement. Ca parle à ce qu'il y à de profond en nous, jouant avec nos émotions de mains de maîtres. 
Après tant d'écoute, j'y retourne, encore et encore, jamais lassé de sourire, d'être triste et heureux, mais au final, de relever la tête et fixer l'horizon.

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Other Adults - Other Adults

 











2021
Bandcamp

Il fait partie de ces groupes dont on ne sait, pour ainsi dire rien. Une ville, Philadelphie, un prix libre, une photo, voilà. Pour la musique, C'est court, un peu plus d'une vingtaine de minutes, sept pistes. Pourtant, dans l'essence même de sa musique (je prend le parie pour un one man band) ,Other Adults fait le choix de l'introspection. C'est un appel presque sans force au retour de l'être aimé, c'est un geste désespéré vers ses amis pour qu'il l'aide à se sortir de cette mortelle torpeur, c'est des souvenirs qu'on refoule dès qu'ils tentent de refaire surface, enfermé dans une boite, puis dans un placard. On cherche l'amour et  un peu de bonheur dans l'écartèlement de la fin de l'adolescence et le début de l'âge adulte. Mis en musique avec talent sur des mélodie pop punk, chanté avec les tripes, Other Adults cours après la vie, sa vie.

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Proper. - I Spent The Winter Writing Songs About Getting Better

























2019
Big Scary Monster Records
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Suite et fin de notre exploration du catalogue récent de Big Scary Monster REcords, un de mes labels favoris. Nous allons nous essayer à la musique de Proper. , un groupe anglais à deux voix qui joue dans cette veine Emo/Garage/Math. Ici, toujours pas d'espoir à l'horizon, et je dirais même qu'on est dans la même parenté que Cultdreams. C'est à dire qu'on marche, sans trop savoir  ou, dans une grande rue pleine d'inconnue avec la sensation que l'univers est vaguement hostile. Les espors et les rêves vous serviront de bouer pour ne pas couler, tandis que les assauts d'un quotidien vague et gris ne cesseront d'éroder vos certitudes. Vous voilà prévenue , mais sachez que même dans les pires moment, il est de bon ton de garder le sourire, l'illusion du bonheur vaut parfois mieux que rien du tout. Un disque triste, sans aucun doute, mais qui se paye le luxe du plus bel artwork de l'année, alors disons que sa compense. Un peu.


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Cultdreams - Things That Hurt

























2019
Big Scary Monsters Records
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Avec un nom pareil, on s'attend certes pas à quelque chose de joyeux ou bien charnu en espoir. Et pour cause. Things That Hurt est de ces albums qui n'essaie pas de faire passer des vessies pour des lanternes. Ici justement, tout est lumineux, mais dans le spectre de l'ultraviolet. La violence n'est pas physique, elle est psychique, elle est quotidienne, c'est une armée de kids et de moins jeunes qui n'arrivent plus à trouver leurs places dans un monde dont l'absurdité confine à l'art dans certain cas. C'est une éclatante démonstration de désespoir latent, une vie de déceptions et de frustrations mis en musique avec quelques talents.
Pour tout ceux qui aime le chant emo, mâtiné de shoegaze, de post punk, et d'un poil de grunge. Servis sur une gigantesque tartine de désillusion.
Une fois de plus, c'est chez l'incroyable Big Scary Monster Records, un label qui n'en finit plus de me pourvoir en musique, puisse t-il continuer longtemps.

 

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Gender Roles - PRANG

























2019
Big Scary Monsters Records
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Loué soit le groupe qui me maintint éveillé la nuit dernière. Incisif, tranchant, PRANG, avec son nom de méchant de film de série Z, est le premier album du trio de Brighton, UK. Et on  espère pas le dernier tant il semble réussit. Trente sept minutes de punk rock à tout berzingue, variant la vitesse selon le besoin, mais jamais l'envie. Et c'est bien d'envie qu'il est question, sinon comment expliqué l'incroyable énergie qui se dégage tout au long de l'album. Impossible de ne pas avoir envie de gigoter ou de pratiquer le air guitare frénétiquement. La recette est connu mais reste à savourer sans modération. Une honnêteté indéniable dans la démarche, un plaisir facile qu'on ne boude pas, et toujours cette pèche contagieuse qui donne envie de ré écouter aussitôt la dernière piste terminé. PRANG est un des disques qui vas enterrer l'été de la plus belle des façon.



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Spun - Apologetically Honest



























2018
Bandcamp

Le petit album de la gueule de bois du dimanche, donc pas forcément la panacée, mais qui s'écoute bien quand même. C'est juste trois dudes qui font de la musique dans leurs garage et qui la mette en ligne pour un prix assez modique (8$). C'est un genre de punk rock teinté d'émo. Les compositions sont tout de même fraiche, sans être originale, la principale force vient du chanteur qui arrive à passer du cris déchirant qui sature aux aigus, balayant quelques octaves fort sympathique. C'est assez court pour s'apprécier sans s'ennuyer, une petite demi heure de ce traitement quand dehors, il pleut et que décidément, vous n'êtes bon à rien aujourd'hui.

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Ace Enders - #HIRAETH

























2015
Rise Records
Bandcamp

Ace Enders est, à la base, membre du groupe The Early November, dont on devait parler ici, mais en fait non, par manque de temps surtout.
Pour me faire pardonner, je vous parle plutôt du projet solo d'Ace, en son nom propre.
Le petit dernier s'apelle #HIRAETH,  ce qui, une fois traduit, donne "la nostalgie d'un endroit ou l'on ne peut pas retourner". Tout est dit et confirmé à l'écoute de l'album.
L'album oscille sans cesse entre rock alternatif et élancement de style émo (mais bien), avec une utilisation des claviers qui frise parfois le disco.
en bref, c'est foutraque. On y est aussi bien balancé entre mélancolie et track carrément festive, comme se doit d'être un album solo dont unique but est de servir de réceptacle à la créativité de son auteur en marge de son groupe. C'est réussit, et frais !

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The World is a Beautiful Place & I am No Longer Afraid to Die - Harmlessness

























2015
TopShelf Records
Bandcamp | Tumblr

Tout est là. Tout ce que j'ai toujours voulu te dire sans le  pouvoir. non pas que je ne le sache pas, mais les mots restaient bloqués dans ma gorge tandis que je bafouillais stupidement devant toi. Comme j'aurais voulu t'écrire et te jouer cet album, t'en faire une sérénade que j'aurais interprété sous ta fenêtre à la nuit tombé, dans le froid de l'hiver. ru m'aurais alors ouvert, et tout aurait été plus simple.
C'est juste que quand je l'écoute, je sent au fond de moi que c'est ce qu'il faudrait que je fasse, que c'est superbe, riche, varié, enregistré et composé avec talent, comme autant de diamants dans leurs écrins, qui portent haut les couleurs de la musique cette année.
C'est un peu bête de ne pas arriver à exprimer ce qui semble si simple aux autres, alors je prend un peu des mots et de la musique là ou je trouve l'inspiration, et je te l'envoie comme autant de moyens détourné pour te dire ce que j'ai à te dire depuis si longtemps, et pour ne plus hurler de frustrations quand je suis seul.
Prend cet album, écoute et ressent la musique et les mots, et trouve y ce que j'exprime sans le dire, ces étoiles que je pointe du doigt le soir quand je veut te faire comprendre comme je me sent si petit et  insignifiant, mais si grand et important  à tes cotés.


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Strickland - Human

























2015
Autoproduit
Deezer | Spotify | Bandcamp

Être humain, c'est ressentir, c'est en somme le message de strickland dans son premier album très réussit, si comme moi, on apprécie modérément la musique estampillé, parfois à tord, "émo".
Abordant des sujets classiques comme l'amour, la peur, la colère, avec une réelle énergie, le groupe ne prend jamais le contre pied de l'auditeur et se cantonne dans son rôle de groupe émo. Si on peut lui reprocher un certain classicisme, et parfois l'impression d'écouter la même chanson deux fois de suite, ça serait oublier l'énergie vraiment positive qui se dégage de l'album tout au long de son écoute, et qui contrebalance sans peine ses lacunes. Donc, un disque peut être anecdotique mais qui se dégage quand même du lot émo sans  non plus atteindre des sommets. On passe un bon moment, et l'on reviendras écouter à l'occasion pour faire le  plein d'énergie, ou pour se constituer une playlist pour faire du sport. Mais au final, bien, oui.


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Deafheaven - Sunbather
























2013
Deathwish Inc
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Honte, honte sur moi, j'en parle, mais tout le monde le sait déjà, je découvre, mais tout le monde connait déjà. Comme il n'est jamais trop tard pour faire amende honorable, et que les bons disques ne sont pas non plus légions, je fais une chronique de "Sunbather", le dernier bébé et second album de Deafheaven.
Comme je n'y connais rien, ou du moins, pas grand chose en métal en dehors de ce que j'écoutais au lycée (ha ha ha !), je vais éviter les étiquettes malencontreuses, et je serais bref. Une chose est sur, si j'avais découvert cet album en 2013, il aurait fait parti de mon top 10, c'est clair, et sans aucun doute, du trio de tête.Inspiré, puissant, mélodique, la musique de Deafheaven sonne comme un petit avant gout de fin du monde, alors que les survivants, hagards, affamés, se livre au pillage et au meurtre, massacrant leurs semblables pour un morceau de nourriture pourri et grouillant de vers, tandis qu'un soleil brûlant stérilise la croûte terrestre pour des siècles.
Alors, si on se sent prêt à en prendre plein la gueule, comme si un mec vous fracassait le nez contre une table, avec ce mélange entre post rock, screamo et emocore (ho et puis merde, j'ose!) alors en avant pour une heure de pur bonheur.

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Devour The Day - Time & Pressure
























2014
Fat Lady Music
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Ce soir j'avais envie d'un truc qui décrasse les  oreilles, histoire de ne pas saturer sur le reste, alors je me ballade  un peu sur mes sites habituels et je tombe la dessus. Devour The Day est américain, et Time & Pressure est leur premier album. En écoutant, j'avais dix ans de moins, je me revois jeune lycéen, écoutant Slipknot, Manson, Nine Inch Nails, Staind, Nickelback, From First To Last ou Static X, et je suis tout mélancolique.
Ce groupe possède une bonne maîtrise de ses instruments, une production léchée et le bon dosage de voix de style émo qu'il faut pour en faire illico ma madeleine de Proust de ce soir. Rien de nouveau sous le soleil, sinon une bonne énergie, un son qui dépote, hyper efficace comme un litre de nitro dans un moteur, et moi qui gesticule dans mon fauteuil comme un con, mais qu'est ce que c'est bon de temps en temps !


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