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sleepmakeswaves - It's Here, But I Have No Names











2024
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Je n'ai pas le souvenir d'un hiver sans toi. Ma mélancolie revient en rampant et s'étire en même temps que les ombres quand le soleil descend avec l'automne qui se profile. Pourtant j'aime tant ces odeurs d'humidité, de feu de bois, on a l'impression que l'air devient plus dense, tout semble plus lent. Je n'ai peu ou pas de mémoire ce qui s'est passé il y a un an, après ton départ, comme si à l'époque j'avais fait le choix inconscient d'occulter tout ça au fond de moi-même. Ma solitude me saute au visage comme un diable cette fois et il n'y aura pas moyen de mettre la tête dans le sable. Je veux t'affronter cette fois-ci, je veux te regarder par la fenêtre, je veux t'entendre, tu ne m'échapperas pas.
Et comme à chaque hiver possède son album de sleepmakeswaves, le dernier sera-t-il à l'image de ce qui se passe dans ma tête et du bordel qui s'y agite ? En un mot comme en cent, disons que déjà le titre de l'album m'a fait plisser les yeux de méfiance. Quand un groupe appelle son album avec un titre qui dit qu'ils n'ont pas trouvé de nom, ça pue la fainéantise. D'ailleurs, c'est probablement le moins bon album des australiens. Il n'est pas mauvais, qu'on s'entende, mais c'est le moins original, j'y ai la désagréable impression qu'ils tournent en rond, que l'envie n'y ait plus, et malgré quelques moments de gloire au détour des morceaux, difficile pour moi de m'enthousiasmer pendant l'écoute. Il reste quand même cette basse lourde et omniprésente qui n'échoue pas à me ravir quand elle fait jeu égal avec la guitare, et la rythmique est très bonne, très technique, très entrainante. Pour le reste, il est malheureusement assez oubliable, on va espérer que les prochaines sorties soit au-dessus cet album plutôt médiocre.

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Raat - Nocturne

 











2023
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She walks in beauty, like the night
Of cloudless climes and starry skies;
And all that’s best of dark and bright
Meet in her aspect and her eyes;
Thus mellowed to that tender light
Which heaven to gaudy day denies.

One shade the more, one ray the less,

Had half impaired the nameless grace
Which waves in every raven tress,
Or softly lightens o’er her face;
Where thoughts serenely sweet express,
How pure, how dear their dwelling-place.

And on that cheek, and o’er that brow,

So soft, so calm, yet eloquent,
The smiles that win, the tints that glow,
But tell of days in goodness spent,
A mind at peace with all below,
A heart whose love is innocent!

- Lord Byron (George Gordon)

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Currents - The Death We Seek

 











2023
SHARPTONE Records
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Il n'y a pas tant de différences entre lui et  un autre. Tout ces groupes sont interchangeables je trouve. Tout juste Currents tire son épingle du jeu avec un petit apports mélodique, quelques claviers, quelques passage mélodieux dans un torrent bouillonnant de violence gris.
Je l'air peu tendre avec eux, alors que pourtant je les adores. Je les adores tout comme après une série de jours de travail, quand, par fainéantise, je me traine jusque chez mon grec favoris dans la rue en bas de chez  moi (il fait tout au feu de bois ça change tout) et que je nous commande à emportez pour deux, le miens sans tomates, merci, et un thé glacés à la pèche pour faire passer tout ça. The Death We Seek a le gout de la junk food, on sait qu'en vérité, c'est pas très bon pour ce qu'on a en dedans, mais on finit toujours par y revenir de temps à autres, à la faveur d'une broutille existentielle.
Avec celui ci, tout les ingrédients sont réunis pour me plaire en culpabilité. Un chant mélodique sur le refrain, hurlé sur les couplets, ou inversement. Un gros mur de guitare, une batterie qui double frénétiquement, une basse inexistante et quelques notes de claviers mélancolique.
La recette n'a pas changé depuis près de vingt ans, j'en ai mangé, j'en mange et j'en mangerais encore, car la culpabilité n'a que peu d'emprise sur moi.

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Oculi Melancholiarum - Euphorbia

 











2023
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Et elle l'a fait seule. Ou peu s'en faut. J'ai une passion pour les albums fait de A à Z par la même personne. Moi même d'un tempérament solitaire, j'ai du respect pour ces bourreaux de travail qui écrivent, composent, et enregistrent eux même leurs musiques du début à la fin.
Victoria Carmilla Hazemaze (VCH) est une auteure compositrice mexicaine qui n'en n'est pas à son premier coup d’essai dans la musique métal, et plutôt black métal, et plutôt cette nuance qu'on appelle le dépressive black métal, ou blackgaze. VCH est  donc à l'intersection de plusieurs chose que j'apprécie.  La somme de travail pour accoucher d'un tel album semble colossale. Avec presque une heure de musique, Euphorbia prend largement le temps d'explorer les nombreuses facettes de cette musique si riche. C'est bien du coté de ces sous genres que la créativité semble s'orienter aujourd'hui.
Si l'essence demeure, une musique sombre, au chant torturé, rapide et bruyante, l'addition de la nuances permet à toute une palette musicale de s'exprimer. Ainsi il n'est pas rare que quelques claviers viennent s'inviter en filigrane dans les  morceaux.
Les introductions des morceaux peuvent aussi être très douce, avec un chant féminin comme susurré derrière l'oreille. Quelques arpèges de guitares solitairee sont aussi une pause bienvenue dans certains morceaux, une respiration nécessaire  pour apprécier  toute la justesse et toute la richesse de cette musique. Qu'on se rassure, l'essentiel est là.
Euphorbia semble quand même plus lumineux que ses prédécesseurs, plus apaisé, moins en proie aux doutes, même s'il contient son lot d'errance solitaire de l'âme. Tout transpire la classe dans cet album qui mérite qu'on s'y attarde.
Vous pouvez soutenir VCH sur sa page Patreon, elle n'a ni label ni maison de disque, ou alors en achetant la version cassette audio pour les collectionneurs.

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Ghinzu - Blow

 











2004
[PIAS]
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Encore aujourd'hui, près de vingt ans après, un frisson me parcours l'échine. Mais il faut remonter dans le temps.
Car c'est au début des années 2000 que j'ai commencé  à écouter de la musique curieusement, et  plus seulement à la radio. C'est vers cette période que le rock en général à connue  un regain de  popularité et peut être sa dernière vague d'inventivité, avec en chef de file le succès d'un groupe comme les Strokes. Moi, je n'ai jamais aimer tant les Strokes. Bien sur j'aime quelques chansons, mais comment dire...meh.
Aussi vers cette période, le rock belge et monté avec la vague comme les autres, et donc Ghinzu.
En contextualisant, il faut bien admettre que beaucoup de médias étais en recherche de groupes de rock, télévision, radio, presse écumait alors Myspace et d'autre moins connu pour remplir la grille. A cette époque, Ghinzu avait déjà sorti un album en 1999, l'oubliable Electronic Jacuzzi, et allait déferler sur l'Europe avec son premier single "Do You Read Me", écouter ad nauseam absolument partout.
Passer cette introduction, on comprend pourquoi cette chanson fut choisit pour être un single, elle est de loin la plus classique dans sa conception, et bénéficia d'un radio edit de trois minutes parfait pour les ondes, les passages télé, et le streaming balbutiant. Moi qui ai eu la chance de les voir en concert , je peut témoigner qu'a la seconde ou l'on démarrait cette chanson pour clore  un set, la foule devenait hystérique, et pourtant, je m'en souvient encore, on transpirait, beaucoup, et nos dents crissaient dans nos bouches a force d'aspirer la poussière. Les corps serré se serraient encore, on ne sentait plus rien, il fallait sauter jusqu’à que le cœur nous soit en dehors de la bouche.
Pour celui qui, un peu curieux, écoute l'album en entier, il trouvera qu'a la lumière d'un single, un peu simple quoique militairement efficace, le reste de l'album mérite une écoute attentive, et  même qu'on pourrait se dire qu'on a bien sous estimé les talents de ces belges..
Notons que l'album est  très mélancolique dans sa manière d'aborder la musique, un peu de tristesse perce toujours ici  et là. Je m'en voudrais de faire une description chansons par chansons, car personne ne les lis jamais (personne ne lis ce blog), aussi j'aimerais vous communiquer, essayer du moins, mon enthousiasme pour cet album éclectique ou se mêle rock pour crooner, post rock, ballade au piano, déchainement de guitares et petite  pépite pop dans un ensemble d'une cohérence rare. C'est ici que Ghinzu à atteint son apogée. Un troisième plus tard, ils cesseront d'être, laissant  à la postérité un album de ce qui se fit de mieux durant cette période.
A la fin on reste les bras ballants, secoué, et puis  on rejoint ses  amis, le sourire aux lèvres, et  on va boire des bières pour s'enlever la poussière de la bouche.

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Pyrithe - Monuments to Impermanence

 











2022
Gilead Media
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Le disque poisseux de la nuit. Tant l'air est chaud et chargé que ma gorge me gratte affreusement, tant les orages autours de moi éclairent brièvement le ciel nocturne, tant l'odeur acres de la terre humide et chaude me chatouille les narines, tant il m'arrive, à mon grand regret, d'écraser un lapin qui se jette sous mes roues. 
quand même, quel disque ! Non pas qu'on en ai pas déjà écouté de cette trempe, mais rarement avec un tel coté organique dans la musique. L'album, qui oscille entre black métal, sludge et doom, arbore une tel diversité dans sa musique qu'il serait vain de chercher l'étiquette parfaite. Autant violent qu'ambient, autant humide que rêche sur le tympan.  Pyrithe s'amuse. Il y a un coté goguenard dans leurs approche de la musique, un cynisme qui fait regarder le monde brûler calmement. C'était écrit, on le savait, on à rien fait, c'est mérité.
S'il brûle, alors qu'il se consume en écoutant Monument to Impermanence, à la fin au moins, la musique sera la dernière chose.

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sleepmakeswaves - Live at the Metro

























2021
Bird's Robe Records
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C'est un plaisir coupable, et je n'ai jamais prétendu être objectif. sleepmakeswaves est l'un de mes groupe de rock progressif favoris entre tous, si ce n'est mon préféré dans son genre. Live at the Metro à été enregistré en 2015, et il aura fallut attendre six ans pour être livré de cet album. Dans le fond, il n'apporte rien à la discographie des australiens, il est plutôt comme la quintessence de la musique du quatuor, un best off non officiel sur lequel s'applique la puissance de morceaux joué sur scène avec une précision chirurgical et une lourde force de frappe. L'univers du groupe défile au long de ces neuf pistes, hautement cinématique et évocateur, pour le plus grand plaisir des amateurs déjà convaincus.  Mais c'est encore Otto, le guitariste, qui en parle le mieux.

"This show at the Metro in 2015, in some ways, was the culmination of a series of journeys.

The first, and most clear, was that it was the end of 3 months of solid, solid, worldwide touring. The kind of touring where you don't have much clue what time it is, what day it is, just whether or not your strings need changing. The kind where you're more tired than you've ever been, because you've fallen in between the cracks of three different time zones. The kind that you'd have once have given anything to do, and you are all at once exposed to the clear, and sometimes harsh and unromantic reality of your dreams.

55 shows. 22 countries.

We started with 28 shows in Europe and the UK, went through Greece, had some interesting experiences crossing borders in the deep east of Europe, disappeared into the transylvanian wormhole and emerged in China, where we played shows around a slew of high speed rail and high spice noodles, before crashing back into Aus, via sweaty club gigs in Singapore and Hong Kong.

This all exists in my memory in a series of blurry moments. And in this uneasy truce, as somehow both one of the best and most challenging times of my life. The love/hate of cartography.

June 13, 2015. The Metro Theatre.

This was the biggest headline show we had ever played and was the result of 7 years of DIY work in and around the periphery of the aus music scene. It meant a lot to us to be headlining the Metro, a venue we'd all been to many times to see other touring bands. It was difficult not to get caught up in the sheer optics of the thing. It was clear in that moment our little band had graduated to something more. We are all familiar with the fever dream of showing up for a consequential event entirely unprepared, but here the immensity of the occasion met perfectly with the musical readiness and preparation of 12 weeks on the road, and the result was pure and big and heavy.

Finally, and most importantly, it was also the end result of a lifetime of love of rock and guitar music. A decade or two of obsessing over hammer ons and pull offs, of tube overdrive and delay pedals.

We are in this band because we love the immensity of loud guitars and booming drums over glitches and beeps. It genuinely makes us happy. And we were so happy, because we were all together, in this familiar room, in this familiar way, but entirely differently, because it was our noise pumping through the speakers, and our joy reflected in the smiles of the faces in the room.

I want to thank everyone that attended this show, and our hardworking crew who saw us through this tour, particularly Brett and Wojtek.

Hope to see you at the next one."

- Otto 

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Maybeshewill - No Feeling Is Final

 











2021
Bird's Robe / The robots Need Home collective
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‘No Feeling is Final’ was born from a place of weary exasperation. From the knowledge that we’re living in a world hurtling towards self-destruction. We watch as forests burn and seas rise. As the worst tendencies of humanity are championed by those in power; rage, fear, greed and apathy. We see every injustice, every conflict, every catastrophe flash up on our screens. We stay complacent and consume to forget our complicity in the structures and systems that sustain that behaviour. As the world teeters on the edge of disaster, we sigh and keep scrolling, the uneasy feeling in our stomachs eating away at us a little more each day.

Ou pour le dire plus simplement : C'est terminé. Foutu. Il n'y guère d'espoir pour ceux qui restent. La fin est proche. C'est fou comme en écoutant ce album, on imagine volontiers l'enchainement des images  insoutenable, un peu comme le documentaire "Earthling" l'avait fait en son temps. C'est la mort qui s'annonce en musique, qui viendra faucher au son des violons sa moisson sanglante.
Et le pire dans tout ça, c'est que c'est sans doute l'un des meilleur album de l'année, ainsi qu'un des plus beau clip vidéo pour "Refuturing".

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Raat - Eternity

 











2021
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Il y a comme une facilité coupable à l'écoute, et comme il est court, il à l'arrière gout du pop corn. Ou encore du plus pur des fan service. Comprendre : Un EP n'est pas une chose que j'aime beaucoup en générale, et je préfère les temps longs. Mais je plaide coupable de temps à autre quand on vient  jouer des cordes les plus sensibles. Ce genre de musique, qui oscille entre black métal, rock progressif ou ambient est tout à fait ma came, et je m'en envoie volontiers une dose facile de temps en temps. Alors j'avoue qu'il est court ce petit album, mais quand bien même, les ambiances y sont pénétrantes, le travail de composition honnête fait le travail et franchement je ne boude pas mon plaisir. Mur de guitares saturées, double pédale stroboscopique, chant voilé qui s'efface derrière la musique et ambiance de fin du monde sont un cocktail qui me sied particulièrement, et si c'est aussi le cas pour vous...

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Genghhis Tron - Dream Weapon











2021
Relapse Records
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Après des semaines d'attente, il est là enfin, on peut le tenir antre nos oreilles. Genghis Tron sort Dream Weapon après une longue pause, et un enregistrement plus long du à la pandémie, car les membres du groupes vivent entre les Etats Unis et le Canada. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette attente ne fut pas vaine tant  il y, dans ce  nouvel album, de choses à explorer pour une oreille attentive et ouverte. 
Il y à dans ce nouvel opus  une imagination folle. il faut se le représenter comme ça. Le disque n'est qu'expérimentations, questionnement, créativité. Les premières seconde de Pyrocene suffisent à s'en convaincre. Une batterie industriel martèle son rythme guerrier sur un fond de bruit blanc distordu. Puis la voix vient se poser dessus, lointaine, travaillé, pleine d'effet, avant que les guitares et la basses ne viennent enfin compléter un ensemble qui file à la vitesse d'un missile. Et puis Dream Weapon qui suit, avec son cortège de violence. La batterie devenue folle cavale en roue libre, la voie se noie dans un mur de guitare saturée, entouré de mantras électronique répétés en boucle jusqu'à l'hypnose.
Et on touche à au point fort de l'album, son incroyable variété de genre. Il est protéiforme, indéfinis, tantôt métal, tantôt math rock, expérimentale, mais aussi bardé d'électronique. Il est un fou mélange de tout ce qui le précède. 
Il parle cet album, il parle de la planète terre, qui continueras à vivre bien après notre disparition. Il est triste, mélancolique, au chants de la Terre perdus, mais plein d'espoir, si tant est que l'espoir soit une notion qui existe encore après notre extinction ? 
Rarement un groupe aura fait preuve d'autant de créativité, rarement j'ai eu cette sensation indéfinissable dans le corps, comme une envie de bouger, le sang qui se réchauffe à l'écoute de la musique, le cerveau en ébullition, presque comme un état de transe chamanique. Les tympans ballotés aux vents entre les passage hyper agressifs puis le calme relatif d'une section du morceau qui devient sans prévenir du krautrock. Genghis Tron s'amure a surprendre sans cesse ses auditeurs, il les ballades et les amènent là ou il le voulait dans un bouillonnement créatif rare qui m'a laissé, à chaque écoute, pantois et émerveillé.

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Sunnata - Burning in Heaven, Melting on Earth

 











2021
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Avec cet album, Sunnata à voulu, selon leurs dires, explorer les différents type de fanatisme religieux et leurs conséquences sur l'être humain. C'est un point de départ intéressant, car je suis persuader qu'en art, il n'y a pas de mauvaise idée. 
Au final, ce disque se révèle d'une facture pas très original, certes, mais qui, pour le coup, ne veut absolument pas dire mauvais. A quoi bon ré inventer la roue à chaque fois ? Sunnata à  choisit de s'attaquer  à la religion par le biais des différentes culture, quel soient réelle ou purement imaginaire. 
On y évoquera les premières cultures chamanique pré historique, puis les premiers prophètes antiques, les croyances  indiennes (sans doute la lecture du livre des morts tibétains y est pour quelques choses ?), même Frank Herbert est là, l'empereur Dieu de Dune voit tout, sait tout ... mais aussi les Wicce, ces sorcières de la mythologie nordique, omniprésente dans les sagas. Quels changements affectent le corps et l'esprit, soumis  à l'emprise de ces  mythes et croyances ?
C'est le point de départ de cet album magistral qui joue avec les codes du Doom métal et du Rock Stoner. De facture certes classique, mais utilisant au mieux chaque notes et chaque instruments. Le chant lui n'est pas en reste, il plane au dessus des morceaux comme un fantôme, s'accordant parfaitement  à l'ensemble' pour mieux le sublimer. Cela semblera peut être cliché à certain mais c'est parfois tellement reposant et agréable, quand c'est très bien fait ! 

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Cloudkicker - Unending

























2019
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C'est un petit peu l'album qui fait frémir les sourcils et les tympans de la communauté métal progressif ce mois de décembre  (toute proportions gardées) : Ben Sharp, le one man band connu sous le nom de Cloudkicker sort un album, le dernier datait déjà de 2015. Presque cinq ans après "Woum" (2015) et l'excellent "Live with An Intronaut" (2014).
J'ai voulu commencer l'avalanche de métaphores et puis je me suis aperçut que ça m'emmerdait de me relire. Alors que dire.
Un album extrêmement dense, riche, qui caresse toute une palette d'émotions et qui ose approcher même une certaine dimension épique dans la réalisation de sa musique. Les fans de rock progressifs auront compris, les autres comprendront vite. Ça monte en puissance tout au long des morceaux, c'est presque putassier dans la réalisation, sans jamais être bêtement cliché. Avec ces petits interludes électronique/ambient , l'album reprend son souffle, tout comme nous, car il y à  assez d'énergie dans le disque pour vous faire headbanger sur votre chaise. Des rythmique martiales, de lourdes guitares, une basse grasse dont les cordes claquent contre le corps de l'instrument et quelques synthés pour faire bon genre composent  un disque qui est surement ce que l'américain à fait de mieux et de plus aboutit à ce  jour, depuis ses début en 2007.

Pays/territoire : Columbus, Ohio, États-Unis
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Pillars - CAVUM

























2019
Post.Recordings
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C'est sombre comme la pochette le laisse entrevoir. Sombre comme dans une grotte, mais une grotte immense, à l'immensité écrasante, si vaste que l'esprit humain ne pourrait le représenter. Servis par un quatuor d'américain que j'espère plus heureux que leur musique, CAVUM est le second album du groupe Pillars . Et même si parfois la lumière perce à travers le voile ténébreux, c'est pour mieux jouer au yoyo avec les sentiments de l'auditeur. Avec un son grave, profond et mélancolique, Pillars ne ré invente pas les codes du genre, mais s'en sert pour proposer un album réussit, homogène, au son lourd et rond, chaud. Alternant bravoure métallique et ambient salutaire, CAVUM est l'album des explorateur sonore qui n'ont pas froid au yeux et pas peur du noir, qui n'ont pas peur de se prendre la décharge sonore en plein visage et qui n'ont pas peur d'affronter leurs mélancolie tentaculaire.
Il y à quand même de l'espoir chez Pillars, mais il vous faudra écouter l'album pour le comprendre, alors en avant.

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Rodan - The Hat Factory 93



























1993
Bandcamp

En 1993, j'étais trop jeune pour écouter autre chose que des comptines pour enfants, disons, au mieux, un de ces chanteurs pour enfants dont mes parents, en toute bonne fois, m'abreuvaient. Si l'on m'avait collé Rodan comme ça à cinq ans, pas sure que j'aurais su en saisir toute les nuances et tout le potentiel.Alors je dit ça, mais  il faut que je crois sur paroles tout ce que j'ai pu en lire à droite et à gauche sur  internet. On me dit que c'est un album un peu charnière, qui à inspiré beaucoup d'autres groupes. Je suis prêt à le croire aussi.Voilà l'histoire météorique d'un groupe qui dura deux ans avant d'exploser, en laissant en testament ce disque qu'on voudrait bien me faire croire qu'il est fondateur. De quoi ? 
Je l'ai écouté bien sur, avec attention et curiosité. Alors sans mentir, c'est vrai que ça ressemble à beaucoup de groupes que je connais. Mais avant. 
Ha, je vois ou les gens veulent en venir. Beaucoup d'artistes citent des disques peu connu qui les ont changé à tout jamais, eux et leurs perception de la musique. Pour moi, il y eu un avant et un  après Nine Inch Nails, pour certain, il y eu véritablement un avant et un après CE disque.
Un album protéiforme, collage d'ici et de là, de bandes de studio perdus puis retrouvées, qui explore  plein de facette du rock sans jamais vraiment s'attaché à un genre. Cela va ressemble à du proto-métal, puis du grunge, puis parfois on crois carrément écouter TOOL, puis ça part bruitiste et punk, puis un peu shoegaze voir progressif. Je comprend  on les gens veulent en venir maintenant. Il y à vingt cinq ans, ces quatre là étaient foutrement en avance sur la musique de leurs temps, et comme tout artiste d'avant garde, ils ne furent redécouvert que bien après leur mort artistique).
Pour le meilleur cette fois.

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KOROTH - Metamorphosis

























2018
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Un petit oubli de fin d'année. En 2018, sortait cet EP du groupe italien KOROTH. Alors ce n'est pas ce qui se faitde mieux en matière de musique métal, ni de plus original, mais on ne leur enlèvera pas une certaine attirance pour les petites mélodies d'arrière plan apte à sublimer un morceau. Le chant guttural est assez classique, hurlé mais mais pas inaudible pour autant. Le résultat est assez nerveux et impactant quoiqu'assez classique, je le répète. Pas l'album de l'année dans sa catégorie mais une grosse demi heure de violence qui fait très plaisir  à l'écoute quand on avait envie, comme moi, de changer un peu de genre musical pour la journée.


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Vennart - To Cure A Blizzard Upon A Plastic Sea

























2018
Vennart Limited
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Dans l'interminable série des disques qu'on à pas eu le temps ou l'énergie d'écouter en 2018, figure celui ci en bonne place. Mike Vennart est l'ancien chanteur du groupe Oceansize, dont l'album "Everyone Into Position" figure parmi mes dix albums préféré de tout les temps. Après l'implosion du groupe en 2013, Mike Vennart se lance dans une carrière solo plutôt réussis après un premier album en 2015. "The Demon Joke" semble réussit, même s'il semble se chercher  un peu, comme le cul entre deux chose. Comme il s'agit d'un album de transition, je me permet d'être magnanime avec ce dernier, il contient de très bonnes chansons et de très bonnes  idées.
Mais c'est bien le dernier qui nous intéresse. "To Cure A Blizzard Upon A plastic Sea" sort fin 2018 après un long processus d'enregistrement abondamment informé par Mike Vennart qui fait son auto promotion en utilisant la force des réseaux sociaux tout au long de  l'enregistrement. Il accouchera de ces dix chansons pour presque une heure de durée.
Il m'est impossible de ne pas faire le parallèle entre Oceansize et cet album. "Everyone Into Position" est un disque que j'écoute au moins une fois par mois depuis dix ans. L'idée est là, de même que la patte de Vennart. On est sur un disque plus abouti, varié mais cohérent qui louvoie entre rock progressif, math rock et quelques étincelles psychédélique. C'est un album équilibré qui ré utilise tout ce qui à fait  le succès d'Oceansize avec  beaucoup d'intelligence et sans tomber dans le pastiche mou (n'est ce pas les frères Gallagher ?)  En fait, cela ferait même un excellent disque d'Oceansize, si ce n'étais malgré tout un je ne sais trop quoi de différent qui le sauve et le sublime. On recommande donc vivement l'écoute de ce disque et on supportera volontiers Mike Vennart dans le futur si ces prochains disques sont de la même fibre que celui ci. 


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This Will Destroy You - New Others Part I & II

























2018
Dark Operative
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Le double album est un exercice casse gueule. Pour un groupe comme TWDY, on se pose la question légitime du pourquoi, s'il n'y avait pas moyen de faire un seul album mais plus long et plus équilibré ? Leur musique expérimentale, tendance post rock/ambiant laisse la belle part à l'imagination et créer des ambiances sonores réussit qui fonctionne parfaitement.
C'est que ça fait au moins une semaine que je les écoutes ces albums et je me demande encore pourquoi. C'est pas qu'il soit mauvais ou bon, je ne saurais même pas dire ou je les place sur une échelle de valeur. C'est juste que leur musique fait voyager, et encore plus maintenant, parce que bien au chaud chez moi, je trouve que c'est la musique parfaite pour regarder la pluie tomber sur la vitre de la fenêtre. Bien sur, c'est aussi du TWDY pur jus, avec une alternance de plages longues et langoureuses, mélancolique as fuck, et des explosions de rages presque bruitistes, un vacarme saturé qui ravage tout devant lui. C'est que le groupe à bien plus d'une corde à son arc. C'est que je commence toute mes phrases par c'est. C'est juste que j'aime écouter cette musique, c'est varié, on se fait  jamais chier, c'est imaginatif, c'est gris et vert pastel parce que ça m'évoque invariablement le grand Nord. C'est génial, selon moi. 


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Deafheaven - Ordinary Corrupt Human Love


























2018
Anti/Epitaph
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Certains groupes, comme Deafheaven, ne cesseront jamais d'être bon. Énoncé comme ceci, ça pourrait paraitre prétentieux de ma part. Je les écoutes depuis le début, le tout début. J'ai été emballé instantanément par ce mélange de black, de trash et de progressif absolument  unique. Car, second fait, aucun groupe ne sonne comme Deafheaven. 
Une simple écoute à leur discographie suffira à vous en convaincre, j'en prend le paris. Ces californiens ont réussit à trouver une patte unique, presque un genre. Loin de faire l'unanimité, toutefois, ils ont bien sur leurs détracteurs, qui s'attaque moins souvent à la musique qu'au look des membres, c'est dire le niveau.
Après trois album violent mais maîtrisé, ciselé, remplis ras la gueule de bonne idées, les plus faignant auraient choisit de continuer  à exploiter le filon. Heureusement, toutefois, que l'un des mes groupes favoris à décider de ne pas le faire, et d'explorer une nouvelle facette de sa personnalité en intégrant quelques éléments mélodiques dans la noirceur de leurs composition. L'apparition fortuite d'un piano dans "You Without End" pourra surprendre, avant de convaincre, de même que le chant qui se fait légèrement plus audible, d'une collaboration féminine, et que dire des chœurs sur "Canary Yellow" ??? . Sinon, on est bien dans du DFH pur jus. Les chansons tirent en longueurs sans une seconde d'ennui, les composition ont clairement pris un virage progressif, avec de nombreux changement de rythme, des ponts, des refrains calmes sur des couplets ultra violent, bref, le groupe continu de surprendre l'auditeur au fil des sept pistes de l'album qui proposent une heure de musique qui passeront aussi vite que dix minutes. Absolument  indispensable.


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Sleepmakeswaves - Made of Breath Only


























2017
Bird's Rope Records
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Quand même, ça fait presque dix ans qu'on écoute ce groupe ici. Alors on à pu bien profiter de tout les albums, ont les à écouter tant et si bien qu'on connait les titres des deux albums par cœur et que l'on peut reconnaitre la piste à partir de deux seconde d'introduction. Leur précédent album, "Love of Cartography" est resté quatre ans dans mon téléphone et je l'ai écouté au minimum une fois par mois durant tout ce temps.
C'est dire si j'aime et si mon jugement est biaisé. Mais sans se décourager quand même, prenant le défis à bras le corps avec plus d'un ans de retard, on peut parler du petit dernier. 
Force est de constater que rien n'a changé dans la formule SMW. Le groupe évolue (très bien) dans sa zone de confort, et même s'il se permet quelques aventures brèves ici et là, on est bien en présence du pur jus concentré du groupe. Certains trouverons ça dommage, d'autre au contraire diront qu'on est pas obligé d'innover pour survivre. Entre les deux, mon cœur balance. 
SMW est comme un vieux pote qu'on recroise de temps en temps, on finit toujours par parler des mêmes choses, à rire aux mêmes anecdotes, à raconter la même histoire. 
Le risque, c'est l'ennuie. 
Ce n'est pas ce que j'ai ressentit.
Mais je n'ai pas non plus été emballé comme je l'ai été pour tout les autres.
Alors bien sur, on grandit et  on évolue en dix ans, les gouts changes, parfois radicalement. 
Alors SMW, je dirais que c'est un vieux potes, qu'on à finit par considérer comme un ami, et qu'on revois de temps en temps avec plaisir. Désolé je n'ai pas mieux comme image pour décrire mon ressentit. Le groupe n'a pas changé, et moi je suis là, un demi sourire sur le visage, leurs disant "hey les gars, c'est pas mal du tout, j'aime bien".
C'est un album honnête qui ne promet rien de plus que ses prédécesseurs. C'est toujours le même mélange de post rock et de progressif instrumental (reprend ton souffle) et c'est bel et bien ce qu'on attend d'eux. Pour les fans. 

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Rolo Tomassi - Time Will Die and Love Will Bury It


























2018
Holy Rorar Records
Spotify | Deezer | Bandcamp | Web

Aurait pu être un bon album, vraiment. Les idées ne manquent pas, les instrumentations sont très bien faites, la production est léché, la voix fait admirablement le travail, on y passe de la violence à la douceur en moins de temps qu'il n'en faut pour sursauter. Pourtant, l'album, loin d'être mauvais, souffre  de trop de clichés pour pouvoir en faire abstraction. A l'écoute, je n'avais qu'une envie, qu'il décolle, je le sentais, tout proche, mais le miracle n'a pas eu lieu. Peut être qu'à la longue, cela viendra, certains albums demande du temps avant de faire entendre à l'auditeur de quoi ils sont capable. C'est tout le bien que je lui souhaite, sincèrement. 

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