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Ghinzu - Blow

 











2004
[PIAS]
Spotify | Deezer

Encore aujourd'hui, près de vingt ans après, un frisson me parcours l'échine. Mais il faut remonter dans le temps.
Car c'est au début des années 2000 que j'ai commencé  à écouter de la musique curieusement, et  plus seulement à la radio. C'est vers cette période que le rock en général à connue  un regain de  popularité et peut être sa dernière vague d'inventivité, avec en chef de file le succès d'un groupe comme les Strokes. Moi, je n'ai jamais aimer tant les Strokes. Bien sur j'aime quelques chansons, mais comment dire...meh.
Aussi vers cette période, le rock belge et monté avec la vague comme les autres, et donc Ghinzu.
En contextualisant, il faut bien admettre que beaucoup de médias étais en recherche de groupes de rock, télévision, radio, presse écumait alors Myspace et d'autre moins connu pour remplir la grille. A cette époque, Ghinzu avait déjà sorti un album en 1999, l'oubliable Electronic Jacuzzi, et allait déferler sur l'Europe avec son premier single "Do You Read Me", écouter ad nauseam absolument partout.
Passer cette introduction, on comprend pourquoi cette chanson fut choisit pour être un single, elle est de loin la plus classique dans sa conception, et bénéficia d'un radio edit de trois minutes parfait pour les ondes, les passages télé, et le streaming balbutiant. Moi qui ai eu la chance de les voir en concert , je peut témoigner qu'a la seconde ou l'on démarrait cette chanson pour clore  un set, la foule devenait hystérique, et pourtant, je m'en souvient encore, on transpirait, beaucoup, et nos dents crissaient dans nos bouches a force d'aspirer la poussière. Les corps serré se serraient encore, on ne sentait plus rien, il fallait sauter jusqu’à que le cœur nous soit en dehors de la bouche.
Pour celui qui, un peu curieux, écoute l'album en entier, il trouvera qu'a la lumière d'un single, un peu simple quoique militairement efficace, le reste de l'album mérite une écoute attentive, et  même qu'on pourrait se dire qu'on a bien sous estimé les talents de ces belges..
Notons que l'album est  très mélancolique dans sa manière d'aborder la musique, un peu de tristesse perce toujours ici  et là. Je m'en voudrais de faire une description chansons par chansons, car personne ne les lis jamais (personne ne lis ce blog), aussi j'aimerais vous communiquer, essayer du moins, mon enthousiasme pour cet album éclectique ou se mêle rock pour crooner, post rock, ballade au piano, déchainement de guitares et petite  pépite pop dans un ensemble d'une cohérence rare. C'est ici que Ghinzu à atteint son apogée. Un troisième plus tard, ils cesseront d'être, laissant  à la postérité un album de ce qui se fit de mieux durant cette période.
A la fin on reste les bras ballants, secoué, et puis  on rejoint ses  amis, le sourire aux lèvres, et  on va boire des bières pour s'enlever la poussière de la bouche.

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CQFE #2 : Klub des Loosers

Deuxième numéro de CQFE aujourd'hui, il y sera question de Klub des Loosers, groupe de rap français emmené par Fuzati et DJ Detect, et plus particulièrement, de leur second album "La fin de l'espèce" sorti en 2012.



Commençons par le commencement. L'album fait suite à "Vive la vie", première étape de la trilogie annoncée par le rappeur versaillais. Je ne saurais décrire cet album que comme le récit des frustrations d'un jeune adulte. On peut vite y dégager trois points caractéristiques. D'abord la voix assez spéciale de Fuzati, difficile d'enchaîner tout l'album d'une traite à la première écoute. Ensuite, la qualité des musiques, assez mélancoliques et voulues intemporelles (effet réussi) à l'image des textes, permettant de ne jamais pouvoir vraiment situer la date de parution dudit album. Enfin, et surtout, l'écriture de Fuzati est remarquable, et le classe déjà dans une catégorie à part. Comme je voulais plutôt évoquer le deuxième album, je ne vous laisserai ici qu'un titre assez éloquent, "De l'amour à la haine", pièce magistrale du disque. L'histoire d'un règlement de compte post-rupture sentimentale, sur le sample de la musique principale de Cannibal Holocaust, film aussi méprisable - les scènes animales, car réelles, sont relativement insoutenables - que son thème musical est sublime. Le texte est aussi cruel que bien écrit, tous les ratés venant tenter la comparaison avec Sale Pute d'Orelsan peuvent donc retourner à leurs contines.


Huit ans plus tard, Klub des Loosers revient donc avec La fin de l'espèce. Plus abouti, le disque reprend les mêmes recettes que son prédécesseur, autour d'un nouveau thème, le choix d'un individu de ne pas se reproduire et de revendiquer cette non paternité. Celui-ci est omniprésent sur l'album, traité selon divers points de vue, tel celui du beau père sur Non père.




La musique, à une époque où chaque album est obligatoirement à moitié électro, en est d'autant plus appréciable. En dehors du thème récurrent de la non paternité, les morceaux évoquent l'autre vie professionnelle de Fuzati - ce qui le place la encore comme un rappeur différent - à l'image de L'Indien, ou l'on retrouve sa plume acérée.


Cette qualité d'écriture ne se dément jamais (Destin d'Hymen, L'animal...), et la voix, qui a quelque peu évolué avec l'âge, est globalement plus accessible et agréable qu'en 2004. Pas de lien deezer, Fuzati ne souhaitant pas y mettre ses disques, mais ceux-ci restent écoutables sur Youtube : Ici et . Je vous laisse avec le clip de Volutes, titre le plus accessible de l'album qui peut-être une bonne porte d'entrée de Klub des Loosers. 



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