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Rover - Eiskeller

 











2021
Cinq 7/Wagram
Spotify | Deezer

Dans son ouvrage "Mythologies", Roland Barthes dit qu'il y a deux ressorts principaux en critique d'art : Dire que l'œuvre est tellement génial qu'on à pas les mots pour la décrire, ou alors dire que, finalement, on a rien compris à ce que l'on écoute, ce que l'on à lu ou vue. Ce dernier ressort peut être inconscient, il s'exprime alors de la façon suivante : l'auteur de la critique y avoue à mot couvert, ou sans même en avoir conscience qu'il n'y comprend rien, et ainsi il se rapproche de son lectorat en disant en somme "je n'ai pas compris, vous n'allez pas comprendre, je suis intelligent et je n'ai rien compris, si vous n'y comprenez rien, c'est que vous êtes aussi intelligent que moi, en somme".
Bien sur j'ai résumé les trois pages de son cheminement intellectuel pour essayer de vous en livrez la moelle, mais dans le principe, je suis entièrement d'accord. Le premier ressort est un acte facile, presque fainéant, et le second est une panique exprimer en mot face à une œuvre dont on ne comprend rien, ou alors que l'on feint de ne pas comprendre, quand elle revêt des atours politique ou philosophique.
Il m'est arrivé, souvent, d'utiliser l'une et l'autre.
Quand à Rover ? Et bien le troisième album est très bien, comme ceux d'avant, un peu différent pour ne pas être ennuyé mais suffisamment reconnaissable pour ne pas effrayer les fans de longues dates. C'est toujours ce délicieux mélange de pop et de rock, avec cette vois grave et suave qui fait le petit plus du chanteur. J'ai dit qu'il était très bien, ni plus ni moins, alors suis je dans la facilité ou bien dans l'incompréhension inconsciente et/ou feinte ?   

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Rover - Let It Glow

























2015
Wagram/Cinq7
Spotify | Deezer | web

Trois ans pour accoucher d'un successeur  à un premier album éponyme tellement cool et classieux qu'il sera récompensé d'un disque d'or et une nomination aux victoires de la  musique.  Trois ans plus tard, la donne à changer. Attention, éludons tout de suite avant qu'on ne s'interroge. Cet album est au minimum au niveau du premier, sinon bien plus haut en terme de qualité.
C'est qu'en trois ans on peut  prendre le temps d'affiner son travail, de le peaufiner pour pointer vers un idéal de perfection. Une Chanson comme "Call My Name" Contient tout les codes de la chansons pop poussé  presque à la perfection. Des violons en arrière plan, de cette base de guitare sèche, de ses vifs incisions électrique sur le refrain  tandis que la voix se fait  un crescendo désespéré. Tout y est, en juste proportion, sans excès. Que dire du reste ? Sinon qu'il est tout aussi bon.
Il ne s'agit pas de faire cocorico pour un artiste de langue française chantant en anglais, mais de la composition à la production, tout est léché dans ce disque, propre et net , sans bavure, et d'une efficacité redoutable.
Surement le disque de Pop/Rock le plus chouette de la fin de l'année, et de très loin, un régal mélancolique qui vous donnera surement envie de vous abandonner  à une douce paresse,au chaud, parce que chez Rover, l'espoir vient aussi toujours à qui sait attendre.

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Rover - Rover




2012
Wagram / Cinq 7

Un français qui fait de la pop, c'est pas rare, mais un français qui fais de la pop chanté en  anglais et de bonne qualité, ça c'est assez  peu commun, avouons le. Rover, aka Timothée Regnier, est un jeune songwritter français qui échoue dans une vielle maison en Bretagne après avoir joué au proche orient avec son groupe de punk/rock, printemps arabe oblige. Désœuvrer, il met à contribution tout ce temps libre  pour faire ce qu'il sait faire le mieux : de la musique. Une chance, la maison de Bretagne est remplie d'instrument de  musique, c'est partie. 

Sur ce disque éponyme, il se permet de toucher à tout, véritable homme orchestre, il jongle avec habileté entre une électro/pop doucerette, un folk dépouillé, un peu de cold-wave ici, un peu de blues par là ... Le résultat est un disque splendide dont chaque chansons dégage  une  puissance sans pareil. C'est triste, on en conviendra, ça prend aux tripes, littéralement. La voix de Rover, tantôt rauque, tantôt élevée, possède une tessiture unique, un timbre fragile qui fait vibrer les textes comme peu le font. Oui, monsieur Regnier ne pouvait qu'être musicien, cela eu été du gâchis autrement.

9.5/10



Pays/territoire : France
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