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Jack White - No Name

 

























2024
Third Man Records
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On est tenté de donner des gages à Jack white parce qu'il est Jack White. C'est important de connaitre ses biais de confirmations quand on en possède. C'est important de connaître tous ses biais et ses affects d'ailleurs, dans la vie, ça aide beaucoup, mais nous parlerons de Spinoza plus tard.
C'est que je ne suis pas spécialement l'actualité de l'américain, je ne suis même pas un très grand fan, mais j'ai du respect pour la carrière de l'homme et j'ai du respect pour le musicien.  Disons que c'est d'une oreille distraite que j'écoute ce que qui peut bien sortir de la guitare de ce compositeur. En fait, pour préciser, tout de même, disons que ce que je préfère dans Jack White, c'est son groupe "The Raconteurs", dont j'aime les albums vraiment sincèrement.
Alors passé les premières minutes de curiosité, je me suis surpris, mais c'était logique en fait, à bouger au son de cet album dont je n'avais pas prévu qu'il fut si brut et rugueux. Et j'aime quand c'est brut et rugueux, j'aime quand les tympans sont malmenés, j'aime l'énergie de cette musique, j'aime sa fausse simplicité, j'aime le travail sur la composition et la production. Ce disque est déjà un des meilleures de ces années. Non parce que le nom de Jack White est dessus, mais justement parce que c'est l'album solo d'un musicien talentueux qui est peut-être au pinacle de son art. Cela sent la sueur, le sable, la chaleur sèche du soleil, et ça va sévèrement tabasser des culs en concert !

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Khruangbin - Mordechai

 










 

2020
Dead Oceans Inc / Night Time Stories Inc
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Comme on est bien là, posé, détendu. On chill, comme disent les jeunes. Enfin quoi, ces lignes de basses funky, ce rythme lent, presque sexuel, cette petite guitare qui brode ses fils d'or sur la trame. Quand même  un grand disque, même pour  moi dont c'est vraiment pas la cam à la base. Pourtant une fois de temps à autre, un album déboule (du passé pour celui ci) et qui vous force la main pour le meilleur. J'ai écouté celui là sur la route, alternant soleil et orage violent, dans un camailleu de gris, de bleu et de feu solaire. Et ça bouge, gauche, droite gauche droite, le corps balance sur le métronome, la tête suis à contre courant, et le corps ondule, lentement, les yeux dans les yeux d'un autre corps miroir, alors...

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The Black Keys - Delta Kream

 











2021
Nonesuch
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Au cas ou vous seriez passé à coté comme moi.
Les Black Keys ont  ils encore quelques choses à dire ? S'il est clair qu'ils not plus rien à prouver, on pourrait s'interroger, au terme d'une carrière riche et productive, si l'habitude, ce grand mal, ne se serait pas métastasé dans la musique du duo. A mon avis il n'en est rien. Certes, on est moins incisif qu'au début, le son n'est plus aussi rugueux, moins tranchant. Pourtant cette rondeur n'a pas affecté la qualité des albums des deux natifs de l'Ohio. 
Car au fond, chez The black Keys, ont ré écrit toujours la même histoire. C'est bien de l'Amérique qu'il est question. Mais pas de celle des chaines de télévisons en continue, tant le groupe semble indifférent aux transformations autours d'eux (du moins n'en font ils pas tant cas dans leur musique). C'est bien d'une Amérique intemporelle, née de la modernité, fantasmer même, qu'il est  encore et toujours question. C'est ce grand pays continent aux histoires innombrable, au folklore bariolés dont il est encore et toujours question. Et moi, encore et toujours, j'écoute les histoires qu'on me raconte. Le groupe est devenus ce copain qui fait toujours plaisir à avoir avec soi, dont la compagnie est agréable et dont la parole hypnotise et fais rêver. Go Down South, avec plaisir.

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Marilyn Manson - The Pale Emperor

























2015
Cooking Vinyl
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J'ai ré écrit plusieurs fois cette chronique, parce que j'avais commencé par faire un track by track , mais j'ai commencé  à tourner en rond et me répéter. Je connais modérément l'univers musical du révérend, je suis un fan light, j'ai toujours apprécié une poignée de singles par albums, n'écoutant peu ou pas le reste. Contrairement  à la majorité des gens, j'ai une préférence pour ses derniers albums, qu'on pourrais qualifier de Pop, à contrario de ses premiers, plus abrasifs et violents. J'avais envie de faire la chronique de cet album, je sais bien que MM n'a pas besoin de  mon humble avis pour vendre, mais l'exercice en vaut la peine.

Déjà, parce que j'ai beaucoup apprécier cet album. N'ayant presque pas d'éléments de comparaison avec ses prédécesseurs, je dirais juste qu'en terme de composition et de production, on se rapproche d'un "Hight end Of Low" . Tout y est plus brut, plus classique. A commencer par la musique, qui ne s’embarrasse pas d'effets et d'ambiance parasites ou presque, tirant  parfois même vers un blues dark à souhait. Batteries, guitares et basses se suffisent  à eux même pour faire office de BO au atermoiement de Manson . La voix, et c'est une bonne surprise, et bien sonne presque trop normal. Plus en état de gueuler comme putois comme dans sa jeunesse, le révérend à choisit de baisser le volume pour mieux exprimer son mal être.  Car c'est bien de cela qu'il est question dans cet album, sans doute taché par la mort de la mère de Manson l'année dernière, des récit de son père et de ses propres errances. C'est l'album d'un homme de quarante six ans fatigué, usé, qui comprend trop bien le monde qui l'entoure et qui du coup fait tout pour s'en détacher. A double tranchant, cette action l'isole et il se retrouve seul au milieu d'étrangers, renforçant son propre malaise et ainsi de suite dans un cercle vicieux sans fin qui ne peut aboutir qu'a une seule solution.

 Et c'est cette histoire qu'on nous raconte ici sur près d'une heure d'album (pour l'édition deluxe). Les seuls défauts que je lui trouve sont justement sa trop grande homogénéité. Au bout du compte, les  instrumentations sont parfois redondante, rendant certaines chansons un peu trop lisse. C'est justement ce soucis qui fait qu'aucune chansons ou presque se dégage du lot, sinon les préférées de chacun, et en ce qui me concerne, Killing Strangers + Deep Six + Cupid Carries A Gun+ Fall Of The House Of Dead.
Enterré, Born Vilain le bien nommé, bienvenu au successeur de The Hight end Of Low en ligne direct avec ce dernier. Si seulement Marilyn Manson pouvait perdre cet habitude de ne produire qu'un bon disque tout les deux disques !

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Philip Sayce - Influence
























2014
Provogue
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Yeah ! Le retour en très grande forme du guitariste chanteur canadien Philip Sayce, qui décidément n'a rien à envier à personne. avec un son rugueux et grave, préparez vous à près d'une heure de rock d'inspiration bluesy et funky. La force de Philip Sayce, c'est de passer d'un genre  à l'autre avec une décontraction et une  nonchalance désarmante. Si "Tom Devil", morceaux de bravoure bluesy qui sent le tabac et la bière ouvre la marche, on peut ainsi se trouver en face d'un "Sailin'Shoes" funky et radiophonique déstabilisant que n'aurait pas renier ZZ Top.
Et passer juste après cela, sans prévenir avec "I'm Going Home" énervé et cliché, à la rythmique martelé par un forgeron plein de morgue. Le musicien se fait le héro du rock FM et de ces musiques qu'on écouterait volontiers dans un trou perdu au Texas.
Et que dire de "Fade Into You" ? J'ai souri tout d'abord, dès les premières notes, ce morceau ravive la flamme des ballades rock'n'roll avec tous les clichés que cela implique, mais le mec y met tellement du sien, et le morceau est tellement bon (musique, voix, chœurs) qu'on y croit dur comme fer. Cette chanson d'amour suinte tout ce que l'on a pu entendre de groupes comme Gun'n'Roses ou Jon Bon jovi, et là je me suis dit: ouai, ce type c'est Bon Jovi, en différent, certes, mais c'est carrément ça, sur ce morceaux en tout cas.
"Blues Ain't Nothin' But A Good Woman On Your Mind" ... Et bordel, ce riff pompé et présent sur environ la moitié des chansons de rock'n'roll made in USA ! Carrément, même pas honte ! Mais je n'ai pas  pu résister, j'ai bêtement bougé ma tête de haut en bas au rythme de la musique, avec l'envie de vite arriver à la piste suivante pour voir ce que nous réserve encore le bonhomme. C'est parti.
"Green Power" fait figure de transition tranquille, peut être un des morceaux les moins inspiré de l'album, même si le canadien nous fait le coup des aigus dans la voix et les chœurs féminin qui scande un "green power" asséné comme un leitmotiv sur une rythmique et  une instru de rock héroïque.    
Ha, intéressant ce "Better Ways" encore une ballade, mais là, on à droit à la totale : paroles mielleuses, pianos, guitare acoustique, chant maniéré (genre le type il chante tout en se prenant la tête entre ses mains et en arborant une mine torturé, tu piges ?), le solo de guitare triste en break, claviers digne de Status Quo et des "yeeeaaaahhh" " hooowww" entre chaque refrains. Cliché as a fuck, et pourtant, j'arrive pas à détester.
Retour aux choses sérieuses avec "Easy On The Eyes" , moyennement inspiré mais pas dégeu, carrément plus rock, et le refrain est super sympa, vraiment. Le final vaut le détour, ça fait un peu penser à Gimme Shelter, des Rolling Stones.
Toujours aussi moyennement inspiré, ce "Evil Women" est ses chœurs, morceau anecdotique que je soupçonne d'être là en remplissage, et ce n'est pas son solo de guitare déjà mille fois entendu qui le sauvera.
Avec "Triumph"  on revient à l'inspiration. Morceau instrumental, on fait  ici de l’œil au rock progressif. C'est de loin ce que j'ai écouter de mieux sur l'album et j'aimerais bien voir le canadien creuser un peu dans cette direction, cela lui réussit plutôt bien quand il s'en donne la peine.
Mais Rock encore, toujours, quand on à ça dans le sang. "Light Em Up" renoue avec les guitares fuzzy et le gros son de basse qui tabasse sur une rythmique binaire sauvage, une pépite, il faut croire que le meilleur est bien pour la fin ce coup ci. Solo au son crade  garage, chant énervé vengeur, ce morceau fait mal et le fait bien savoir, pouce vert pour celui ci.
Et la fin se fera en douceur. "Peace In The Valley", soit six minutes trente neuf secondes d'un slow torturé et ambitieux, le chant en devient presque secondaire et le morceaux termine dans  un déluge de larsens hypnotique. C'est beau.

En conclusion l'on pourra dire ceci : On est assez éloigné de son prédécesseur "Steamroller" mais on conserve la ligne directrice. Le canadien a voulu tenter d'expérimenter autre chose et cela je le comprend et le respecte. L'album est bon, vraiment, malgré quelques irrégularité ou Philip se contente de singer ses aînés dans une tentative d'hommage maladroit. Mais globalement, ça fait plus sourire qu'autre chose et on a l'impression d’écouter une vielle radio rock qui serait arrêtée dans les années 90. Philip Sayce continu de tailler son chemin en dépit de toute les modes et s'en accommode fort bien , tout comme moi.  

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Neil Young & Crazy Horse - Psychedelic Pill

2012
Reprise records
Deezer | Web

Heu, bon, est il nécéssaire de présenter encore  Neil Young ? Si vous ne connaissez pas, je vous invite  à vous balader sur le net pour de  plus ample informations, ou à vous procurer au plus vite son autobiographie (dont je parlerais plus bas)

L'album donc, neuf chansons pour une durée d'une heure et demi (!), avec son bel artwork réalisé par la fille de Neil Young ( c'est elle qui s'occupe de la plupart de ses pochettes depuis qu'elle est en age de le faire).  "Driftin' Back" morceau introducteur d'une longueur épique de vingt sept minutes ressemble  à un jam entre pote, après tout, le Crazy Horse, ça fait plus de trente cinq ans que ça dure, intro acoustique, puis déluge d'arpèges saturés, grosse reverb, choeurs en douceur, vingt sept minute de trip sensationnelle et pas une seconde d'ennuie, c'est une invitation à l'imagination, c'est un voyage, c'est récit qui s'écrit avec les doigt plaqué sur le manche de guitare et le coeur en folie, c'est mélancolique, c'est colérique, c'est tout et rien, c'est énorme, ça laisse sur le cul, ça me donne envie de prendre de l'acide.
"Psychelic Pill" arrive en seconde position et enfonce violemment la porte ouverte plus tôt, la voix saturé, les oreilles mitraillé sans vergogne  par des rafales de guitares électrique, ça impose, ça fait passer les jeunes groupes de rock pour des amateurs de foire à la saucisse.
"Ramada Inn"   Ha merde, je vais finir par manqué de superlatif avec toutes ces conneries, c'est une ballade, une magnifique ballade, j'ai rien à redire, c'est parfait, l'instrumentation et les les voix s'accorde à merveilles, ont sent  une telle complicité entre les musiciens,ont les  imaginer aisément en studio, jouant, l'odeur de cigarettes flottant dans l'air, le sourire aux lèvres, et découle la musique, toujours.
"Born In Ontario" Car oui, si vous l'ignoriez, Le Loner est canadien d'origine. Et voilà une superbe fresque flottant entre Blues et Rock, à la gloire de ce Canada natal, il y à de quoi être fier.

Je crois que je vais m'arrêter là pour le tracks by tracks, ce qu'il faut savoir, c'est que jamais depuis le début des 00's, Neil Young avait été aussi en forme, au sommet de son art. Ressortant les vielles recettes, faisant du neuf avec, PP s'écoute à n'importe quel moment, selon l'ambiance, et parait toujours aussi bon. On en retire un sentiment d'espoir salvateur ("Twisted Road"), quand à la conclusion , il me semble que Mr Young n'en à toujours pas finit avec la musique (ou le contraire) , c'est du moins ce qu'il laisse entendre dans sa biographie.

Cet ouvrage (ed Robert Laffont) va bien au delà de la légende. Sous la légende  justement, l'homme par qui s'écrit l'histoire de la musique américaine,  l'homme, avec ses doutes, ses peurs, ses peines. De l'amateur de vielles voitures (il possède plusieurs Cadillac des années 60's) au père aimant ses enfants par dessus tout ( tout deux handicapés de naissance), de l'homme charitable au pacifiste. Neil Young Raconte tout, n'oublie rien ou presque, revient sur la collaboration avec Crosby, Still et Nash, et c'est un personnage profondément humain, sensible, presque fragile, qui se dessine le long des pages de ce superbe ouvrage que je ne puis que vous conseiller.












Pays/territoire : Ontario, Canada
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Rachael MacFarlane - Hayley Sings

2012
Digital Distribution
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Racheal MacFarlane est la soeur de Seth MacFarlane, le créateur de la série animé "American Dad", mais c'est aussi une voix sublime, chaude et ample qu'elle met à profit pour la série de son frère en interprétant Hayley, fille rebelle, écolo engagé et végétarienne. Dans cet album, au nom finalement peu évocateur, quinze pistes jazzy superbe, le genre de disque qui vous donne envie de siroter un bon scoth/vodka/vin de noix en fumant un cigare. C'est plus une curiosité qu'autre chose mais elle vaut vraiment le détour, croyez moi. C'est ma musique de ce samedi soir.


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The Heavy - The Glorious Dead

 2012
Counter Records

The Heavy, c'est ce genre de groupe qui à un genre bien à lui, mélange pétillant de Hip-Hop, de Blues, de Soul, de Rock et d'ambiances western. J'aurais cru, pour ma part, difficile de faire aussi bien que "The house that dirt built", sorti en 2009 avec son hit imparable Short Change Hero, qui n'aurais pas détonner dans un film de Tarantino. Il m'aura fallut un peu de temps pour  me faire  à cet album, et de nombreuse écoute agrémenter de pas mal de vins rouges.  Mais c'est chose fait et donc, je livre mon avis définitif et arrêter pour toi, lecteurs rare et précieux ( on est pas Pitchfork ici).

The Glorious Dead est un très bon album, éclectique comme je les aiment tant. L'album tire sa force de toutes ces influences, brillamment emmené par un Kelvin Swaby possédé et un trio de musicien brillant. C'est foutraque sans  perdre ce fil directeur tout au long de l'album. J'ajouterais, après réflexions, d'autre influences, on y retrouveras donc avec plaisir un peu de Funk, un peu de Gospel, voir même un peu de psyché, si si. Clairement pour moi un des groupes les plus prometteur des années 10's , synthèse excellente d'un autre siècle. Vous l'avez compris, j'ai adorer, j'avais dans l'idée de faire une review track by track mais ce serait assez redondant et surement un peu inutile aussi. Si vous voulez échappé un peu  à la morosité, écouté le, si vous voulez écouter quelques chose un peu différend, écouté le.  Si vous n'aimez pas, dites le aussi, c'est votre droit. 

8.5/10




A noter, l'utilisation de "Short Change Hero" comme musique d'introduction de l’excellent Borderland 2, jeu que je vous conseil d'acquérir au plus vite.

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Rover - Rover




2012
Wagram / Cinq 7

Un français qui fait de la pop, c'est pas rare, mais un français qui fais de la pop chanté en  anglais et de bonne qualité, ça c'est assez  peu commun, avouons le. Rover, aka Timothée Regnier, est un jeune songwritter français qui échoue dans une vielle maison en Bretagne après avoir joué au proche orient avec son groupe de punk/rock, printemps arabe oblige. Désœuvrer, il met à contribution tout ce temps libre  pour faire ce qu'il sait faire le mieux : de la musique. Une chance, la maison de Bretagne est remplie d'instrument de  musique, c'est partie. 

Sur ce disque éponyme, il se permet de toucher à tout, véritable homme orchestre, il jongle avec habileté entre une électro/pop doucerette, un folk dépouillé, un peu de cold-wave ici, un peu de blues par là ... Le résultat est un disque splendide dont chaque chansons dégage  une  puissance sans pareil. C'est triste, on en conviendra, ça prend aux tripes, littéralement. La voix de Rover, tantôt rauque, tantôt élevée, possède une tessiture unique, un timbre fragile qui fait vibrer les textes comme peu le font. Oui, monsieur Regnier ne pouvait qu'être musicien, cela eu été du gâchis autrement.

9.5/10



Pays/territoire : France
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Philip Sayce - Steamroller


2012
ADA UK
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Le moins qu'on puisse dire de Philip Sayce, c'est qu'il est productif. Classifié dans le genre blues/Rock, ont est en droit de se demander ce que ce genre à encore à donner  à nos oreilles, avec le règne absolu des Black Keys, pas évident de renouveler un peu le genre. C'était sans compter sur un guitariste talentueux pétris d'influences tel que Mark Knopfler, Eric Clapton, Stevie Ray Vaughan, ou Bob Dylan. Avec de tel maîtres, difficile pour le bonhomme de ne pas faire qu'autre chose que de la bonne  musique. 
Ainsi "Steamroller", le morceau d'ouverture, est un concentré électrique bluesy qui démarre le disque sur les chapeaux de roues, véritable base de l'album, rouleau compresseur, morceau hyper virile qui sent bon la bière et la clopes dans un bar miteux de la Nouvelle Orléans. La suite n'est pas en reste puisque "Stung By A Woman" poursuit dans la brèche, riffs agressifs à la structure hyper-classique qui poursuit son travail de sape au niveau des tympans, et son solo, même si un peu kitsh, ne perd rien de son mordant, parfois, il suffi d'être efficace pour plaire, nul besoin de fioritures pour mettre dans sa poche l'inteligentia du milieu de la musique. "Marigold" est la première pause de l'album, chanson calme, acoustique, qui flirte avec des percussions jazzy, chanson d'amour qui plus est. Après cet  interlude, l'album repart de  plus bel avec "Rhythm and Truth", chanson  qui elle se permet carrément d'allez fricoter avec le hard rock des 70's voire du rock progressif. Les solo sont toujours là, la saturation aussi, soit trois minutes de  plaisir. Que dire du reste de l'album, sinon qu'il est taillé dans la même matière brut. "Black Train", hyper efficace avec ses relent de Led Zeppelin  , "Beautiful", voix aigu éraillée, chanson d'amour énervé, et ainsi de suite. 
Ce qui est frappant, c'est que Philip Sayce n'invente rien, il se contente de reprendre de vielles recettes et de les rebalancer à sa sauce, et ça marche du feu de dieu. Après tout, on en demande  pas tant, qu'importe s'il n'invente rien, pourvu qu'il fasse bien ce qu'il sait faire, des chansons hyper efficace,  qui fonctionne, un concentré d'énergie, un disque pêchue qui est bienvenue et qui s'écoute en toute circonstance, un disque virile qui donne envie de faire la tournée des bars (si si). J'ai adoré, j'espère que vous aimerez. 
8,5/10 





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Stubb - Stubb


2012
Superhot Records



Que font trois types qui portent des chemises aussi vintages que de mauvais goûts ( ce qui va parfois de  paire avec le style) ? Réponse un, ils participent  à un concours de chemises les plus moches. Réponse deux, ils montent  un groupe de rock d'inspiration 60's et 70's à la manière des Black Keys. Teintant leurs musique d'influences bluesesques. 


Gagné. Stubb, c'est leurs noms, est un sympathique petit groupe ma fois, mais qui pèche par un, je dirais, manque d'originalité. Ça sonne comme des dizaines de groupes qu'on à déjà entendu, ça bidouille des fenders et des pédales de fuzz sans parvenir  à sortir du moule, c'est bien dommage. Stubb reste tout de même un album qu'on prend plaisir  à écouter, qu'on préférera sûrement en live le soir pendant qu'on assimile un kébab sauce roquefort en attendant les têtes d'affiches dans un festival.

6/10



Pays/territoire : Londres, Royaume-Uni
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The Black Keys - El Camino (2011)

Tandis que je me suis à peine remis de la claque que fut Brothers, voila que débarque le nouvel album des Black Keys, El Camino...


  Je ne vais pas vous faire l'affront de vous présenter The Black Keys, un de ces groupes qui ne comptent que deux membres et débordant de bonnes idées. Un blues rock impeccable qui semblait atteindre des sommets avec le précédent album, faisant d'El Camino un des disques les plus attendus de 2011. Le groupe nous avait déjà mis l'eau à la bouche avec deux singles énergiques, Lonely Boy (et son clip inattendu) et Run Right Back. Il est donc temps de savoir ce que vaut l'album, co-produit par Danger Mouse, qui, en soit, est déjà un gage de qualité.

  El Camino est un disque relativement court. 11 chanson pour 38 minutes d'énergie brute, la plus longue dépassant à peine les 4 minutes (la formidable Little Black Submarine, qui semble tout droit sortie d'un album des feu White Stripes). Le groupe a décidé de ne pas nous laisser respirer. Le blues est toujours là, ça groove à tout va. On finit par se dire que l'album est la suite logique de Brothers version condensée, tendant à nous faire croire qu'on aurait pu les voir dans un bar miteux de l'Ohio, avant de reprendre la route dans l'un des nombreux monospaces qui composent la pochette de l'album.

  Mais non, simples français, on se contentera d'acheter l'album et de fermer les yeux, en attendant de les voir en concert sur la tournée à venir (de fortes chances de les croiser dans les festivals de l'été). En attendant, il ne reste plus qu'à apprendre par coeur la chorégraphie du clip de Lonely Boy.


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The Black Box Revelation - My Perception


2011

[9/10]


Bon, tachons de nous asseoir et de parler calmement. Tachons de  nous remettre de l'écoute du dernier missile Belge. TBBR, ça à toujours envoyé du steak, aussi loin qu'ils sont un groupe et que nous avons des oreilles pour entendre leurs composition. Dans l’article qui suit, je vais faire quelques comparaisons flatteuses, je vais encenser, je vais être gentil, puis méchant, puis de  nouveau mielleux, mais jamais au grand jamais je ne serais négatif sur la dernière galette de TBBR, explications :  
Primo : J'aime bien le basique, j'aime les guitares saturées qui ne s’embarrassent  pas de claviers. A l'heure actuelle, malheureusement , on a tendance  à entendre tout et  n'importe quoi, beaucoup de groupes trempe le pain dans un électro-rock maussade et  insipide, ou tout du moins, utilisent  ils cet artifices pour rester dans le coup et continuer de vendre, y perdant leurs âmes. Tout le  monde  n'a pas le talent de David Bowie, n'en déplaise à certain. C'est en partit ce qui explique  mon amour  pour des groupes The Subways ou TBBR, parce qu'il est possible de faire, aujourd'hui, de très très très bonne chansons rock'n'roll sans artifices.
Deuzio : Moi, amateur de musique, je ne peut que me réjouir de la production de TBBR, un groupe qui à su redonner ses lettres de noblesses à un certain types de Blues/Rock  gonflé aux hormones. Tantôt pêchu (My Perception, Mad House) tantôt calme et envolé (White Unicorns, 2 Young Boys), la musique de TBBR ressemble à un mix entre les Rollings Stones et Iggy Pop version 00's. 
Pour résumé, la musique de Jan Paternoster et Dries Van Djick possède cette authenticité longuement recherché et jamais trouver dans les production actuelle. C'est brut, c'est du rock, c'est du  blues et c'est original, c'est cool, c'est bien composé, c'est bien foutu, c'est couillus, ça sent  la bière et la sueur, c'est définitivement COOL. J'annonce que le missile  à bien  impacter dans le cortex cérébral, et qu'il y à fait des dégats, il y à de forte chances pour que ce disques reste  longtemps dans ma playlist et qu'il revienne y faire  des tours de temps en temps, histoire de montré aux autres que non, le rock n'est pas mort, qu'il est en vie et qu'il les emmerdes bien profondément, d'you know what  I mean




Pays/territoire : Belgique
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John Bulter Trio - Live At Red Rock (2011) [8/10]


John Bulter Trio sort un live et c'est un sans fautes. Quasiment tout les albums y sont représenté, la qualité du son est impeccable et l'énergie palpable rien qu'a l'écoute. Moi qui est eu la chance de les voir en concert il y à deux ans, j'ai encore en mémoire ce savant mélange de Folk, Blues et de rock qui à fait le succès du groupe. Un show de 2h30 on l'on ne s'ennuie  pas un moment, dans le cadre magnifique de Red Rock, au  Colorado. Un album aux allures de Best Of qui ravira les fan du Trio. Un grand moment.




Pays/territoire : Walsenburg, Colorado, États-Unis
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Seasick Steve - You Can't Teach An Old Dog New Tricks (2011) [9.5/10]


Seasick Steve, un peu un ovni du blues en ces temps ou la production musical est saturé de claviers pas toujours très seyant. Tout petit, le jeune steve passe son temps à écouter de la musique, du blues notamment. Il va grandir bercé par ces histoires de vagabondage dans la nature, et grand bien lui fera, car  il quittera le domicile familial avant ses quatorze ans ! Survivant  grâce à de petits boulots, il réussit tant bien que mal à s'en sortir, tout juste. Car Steve ne compte plus ces passages en taule, ni toutes ses  nuits passez à dormir dans le caniveau, et toute ses expériences nourriront  une  musique riche, très riche, un Blues propulsé par un énième revival sur le devant de  la scène. Mais honnêtement, quand on fait une  musique pareil, on se fout bien de savoir si le blues est à la mode  ou pas. C'est intemporel, ça parle  à tout le monde, tout le monde  y trouve son compte. 
Car la musique de Seasick Steve s'écrit dans des morceaux de nuit, c'est l’Amérique des 70's qui respire ici aux sons des  guitares et d'une voix éraillée, blessée, mise  à rude épreuve par la vie en général. A force de travail, le bonhomme finira par crée son propre studio et s'installer  à Seattle, ou pour l'anecdote , il rencontra Kurt Cobain. Maintenant, écoutez cette guitare si simple, si basique, mais qui remplir tout l'espace qu'on lui donne par la simple volonté des doigts du bonhommes, allez, et laissez vous conquérir.





Pays/territoire : Seattle, État de Washington, États-Unis
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Meg & Dia - Cocoon


Meg & Dia Frampton sont deux soeurs venue du désert, plus précisément de L'Utah.  En 2005, elle forme the Meg & Dia Band a deux et sorte un premier album entièrement acoustique. Rejoint par une poignée de musiciens, elles signent  un contrat avec Warner Bros et produisent deux albums. En 2010, et c'est ce qui m’intéressent, elle claquent la porte de la major  pour continuer  à faire de la musique en Indé, et un ans  plus tard paraissait "Cocoon", le présent albums.
Meg & Dia réussissent  ici leur meilleur album. Cocoon est un concentré de petites perles folks, il n'y rien à jeter sur ce disque. On se laisse facilement embarqué sur le bateau et on se retrouve vite au milieu du bush avec le chapeau de cow-boy à la foire au bestiaux du coin.  Les mélodies sont très travaillé, à l'instar de Breakdown, une chanson mid-tempo à ou les deux guitares se rendent la pareille, ou la voix des deux soeurs se mêle harmonieusement , on se prend à rêver. L'album oscille sans arrêt entre la Folk (Love Is), le Blues (Marry Ann) et le Rock pour notre plus grand plaisir. Certain y verront l'influence de groupe tel que The Decemberist, surement pas à tord tant les deux groupes nage dans les mêmes eaux. Laisser vous tenter... :










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Hugh Laurie



Hello, premier article pour moi, et comme premier artiste, Hugh Laurie et son album Let Them Talk.

Alors oui, Hugh Laurie, c'est l'acteur qui joue dr House, et je vois déjà d'ici les gens murmurer "pfff c'est pas parce que c'est Hugh Laurie que c'est bon". Certe, un acteur qui se met à la musique, méfiance. Mais force est de constater que Laurie nous livre ici un album magnifique.

Pas de compositions, que des reprises de classiques de musique pur style "New Orleans". Pour citer des noms connus, Robert Johnson et Louis Armstrong, rien que ça. Mais ce n'est pas la popularité des chansons reprises qui fait la qualité de l'album. Moi même je ne connaissais aucun des titres avant d'avoir écouté l'album, et pourtant il m'a scotché. Explication.

Ce qui frappe, c'est le talent. L'arrangement des morceaux est magistralement orchestré. La musique coule toute seule, et à aucun moment on ne se dit "tient ça a du être dur" tellement tout semble naturel (alors qu'en effet, celà a du être un véritable casse tête!). Des reprises oui, mais à la sauce Laurie. Ce bon vieux Hugh ne s'est pas contenté de bêtement lire une tablature, mais offre véritablement SES versions de ces classiques.

Et ce qui frappe peut être le plus fort, c'est la voix. Hugh Laurie est un putain de chanteur. Son accent british, légèrement nasillard et exagéré est sublime. On a pas l'impression de voler, d'être plein de majesté, comme si l'on écoutait un air d'opéra, mais plutôt tout le contraire. La voix de Laurie nous ramène par terre, dans une bicoque pourrie en bois pleine d'odeurs, et surtout, on a l'impression d'avoir un pote qui chante à coté de nous. C'est ça la magie, sa voix nous dit d'emblée "je ne veux rien de plus que chanter pour toi, comme un pote". On se sent familier avec la musique, proche d'elle, sans prise de tête. Assurément pour moi, voilà LE secret de l'album.


Pour le plaisir, voilà les vidéos de "You don't know my mind" et "Tipitana"










Et pour ceux qui cracheraient encore parce que c'est "dr House", let them talk...

Dugudule


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