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Jon Hopkins - Music For Psychedelic Therapy

 











2021
Domino Recordings Co
Spotify | Deezer

Tout un programme pour le voyageur et son ombre dans cet album de Jon Hopkins. Partis, de nul part, pour arrivée à l'entrée de cette immense cavernes. Cachées, secrète, elle est sous vos yeux, mais on y tombe souvent que par erreur. 
C'est sous cet auvent de roches, d'où pendent paresseusement lianes et plantes folles, que se situe l'entrée de la caverne. On y accède difficilement, à force d'escalade, de piqure d'insecte et de coupure de plantes. Dans ce grand cirque de calcaire, caché, secret, la grotte est en son centre, secret dans le secret.
Quand l'aube se lève, les rayon du soleil viennent alors éclairé, un bref  moment, directement dans la vacuité qui marque l'entaille dans la peau de la terre.
Alors le voyageur hardis, luttant contre la raison, pénètrera dans l'ouverture, armée du courage pur de l'enfant qui explore le jardin. Descendant toujours  plus bas, il découvrira les merveilles qui ravissent les sens, les cavernes d'émeraudes, puis encore celles-qui-brillent en permanence, couverte de champignons luminescent. La brise de mers descend profond également, et au centre de la caverne, mers et terres se mêlent dans l'aube qui brule.  

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A lake by the mõõn - Life In Warp

 











2021
Eco Futurism Corporation
Spotify | Deezer | Bandcamp

Nous avons perdu, la sixième extinction de masse est en train d'advenir alors qu'on encule les mouches en créant des pistes cyclable dans cette putain de nécropole qui pue la merde qu'on appelle Paris. Dommage.
J'étais enfant il y à vingt cinq ans. Dans le jardins de la maison de mes parents, on trouvait alors plusieurs espèces de fourmis, il suffisait de soulever une pierre dans les plates bandes pour voir détaler les araignées, les cloportes et les milles pates. Des papillons butinaient les fleurs que ma mère plantait autour de la maison, les abeilles envahissaient les plants de lavandes dans un bourdonnement permanent. Il y avait des campagnols, des musaraignes, des taupes, des chauves souris. Il y avait des mantes religieuse en chasse dans un énormes plant de pivoines roses. Les fourmis allait traire les cochenilles et les pucerons qui paissaient sur les branches d'un boulot au milieu du jardin. Ces même fourmis était noires, rousses, jaune, rouges, avec des formes différentes que j'observais à la loupe. On leurs donnait à chasser de petite chenille vertes que l'on trouvait parfois sous les feuilles. il y en avait tellement que les mésange n'arrivaient pas à toute les manger. Il y avait des scarabée qui parfois poussait jusqu'à ce jardin depuis la forêt voisine, il était noir, vert émeraude, brun. L'été, les hannetons volaient en masse autour du grand tilleul, dont le parfum des fleurs remontait jusque dans ma chambre au premier étages, par la fenêtre ouverte. La nuit, sauterelles et grillons donnaient à entendre un concert amoureux.
Une diversité incroyable dont je ne soupçonnait pas la richesse.
Aujourd'hui il n'y a plus rien, ou presque.
Les fourmis sont partis, tout comme les petits mammifères, presque plus de papillons, presque plus d'abeille, les plates bandes sont devenu le terrain de vie des gendarmes, ces punaises rouges qui prolifèrent en occupant les niches laisser vacante par les autres insectes. Plus de sauterelles et de grillons depuis très longtemps, plus de scarabées. Il y à moins d'oiseau dans le jardin, il n'y a presque plus de lézards, les bourdons butinent encore, les abeilles ne sont plus.
La nuit est silencieuse, à présent.

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Francois Joncour - Sonars Tapes

 











2021
Music From The Masses Records / Bad Seeds Records
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Une fois de plus, je vais me contenter de citer les mots d'un autre, et vous invitez  à poser une oreille sur cet album incroyable, qui mêle science et musique avec poésie. Si vous avez aimé, par exemple, le travail d'un compositeur comme Thylacine, la démarche de François Joncour ne pourra que vous plaire, car quoi que différente, elle en partage l'essence.
"SONARS est une rencontre au long cours entre Art et Science, initiée en 2018 par la salle de concert Brestoise La Carène et le laboratoire Franco-Québécois BeBest dirigé par Laurent Chauvaud, Directeur de recherche au CNRS qui étudie les écosystèmes marins, en particulier sous l’aspect sonore. En effet, les fonds marins sont loin d’être le « monde du silence », et l’activité humaine a souvent un impact important sur les espèces qui y vivent. Matière sonore pour les artistes, sujet scientifique pour lequel il importe d’interpeler et d’informer le public par tous les moyens. Maxime Dangles, Vincent Malassis et François Joncour sont les artistes impliqués dans SONARS à travers différentes installations, manifestations et ateliers.

SONARS TAPES est le résultat du travail de François Joncour et le nom de son album qui sortira à l’automne 2021. De son groupe d’origine au nom sans équivoque (I Come From Pop) à son projet solo électronique à base de synthés modulaires (Poing), le brestois est un musicien à la crédibilité respectée et à la culture large.

Durant des semaines, François Joncour a observé et interrogé les scientifiques du laboratoire aussi bien sur leurs pratiques scientifiques que sur leurs pensées et sur leurs goûts musicaux, enregistré des sons, et abouti à de véritables portraits sonores qui constituent chaque piste de l’album, qu’il s’agisse des chercheurs ou de leurs terrains de recherche. Titre d’ouverture de l’album, ce superbe premier single Piling Underwater (« pilonner sous l’eau ») évoque la pollution sonore des océans et les recherches faites par le laboratoire Bebest sur les coquilles Saint-Jacques à la coopérative maritime L'écloserie du Tinduff à Plougastel Daoulas (Finistère).

La plupart des titres de Sonars Tapes ont été écrits et composés par François, mais il s’est largement entouré d’un joli casting qu’on vous dévoilera bientôt plus amplement, pour aboutir à un disque riche sur le fond comme sur la forme, passant avec aisance de la pop à l’electro, de l’anglais au français, des chansons aux instrumentaux. Le batteur Nicolas Courret (Eiffel, Laetitia Shériff) et le pianiste David Euverte (Daniel Paboeuf Unity) ont pris part à un enregistrement entièrement confié à Thomas Poli, où la violoniste et chanteuse Mirabelle Gilis (Miossec) est également très impliquée. A ses côtés avec François Joncour, c’est le batteur franco-britannique Bertrand James (Totorro, La Battue) qui complètera le trio qu’on retrouvera sur scène entre autres aux Rockomotives de Vendôme fin octobre 2021.Bertrand viendra d’ailleurs prêter sa voix sur scène pour ce Piling Underwater, chanté sur disque par l’anglais Ned Crowther (The Fernweh), premier single à l’évidence pop limpide bientôt soulignée par un clip aussi onirique qu’éloquent, et parfaite entrée en matière pour prendre conscience d’une réalité tragique (celle d’un monde qui se défait sous nos oreilles) : la beauté de la catastrophe..."

http://www.francoisjoncour.com/

Source : 
https://francoisjoncour.bandcamp.com/album/sonars-tapes

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Wladimir Schall - Platzkart [ssi​​-​​172]

 











2021
Simphonic Silence Inside
Bandcamp

De Saint Pétersbourg à Vladivostok , c'est un long voyage. Un long voyage, c'est le bon moment  pour se fondre en soi même, comme disait l'empereur Marc Aurèle. Certain sans doute, deviendrais fou, atone, paralysé par la vacuité du paysage et probablement de leur esprit. C'est qu'une vie vide de sens fais peur, alors  on la remplit de d'inutile, c'est la fuite en avant. Il est  impossible de faire pareil durant ces milliers de  kilomètre de rails et de paysages. si l'on est pas un peu armée au départ, ne serait ce qu'avec la candide sensation de nouveauté et de découverte, apanage des enfants, généralement, on risque fort d'y laisser sa santé mentale. 

Le train comme instrument de musique à part entière, toujours présent, discret, plus fort, moins fort, mais bien présent, derrière ces plages de synthétiseurs, derrière ce piano discret et surtout cet orgue entêtant, organique, vivant. Neuf étapes sur ce disque, et autant d'émerveillement, autant d'ambiance, autant de rencontre, autant de paysages. Avec une si faible densité de population, les gares redeviennent les îlots de civilisation qu'ils ont toujours été, et le dehors... Le dehors se compose, distant, tantôt brillant, tantôt voilé, toujours magnifique.

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