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Thomas Méreur - The Dystopian Thing

 











2021
Shimmering Moods Records
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Non, toujours pas si joyeux, Thomas, toujours pas. D'autant que c'est pas le projet. Le précédent album, plus contemplatif et intime, avait été composé à l'occasion d'un voyage en Islande. Ici, on revient au réel, puisqu'il s'agit d'une variation autour du changement climatique. Si le piano est toujours maitre en sa demeure, désormais, il cohabite de façon harmonieuse avec quelques effets, quelques guitares et basses sourde. Wake up, the world is dying , et tout ou presque est dit sur l'ambiance de l'album. 
C'est qu'il faut imaginer ces paysage morne et gris, rouille et brun. Ici nulle trace de vie, pas un son, rien. Il faut imaginer la course folle se finissant dans le mur indestructible du réel. C'est ce qui arrivera, c'est ce qui est en train d'arriver. The Dystopian Thing est le constat froid et amer mis en musique douce, et le contraste entre la violence de la fin de la vie et cette musique porte en elle pourtant encore un peu de lumière est saisissant. La voix de Thomas est une fois de plus au plus juste, harmonieuse et en parfait accord avec son sujet. Voici un disque qui procure des sentiments contrasté, dont on fait parfois semblant, avec nihilisme, de ne pas comprendre les paroles pour mieux profiter de la musique. Et pourtant, il faut se réveiller, le monde meurt, là, sous tes pieds.

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Thomas Méreur - Dyrholaey

























2019
Preserved Sound
Spotify | Deezer | Bandcamp

Entre vos mains, ou vos oreilles, peut être une des plus belles voix de l'année. Thomas Méreur, albigeois et amoureux des vastes espaces islandais, se fend d'un album qui mérite amplement une avalanche de superlatifs, dont acte.
Quand on invoque à la fois Erik Satie, Sigur Ros ou bien Olafur Arnalds, et qu'on à Agnès Obel ou Radiohead dans ses groupes favoris, on est forcément bien parti.
Dyrholaey est le nom d'une péninsule islandaise, ou le compositeur fit un voyage dont il revint inspiré. Quelques notes de piano, quelques cordes, composent ces dix pistes d'un album introspectif, cathartique, et magnifique. La vois de Thomas, fragile et pleine de grâce, glisse comme de l'eau sur la musique. Impossible de ne pas se sentir plus serein, plus calme même, à l'écoute de ce disque incroyable. Ça défile sous mes yeux et mes oreilles comme une suite de plage verte et noir, de paysages de landes de pierres et de lichens. Pour un peu, connaissant le contexte, et avec de l'imagination, on perçoit les embruns, l'odeur d'algues et d'iodes et le chant des oiseaux.
Je suis allé vers cet album sans vraiment espérer quoi que ce soit. La première écoute ma m'y à genoux. Par sa simplicité même, l'album séduit, preuve en est qu'il n'est pas nécessaire de dégainer  un arsenal d'effet pour faire mouche. Simple mais pas simplissime, c'est un album qui s'apprécie dans la durée, au fil des écoutes, que je vous conseil nombreuses. Déjà dans mes disques favoris de l'année. Merci pour le voyage.

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