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Temples - Exotico

 











2023
ATO Records / [PIAS]
Spotify | Deezer | Bandcamp

La première fois que j'ai voyagé sous des latitudes équatoriales, j'ai quitté la France au printemps, pour passé quatre mois sur une îles tropicale. La première impression dont j'ai souvenir, c'est que l'avion étais agréablement climatisé, de même que l'aéroport. Sortie dehors, j'ai suffoqué.
Il faut s'imaginer passer de ce climat artificielle clos ou l'humidité et la chaleur sont contrôlés à une fournaise humide et suffocante. Dès les premières secondes, les poumons cherches l'air. Il est là bien sur, mais il est chaud et sirupeux, il colle. La faute à une température avoisinant les trente cinq degrés et un taux d'humidité de cent pour cent.
Le souffle court, il est nécessaire de s'assoir pour reprendre ses esprits. Il faudra plusieurs jours, deux semaine, pour que le corps s'habitue enfin à la saison des pluies. Et déjà le soleil frappes la tête perpendiculairement, projetant l'ombre sous ses pieds. L'odeur de la terre humide est partout, elle percute le nez avec plus de force que le reste. La peau transpire, mon t shirt est imbibé de sueur en vingt minute. J'ai terriblement envie de fumé après un vol de huit heures, mais j'ai peur de ne plus arrivé à respirer si j'en grille une trop tôt. Le ciel semble  plus bleu, les eau du récif sont comme sur les cartes postal, mais je découvrirais assez vite qu'elle  à le même goût qu’ailleurs lors de ma première séance de plongée en solitaire sur les récifs de coraux. Il y a dans le ciel des chauves souris aussi large que des albatros. Des termitières grosse comme des sacs à patates pendant des branches des arbres, les fourmis sont orange sur le sol, les araignée sont rayé de noir, de rouge, de bleu et de jaunes. Une nuit, en marchant dans une forêt tropicale, j'ai vu sur le sol un ver, il brillait en bleu pale, bioluminescent comme un lampion, c'était non loin d'un cratère d'un ancien volcan, l'eau qui le remplissait était verte, et terriblement acide à  cause du souffre.
J'ai mangé des bananes directement sur l'arbre, des papaye, des figues, des mangues. J'ai cueillit des piments comme des fleurs, de la vanille à pleine main sur la liane, j'ai vue des poissons de toute les couleur, des crabes gros comme des soupières, j'ai marché toujours de nuit dans les champs d'Ylang, entêtant.
C'est un peu tout ça Exotico.

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Temples - Hot Motion

























2019
Fat Possum Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

J'aurais adoré l'adorer, cet album, le troisième si je ne m'abuse. Mais l'évolution des goûts et des couleurs étant ce qu'elle est, j'ai petit à petit décroché. Attention, qu'on se le dise, Hot Motion n'est pas mauvais, loin de là. Seulement, il est pour moi, dans la ligne directe des deux précédents. On ne vas pas reprocher  à un groupe qui fait du rock psychédélique qu'il fait du rock psychédélique. C'est juste que j'ai eu l'impression d'entendre la suite de Volcano (2017). Qu'ils n'aient pas changé la recette ne me dérange pas, d'habitude, mais je n'y peut rien. Hormis quelques morceaux de bravoure dilués dans l'ensemble, le troisième album de Temples est une copie de son prédécesseur. Il n'est pas sans saveur, il à exactement le même gout, il s'écoute pareillement. On sent bien sur, que les mélodies ont gagné à être plus travaillées, et à n'en pas douter, il seras très bon sur scène. Certaines pistes ont le groove contagieux. 
Un plaisir égale ou mon seul regret est que le groupe soit resté dans sa zone de confort, malgré, je le répète, un album très bon dans l'ensemble, mais identique, j'espère que vous me suivez, au précédent.
Ça s'écoute quand même d'une oreille curieuse, et les fans du genre vont aimé, c'est certain, mais pour moi c'est quand même un dispensable. Temples garde quand même ma confiance et j'attend déjà le quatrième pour me faire regretter cette chronique.


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Volcano - Temples









2017

Heavenly Recording
Deezer | Spotify | Bandcamp | Web

 Un bel album pour Temples, qui confirme l'essaie, comme le veut la formule consacré. Cet album contient juste ce qu'il faut du parfait dosage. Les synthés omniprésent n'écrasent pas la production, le chant est parfaitement ajusté aux morceaux. En fait à l'écoute de l'album de Temples, on pourrait bien se demander ce qu'il reste encore à écrire et composé dans le style psych pop tant celui ci connait  un engouement sans précédent depuis quelques années. A n'en point douter, on est en face d'un disque efficace, ciselé avec amour, produit dans un cocon duveteux, écrit avec patience et passion. Si le disque se hisse au niveau des meilleurs (Wampire, Tame Impala), il ne les dépasse jamais. Le résultat est donc un disque très agréable à écouter, entrainant, mais dont les ficelles et les mécanismes sont déjà connus de tous. Cela n'enlève rien au plaisir ressentit, absolument rien, d'autant que la seul concurrence sérieuse du groupe actuellement provient du groupe King Gizzard and the Lizard Wizard, qui joue dans un registre différent bien que dans le même genre général.

Soit un contexte favorable, associé à un disque honnête et de très bonne facture, qui confirme le statut de Temples comme groupe qui compte dans le milieu. Sans doute un des disques qui se retrouvera dans les top de fin d'années, si jamais rien ne vient l'enterrer trop tôt.

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Temples - Sun Structures
























2014
Heavenly Recordings / PIAS
Grooveshark | Web

J'en entend parler depuis des mois, de Temples, impossible de traîner sur  la blogosphère indie sans tomber sur ce nom répéter encore et encore comme le messie psych/pop anglais.

Alors c'est clair que c'est bon, une seule écoute suffit  pour être convaincu de la qualité de l'album. Pour  un premier jet, Temples place la barre très très haut et certains n'hésitent pas  à parler de futur classique du genre, et je suis près  à donner fois à leurs déclaration. Fans de Tame Impala, vous vous jetterez sur cet album en attendant la prochaine galette de votre groupe favoris, quand au reste, vous apprécierez les composition léchées, ce relent 70's qui n'est pas désagréable, l'utilisation intelligente des claviers pour rendre les  morceaux encore plus  prenant. Merde, tout dans cet album me donne l'impression que Temples débarque  littéralement des 70's. Sans être anachronique, avec un son vintage assumé, Temples redonne au contraire une nouvelle fraîcheur au genre et porte bien haut les couleurs de son genre. Sans doute les nouveaux chouchous de l’Angleterre.

On sait qu'un premier album est généralement  mûrit  pendant des années, ce qui exlique en parti l'inspiration et  la très haute qualités de ces derniers, en général. Maintenant, je ne demande que deux choses aux anglais, qu'ils continuent de faire des albums de cet acabit, et que contrairement à Tame Impala, ils  livrent des  performances live  à la hauteur de leur musique.

 

Pays/territoire : Angleterre, Royaume-Uni
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