Sufjan Stevens, Bryce Dessner, Nico Muhly & James McAlister - Planetarium


























2017
4AD
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Ce projet à seize mains, fruit de la collaboration entre quatre artistes compositeurs émérite, fait parti des très bonne surprise de ce mois de  Juin.  Il fallait que tout le système solaire soit passé à la moulinette de ces quatre là pour accoucher d'un disque inclassable, éclectique et très intriguant.
Intriguant car les univers musicaux de ces hommes sont à la base très différents. On y retrouve deux compositeur classique, un ancien collaborateur de Bjork ou Panda Bear et la voix, Sufjan Stevens donc. Après plusieurs écoute, on peut enfin commencer à cerner les contours de ce disque curieux qui ne se laisse pas apprivoiser facilement.

On est pas forcément en face d'un chef d'œuvre. La musique de l'album vas séduire une petite frange d'auditeur, de ceux qui aime le chanteur , déjà, le plus connus du quatuor, ceux  là ne seront pas dépaysés, ou pas trop, la voix servant de filin de sécurité tout au long du disque, guidant le voyageur un peu perdu face à l'immensité de l'espace. C'est rassurant mais pas suffisant pour masquer, selon moi, le plus gros défaut de cet album. Le disque manque de cohésion, et on est parfois tenter de zapper certaines pistes pour passer à la suivante. Je pense notamment à ces passages ambiant qui casse le rythme du disque, mal intégré dans cet ensemble, qui s'il est un peu bancale, n'en reste pas  moins agréable, la  plupart du temps, à écouter et à découvrir, car cela reste un disque riche et dense ou l'on ne boude son plaisir. Certaine chansons, véritables pépites, à l'instar de ce "Mercury" émouvant qui prend au tripes, valent bien d'attendre plus d'une heure de disque pour se faire entendre pour se laisser aller à regarder dehors, et de laisser l'imagination faire le reste.

Sufjan Steven et consort seront en concert à la Philharmonie de Paris le 10 Juillet.



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Pulled Apart By Horses - The Haze


























2017
Search & Destroy
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Amis et amateurs du mélange des genres, bienvenu dans le grand chaudron ou auraient partousé sous ecstasy un punk d'inspiration à l'anglaise, un rock garage dégoulinant de sueur et une musique psychédélique présente en dilettante, par petites touches savamment distillées histoire d'éviter l'overdose. 
Saturation dans les graves pour la guitare, basse poussée bien au delà de ce qui est admissible et batterie martelée jusqu'à la douleur, pour un chant tantôt hurlé tantôt cryptique.
C'est énergique, bien que le mot soit un doux euphémisme pour ce disque ou quarante minutes de rage brulante se déversent en flots corrosifs dans votre oreille. Pour mon plus grand plaisir en ce qui me concerne, moins, j'imagine, si vous ne goutez pas ce type de musique qui ne s'écoutent que dans l'urgence, en courant, ou bien en roulant bien vite, luttant intérieurement pour ne pas écraser l’accélérateur et voir si on sera encore en vie dans la sortie du prochain virage.

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David Douglas - Spectators Of The Universe

























2017
Atmonation
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Un disque sympathique mais pas franchement indispensable. Dans l'ensemble, il emprunte beaucoup au psychédélisme et arrive  à créer une bonne ambiance d'écoute, certains titres arrivent tout de même à tirer leurs épingles du jeu comme "C'est la nuit" , plage rêveuse en français, très poétique dans le texte, ou bien encore ce "Pastel Dream" presque techno qui emprunte  à L'IDM ses ressorts les plus connus. L'emsemble reste inégale, l'album peut sembler assez fade parfois, uniforme, les chansons s'enchainent sans qu'on arrive  parfois à les différencier les unes des autres. Dispensable donc. Mention spéciale tout de même à la dernière chanson de l'album "It All Started" dont on aurait aimé, justement, que l'album commence comme ça et en termine de même. 



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The spirit Of The Beehive - Pleasure Suck

























2017
Tiny Engines
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Peut être que c'est lui, l'album du mois, voir de l'année ? C'est l'album de la centaine, le genre qu'on garde en mémoire quand tout le reste c'est effacé avec le temps. Un première écoute de l'album me laisse pantois, quand à la seconde, puis la troisième, puis la suivante, j'explore sans cesse la richesse infinis de ces douze chansons. C'est le genre d'album qui arrive  à s'accrocher  à vos neurones par la seule force de sa qualité. On est, sinon au dessus, au niveau du meilleur de Sparklehorse, et c'est peu dire  tant j'aime ce dernier groupe.
Il est là, celui qui fait étalage de son talent dans la composition, celui qui compose de si belles mélodies brassant l'intégralité du spectre émotif, il est là, celui qui pose et  propose  une vrai réflexion intérieur. Il est là, celui qui fait la nique à toute  les productions un peu trop lisse de son genre.
C'est l'album qui prend aux tripes, celui qui serre le cœur et ouvre les plaies que l'on pensait fermé.
C'est celui qui est un peu bancal, un peu brut, un peu pas produit, enregistré dans le vrai, sans filtre, il est plein de bruits, de fureur, mais aussi de retenu, de douceur, et d'espoir. C'est l'album qui fait réfléchir aussi, et c'est peu être le plus important, au final.

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Coldbones - Distance

























2017
Weather Girls Records
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Dans ce  E.P de cinq titres, On y explore avec délice les joies de la musique progressive instrumentale. Une bande de trois copains anglais, réunis en 2014 pour enregistrer ces cinq titres en deux jours à la campagne, puis plus rien depuis, même si le groupe ne s'est as séparé et continu de tourner à l'occasion. Alors la créativité  à t-elle été épongée d'un seul coup sur ce maxi ? A priori, non, mais ...
Mais ce n'en ai pas moins superbe, bien que convenu, entre longues plages de guitares arpégiées, basse douce et batterie omni présente. Comme quoi, il suffit d'un trio, et c'est tout. C'est tout pour parvenir  à créer une musique dont  l'écoute  fait  immanquablement voyager, dont chaque chansons  monte en puissance avant d'exploser dans un déluge auditif dès plus jouissif.  Et tout ça sans prononcer le moindre mot. Du coup, on leur pardonne presque le fait que le maxi ne soit disponible qu'en cassette audio. Presque.


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