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Dye - Psychic Data

























2019
Copper Mouth Records
Spotify | Deezer | Bandcamp

Pour un premier effort, on à fait pire. Le trio d'Oakland, Californie, dépense une bonne énergie sur cet trop court mini album / EP, Psychic Data. La recette est assez simple, des guitares coupante, rasoirs, tout en bruit, sur lesquelles on à greffé ces voix murmurées typique d'une branche du shoegaze. Et ça marche. Entre rythmique punk et ballade triste, Post Punk et garage, le grand écart n’empêche pas que cet album possède une belle cohérence, une énergie rafraîchissante, et une indéniable honnêteté créative. 
Dans les chansons de Dye, il est plus question de tristesse et de sérieux que d'autre chose, mais malgré une certaine noirceur dans le texte, on sent quand même que l'espoir n'est pas loin lui, et qu'il suffit de tendre l'oreille pour en écouter la mélodie caché. Pour reprendre les mots du groupe, on a à faire à un album situé à la laideur et de la beauté, et ça marche super bien.

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DyE - Inside Out

























2018
Tigersushi Records
Deezer | Bandcamp | Web

Un troisième album aux accents de nouveauté. Le style du français continue son évolution vers quelque chose de plus pop, entamé dans le précédent opus, mais sans perdre totalement son identité. Typiquement, l'utilisation de gros synthé analogique sert fil rouge à une discographie qui, si elle se structure, n'en reste pas moins une puissante évocation intemporelle. C'est un univers auditif où il fait bon se perdre, qui s'écoute aussi bien heureux que déprimé, une chose assez rare. Si l'album est moins fou que les précédents, il assure le service et des morceaux tels que "3MMC" rappellent avec plaisir les débuts du compositeur sur Taki 183. Un album autant pour danser ("Arkanoid" ou "Turquoise Days") qu'écouter tranquillement bien au chaud, plus lisse mais assurément de qualité.

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DyE - Coktail Citron
























2014
Tigersushi
Deezer | Soundcloud | Web

Voici le disque parfait, donc, pour ces voyages en train ou en voiture que j'affectionne tant, ce sont pour moi des moments propices à l'écoute de quelque chose de neuf et d'incroyablement stimulant, comme ce Cocktail Citron . Souvenez vous, on avait déjà parlé de DyE au moment de la sortie de Taki 183 en 2011, un disque dejà marqué par l'empreinte unique de son compositeur, et célèbre pour son clip érotico-gore "Fantasy" , qui cumule presque cinquante millions de vue sur la plateforme de vidéos Youtube.
Hors, après un silence presque complet de deux ans, le revoilà aux affaires avec un nouvel album, qui, sans prétention, se place tranquillement bien au dessus de toute les productions actuelle en matière d'électro.
On entre dans un album de DyE  par l'ouverture qu'il décide de faire, et cette musique laisse une large place à l'imagination, libre  à l'auditeur d'y entendre ce qu'il veut bien y entendre.
D'une richesse rare, l'album passe d'un style à l'autre sans aucun complexe et nous ballade entre espoir, soirées arrosées et inquiétude, ainsi ballotter du début  à la fin , difficile de ne pas avoir envie de sortir le soir, passez la nuit dans un bar ou de danser jusqu’à l'épuisement. Au niveau du ressenti, l'album se situe pour  moi au parfait point d'équilibre entre espoir et désillusion,  il est terriblement contemporain et se pose en bande son parfaite pour cette jeunesse un peu paumé, si vous voyez ce que je veut dire. Enfin je me comprend.
Une fois de plus, DyE nous sert un vrai travail d'orfèvre, inspiré, foisonnant de sonorités et d'une qualité  indéniable, et une fois de plus, on en sort avec un léger sourire aux lèvres, bien conscient des vicissitudes de la vie mais quand même content, parce que parfois, on écoute de belles choses comme ça qui  nous font du bien.


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DyE - Taki 183

Taki 183 en lice pour le grammy de la  pochette la plus moche ...


2011


Quel weekend, quelle semaine... J'ai perdu un petit être cher à mes yeux, je suis passé à deux doigts de perdre une amie encore plus chère, je suis fatigué du boulot et pourtant, je ne  peux pas résister à l'envie de vous faire découvrir DyE et son premier effort "Taki 183" . Pour la simple et bonne raison que c'est l'album qui à tourné quasiment tout seul en boucle dans mon lecteur mp3 cette semaine. Je ne vais pas dire que cet album de musique m'a aidé  à surmonter toutes ces épreuves du quotidien, mais presque, dans les faits, je m'endormais chaque soir en écoutant cet ovni , explications : 

‘Taki 183’ was recorded using analogue equipment such as a Roland TR606, Moog Source and a Korg Poly Six into Pro-Tools. DyE plans to take the album on the road and is already booked at Social Club, Pompidou Centre and Le Machine. Lovers of the album can expect to see DyE “pushing the limits of spectral delirium and Tightness.” After all, in his own words, he is “the man who speaks to the ears of robots.” 

Pour l'info en vrac, DyE est le projet solo du bassiste Juan de Guillebon, connu pour avoir travaillé avec des grands comme James Murphy (LCD Soudsystem) et le très (trop) regretté DJ Medhi . L'album s'ouvre sur Nike , un brulôt pop taillé pour les dance floor, basse lourde synthétique, beat percutant bien graves, claviers vintages, efficace, l'album commence à 150km/h. C'est pour  mieux ralentir sur Fantasy, véritable hit, colonne vertébrale de l'album qu'on qualifierait de synth-pop. C'est de loin le meilleur morceau du skeud , ça tabasse sans en avoir l'air et c'est hyper addictif. Crystal d'Acier repart de plus belle après cet intermède épique, et ça repart: ça fait boum boum, la voix est vocodée, les basse crades, et toujours ces claviers omniprésents sur le reste des chansons et ce petit goût de Gary Numan qui passe bien. . Les quatre premières tracks semblent s’échapper d'une rave party extra terrestre et motiveront , à grand renfort de stroboscopes et de cocaïne, à vous faire bouger le cul comme il faut. Si, à coup sur, on ne manquera jamais d'adjectifs pour qualifier un album, je dirais juste qu'il est parfois candide, parfois  inquiétant, jamais chiant malgré une fin d'album qui s’envoie copieusement en l'air dans un délire bruitiste qui ne sera pas du goût de tout le monde. 

Attention, dans le clip qui va vous être présenté, vous trouverez des aliens, des femmes à pénis, des parasites géants enfoncés dans des vagins, des teenagers et du gore. Si si ..



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