Faith No More - Sol Invictus

























2015
Reclamation Recordings
Deezer | Spotify | Web

Little-Axe, chroniqueur de l'excellent blog Satan Owes Us Money, a dit de cet album qu'il était comme un vieux pote qu'on avait pas croiser depuis dix ans. Le mec à un peu changer, forcément, il s'est rangé mais il est resté le même dans l’ensemble, et on peut toujours passé une soirée à descendre des bouteilles, comme si cette absences n'avait durée qu'une semaine.. Replacé dans le contexte historique (dix huit ans depuis le précédent album), l'image est parlante et colle parfaitement à l'idée qu'on peut se faire du retour de Faith No More aux affaires.
Moi, avant celui là, je n'avais écouté que Angel Dust, parce que c'est un des disque qui est souvent cité en classique dans les magazines et par pas mal de groupes.
Je suis trop jeune pour avoir grandis avec ce groupe. il ne fait pas parti de mes références, j'ai découvert sur le tard. Comme je n'ai pas grandis avec, j'ai peut être une vision biaisé de leur musique.
Ce qui est sur à l'écoute du disque, c'est que ces "vieux" groupes qui ressortent des disques en ce moment font preuves d'une créativité qui écrase la nouvelle génération. Ou plutôt qui la broie sous sa botte à base de "casse toi de là petit con, laisse les grandes personnes s'occupés de ça". Et je trouve ça hyper cool.




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DJ Muggs & Sick Jacken - The Legend Of The Mask & The Assasin

























2007
Universal Music UMSM
Deezer | Spotify

On a pas l'habitude de parler de Rap et de Hip Hop ici, au mieux quelques articles ici et là au hasard de découvertes qui me sautent aux oreilles avec la puissance d'une balle de 357 magnum.
Du coup, c'est même carrément anachronique aussi, puisque l'album est sortie en 2007.
Je connais mal la discographie de Dj Muggs, je sais qu'il fait partie de House Of Pain (l'imparable single "Jump Around") et de Cypress Hill (rien que ça !), quand à Sick Jacken, aka Joaquin Gonzales j'ignore carrément tout de ce type, et je ne vais pas vous faire un copier coller de la page wikipédia, mais le type tourne pas mal et ça mérite qu'on s'y intéresse. Pour les voix, voir du coté du chanteur Cynic de Street Platoon.
Du coup, je vais arrêter de balancer des références à la pelle pour paraître familier avec l'univers du Rap US. J'en ignore tout, de A à Z, hormis quelques nom, quelques chansons, c'est tout.
C'est donc fort de mon ignorance que je suis tombé parfaitement par hasard sur cet album au détour d'une playlist.
Deux choses m'on fait aimer cet album. La première est indissociable de la seconde, mais quand même. tout d'abord, l'ambiance. Durant l'heure que dur le disque, nous sommes plongé en plein brouillard de guerre. J'entend par là que c'est sombre, très sombre. Il suinte constamment des compositions quelque chose de malsain, presque sale. C'est dark, c'est ce qu'on appelle, apparemment, le dark hip hop, et pour une fois, un genre porte bien son nom.
La seconde, c'est l'énormité du travail de compositions pour arrivé à ce résultat. Les rythmiques sont  purement hip hop. Poum poum tchak; poum poum tchak, et en cela elles rentrent parfaitement dans les codes du hip hop, mais c'est tout.
L'énorme travail de production de DJ Muggs s'entend dans le travail de sampling colossale qui donne à l'album une fraîcheur continue, de sorte qu'on à jamais l'impression d'écouter le même morceaux (ce que je reproche souvent aux musiques du genre). Je passe sur ces son de basses énormes, les percus latino qui s'invitent sans crier gare, les chœurs et les milliards de petits sons d'ambiances qui participent à l'ambiance général. La cerise sur le gâteau étant bien sur le chant de Cynic, qui passe de l'anglais à l'espagnol sans complexe et sans jamais foutre le bordel dans le dispositif. Tout passe comme un colis  à la poste, mais un colis piégé au semtex qui ne manquera pas de vous péter à la gueule dès les premières secondes du disque.  Quand au programme, il y à de quoi se lécher les babines, rébellions, émeutes, résistances, violence, théories du complots et Illuminati se disputent l'affichent dans un creuset sanglant.
En vous souhaitant une bonne apocalypse.
Thug Life.

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MUJERES - Marathon

























2015
Platinium Records
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Un intéressant album, que ce troisième opus de Mujeres. Ces quatre Barcelonais signé sur Platinium Records évoluent d'une façon surprenante en élargissant le champs de leurs influences. Ainsi, cette nervosité toujours instinctive se pare de beaux éclats psychédéliques. Un son plus sale, presque garage, vient donner une dimension plus brute aux compositions et on boude pas son plaisir à l'écoute de cet album, dont la brièveté, sans doute voulu, accélère le sentiment d'urgence. Un format court qui n'enlève rien à la qualité de l'album. Sans être original, l'album arrive à point nommé pour saluer l'été et passer à fond dans la voiture en rentrant du boulot.



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Cheerleader - The Sunshine Of Your Youth

























2015
Bright Antenna Records
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En ce moment, s'il n'y avait qu'un album à écouté sur les routes ensoleillées et surchauffées, je conseillerais celui ci. Le premier album des américain de Cheerleader, originaire de Philadelphie,  sort sur Bright Antenna Records (The Wombats, entre autres) et vient doucement squatter les oreilles en recherches de légèreté et de bonne chansons.
Ici, rien de bien nouveau sous le soleil estival, une poignée de titres pêchus lâchés en guise d'introduction (le duo "New Daze" et "The Sunshine Of Your Youth" posent les bases), et puis la suite qui oscillera entre guitare électriques et acoustique. On y parleras d'amour, de soleil, de route, de destin, et de tout un tas de choses assez classique, finalement, dans ce genre d'album fait pour séduire un public jeune, plutôt. Musicalement, l'album ne sort jamais des clous, les compositions sont hyper propre et respecte les format radiophonique, la production à été aux petits oignions et chaque chanson calibré pour plaire au plus grand nombre.
Alors quel intérêt ? Se demandera le lecteur avertit. Et bien finalement, juste celui d'écouter de bonne chansons Indie/Rock, qui, même si clichés, n'en restent pas moins très bonne, comparé à la masse de choses merdique que j'ai pu écouter dans ce style. Cheerleader à un petit gout de revient y, son format court (37 minutes) lui permet d'être écouté rapidement sans se lasser, et sa palette de sentiments ratisse large, et donc plaira au plus grand nombre de gens.  C'est certain qu'on à déjà entendu ça au moins  une fois dans sa vie,  mais quand c'est fait avec talent, , j'estime qu'on peut bien se laisser allez sans bouder son plaisir.




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Blanck Mass - Dumb Flesh

























2015
Sacred Bones Records
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Il y a un petit arrière gout de rave party en enfer dans ce dernier Blanck Mass. Là ou son prédécesseur se contentait d'être un jolie petit album de musique ambiant sans grandes ambitions ni saveurs, ce petit dernier, rejeton maléfique d'un DJ damné et condamné à jouer pour l'éternité dans les contreforts du Styx dans une danse macabre. C'est de la chair qu'il est question, de celle qui s'entrechoque dans des pièces fermées sur des rythmes syncopés, collante, moite, en sueur et en transe, celle qui transpire sous l'effet de masse, de l'alcool et de la drogue. De cette chair si faible au vice et si forte et prompt à répandre le mal.
C'est un album à la techno malsaine, presque sale, bien qu'on soit loin du français Mondkopf (Dans le style comme dans la violence), mais qu'on s'en rapprocherait dans l'ambiance, presque. Tout sent bon la dépression, le malaise et le vice. Une bande son idéale pour arpenter ces quartiers mal fréquentés (on en connait tous), pour se prendre au jeu des lumières au sodium que nous renvoie les vitrines des magasins fermés, pour frissonner devant  un attroupement suspect le long d'un couloir, pour sentir ces effluves de  poubelles, de vomis, de crasse, de sueur, ces seringues qui craquent sous nos pieds et ces appartements sordides  ou des groupes de camés tentent d'attendre le nirvana aidés d'un cocktail chimique hyper-puissant. Déprimant et angoissant, mais beau.


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And So I Watch You From Afar - Heirs

























2015
Sargent House
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Rendons grâce au retour de ASIWYFA (fichtre!) avec la sortie toute récente de leurs dernier album, le tonitruant et profond HEIRS. Faisons fi du nom à rallonge pour nous concentrer sur la musique. J'avais déjà parler du groupe au moment de leur précédent album, une belle découverte oscillant dans l'équilibre entre math rock et post rock, avec ce chant crié dans un déluge d'échos. Et bien la même. et par la même, j'entend : c'est la même chose qu'avant. Noter que je vais pas me  plaindre, je suis  un grand fan du genre. Les titres de tout l'albums sont déconstruit, les changements de rythmes très  nombreux, les guitares complètement folles, la basse lourde et grasse.
Même recette et même succès. On notera  un petit coté  un peu plus accessible que précédemment, moins d’expérimentations, plus de techniques, plus de chant, même quand il s'agit juste de suivre la  musique avec des chœurs. Retour gagnant  pour le trio anglais qui à déjà booké une grosse tournée en Europe jusqu’à la fin de l'été.


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