Quatre ans depuis que le single "Thanks For Calling" est laché l'ait de rien sur le net, et depuis plus rien. L'ultra prolifique Alessandro Cortini, qui opère dans cinq groupes, sort des albums en son nom propre et sous le pseudo de blindoldfreak,, compose, produit, donne des concerts en France et partout dans le monde. Bref, l'italien est un boulimique, brute de travail, qui possède en outre une colossale collection de synthé vintage, à une passion dévorante pour Buchla, une marque de synthétiseur modulaire aux possibilité sonore infinie.
L'album est troisième sous le nom de SONOIO (que l'on peut traduire par "c'est moi"). Il se présente en neuf pistes pour une durée totale de tente cinq minute. On y retrouve ce qui fait la marque de fabrique du claviériste de Nine Inch Nails : Une musique électronique qui lance des pont entre le drone et l'ambient, et une voix magnifique, sensible et touchante.
Une fois de plus, on y traite des questionnement de l'être humain sur la vie, la mort, l'amour mais aussi l'enfance, source d'inspiration inépuisable pour le musicien.
Mais c'est également le dernier album de Sonoio, comme l'indique Dais Records chez qui l'album est édité. C'est donc un plaisir doux amer à l'écoute de ce qui est déjà un diamant de pop électronique.
On parle peu de musique de jeu ici. Pourtant, depuis des années, celles ci n'ont rien à envier au plus belles et énormes production hollywoodienne. Ce média, récent si l'on considère l'évolution de la technique, souffre encore d'une globale mauvaise image dans l'imaginaire collectif.
Certain toutefois tirent leurs épingles du jeu. Christopher Tin, c'est le génial compositeur qui allait se faire connaitre dans le monde entier en réalisant la musique de Civilization IV, et son titre introductif, "Baba Yetu", une chanson en swahili qui allait traverser le temps et devenir un classique du jeu vidéo.
La musique d'Offworld Trading Company n'est pas comme cela. Le jeu, ou vous incarnez des sociétés chargés d'exploiter les ressources de la planète Mars pour les vendre aux colonies terrienne. Il s'agit d'un jeu de gestion plutôt nerveux, précis, exigeant. Il se prête donc mal aux envolées lyrique auquel le compositeur américain est habitué.
Cela dit, pour un travail de commande, presque alimentaire, Christopher Tin va se révélé incroyablement inspiré et habile.
Les mornes et rouges plaines martienne sont en effet propice à un type de musique plus contemplatif qu'explosif. Mêlant du classique dont il est originaire avec une approche plus électronique, il va parvenir à créer des plages d'ambiances formidable qui s'intégreront parfaitement dans le jeu et renforcerons considérablement l'immersion du joueur.
L'enregistrement fait figure de curiosité dans la discographie du compositeur, plus à son aise, d'habitude, au commande d'un orchestre symphonique mais démontre toutefois de grandes capacités d'adaptation aux exigences d'un jeu pas forcément dans ses corde de prime abord. Une curiosité pour les amateurs de neo classique et de musique ambient.
Toujours aussi agréable d'écouter ce genre de techno sale et malaisante, qui vous assombris directement l'humeur à grand renfort de basses infra-sonique et d'arrangements perturbants. Elle possède également, en plus de tout l'attirail malsain, un coté hypnotique et progressif, presque ambient, qui n'est pas sans rappeler les production d'un label comme In Paradisium.
C'est presque un sans faute si l'on fait abstraction de la durée, bien trop courte pour s'immerger pleinement dans la musique. Je vous conseil donc d'explorer les production du label Illegal Alien Records si ce genre de trip est à votre gout.
On aurait pu oublier, à la longue, qu'Alessandro Cortini, clavier de Nine Inch Nails depuis 2004, était capable, entre 2006 et 2009, de composer et d'enregistrer pas moins de quatre E.P en trois ans. Les trois dernier, réunis en un seul album en 2009 sous le nom de Pearls To Pigs, resteront comme le pinacle du musicien italien en terme de composition. Après cela, il enregistrera, avec succès, d'autre album plus électronique avec Sonoio et en son nom, mais cette guitare Folk et cette voix chargé de sensibilité, nous ne l'entendront plus comme elle sonnait sur cette série d'EP jeté en pâture sur le net.
Cet album résonne d'une façon d'autant plus particulière aujourd'hui, quand on sait à quel rôle d'exécutant est cantonné Alessandro Cortini au seins de son band actuel, et sur la dernière tournée, il n'approchera presque plus un clavier, jouant la basse à l'arrière de la scène, chantant de façon inaudible sur les chœurs. Non pas qu'il ait jamais recherché la lumière. Les compositions d'un Cortini sont écouté de façons assez discrète par un public de niche. S'il connut son quart d'heure de gloire en remixant Nine Inch Nails et Ladytron à la fin des années 10', son chemin à depuis été bien sinueux pour qu'il emprunte celui de l'électro ambient. Son amour pour les claviers et synthétiseurs analogique l'ayant conduit sur la voie de la qualité mais aussi de la confidentialité.
Il y a une fraicheur indéniable sur ce trio d'EP. Les compositions de l'ensemble sont très cohérente, les sujets abordés autant léger que grave, le tout sur un ton doux amer, on y parle aussi bien d'amour que du beau temps, on s'y fait volontiers introspectif en parlant de l'enfance. La fonction catharsique du disque est indéniable, il s'agit du premier vrai effort solo du musicien qui y déversa alors tout ce qu'il ressentait sans distinction. Musicalement, c'est un fourmillement d'inspiration et d'influence. Cela embrasse aussi bien une certaine musique électronique qui n'est pas sans rappeler le travail de Moby, une musique Folk sensible et discrète qu'on aime appeler folktronica pour le mélange, mais aussi, parfois, des incursion rock et même reggae. La voix du musicien d'y fait douce, sensible et entrainante, jamais ennuyeuse, accompagnant à merveille une orchestration magnifiant l'ensemble. Le mieux pour s'en convaincre, c'est encore d'aller jeter une oreille curieuse sur cet album dont chaque piste est un morceaux de bravoure. Bien épaulé par le très discret Pelle Hilstrom à la guitare, qui n'est là presque que pour jouer la musique écrite par Allesandro Cortini, l'album est indubitablement un petit ovni dans la galaxie des groupes gravitant plus ou moins loin d'un Trent Reznor et son one man band hégémonique. Et comme je suis à peu près certain de vous convaincre en une chanson, en voici une que je vous conjure d'écouter, vous n'avez rien à perdre, je vous assure.
Il y a une énergie incroyable dans cette album. Une énergie venue du Punk dont on devine facilement l'affiliation, mais aussi d'un certain rock dit garage, un peu sale, un peu crachouillant, un peu lourd. Même quand le groupe se permet de digresser pour partir sur une petite ballade, c'est dans cet esprit bricoleur qui se ressent très bien à l'écoute. Voilà un groupe qui n'a pas eu peur de passer le cap du second album, je dirais même qu'en la matière, ils sont arrivé bruyamment, en portant des pack de bières et en enfonçant la porte avec tout la force de la jeunesse qui est la leurs. C'est une réussite totale pour ce quatuor qui étale sans complexe un album nerveux mais contrôlé, plein de très bonne idées et d'arrangements qui vous donnerons forcément envie de bouger sur votre chaise, ou bien ou que vous soyez. Quarante minutes de plaisir déjà en bonne place dans mes disques favoris de l'année !
Certains groupes, comme Deafheaven, ne cesseront jamais d'être bon. Énoncé comme ceci, ça pourrait paraitre prétentieux de ma part. Je les écoutes depuis le début, le tout début. J'ai été emballé instantanément par ce mélange de black, de trash et de progressif absolument unique. Car, second fait, aucun groupe ne sonne comme Deafheaven.
Une simple écoute à leur discographie suffira à vous en convaincre, j'en prend le paris. Ces californiens ont réussit à trouver une patte unique, presque un genre. Loin de faire l'unanimité, toutefois, ils ont bien sur leurs détracteurs, qui s'attaque moins souvent à la musique qu'au look des membres, c'est dire le niveau.
Après trois album violent mais maîtrisé, ciselé, remplis ras la gueule de bonne idées, les plus faignant auraient choisit de continuer à exploiter le filon. Heureusement, toutefois, que l'un des mes groupes favoris à décider de ne pas le faire, et d'explorer une nouvelle facette de sa personnalité en intégrant quelques éléments mélodiques dans la noirceur de leurs composition. L'apparition fortuite d'un piano dans "You Without End" pourra surprendre, avant de convaincre, de même que le chant qui se fait légèrement plus audible, d'une collaboration féminine, et que dire des chœurs sur "Canary Yellow" ??? . Sinon, on est bien dans du DFH pur jus. Les chansons tirent en longueurs sans une seconde d'ennui, les composition ont clairement pris un virage progressif, avec de nombreux changement de rythme, des ponts, des refrains calmes sur des couplets ultra violent, bref, le groupe continu de surprendre l'auditeur au fil des sept pistes de l'album qui proposent une heure de musique qui passeront aussi vite que dix minutes. Absolument indispensable.
Ho hey, après un petit silence ici pour cause de festival, j'aimerais vous faire découvrir ce groupe (rien à voir, je ne l'ai aient pas vues en live). C'est vraiment très frais, ce petit mélange de rock, de folk, très inspiré au niveau de la composition, avec ce qu'il faut de folie, qui s'équilibre avec un chant mélancolique. C'est très léger, parfait en sirotant quelques spiritueux pour se désaltérer. Personnellement je l'écoute pour la dixième fois et je ne m'en lasse toujours pas, il faut dire que je suis fatigué, et que j'en ai toujours pas marre. C'est également téléchargeable pour rien si vous le souhaitez, et une petite somme si vous souhaitez soutenir un petit groupe vraiment sympathique. Vivement conseillé.
Ho, ha, c'est le moment ou ma crédibilité s'en va, sous un déluge d'air basse et de headbang solitaire, transpirant toute l'eau de mon corps. Stakhanoviste de la batterie martelée jusqu'à la douleur, bonjour, vous êtes au bon endroit. Amateur de grave, de basse rugueuse et graveleuse, putassière à souhait, aguichante comme le déhanché de ta sœur en boite de nuit, je vous en prie, prenez un siège, levez le au dessus de votre tête et brisez les vitres du bar ou vous vous trouvez. Ensuite, ce disque dans les oreilles, tout collant de sueur, fuyez la police et rendez vous dans l'antichambre moite et puante de l'enfer. Les bières son fraiche en revanche. Bisous.
Plus sérieusement pour finir, un très bon album, un peu moins sale, un peu plus mélodique, il est vrai, mais toujours aussi jouissif et qui tape dedans, défoule sévèrement.
Rien n'est absolu.
A est A.
J'écris seul, je test des trucs.
Tout ce que je dis ne concerne que moi, il n'est question que de moi.
Ce que la musique fait au corps avant tout le reste. Cultiver notre joie.
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